Deuxième Salon du livre humanitaire samedi à Paris

9 mars 2011

PARIS, 9 mars 2011 (AFP) - La Fondation Casques rouges pour l'action humanitaire d'urgence et le développement, présidée par l'ancienne ministre Nicole Guedj, organise samedi à Paris la seconde édition de "Humani'Book", salon du livre humanitaire créé en 2010.

La Fondation souhaite ainsi favoriser les rencontres entre le public et les militants humanitaires.

Catastrophes naturelles, conflits armés, combat pour la défense des droits de l'homme, lutte contre la pauvreté, impact du changement climatique: ces militants humanitaires témoigneront au Collège des Bernardins de leurs expériences au travers de romans, essais ou documentaires.
 
Parmi eux: Christian Troube, rédacteur en chef de La Vie, et sa dénonciation des dérives de l'humanitaire ("L'humanitaire, un business comme les autres", éditions Larousse, 2009), Renaud Girard ("Retour à Peshawar", éditions Grasset, 2010), Patricia Lalonde et Anne-Marie Lizin pour leurs engagements en Afghanistan ("Abdullah Abdullah, l'homme qui dit non aux talibans", éditions de l'Arbre, 2011), Michel Brugière ("Refuser le malheur du monde : les 30 ans de Médecins du Monde", éditions Le Cherche-Midi, 2010) ou Pierre Micheletti ("Les Orphelins", éditions Embrasure, 2010.

 

Plusieurs documentaires seront présentés dont "Haiti: la blessure de l'âme" de Cécile Allegra et Raoul Seigneur, ou "Goudou, Goudou, les voix ignorées de la reconstruction" de Giordano Cossu et Benoît Cassegrain. A l’issue de ces diffusions, les réalisateurs échangeront avec le public.

(www.humanibook.org)

ls/jca/df

ISRAEL : nouvelle terre promise...de business !

7 mars 2011

« Israël est le produit d’un état d’esprit pionnier » déclarait Shimon Peres, Président de l’Etat d’Israël, à la tribune de la dernière Assemblée Générale des Nations-Unies. A cinq heures de Paris, le jeune Etat hébreu compte le plus grand nombre de start-up par habitant. Avec une superficie à peine supérieure à celle de la Bretagne,  Israël jouit également de la plus forte densité d’ingénieurs au monde. Grâce à un investissement de 6% de son PIB dans la Recherche et Développement (R&D), les industries technologiques de pointe représentent 40% de l’économie israélienne. En 2010, alors que la crise financière ravageait les pays du G8, son taux de croissance a atteint 4,5%, portant son PIB à 218 milliards de dollars. En soixante ans, Israël s’est imposé comme le leader mondial de l’innovation et comme un partenaire incontournable des plus grandes puissances de la planète.

Au temps des kibboutz déjà, les premiers immigrants redoublaient d’inventivité pour faire face à un manque cruel de ressources naturelles. Nous parlions alors d’entreprises coopératives qui ont notamment donné naissance au célèbre « goutte-à-goutte ». Cette technique de micro-irrigation a non seulement permis aux Israéliens de subvenir à leurs besoins en eau mais elle a également favorisé l’émergence d’une économie agricole durable.

Quelques décennies plus tard, les agrumes ont laissé place aux cartes à puces. Le secteur des NTIC emploie aujourd’hui près de 200 000 Israéliens. La clé USB, la boite vocale, la messagerie instantanée ou encore la caméra à ingérer ont été inventés en Israël. 80% des produits High Tech sont exportés et rapportent, chaque année, plus de 30 milliards de dollars aux entreprises israéliennes. Dans le domaine de la santé, les Israéliens ont mis sur pied un exosquelette permettant aux paraplégiques de retrouver l’usage de leurs jambes. Les jeunes chercheurs du Technion, Israel Institute of Technology, ont quant à eux annoncé la sortie imminente d’un « nez électronique », capable de « flairer » les cancers à un stade précoce.

En Israël, il est désormais venu le temps du développement durable. Selon le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, « La protection de l’environnement est d’importance supérieure. Nous sommes aujourd’hui en mesure de résoudre certaines contradictions entre nos besoins existentiels et nos préoccupations environnementales ». Les cleantech, ces innovations propres, constituent un nouveau défi d’avenir à relever pour les Israéliens. Ce sera ainsi sur des routes israéliennes, que les premières voitures électriques conçues par Renault-Nissan et Better Place, circuleront dans les prochains mois. La révolution verte est en marche en Israël !

Les géants américains ont rapidement saisi l’opportunité israélienne. IBM, Intel, Microsoft, HP ou encore Google, chacun d’entre eux disposent de plusieurs centres de R&D dans les pépinières de Haïfa et Tel Aviv. Si les entreprises françaises auront été plus hésitantes, avant de tenter l’aventure de la « Silicon Waddy », Alcatel-Lucent et Orange-France Télécom misent aujourd’hui sur les compétences des Israéliens. Notons également l’existence de success stories, comme celle de L’Oréal, qui a installé son siège moyen-oriental en Israël. Avec plus de 1 000 salariés et un chiffre d’affaire annuel de 110 millions de dollars, L’Oréal est le numéro un des cosmétiques en Israël.

Plusieurs firmes françaises ont compris l’intérêt d’une coopération bilatérale avec Israël et nombreux sont les entrepreneurs qui ambitionnent de pénétrer le marché israélien. Ce sont même deux Français qui se disputent actuellement la cinquième licence mobile israélienne. En 2010, les échanges économiques entre la France et Israël ont atteint 10 milliards de dollars et le gouvernement français s’est d’ores et déjà engagé à les doubler d’ici 2015. C’est ce nouvel espoir de business retrouvé que la Fondation France Israël a à cœur d’accompagner, en lançant ISRALINK, un réseau social destiné à faciliter la mise en relation entre les entreprises françaises et israéliennes.

Créée en 2005, la Fondation France Israël est l’expression d’une longue histoire d’amour entre la France et Israël. Parce que Français et Israéliens partagent les mêmes valeurs de démocratie, les mêmes rêves de paix et de solidarité, la Fondation veut les rapprocher sur les champs culturel et de mémoire, scientifique, technologique et économique. Après avoir organisé le premier voyage à Yad Vashem de vingt jeunes français, petits-enfants de Justes parmi les Nations, pour rendre hommage à ces héros qui se sont levés pour s’opposer à la barbarie nazie. Après avoir initié le lancement d’ « Europe-Israël : la Maison Commune » baptisée par Simone Veil et les Présidents Nicolas Sarkozy et Shimon Peres. Après avoir récompensé l’excellence partagée de nos chercheurs, c’est par la voie de l’économie qu’il s’agit de créer un lien fructueux et attractif entre les entrepreneurs de France et d’Israël.

Et quoi de mieux que l’ « hospitalité » de l’OCDE, qui compte l’Etat d’Israël parmi ses membres depuis mai 2010 et  trois cents chefs d’entreprises français et israéliens, pour  encourager Christine Lagarde, Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, à donner aujourd’hui le coup d’envoi symbolique d’une nouvelle saga sur le thème de « France-Israël : le business en partage ».

Inscrivez-vous sur ISRALINK : www.isralink.fr
Plus d’informations : www.fondationfranceisrael.org

Vers un plan Alerte enlèvement européen

1er mars 2011

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A l'aube d'un dialogue démocratique au Proche-Orient

10 février 2011

Depuis plus d’un mois et demi, un vent de révolution souffle sur le monde arabe. Pour tous les défenseurs des droits de l’homme qui, comme moi, plaident de longue date pour installer une démocratie juste et durable dans cette région du monde, les cris de la jeunesse résonnent comme un espoir de liberté.

 

Hier la Tunisie, aujourd’hui l’Égypte, demain la Syrie, la Jordanie et pourquoi pas la Lybie... Les nouvelles générations veulent du changement et sont prêtes à tous les sacrifices pour faire respecter leurs droits les plus fondamentaux.

 

Personne n’aurait pu prévoir ces révoltes historiques. Certains, bien inspirés, se sont réveillés au lendemain de la Révolution de Jasmin, en clamant sur toutes les télévisions « je l’avais dit ». Soyons sérieux, ces événements inattendus ont pris de court l’ensemble des responsables politiques, des observateurs et des commentateurs.

 

Ces soulevements étaient d’autant plus imprévisibles que pour la première fois, les réseaux sociaux et autres blogs ont remplacé les traditionnels pancartes et mégaphones. Aujourd’hui, nous pouvons dire que Twitter, Facebook, DailyMotion et Youtube ont été à l'origine de la première Révolution 2.0.

 

Je terminerai en reprenant les dernières lignes de la tribune de Aalam WASSEF, jeune égyptien, publiée ce matin dans Libération «... dans une Egypte libre et juste, il n’y aura plus jamais de «stabilité», il y aura - et hâtons d’y arriver - de la fraternité». Gageons que cette fraternité dépasse les frontières égyptiennes pour initier un nouveau dialogue, entre démocraties, avec l’Etat d’Israël.

 

De la légitimité de gouverner en Haïti

25 janvier 2011

Plus jeune Chef d’État de l’histoire, « Baby Doc » a été propulsé à l’âge de 19 ans sur le « trône » autrefois occupé par son père. Durant plus de quinze ans, Jean-Claude Duvalier a fait régner en monarque absolu la terreur en Haïti, avant d’être sommé de quitter l’Île face à une insurrection populaire sans précédent. Crise économique, instabilité politique, taux de criminalité record, c’est dans cet état de chaos que la famille de « Baby Doc » a laissé le peuple haïtien, le 7 février 1986, embarquant dans un avion de l’US Air Force. Destination Grenoble, des centaines de millions de dollars en poche et le poids de chefs d’inculpation allant du vol à la corruption en passant par l’abus de pouvoir et le détournement de fonds. Les États-Unis lui ayant refusé l’asile, Duvalier s’est rabattu sur la France avec statut de « sans-papier » pendant 18 ans… Ce n’est qu’en 2005 que le fondateur de la brigade des Tontons Macoutes obtiendra un passeport diplomatique, sans avoir jamais payé sa dette.

 

Coup de théâtre le 16 janvier dernier, lorsque celui qui s’était proclamé Président « à vie », décide de retourner en Haïti pour « aider » : « Me voici revenu pour vous témoigner ma solidarité en cette période extrêmement difficile de la vie nationale où vous êtes encore des centaines de milliers à vivre à la belle étoile, au milieu des ruines (…) Je saisis aussi cette occasion pour exprimer (…) ma profonde tristesse à l’endroit de mes compatriotes qui se reconnaissent, à juste titre, d’avoir été victimes sous mon gouvernement ». A peine débarqué, il est accueilli par des plaintes pour violation des droits de l’homme et l’ouverture par la Justice haïtienne d’une procédure pour « corruption, détournement de fonds publics et association de malfaiteurs ».

 

Comme s’il en était besoin et alors que les Haïtiens éprouvent les pires difficultés à élire leur prochain Président, « Baby Doc », en revenant au pays, a semé encore plus le trouble sur la scène politique. Si Haïti doit se relever d’une catastrophe naturelle qui a littéralement ravagé le pays, elle doit également s’engager dans des « opérations de reconstruction » d’une nouvelle ère démocratique. C’est un État dans son entier qui doit être remis sur pieds et il lui faudra garantir de sa légitimité pour sortir de la fatalité.

 

Au lendemain du tremblement de terre, je me suis rendue à Port-au-Prince. J’y ai notamment rencontré le Président René Préval, semblant bien déterminé à porter secours aux victimes et à redresser le pays. Malheureusement, et je n’ai eu de cesse de le répéter, les échéances électorales déjà planifiées le privaient déjà, dès le 13 janvier, de toute crédibilité pour s’investir dans un véritable plan de réhabilitation. C’est un Président « en sursis », sans aucune légitimité, qui a dû faire face à l’une des plus catastrophes les plus meurtrières de ces dernières années. Ne nous étonnons pas que les promesses de dons n’aient pas été respectées. Ne nous offusquons pas non plus que le travail de reconstruction peinent à avancer. Certains, bien inspirés, lui reprochent sa mauvaise gestion de la crise. Rappelons que six ans après le passage de l’ouragan Katrina, les États-Unis n’ont toujours pas achevé leur chantier en Nouvelle-Orléans…

 

Sur un tel champ de ruines, le retour de Duvalier sonne comme une insulte à la souffrance d’un peuple meurtri. Un an après le tremblement de terre et à la veille du second tour des élections présidentielles, formons le vœu que la Justice fasse regretter son retour à Duvalier. Qu’une vague de démocratie s’abatte cette fois-ci sur Haïti.

Un dernier hommage à Antoine de Léocour et Vincent Delory

17 janvier 2011

La France a aujourd’hui rendu un hommage appuyé et plein d’humilité aux deux jeunes français Antoine de Léocour et Vincent Delory, assassinés la semaine dernière au Niger, par des terroristes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI).


Naturellement, ce billet est pour moi l’occasion de m’associer à la douleur de leurs familles mais aussi aux prières prononcées par Monseigneur Ulrich et notamment celle adressée aux otages du monde entier. Saluons aussi la présence du Président de la République qui, en se rendant à la messe organisée cet après-midi à Linselles, a exprimé l’émotion de l’ensemble de la communauté nationale. Nicolas Sarkozy l’a déclaré au lendemain du drame, « loin d’affaiblir notre détermination, cet acte odieux renforce notre engagement à combattre sans relâche la barbarie terroriste ».


Ces événements ont pour moi un écho particulier. Depuis plus de 25 ans, je suis mobilisée en faveur de la défense des droits des victimes. J’ai mené ces combats en Amérique du Sud, alors que j'étais toute jeune avocat, missionnée par des comités de familles pour libérer des otages de la junte uruguayenne. Je les ai poursuivis dans la rue pour appeler à la libération d’Ingrid Bettencourt notamment et plus récemment de Sakineh, cette jeune iranienne menacée injustement de lapidation.


Je n’aurai de cesse de le répéter, la plaidoirie de ma vie est consacrée à la défense des Droits de l’homme. C’est pour permettre à toutes celles et ceux qui veulent s’engager en faveur de grandes causes, que j’ai souhaité créer « Le Club des Droits de l’homme ». Prenons date, notre premier rendez-vous se tiendra en mars prochain, sur le thème « Les Droits de l’homme en otage ». J’espère vous y retrouvez.

 

Rejoignez le "Club des droits de l'homme" : http://www.clubdesdroitsdelhomme.fr

Si des Casques Rouges avaient été déployés en Haïti...

11 janvier 2011

Il y a un an, Haïti était plongée dans la désolation. Crise alimentaire, pauvreté record, instabilité politique, misère sociale, rythmaient le quotidien des 9 millions d’Haïtiens. Alors que dans le reste du monde, Gordon, Jeanne, Noël, Gustave ou encore Anna n’étaient que des prénoms à la mode, en Haïti, ces catastrophes à répétition avaient déjà entraînées le péril de plus de 5 000 victimes et de plusieurs millions de sinistrés.

Malgré la malédiction qui semblait avoir frappée cette île d’à peine 30 000 kilomètres carré, l’espoir d’un avenir meilleur subsistait. Le gouvernement s’était engagé dans un plan de développement sans précédent, la MINUSTAH veillait à la sécurité, les ONG avaient initié des projets éducatifs, sanitaires ou encore économiques, visant à stabiliser une société dont l’espérance de vie ne dépassait pas les 53 ans.

Le 11 janvier dernier, personne n’imaginait que le pire restait encore à venir, que ces efforts resteraient vains. Personne n’avait anticipé, personne n’était préparé. Et le lendemain, à 16h53, le couperet est tombé. Un séisme de magnitude 7 a achevé l’Ouest du pays et plus particulièrement sa capitale, où ne résidaient pas moins de 2 millions d’habitants. En quelques heures, des centaines d’avions, des milliers de secouristes, des tonnes de matériel ont été acheminés du monde entier. Nous pourrions légitimement penser que la communauté internationale a rempli son devoir de solidarité. Sauf que l’administration haïtienne, à l’image de son Palais présidentiel entièrement détruit, n’était pas prête à recevoir une aide humanitaire d’une telle ampleur. Résultat, l’aéroport de Port-au-Prince a été immédiatement engorgé et des ONG sont restées bloquées des jours durant sur le tarmac, pendant que les survivants périssaient encore sous les décombres.

A l’heure du bilan, il reste à déterminer s’il était de la responsabilité des Haïtiens d’anticiper une telle catastrophe naturelle. Si la première puissance mondiale n’a pas su faire face à l’ouragan Katrina dans l’urgence, comment l’un des pays les plus pauvres de la planète aurait pu relever le défi ?

C’est à la communauté internationale dans son entier et à l’Organisation des Nations-Unies qui la représente, qu’incombe la mission de garantir le droit au secours à toutes les populations du monde. L’ONU doit assumer sa « responsabilité de protéger », telle qu’elle a été définie dans la résolution 63/308, adoptée le 7 octobre 2009.

Si depuis sa création en 1945, l’ONU a considérablement évoluée, force est de constater que les progrès accomplis n’ont pas suffi en Haïti. A l’origine mandatée par ses 192 Etats membres pour maintenir la paix dans le cadre de conflits armés, l’ONU   a du s’adapter aux crises humanitaires qui ont marqué l’histoire du XXème siècle. Famine, paludisme, illettrisme et autres déplacements de populations ont ainsi donné naissance à des agences spécialisées dans la conduite d’actions de terrain. Chacun connait l’OMS, l’UNICEF ou encore l’UNESCO. Mais dans sa diversification, les Nations-Unies ont longtemps oubliées les catastrophes naturelles, qui causent pourtant la peine de plus de 250 millions de personnes par an.

Il aura fallu attendre un terrible Tsunami au Chili et un violent séisme au Pérou pour que l’ONU se décide, en 1972, à créer un « Bureau de Coordination pour les secours en cas de catastrophe », qui deviendra vingt ans plus tard, le Bureau de Coordination de l’Action humanitaire, plus connu sous le nom d’OCHA. Placée sous l’autorité d’un Secrétaire Général adjoint, l’OCHA s’est considérablement renforcée, allant même jusqu’à mettre en place des équipes de coordination des secours, dénommées UNDAC.

Si je me félicite naturellement que l’ONU ait pris la pleine mesure des conséquences humaines des bouleversements environnementaux, je déplore toutefois que le dispositif ait tant manqué d’efficacité en Haïti. De l’avis général, malgré une mobilisation internationale sans précédent, nous avons assisté à la plus grande désorganisation des secours de ces dernières années !

A la veille du triste anniversaire du tremblement de terre en Haïti, nous devons définitivement anticiper les nombreuses prochaines catastrophes qui menacent notre planète. En plaidant pour la création de Casques, je forme le vœu qu’enfin l’ONU se dote d’une véritable capacité opérationnelle d’intervention pour coordonner l’aide internationale dans les premières heures cruciales d’une crise humanitaire.

Nous avons largement les moyens d’inventer un humanitaire efficace et durable. En mutualisant les ressources humaines et matérielles dont nous disposons, au sein d’un Etat major renforcé de l’ONU, nous pourrions identifier les besoins, centraliser les données et définir des schémas directeurs pour harmoniser les procédures de déploiement. Appuyé par une force opérationnelle d’appoint, ce « centre de crise planétaire » serait ainsi préparé à organiser et coordonner l’action des équipes gouvernementales et non-gouvernementales, dépêchées des quatre coins du monde pour secourir les victimes.


L’opinion publique est prête à accueillir des frères humanitaires des Casques Bleus. Et elle ne nous pardonnera pas d’attendre un prochain Tsunami pour prendre les décisions qui s’imposent. Le Vatican avait, en son temps, sollicitait la « volonté politique des Etats ». Alors que le débat autour de la gouvernance de la planète finance monopolise tous les grands Sommets internationaux, il est urgent de s’engager sur la voie d’un nouveau mode de gouvernance humanitaire pour la planète dans son entier.

Commandez le manifeste Pour des Casques Rouges à l’ONU (Ed. Cherche-midi. Septembre 2009)


Plus d’informations : www.casques-rouges.org

Hommage aux humanitaires du monde entier

24 décembre 2010

A l’ occasion des fêtes de fin d’années, je souhaite rendre hommage aux humanitaires qui agissent aux quatre coins de la planète pour sauver des vies.

Ce soir, ils seront à Port-au-Prince, en Afghanistan, en Irak... Leur Noël sera différent, loin de leurs familles.

 

Saluons l'engagement de ces hommes et de ces femmes qui consacrent leur vie aux plus démunis. Ce sont ces soldats canadiens munis de cadeaux pour les jeunes haïtiens de Port-au-Prince ; ce sont ces médecins qui restent mobilisés dans le Sud-Ouest d'Haïti pour faire face à l'épidémie de choléra ; ce sont ces militants qui agissent en faveur de l'apaisement des violences en Côte d'Ivoire....

A ces héros de l'ombre, je veux leur exprimer ma sincère admiration et leur témoigner de notre gratitude à tous.

Excellentes fêtes !

Marine s'appelle bien Le Pen

13 décembre 2010

Décidemment, la stratégie de dédiabolisation du Front National menée par Marine le Pen aura rapidement été démasquée. Ces derniers mois, on entendait ici ou là que le Front National se serait adouci, que le programme de l'héritière du fondateur du parti d'extrême droite mériterait finalement d'être étudié... Mais les Français ne sont pas dupes et ce week-end, Marine le Pen a définitivement prouvé qu'elle saurait reprendre, avec talent, le flambeau xénophobe et anti-républicain érigé par son père en 1972.

Marine est souriante. Marine a de l'humour. Marine aime la communication.  Elle propose même à ses plus fidèles soutiens de porter un T-shirt au nom des "Gars de la MARINE" ! Marine est surtout dangereuse. Pour le père, "les chambres à gaz des camps de concentration n'étaient qu'un détail de l'histoire", pour la fille "les prières musulmanes sont comparables à l'Occupation". Changement de style, changement d'époque surement.

Un peu plus d'un an avant les élections présidentielles, les démocrates français , tous partis confondus, doivent faire front devant les attaques de ceux de nos concitoyens qui voudraient mettre en péril le "vivre-ensemble" français, auquel nous sommes tant attachés. Nous ne laisserons pas les Le Pen ou autres Gollnisch installer un climat de terreur et cliver ainsi notre société métissée.

Ne vous faites aucune illusion Madame Le Pen, au pays des droits de l'homme, le Front national ne saurait résister encore longtemps...

 

Un casque rouge pour les soldats de l'humanitaire

13 décembre 2010

Tribune de Genève_Un casque rouge pour l
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J-2 : Haïti face à son destin

26 novembre 2010

Epidémie de choléra, violences sporadiques, manifestations : la situation en Haïti est particulièrement tendue à la veille des élections présidentielles et législatives. L’occasion pour moi, qui suis très attachée à ce pays, de faire un point sur les enjeux 10 mois après le violent séisme du 12 janvier dernier.
 
La campagne électorale touche à sa fin. Dimanche, aura lieu la deuxième élection démocratique en Haïti, depuis près de deux siècles. Le peuple est mobilisé. En témoignent, les files d’attente de ces derniers jours pour obtenir gratuitement des papiers d’identité, souvent perdus suite au séisme du 12 janvier. Après cette catastrophe qui a coûté la vie à plus de 200 000 personnes et provoqué le déplacement de pas moins de 600 000 Haïtiens, ces élections incarnent un nouvel espoir. Les langues se délient, les conversations ne tournent qu'autour des candidats : l'élection nominera-t-elle Mirlande Manigat, première dame d'Haïti en 1988, Michel Martelly, chanteur haïtien à succès ou Jude Célestin, ingénieur inspirant pour la jeunesse dynamisme et détemination ? Le président sortant René Préval, qui a affirmé plus d'une fois son engagement en faveur des Casques Rouges, soutient la candidature de Jude Célestin.
 
Alors que l’échéance de dimanche approche, l'épidémie de choléra s'intensifie. Le seuil psychologique des 2 000 morts sera atteint d’ici 48 heures ; celui des 60 000 contaminations aussi. Dans la capitale, les réfugiés de Cité-Soleil et Wharf Jeremie reçoivent des textos pour les prévenir des risques épidémiques. Les ONG comme Médecins du Monde, Action Contre la Faim et la Croix-Rouge font preuve d'une mobilisation exemplaire. Elles doivent notamment faire face à la gestion des corps, au manque de ressources humaines et surtout à l'insalubrité dans les camps et les bidonvilles urbains. Du côté de la communauté internationale, l'appel de fonds de l'ONU, s'élèvant à 164 millions de dollars pour lutter contre le choléra n'a trouvé que peu d'échos.
 
Dans ce contexte, le successeur de René Préval devra agir avec force et détermination pour relever le défi ambitieux de la reconstruction et de la stabilisation d'un pays trop souvent maudit.

Les mille et une difficultés de la force onusienne

25 novembre 2010

Comptant parmi les favoris à l’élection présidentielle de dimanche, Mirlande Manigat ne manie pas la langue de bois. Elle exige ni plus ni moins que le départ de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah), la qualifiant de «force d’occupation». Depuis quelques semaines, cette force onusienne créée en avril 2004 par une résolution du Conseil de sécurité en vertu du chapitre VII de la Charte des Nations unies est la cible de vives critiques. Des soldats népalais de la Minustah sont accusés d’avoir apporté la bactérie du choléra en Haïti.


Mais quel est le vrai mandat de la Minustah?

 

En 2004, un grave conflit armé menace le pays. Les insurgés contrôlent le nord d’Haïti. Le Conseil de sécurité dépêche une force pour soutenir le gouvernement de transition, restructurer la police, rétablir l’Etat de droit et l’ordre public. Dirigée par le Guatémaltèque Edmont Mulet, la Minustah a perdu 159 collaborateurs au total. Au 30 août, ses effectifs étaient de 11 848 personnes en uniforme dont 8766 soldats et 3082 agents de police.
Aide logistique
Contacté à Port-au-Prince, le porte-parole de la Minustah, Vicenzo Pugliese, le souligne. «Notre mandat s’est adapté aux circonstances. Nous envisagions de réduire les effectifs. Nous y avons renoncé en raison du tremblement de terre de janvier 2010. Notre mission consiste à garantir un environnement sécuritaire stable, à escorter les convois humanitaires. Ces jours, notre tâche cruciale est liée à l’élection du 28 novembre. Nous sommes là pour que le scrutin se déroule bien. Nous apportons aussi notre aide logistique pour transporter les bulletins de vote et les urnes.» Face aux moyens engagés en Haïti et les résultats décevants obtenus, Vicenzo Pugliese le reconnaît: «L’ONU travaille en coopération avec les autorités haïtiennes. Mais celles-ci ont souvent été ignorées par des ONG sur place.»


Des Casques rouges?


Présidente de la Fondation Casques rouges, Nicole Guedj se garde de fustiger la Minustah: «Son mandat, c’est avant tout la sécurité. La gestion d’une crise humanitaire comme en Haïti n’est pas de sa compétence. On ne peut pas attribuer à la Minustah des tâches supplémentaires et lui reprocher ensuite de ne pas être suffisamment efficace.» Pour l’ex-ministre française du gouvernement Raffarin, la grave crise haïtienne devrait inciter au changement: «Je plaide pour la création de Casques rouges, dotés d’un état-major intégré à l’ONU et pourvu d’une force d’appoint très spécialisée et mobilisable immédiatement pour coordonner la gestion d’une crise humanitaire.» Pour son projet, Nicole Guedj peut d’ailleurs compter sur le fort soutien de l’actuel président haïtien René Préval, qui en a fait la promotion jusqu’à la Maison-Blanche. «Un tel état-major de Casques rouges aurait pour vocation, conclut l’ex-ministre, d’identifier en amont les moyens humains et logistiques à disposition dans le monde et de mobiliser les meilleures équipes et ONG.»

"La lutte contre les violences faites aux femmes" : grande cause nationale pour l'année 2011

25 novembre 2010

Après la maladie d’Alzheimer, le gouvernement français a voulu engager l’ensemble des Français dans la lutte contre les violences faites aux femmes.

Quelques chiffres d’abord:
• En 2009, 654 000 femmes ont déclaré avoir subi des violences physiques ou sexuelles.
• Une femme meurt tous les 2 jours et demi sous les coups de son compagnon ou de son ex-compagnon.
• Une femme sur dix est victime de violence au sein du couple.

Et ces chiffres sont évidemment sous-estimés. Face à ce constat, le Premier ministre a voulu témoigner de sa détermination à combattre les violences faites aux femmes mais aussi de son entier soutien aux actions menées par les nombreuses associations impliquées aux côtés des victimes.

En bénéficiant du label « Grande cause nationale », les associations de lutte contre les violences faites aux femmes pourront notamment diffuser gratuitement leurs campagnes de sensibilisation sur les télévisions et radios de service public.

Cette annonce s’inscrit dans le prolongement de la loi du 9 juillet 2010 qui a instauré une « Journée nationale de sensibilisation aux violences faites aux femmes », comme l’avaient d'ailleurs initiée les Nations-Unies. Les textes prévoient également d’accorder ou de renouveler leur titre de séjour, aux femmes venues en France au titre du regroupement familial, si elles se sont séparées de leur mari en raison de violences. Toute femme en situation de danger peut aussi bénéficier, sans délai, de mesures de protection indépendamment ou en amont du dépôt de plainte. Enfin, un comité de vigilance, voté dans la cadre de la loi du 9 juillet 2010, a été créé hier et sera animé par des élus, des avocats et des associations.

Je me félicite que les pouvoirs publics aient pris la pleine mesure de ce phénomène et qu’une attention particulière soit désormais accordée à l’accompagnement des victimes. Je n’aurai de cesse de répéter qu’il est de la responsabilité des autorités nationales de mettre en place une politique publique globale en faveur des victimes notamment pour que leurs droits soient respectés. Je rappelle d’ailleurs que le numéro de téléphone national unique d'aide aux victimes 08VICTIMES, que j’avais instauré lorsque j’étais au gouvernement, est toujours en service pour informer et conseiller les victimes sur leurs droits.

J’insiste enfin sur la possibilité, pour chacun d’entre nous, d’agir concrètement dans ce combat, en portant une jupe aujourd'hui certes, mais aussi en participant à la grande campagne lancée aujourd’hui par Osez le Féminisme, le CFCV et Mix-Cité.

Comme moi, signez « Le manifeste contre viol »

Sakineh n'est pas coupable, libérez-là !

Alors que d'une minute à l'autre Sakineh est menacée de la peine capitale par pendaison, je me félicite de la mobilisation exemplaire de la communauté internationale.

S'il le fallait, les chefs d'Etat des démocraties de notre planète, ont rappelé au Président iranien combien ils étaient engagés dans la défense des droits de l'homme. C'est sans concession que le Président Nicolas Sarkozy s'est ainsi adressé à Mahmoud Ahmadinejad, selon des propos rapportés par mon ami Bernard-Henri Levy : "Il [Nicolas Sarkozy] a déclaré aux autorités iraniennes que si on touchait à un cheveu de Sakineh, tout dialogue qui existe cesserait ipso facto".

De l'autre côté de l'Atlantique, le porte-parole du Président Obama a condamné "Le manque de transparence et de respect des procédures dans l'affaire de Mme Sakineh Ashtiani". L'épouse du Premier ministre canadien, Laureen Harper, a quant elle écrit aujourd'hui une lettre ouverte pour dénoncer "le mépris insensé et constant du Président iranien envers les droits de la femme".

Ainsi que nous l'avons rappelé lors d'un rassemblement populaire, organisé par la revue La Règle du jeu, nous devons rester en alerte pour soutenir Sakineh et empêcher le gouvernement iranien de passer à l'acte.

Sakineh n'est pas coupable, libérez-là !

Après Haïti, la nouvelle gouvernance humanitaire passera par la création de Casques Rouges à l’ONU

28 octobre 2010

De retour de Montreux, je vous invite à lire la tribune que j'ai publiée aujourd'hui sur Lemonde.fr

Avec une superficie inférieure à 30 000 kilomètres carré, à peine 10 millions d’habitants et un PIB annuel d’un peu plus de 7 milliards de dollars, Haïti pouvait difficilement espérer attirer un jour l’attention du monde entier. Il y a dix mois de cela, qui savait que l’on parlait Français en Haïti ? Qui connaissait le nom de sa capitale ? Qui savait que Sidney Poitier, Will Smith, Alexandre Dumas, Beyoncé étaient d’origine haïtienne ? Il aura fallu qu’un terrible tremblement de terre frappe de plein fouet l’Ouest de l’île pour qu’Haïti fasse la Une de tous les Journaux télévisés.

Souvenons-nous de ce 12 janvier 2010... Après un séisme de magnitude 7, Port-au-Prince s’est transformé en véritable champ de ruines. Des dizaines de milliers de victimes ont péri sous les décombres, d’autres ont tenté de résister en attendant l’arrivée de secours lointains. Les survivants se sont tant bien que mal installés dans des camps de fortune, pour une durée, à ce jour encore indéterminée.

Emue par l’ampleur de la catastrophe, la communauté internationale s’est mobilisée instantanément. Des tonnes de matériel ont été acheminées. On dit même que plus de 10 000 ONG se sont retrouvées sur place. Du côté de l’opinion publique, la réaction ne s’est pas non plus faite attendre. Les mouvements de solidarité ont émergé spontanément des quatre coins de la planète. Appel aux dons, rassemblements populaires, concerts… Les cris de soutien de la population mondiale sont parvenus jusqu’en Haïti, tentant de réconforter un peuple meurtri.

Puis il y a eu le Chili et le Pakistan, la crise financière, le volcan islandais Eyjafjöll, les incendies en Russie, les coulées de boue en Hongrie… le début de l’oubli pour Haïti. Près d’un an après la catastrophe, alors que vient l’heure du premier bilan, Haïti est toujours plongé dans le chaos et la désolation. Nous aurions pu croire que grâce aux 14 milliards de dollars promis par les Etats membres de l’ONU, les familles seraient aujourd’hui relogées à Port-au-Prince, le peuple mangerait à sa faim, les enfants seraient retournés sur les bancs d’écoles… Au risque d’étonner, si l’heure de gloire médiatique d’Haïti est passée, la crise humanitaire demeure et l’opinion mondiale doit rester plus que jamais en alerte.

Nous n’avions pas retenu les leçons du Tsunami. Il nous faut nous souvenir de celles d’Haïti. C’est impératif, pour accompagner la phase de reconstruction notamment en cette période d’épidémie de choléra, mais aussi en mettant en œuvre tous les moyens dont nous disposons pour garantir le droit au secours aux victimes des prochaines catastrophes naturelles. En pensant à demain en somme.

Rappelons-le s’il le fallait, par manque de coordination dans les premières heures de la catastrophe haïtienne, nous avons perdu du temps, de l’énergie mais surtout de trop nombreuses vies humaines. C’est pourquoi le Président haïtien René Préval, à la fois témoin d’une mobilisation internationale sans précédent mais aussi de la plus grande désorganisation des secours de ces dernières années, m’a rejoint dans mon combat pour la création d’une force internationale humanitaire de réaction rapide, placée sous l’égide de l’ONU : les Casques Rouges.
Et c’est ensemble que nous avons défendu ce projet auprès de Ban Ki-moon, après que René Préval ait déclaré à la Tribune de l’Assemblée Générale de l’ONU, dans son discours d’ouverture de la Conférence Internationale des pays donateurs pour Haïti : « La Générosité des Nations doit se discipliner. L’aide internationale doit être coordonnée en amont si elle doit exprimer toute son efficacité ».

Puis nous avons été suivis par le Vatican, qui a sollicité la « volonté politique des Etats », dans son quotidien l’Osservatore Romano. L’Union Africaine, par la voix de son Président Jean Ping, a également voulu prendre part au débat en lançant un « Appel pour des Casques Rouges à l’ONU ».
Plus récemment, c’est la Francophonie, représentant un tiers des votes à l’ONU, qui s’est intéressée aux Casques Rouges. Après avoir été sollicités par leur Secrétaire Général, Abdou Diouf, réélu d’ailleurs à l’unanimité ces derniers jours, ce sont les Présidents du Gabon, du Mali, du Liban, du Togo, du Burkina Faso ainsi que le Roi du Cambodge qui nous ont apporté leur soutien.    

Le constat est simple : la communauté humanitaire n’est plus assez forte pour relever seule les défis imposés par les bouleversements environnementaux. Nous n’avons pas besoin d’un acteur supplémentaire : les ONG et les agences intergouvernementales accomplissent déjà un travail considérable. Encore moins d’une nouvelle philosophie. Il n’y en a qu’une qui vaille : sauver des vies. Le monde humanitaire a besoin de préparation, d’encadrement, de coordination, de régulation, de structuration, de veille… Il lui faut une « intelligence humanitaire » pour anticiper et unifier son action.

Du XIIIème Sommet de la Francophonie à Montreux aux prochains G8 et G20, il n’ait pas de discours qui ne plaide les mérites d’une nouvelle gouvernance mondiale. Pourquoi ne pas ouvrir la voie par un consensus sur un nouveau mode de gouvernance humanitaire, sur la création de Casques Rouges à l’ONU. Une façon de ne pas oublier Haïti.

300 jours de captivité pour Stéphane Taponier Hervé Ghesquière

26 octobre 2010

Cela fait désormais plus de 300 jours que Stéphane et Hervé sont retenus en otage en Afghanistan. Rappelons que les deux journalistes de France 3 ont été enlevés par les Talibans alors qu'ils réalisaient un reportage pour l'émission "Pièces à conviction" diffusée sur France 3.

 

Depuis, les associations de défense des droits de l'homme -au premier rang desquelles Reporters sans Frontières- mais aussi les nombreux comités de soutien, la direction de France Télévision et le gouvernement français n'ont cessé de se mobiliser pour réclamer leur libération.

 

Hier, alors que nous regrettions leur absence depuis 300 jours, d'importantes manifestations ont été organisées aux quatre coins de l'hexagone pour témoigner de notre soutien indéfectible aux otages et à leurs familles.

 

A Paris par exemple, alors que le portrait géant des deux journalistes a été déroulé sur la façade de France Télévision, plus de 5 000 personnes se sont retrouvées au Zenith pour participer à un concert de solidarité autour de Alain Souchon, Véronique Sanson, Amel Bent, Christophe Maé, les BB Brunes, Grand corps malade...

Saluons également la présence de notre ministre de la Défénse, Hervé Morin, qui a déclaré devant un public de personnalités et d'anonymes "Ce soir, comme tous les jours depuis 300 jours, on pense beaucoup à eux. On fait tout pour qu'ils puissent revenir le plus tôt possible."

 

Au lendemain de cette remarquable mobilisation, je forme le voeu que Stéphane et Hervé ainsi que l'ensemble des otages retenus dans le monde entier soient rendus à leurs familles sans que nous ayons besoin de nous réunir à nouveau. N'oublions pas que cinq Français sont également retenus par Al-Qaïda au Niger depuis le 16 septembre dernier et que le franco-israélien Guilad Shalit est emprisonné depuis plus de quatre ans par le Hamas.

 

Rejoignez le comité de soutien de Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière

 

 

La Francophonie se mobilise pour les Casques Rouges

22 octobre 2010

J'ai le plaisir de participer actuellement au XIIIème Sommet de la Francophonie qui se tient à Montreux jusqu'à dimanche. Cette manifestation sera notamment l’occasion pour nous d’impliquer les Etats membres de l’Organisation Internationale de la Francophonie dans mon projet de création de Casques Rouges à l’ONU.

Depuis plusieurs années, Abdou Diouf, Secrétaire Général de l’OIF et parrain de la Fondation Casques Rouges, soutient avec ferveur et détermination mon combat. Après avoir préfacé le « Manifeste pour des Casques Rouges à l’ONU » (Ed. Cherche-midi – Septembre 2009), l’ancien Président de la République du Sénégal a invité les Chefs d’Etats francophones a adhéré à l’initiative des Casques Rouges, notamment dans la perspective du dépôt d’une résolution lors de l’une des prochaines Assemblées Générale de l’ONU.

C’est ainsi que les Présidents Ali Bongo (Gabon), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Faure Essozimna Gnassingbe (Togo), Amadou Toumani Touré (Mali), Michel Sleiman (Liban) et le Roi du Cambodge, Monsieur Hu Sen, m'ont déjà confirmé leur soutien ainsi que leur volonté d’impliquer leur pays dans la mise en place d’une force internationale humanitaire de réaction rapide.

Depuis le terrible tremblement de terre qui a ravagé Haïti, de nombreuses voix se sont élevées pour réclamer la création de frères humanitaires des Casques Bleus, destinés à organiser et coordonner les équipes de secours déployées, dans l’urgence, sur un théâtre de catastrophe naturelle. Le Président René Préval lui-même avait d’ailleurs lancé un « Appel pour des Casques Rouges à l’ONU », une semaine après la catastrophe, regrettant « l’absence de coordination [à Port-au-Prince] qui a été très préjudiciable ». Quelques mois plus tard, c'est d'ailleurs avec René Préval que nous nous étions rendus à New York pour défendre ce projet devant le Secrétaire Général de l’ONU, Ban Ki-moon.
 
Si les Casques Rouges bénéficient également du soutien de l’ancien directeur de l’UNESCO, Monsieur Federico Mayor Zaragoza, et de celui de Monsieur Jean Ping, Président de l’Union Africaine, à Montreux, il s’agira de rappeler l’impérieuse nécessité de mettre en place un nouveau mode de gouvernance humanitaire pour être capable de garantir le droit au secours aux victimes des prochaines catastrophes naturelles.

Si nous n’avons manifestement pas retenu les leçons du Tsunami, j’ai l’espoir que nous retenions celles d’Haïti. Le changement climatique entraîne une multiplication des catastrophes naturelles auxquelles la communauté humanitaire n’est plus capable de faire face seule. Il y’a urgence à créer des Casques Rouges à l’ONU et je forme le vœu que la Francophonie, fidèle à sa tradition humaniste, porte ce projet jusqu’à la tribune de l’Assemblée Générale de l’ONU.

Maguen David Adom fête ses 80 ans !

19 octobre 2010

Hier soir, le Maguen David Adom, homologue israélien de notre Croix-rouge, fêtait ses 80 ans au Palais des Congrès. Le celèbre chanteur israélien, Shlomo Artzi, avait fait le déplacement pour l'occasion et s'est produit devant une salle de plus de 3000 personnes.

 

Ce large public avait répondu présent à l'invitation de mon ami le Docteur Lazare Kaplan, Président du Maguen David Adom France, qui collecte des fonds depuis 1947 pour financer le matériel médical du service d'urgence israélien. Je me félicité d'ailleurs que la magnifique soirée d'hier ait permis de réunir plus de 80 000 euros qui permettront d'offir une nouvelle ambulance aux urgentistes du Maguen David Adom.

 

J'ai très coeur de soutenir et de valoriser les actions des 2 000 employés et des 12 500 volontaires du MDA qui ne répondent qu'à une seule devise "Qui sauve une vie, sauve l'humanité". Si le MDA intervient sur tout le territoire israélien pour porter secours aux victimes, je rappelle aussi que nous retrouvons systématiquement le personnel israélien sur les théâtres de crises humanitaires. Au Ghana par exemple, où les médecins du MDA forment les équipes de secours locales. En Haïti, plus récemment, où le MDA est arrivé en urgence pour installer le premier hôpital de campagne à Port-au-Prince et sauver des vies dans les premiers jours cruciaux de la catastrophe.


Pour terminer, je veux m'associer à l'hommage poignant qu'a rendu Shlomo Artzi au soldat franco-israélien, Guilad Shalit, retenu prisonnier par le Hamas depuis le 25 juin 2006. Ainsi que le chanteur l'a rappelé, "Nous ne devons pas l'oublier, nous voulons juste le revoir".

Retrouvez les photos de la Nuit de la Publicité israélienne

13 octobre 2010

Les Israéliens sont aussi des "Fils de Pub"

12 octobre 2010

Plus de 350 personnes ont participé à la première Nuit de la Publicité israélienne que la Fondation France Israël a organisé, lundi 11 octobre, au Lieu du Design. Inédite, impertinente et innovante, la publicité israélienne a séduit un public composé de communicants, chefs d’entreprises,  journalistes, diplomates, professeurs, chercheurs, élus, militants, Français et Israéliens… C’est aussi un nouveau visage de la société israélienne qui a été mis en lumière ce soir-là .

Après une présentation des spécificités de la publicité israélienne par Yigal Shamir, Directeur artistique de l’agence indépendante Glicksmann Netter Samsonov, qautre Trophées ont été remis aux publicités les plus créatives de l’année 2010 par un jury composé de Nathalie BIDERMAN, COO Euro RSCG C&O Worldwide, Claude COHEN, conseiller auprès de la direction générale du groupe TF1, Emery DOLIGE, Digital Strategist, Nathalie FELDMAN, Directrice artistique Free lance, Philippe JACOB, Directeur Général de Skyrock.com, David LACOMBLED, Directeur des portails Orange, Isabelle MUSNIK, Directrice des contenus et de la rédaction de INfluencia, Stephan OLIEL, Directeur Général de Colorado, Christophe PELLETIER, Directeur de la communication de Yahoo! Europe, Marie-Laure SAUTY de CHALON, Présidente Directrice Générale de Aufeminin.com et Gérard UNGER, Directeur Général de Métrobus.

Un Trophée « Jeunes espoirs » a également été décerné aux étudiants israéliens de l’école Habetzefer qui ont participé, avec les étudiants français de l’ISCOM, à un concours organisé en partenariat avec l’Office du Tourisme pour promouvoir le tourisme français en Israël. Leur vidéo « Israël, not what you’ve heard » s’attaque ainsi aux préjugés et montre une jeunesse israélienne décomplexée, croquant la vie à pleine dents.

La soirée s’est achevée par la projection d’une Rétrospective sur « 60 ans de publicités israéliennes » ainsi que par un cocktail israélien offert par nos partenaires (Maayane, Fruits délice et DACO).

Je me félicite d'avoir introduit la publicité israélienne en France. Les applaudissements et les éclats de rire qui ont rythmé cette première Nuit de la Publicité israélienne m'encourage à poursuivre et je peux d'ores et déjà vous donner rendez-vous pour l'année prochaine.

 

En attendant et ainsi que je l'ai annoncé le 11 octobre, nous tenterons de redoubler d'inventivité pour lancer une nouvelle campagne de communication sur "Les nouveaux visages d'Israël" dans l'hexagone.

 

A suivre.

Retrouvez les lauréats des "Trophées de la Nuit de la Publicité israélienne"

Annonceur : Opticana
Publicité : 500 $
Agence de communication : McCann & Erickson
Directeur artistique: Tal Raviv
Résumé : Comment réussir à assurer la promotion d’un opticien avec un budget de seulement 500 dollars ? C’est le défi qu’à relevé l’annonceur israélien Opticana grâce à une campagne de communication innovante et surprenante. En achetant dix noms de domaines proches des sites Internet les plus visités par les Israéliens, Opticana a créé un véritable buzz média dans la presse israélienne. Alors qu’en tapant www.nsn.com à la place de www.msn.com, les Internautes auraient du voir s’afficher une « Error page », c’est le message suivant qui est apparu sur leur écran d’ordinateur : « Maybe it’s time to check your eyes ? Opticana Eyewear invites you to a free check-up and an exclusive 100 shekels discount. Get a coupon ». Résultat, des dizaines de milliers d’Israéliens ont téléchargé un coupon de réduction et se sont rendus dans les boutiques Opticana.

Annonceur: Association des sourds et muets BEKHOL
Publicité : Bubble
Agence de communication : Bauman Ber Rivnai Saatchi & Saatchi
Directeur artistique : Yoram Levy
Résumé : En Israël, après 65 ans, une personne sur trois souffre de troubles de l’audition. Pour sensibiliser le plus grand nombre aux problèmes quotidiens rencontrés par les sourds et les malentendants, l’association Bubble a déployé une campagne de communication grand public à très bas coûts. En Israël, la majorité des programmes diffusée sur les chaînes de télévision bénéficient d’une traduction en langage des signes et les téléspectateurs sont habitués à voir s’afficher sur leur écran une bulle dédiée au public malentendant. Pour attirer l’attention sur l’association Bekhol, l’agence de communication Bauman Ber Rivnai Saatchi & Saatchi a surprit en inversant la tendance. La bulle a ainsi occupé l’essentiel de l’espace et les plus célèbres animateurs israéliens se sont vus relégués en bas à gauche de l’écran de télévision. Plus de 400 000 personnes ont été touchées par cette campagne et le nombre d’appels reçus par l’association a augmenté de 300% en quelques jours.

Annonceur : Pelephone
Publicité : Hul with logo
Agence de communication : Adler Homski Warshavski GREY
Directeur artistique : Jonatan Stirin
Résumé : L’opérateur téléphonique israélien Pelephone a présenté son nouveau forfait international dans une campagne de communication TV, particulièrement artistique, faisant référence à la rupture des frontières. Dans ce spot, alors que deux armées ennemies s’apprêtent à lancer l’offensive, les deux chefs se scrutent, se rapprochent et finissent par s’embrasser sur le slogan suivant : « Overseas just got a little closer ».

Annonceur : Association de lutte contre la pauvreté LATET
Publicité : Empty Tables
Agence de communication : Shalmor Avnon Amichay Young & Rubicam
Directeur artistique : Gideon Aamichay
Résumé : Ca s’est passé deux semaines avant le nouvel an juif…Les bénévoles de l’association Latet ont investi la place Ytzhak Rabin à Tel Aviv et y ont installé des dizaines de tables et de chaises pour accueillir un grand événement. Mais au final, aucun dîner n’a été servi. Il s’agissait d’une manifestation pour protester contre l’augmentation de la pauvreté en Israël et recueillir suffisamment de dons pour offrir 200 000 repas aux plus démunis, à l’occasion des fêtes de Rosh Hashana. La presse a très largement relayé cette opération et les Israéliens ont été invités à participer à un effort de solidarité national en envoyant un texto équivalent à un repas offert. Au final, les fonds récoltés ont permis de fournir 203 105 dîners. 109 083 numéros de téléphones de donateurs ont également été enregistrés et un nouveau SMS a été adressé lors des fêtes de Pessah (la Pâque juive). 22% des personnes sollicitées ont répondu favorablement en moins de deux heures ce qui a permit d’offrir à nouveau 24 262 repas.

Souvenons-nous de l'attentat de la synagogue de la rue Copernic

4 octobre 2010

C’est avec un profond sentiment de tristesse et d’indignation que j’ai vécu hier, la journée d’anniversaire qui a marqué les 30 ans de l’attentat de la rue de Copernic.

Malheureusement, trois décennies plus tard, la France n’en a toujours pas fini avec les exactions commises ponctuellement envers la communauté juive. L'ignorance, la sous-information et quelques campagnes de désinformations conduisent trop souvent à ces manifestations de violence clairement antisémites.

Parce qu’Israël ne peut se résumer à un conflit et à une terre, depuis maintenant plus d’un an et demi, je m’efforce en tant que présidente de la Fondation France Israël de lutter contre les préjugés afin de rapprocher les peuples français et israélien. C’est ainsi qu’au mois de mars dernier, nous avons emmené pour la première fois une délégation de petits enfants de Justes français en Israël.

C’est par des initiatives concrètes que nous réussiront à effacer ces barrières qui, trop souvent encore, empêchent nos deux nations de se comprendre.

La Fondation Casques Rouges se joint à la douleur des victimes des inondations au Mexique

30 septembre 2010

Mardi dernier, suite à des pluies torrentielles et à des inondations sans précédent, l’Etat du Chiapas, zone rurale du Mexique, a été touché par une coulée de boue meurtrière. Au moins 16 victimes, 13 blessés et 3 personnes portées disparues sont à déplorer. A l’heure actuelle, les recherches des personnes disparues se poursuivent.

Cette catastrophe vient alourdir un bilan national déjà douloureux, le portant à une cinquantaine de victimes. Balayé par les passages de l’Ouragan Karl et de la tempête tropicale Matthew, le Mexique doit faire face à plusieurs milliards de dollars de dégâts et gérer la situation de centaines de milliers de sinistrés.

Les Etats-Unis du Mexique ne sont pas seuls dans la tourmente, en Colombie, une coulée de boue a également fait une trentaine de victimes et plus généralement, 400 personnes sont mortes en Amérique centrale depuis le début de la saison des pluies.

 

C'est à l'échelle internationale que nous devons apporter des réponses à ces catastrophes. Non seulement parce que les dégâts ne s'arrêtent pas aux frontières mais surtout parce que leur ampleur nécessite le déploiement d'équipes internationales pour soutenir l'intervention des secouristes locaux.

 

Objectifs du Millénaire pour le Développement : l'heure du premier bilan

22 septembre 2010

A l'appel de Ban Ki-moon et dans le prolongement de la 65ème Assemblée générale de l'ONU, plus de 140 chefs d'États sont actuellement réunis à New York (du 20 au 22 septembre) pour faire le point sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement .

Ce sommet doit être l'occasion d’une premier bilan, dix ans après la signature de la déclaration des OMD. Les pays développés et en développement s'étaient alors conjointement engagés à :
 
1)Réduire l’extrême pauvreté et la faim
2)Assurer l’éducation primaire pour tous
3)Promouvoir l’égalité des sexes et l'autonomisation des femmes
4)Réduire la mortalité infantile
5)Améliorer la santé maternelle
6)Combattre le VIH/Sida, le paludisme et d’autres maladies
7)Assurer un environnement durable
8)Mettre en place un partenariat mondial pour le développement

À seulement cinq ans de l’échéance de cette promesse, la majorité des huit Objectifs du Millénaire ne semble malheureusement pas pouvoir être atteinte. Les progrès sont accomplis trop lentement, particulièrement en Afrique. Près d'un milliard de personnes a toujours faim dans le monde, la santé maternelle et infantile dans les pays en développement reste très problématique...
 
Des avancées notables ont néanmoins été réalisées et sont à noter. D'après la FAO, pour la première fois depuis quinze ans, le nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde a baissé cette année. La situation est aussi en nette amélioration dans le domaine de l'éducation et de la lutte contre le sida. Selon Oxfam France : « près de 33 millions d’enfants supplémentaires se rendent à l’école depuis 2000 et 12 fois plus de personnes ont aujourd’hui accès à un traitement contre le sida qu’en 2003 ».
 
La situation apparaît donc toujours regrettable mais plus inéluctable. Ce sommet s'annonce néanmoins d'ores et déjà comme un tournant décisif et les États devront prendre des décisions importantes s'ils veulent tenir leur promesse initiale. Ces engagements devraient notamment s'articuler autour de la résolution proposée par le Président de l’Assemblée Générale de l'ONU, Monsieur Joseph Deiss.
 
Des premiers signent positifs sont d’ailleurs déjà perceptibles. Au cours de son discours à la tribune de l'Assemblée Générale de l'ONU, le Président français s'est engagé à promouvoir une taxe de 0,05% sur les transactions financières. Cette mesure, réclamée depuis près d'une décennie par de nombreuses ONG, pourrait générer à terme 400 milliards de dollars par an pour le développement et ainsi laisser croire à de grandes avancées pour les OMD.

Sommet des Nations-Unies sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement : Discours de Monsieur Shimon Peres

21 septembre 2010

L’histoire s’est écrite dans le sang. La plupart des guerres ont été menées pour gagner du territoire. Aujourd’hui, la science, la créativité et les connaissances remplacent la terre comme source de richesse. La terre peut être conquise. Pas la science. La science est mondiale, sans frontières. Les armées ne peuvent la conquérir.


Pourtant, de nouveau, des terroristes sans foi ni loi sèment la violence causée par des différences idéologiques, des disparités sociales et le fanatisme pur. Le nouveau millénaire doit libérer le monde des effusions de sang, de la discrimination, de la faim, de l’ignorance, des maladies.
La science moderne est capable d’apporter des réponses nouvelles. Dans les dix prochaines années il y aura une explosion de connaissances. Les capacités informatiques ont été multipliées par un million au cours des 25 dernières années. Les scientifiques s’y risquent dans leur cerveau.

Monsieur le Président,

Je me suis exprimé au nom d’un petit peuple situé sur un tout petit territoire. Nous avons connu la renaissance en dépit du meurtre d’un tiers de notre peuple. La Shoa. Nous étions seuls. Notre territoire a été attaqué 7 fois en 62 ans. A nouveau, nous étions seuls.
Sans jamais abandonner l’espoir, nous avons développé notre savoir. Nous avons découvert que l’avenir nous appartenait. Nous avons appris que le peuple peut enrichir la terre autant que la terre peut nourrir le peuple.
Israël est le produit d’un état d’esprit pionnier, et non pas du capital financier.


En dépit des guerres, nous avons fait la paix avec l’Egypte et la Jordanie. La dispute territoriale avec le Liban a pris fin, ce qui a été reconnu par l’ONU.
Nous avons quitté Gaza sur notre propre initiative. Complètement. Nous négocions à présent avec les Palestiniens pour mettre en place une solution en deux Etats : un Etat Juif, Israël et un Etat arabe, la Palestine. Il n’existe aucune alternative pacifique. Alors, je suis convaincu que nous réussirons.
Nous sommes prêts à entrer immédiatement en négociations directes avec la Syrie.

Monsieur le Président,

Nous sommes engagés dans les objectifs de Développement du Millénaire. Nous partageons la lourde tâche de sauver le monde de la guerre et de la faim. Sans la paix, la pauvreté demeure. Sans nourriture, la paix ne peut l’emporter.


Des hommes d’Etat ont mobilisé leur puissance politique pour parvenir à la paix. Des scientifiques peuvent permettre à la terre de produire davantage de nourriture. Nous avons développé une agriculture basée sur la science.
Nos agriculteurs produisent 8 fois plus que les anciennes nations. Le besoin en eau a été réduit de moitié. Nous utilisons la désalinisation, le recyclage, l’irrigation par le goutte-à-goutte et par l’électronique, la bio-diversité nous permet de créer de nouvelles semences et d’enrichir les récoltes.


Il y a cinquante ans, un fermier israélien produisait de la nourriture pour 15 personnes. Aujourd’hui, il en produit pour 120. La contribution du fermier au PNB équivaut à celle d’un ingénieur en haute technologie. Pour cultiver la terre, vous devez cultiver l’éducation et améliorer la santé.


C’est ainsi que nous avons imposé l’éducation obligatoire pour tous, de 5 à 18 ans. Cela a mis fin à l’illettrisme et nous a permis d’atteindre le taux le plus élevé au monde de scientifiques au m2. Notre système de santé public fournit des traitements mondialement reconnus pour chacun de nos concitoyens.


Nous sommes également l’un des seuls pays au monde à être entré dans le 21ème siècle avec davantage d’arbres que nous n’en possédions au début du 20ème siècle.


Monsieur le Président,


Je suis convaincu que notre parcours est accessible à chacun. Notre expérience est reproductible. Nous sommes prêts à partager notre expérience comme nous l’avons déjà fait auprès de nombreux pays – à travers les agences de l’ONU et bilatéralement. Notre appel comprend également les pays avec lesquels nous n’avons pas établi de liens diplomatiques.

Monsieur le Président,


L’autre jour, le chef en titre de l’Iran a déclaré qu’il n’y avait aucun futur pour Israël au Proche-Orient. Je crois qu’il y a de la place pour chaque personne, chaque nation, chaque religion au Proche-Orient.
Nous croyons que chaque personne a été créée à l’image de Dieu, qu’il n’existe seulement qu’un Dieu et qu’il n’appelle ni à la haine, ni à la menace, ni à la recherche de la supériorité, ni au meurtre. Il y a assez de place pour l’amitié au Proche-Orient.

Mesdames et Messieurs,


Dans ma jeunesse, j’étais membre d’un kibboutz, cultivant une terre aride. Je possédais, comme tous les autres membres, deux chemises et deux pantalons. Le troisième pantalon était réservé uniquement aux fiancés. J’ai eu la chance de porter ce pantalon de flanelle durant mes deux jours de noces. On servait des aubergines en plat principal dans ce kibboutz. La viande était proposée une fois par semaine, mais pas chaque semaine. Il n’existait pas d’argent de poche, pas de fonds propres et peu d’argent collectif.


Nous étions pauvres et heureux. Le genre de bonheur ressenti par celui qui fleurit le désert. Aujourd’hui le kibboutz dispose d’une agriculture prospère et d’une maison d’hôtes rentable. La nourriture y est abondante. C’est au kibboutz, dans l’austérité, que j’ai appris à respecter les pionniers. Et j’y ai développé une affinité avec les esprits novateurs et les mains des travailleurs. En réalité, mon tout premier rêve représentait le monde comme un grand kibboutz. Libre, pacifique, productif.

Monsieur le Président,


J’appelle cette assemblée à répondre à deux défis brûlants : le premier, d’atteler science et technologie en vue d’augmenter la production alimentaire. Et le second, de s’élever ensemble contre le terrorisme. Un monde qui a faim ne sera jamais pacifique.
Un monde terrorisé ne sera jamais gouvernable. Nous devrions nous unir autour d’un espoir commun. Le berceau de nos enfants sera celui de notre vision. »

(Traduction : Ambassade d’Israel en France )

La création de l'"ONU femmes", un nouvel espoir pour l'humanité

21 septembre 2010

A l’heure où le monde se mobilise pour la libération de Sakineh, alors que les Chefs d’Etat, réunis à l’ONU, débattent de la condition des femmes dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le développement, la création de l’ "ONU femme » constitue un signe particulièrement encourageant pour tous les défenseurs des droits de l’homme.

En septembre 2009, l’Assemblée Générale de l’ONU a voté à l’unanimité la création de l’ « ONU femmes ». Cette nouvelle agence des Nations-Unies a vu le jour en juillet dernier et c’est Michelle Bachelet qui a été désignée pour en prendre la tête. L’action de l’ancienne présidente chilienne, dont le mandat s’est terminé en mars dernier, a été particulièrement appréciée dans son pays. En cinq ans, cette femme engagée a su proposer des mesures concrètes en faveur de l’égalité des sexes et s’est distinguée par sa gestion remarquable de multiples catastrophes naturelles d’ampleur qui ont frappées sa population.

Après l’éléction d’Irina Bokova à la Direction Générale de l’UNESCO, je me réjouis de la nomination d’une nouvelle femme de talent à la tête d’une organisation internationale. A n’en pas douter, Michelle Bachelet saura faire valoir les droits des femmes dans le monde et redonnera espoir à toutes celles qui, comme Sakineh, sont encore aujourd’hui opprimées aux quatre coins de la planète.

Journée mondiale de lutte contre le terrorisme

20 septembre 2010

Le 11 septembre dernier, s’est tenue la Journée Mondiale de Lutte contre le Terrorisme. En 2008, plusieurs ONG parmi lesquelles « Le Mouvement pour la Paix et Contre le Terrorisme » (MPCT), ont pris l’initiative de consacrer, chaque année, une journée aux victimes du terrorisme ainsi qu’à leurs familles.

Depuis le 11 septembre 2001, il est clair que les consciences se sont éveillées. Alors que ce jour là, New York vivait l’un des pires moments de son histoire, la communauté internationale a réellement pris la mesure des risques du terrorisme. Par la suite, ce sont notamment les villes de Londres et de Madrid qui ont du faire face à des attentats meurtriers. En France également, avec le déclenchement de deux fausses alertes à la bombe et l’enlèvement au Niger de cinq expatriés français, les autorités ont décidé de maintenir le plan Vigipirate au « rouge ».

Je salue naturellement l’idée d’organiser une journée, à l’occasion de laquelle, les victimes et leurs familles reçoivent de nombreuses manifestations de soutien des quatre coins du monde. Toutefois, je rappelle que nous devons rester mobilisés, chaque jour de l’année, pour lutter contre les mouvements terroristes et développer des actions concrètes pour soutenir les victimes.

Lorsque j’étais Secrétaire d’Etat aux droits des victimes, j’ai œuvré en faveur de la mise en place d’une politique publique destinée à tous les accidentés de la vie. Parce que les victimes et leurs familles ont besoin d’être accompagnées dans leurs démarches, nous avons notamment créé le numéro de téléphone national unique d’aide aux victimes, le 08VICTIMES dont je ne cesserai d’assurer la promotion. Grâce à cette plateforme téléphonique, ouverte 7 jours sur 7, toutes les victimes peuvent être informées de leurs droits et bénéficier d’un suivi personnalisé.

Il existe également un "Guide des droits des victimes" que nous avons publié en 2005 et qui est désormais consultable en ligne.

65ème Assemblée Générale de l'ONU : renforcer la place des Nations-Unies dans la gouvernance mondiale

14 septembre 2010

Aujourd'hui, s'ouvre la 65ème session de l'Assemblée Générale de l'ONU. Pendant cinq jours, les 192 Etats membres seront réunis, à New York, pour réfléchir à la refonte du système de gouvernance mondiale. La Fondation Casques Rouges est particulièrement concernée par ce rendez-vous, lors duquel sera notamment abordée la question de l’efficacité de la coordination des opérations d’assistance humanitaire.

Depuis quelques années, les catastrophes naturelles se multiplient et le nombre de personnes exposées aux bouleversements environnementaux ne cesse de croître. Selon l’ONG anglaise OXFAM, 250 millions de personnes sont chaque année victimes des catastrophes naturelles. D'ici 2015, les experts prévoient une augmentation de 54%, ce qui porterait le nombre de sinistrés à 375 millions d'individus.

Ces chiffres semblent refléter la dure réalité de l'année 2010. Début janvier, Haïti a été frappée par l'un des plus terribles tremblements de terre de l'histoire. Quelques semaines plus tard, le Chili a été à son tour secoué par un séisme de magnitude 8,8. C'est aujourd'hui le Pakistan, touché par des inondations aux proportions inédites, qui se retrouve dans une situation désastreuse avec plus de 21 millions de personnes affectées.

A l'aube de l'Assemblée Générale de l'ONU, ce bilan démontre, s’il le fallait, l’impérieuse nécessité d'adapter le système humanitaire pour faire face aux nouveaux défis environnementaux et porter secours aux victimes.

Il devient vital de mieux coordonner et de mieux organiser l'aide internationale pour sauver des vies dans l'urgence. C'est dans ce combat que je me suis engagée depuis de nombreuses années, en plaidant pour la mise en place d’une force internationale humanitaire de réaction rapide, placée sous l'égide de l'ONU: les Casques Rouges.

Centre de crise mondial, doté d'antennes régionales et d'une force opérationnelle d'appoint, les Casques Rouges s'attacheraient notamment à identifier les besoins, mutualiser les ressources disponibles et définir des schémas directeurs d'intervention. Dans les premières heures d'une catastrophe, des médecins, logisticiens, ingénieurs en télécoms ou encore spécialistes du génie civil seraient déployés pour coordonner l'ensemble des équipes gouvernementales et non gouvernementales.

L'opinion publique française s'est déjà manifestée en faveur de cette proposition au lendemain du tremblement de terre d'Haïti. Dans un sondage, réalisé par Opinion Way et publié dans Le Figaro du 27 janvier 2010, 89% des Français estimaient que les secours auraient été plus efficaces [en Haïti] si une force internationale humanitaire de l'ONU avait existé.

Dans notre combat pour la création de frères humanitaires des Casques bleus, npus pouvons d’ores et déjà compter sur de nombreux soutiens. Accompagnée par le Président haïtien René Préval, j'ai notamment présenté mon projet à Ban Ki-moon, le 31 mars dernier, lors de la conférence internationale sur la reconstruction d'Haïti. Le Secrétaire Général de l’ONU a reconnu la nécessité de mieux organiser les secours pour faire face aux catastrophes naturelles majeures : « C’est un beau projet et c’est une belle idée. Il faut le mettre à l’étude » a-t-il déclaré.

Plusieurs Chefs d'Etat appuient également le projet des Casques Rouges. Les Présidents Blaise Compaoré du Burkina Faso, Ali Bongo du Gabon, Michel Sleiman du Liban, Amadou Toumani Touré du Mali, Faure Gnassingbé du Togo ainsi que le Roi du Cambodge, ont fait part de leur adhésion à cette initiative.

Le Président de la Commission de l'Union Africaine, Jean Ping, s'est aussi mobilisé en faveur des Casques Rouges dans une tribune que nous avons publié le 4 avril 2010, dans Le Figaro.

Nous avons largement les moyens d’inventer un humanitaire efficace et durable, un humanitaire qui sache optimiser les fonds alloués et surmonter l’écueil du gaspillage. Nous n’avons pas besoin d’un acteur supplémentaire : les ONG et les agences intergouvernementales accomplissent déjà un travail considérable. Encore moins d’une nouvelle philosophie. Il n’y en a qu’une qui vaille : sauver des vies. Le monde humanitaire a besoin de préparation, d’encadrement, de coordination, de régulation, de structuration, de veille… Il lui faut une « intelligence humanitaire » pour anticiper et unifier son action. Il lui faut des Casques Rouges humanitaire pour coordonner son intervention.

 

Plaidoyer pour Sakineh

12 septembre 2010

Ahmadinejad, Monsieur le chef du Pouvoir judiciaire, Messieurs les Juges iraniens, l’avocat français que je suis veut s’associer à celui de Sakineh.

 

Nous sommes réunis aujourd’hui, défenseurs des droits de l’homme, intellectuels, artistes, responsables politiques, citoyens du monde, amoureux de la liberté, en fait TOUS AVOCATS DE SAKINEH,

 

D’une seule voix,

NOUS PLAIDONS NON-COUPABLE POUR SAKINEH,

 

Parce que sa seule faute est celle d’être née en Iran, pays des Mollah dans lequel n’existe pas la liberté d’expression, pays totalitaire et liberticide dans lequel on réprime les opposants dans le sang et où, selon l’article 330 du code pénal : « le prix du sang d’une femme compte pour moitié de celui d’un homme ».

 

Oui, NOUS PLAIDONS NON-COUPABLE POUR SAKINEH parce que sa seule faute est d’être citoyenne d’un pays dans lequel les femmes qui apparaissent en public sans le voile sont passibles de 10 jours à deux mois de prison.

Un pays dans lequel leur père  peuvent les marier dès l’âge de 9 ans.

Un pays dans lequel leur mari ont ensuite le pouvoir de les priver de nourriture, logement et habits si, selon l’article 1108 du Code civil, « elles refusent de remplir leurs devoirs conjugaux ».

Et si elles décident de se remarier, elles perdent la garde de leurs enfants

 

Dernière lubie en date, le chef de la police de Téhéran a interdit aux jeunes filles de bronzer, les menaçant de les « arrêter et de les emprisonner ».

 

Halte à la mascarade Messieurs !

 

Chez vous, les femmes seraient même responsables des catastrophes naturelles. L’imam de Téhéran a déclaré que « l’augmentation des relations sexuelles illicites fait accroître le nombre des tremblements de terre ».

 

Pour m’être rendue à Port-au-Prince, quelques jours après le séisme, je vous garantis Messieurs que les femmes n’ont été en rien responsables de la mort de plus de 200 000 haïtiens.

 

Oui, NOUS PLAIDONS NON-COUPABLE POUR SAKINEH, parce que sa seule faute est d’être soumise aux lois de votre pays Messieurs, où non seulement la peine de mort subsiste mais encore où l’on exécute par pendaison ou lapidation.

« Les hommes sont enterrés jusqu’à la taille et les femmes jusqu’à la poitrine ».

Et c’est votre code pénal qui prévoit que « les pierres ne doivent pas être trop grandes pour tuer la victime après deux coups, ni trop petites pour être qualifiées de pierres ».

 

Soyons sérieux !

J’apprends que l'ONU aurait nommé l'Iran à la Commission de la condition de la femme pour un mandat de quatre ans à compter de 2011 !

 

Vous n’avez que le temps de vous rappeler l’existence des droits humains, des droits des femmes que vous bafouez, de la déclaration universelle des droits de l’homme.

 

Commencez déjà par libérer toutes les femmes dont nous ignorons l’existence mais que vous opprimez

Libérez Sakineh que, dans une parodie de justice, vous accusez sans preuve.

Au pire a-t-elle cédé à un crime d’amour…

 

SAKINEH N’EST PAS COUPABLE, LIBÉREZ-LA !

Solidarité avec Stéphane Taponier et Hervé Guesquière

3 septembre 2010

Dimanche, cela fera 250 jours que Stéphane Taponier et Hervé Guesquière sont retenus en otage en Afghanistan.

 

En décembre dernier, alors qu'ils tournaient un reportage pour le magazine d'investigation "Pièces à conviction", les deux journalistes ainsi que leurs trois accompagnateurs ont été enlevés par les talibans dans la province de Kapisa.

 

J'ai rencontré Stéphane à l'occasion d'une mission humanitaire au Tchad. C'était il y a deux ans. La Fondation Casques Rouges avait constitué une délégation pour expérimenter Emergesat, notre conteneur de télécommunications satellitaires, dans les camps de réfugiés darfouri.

 

Il couvrait l'opération, avec Magali Forestier, pour le journal télévisé de France 3. Il connaissait bien la région puisqu'il s'y était notamment rendu, quelques semaines auparavant, pour enquêter sur l'obscure affaire de l'Arche de Zoé.

 

Je garde le souvenir d'un jeune homme passionné, qui courait partout, en quête de nouveaux témoignages, d'expériences inédites. Il avait ainsi repéré la chorale des enfants du camp de Gaga et avait passé la matinée à essayer d'en apprendre davantage sur ces jeunes rescapés. Il s'était aussi acharné pour rencontrer le directeur de l'orphelinat d'Abeché, ""faisant le siège" devant l'entrée du batiment.

 

Aujourd'hui, j'ai une pensée émue et recueillie pour Stéphane et Hervé ainsi que leurs familles. Je connais trop ces situations d'angoisse insoutenables pour avoir notamment participer à la libération d'otages en Amérique du Sud et en Turquie, au début de ma carrière d'avocat. J'étais justement missionnée par des comités de familles pour tenter de les libérer. Avec détermination, j'ai d'ailleurs finalement réussi par rencontrer l'un d'entre eux, Mario Teti, détenu par la junte militaire, et à le faire libérer.

 

Aujourd'hui  je forme le voeu que le même sort soit reservé à Stéphane Taponier et Hervé Guesquière.

 

Journée internationale des personnes disparues

30 août 2010

Chaque année la communauté internationale porte un regard bienveillant sur la situation des personnes disparues dans le monde en leur consacrant une journée.
    
Lorsque j’étais au gouvernement, j’ai initié un processus de réflexion pour appliquer, en France, le dispositif américain « Amber Alert », déclenché en cas de disparitions inquiétantes d’enfants. Aujourd’hui, tout le monde salue l'  Alerte enlèvement » pour son efficacité ainsi que pour sa capacité de mobilisation hors-norme. Après la création de l’ « e-@lerte Enlèvement » sur Internet, la Fondation Casques Rouges que je préside a postulé et remporté l’appel à projets « Proxima Mobile », lancé conjointement par la Délégation aux usages de l’Internet et le Secrétariat d’État à la Prospective et au Développement de l’économie numérique. C’est ainsi que l’application « Alerte enlèvement » sur Iphone a pu voir le jour permettant de mobiliser toujours plus de personnes pour sauver la vie d’un enfant disparu.
 
Si vous ne l’avez pas déjà fait, je vous invite d'ailleurs à télécharger cette application sur http://itunes.apple.com/fr/app/id356083465?mt=8
 
Lors du tremblement de terre à Port-au-Prince, le monde entier a de nouveau pris conscience de l’importance des disparus en cas de catastrophe naturelle. Pour palier le manque d’organisation lié à leur recherche, la Fondation Casques Rouges développe actuellement « Missing ». Le premier moteur de recherche humanitaire mondial des disparus en cas de catastrophes naturelles permettra de déclarer la disparition d’un proche mais aussi d'apporter des renseignements sur une personne retrouvée. Disponible dans les six langues officielles de l'ONU, le site agrègera également des flux d'informations en provenance des réseaux sociaux.

 

A l’image de ce qui s’est passé en Birmanie, en Haïti ou récemment au Pakistan, la situation des disparus est très souvent délicate à gérer et trop fréquemment conditionnée à des prises d’initiatives individuelles. Aujourd’hui, grâce aux nouvelles technologies, nous pouvons mettre en place des dispositifs de recherche performants et efficients. En les utilisant, tachons donc de rendre ces disparitions moins douloureuses en tentant d'y apporter des solutions.

Signez la pétition "Il faut empêcher la lapidation de Sakineh"

25 aout 2010

Sakineh Mohammadi Ashtiani attendait dans la prison de Tabriz, à l’ouest de l’Iran, où elle croupit depuis cinq ans, la réponse à une demande de réexamen de son cas – prévue, initialement, pour le 15 août.

Son “crime” (qu’elle n’a avoué, rappelons-le, que sous la torture et qui consisterait, selon ses accusateurs, à avoir eu deux relations amoureuses hors mariage) avait déjà été puni par 99 coups de fouet administrés en présence de l’un de ses deux enfants.

Mais voilà qu’une nouvelle et nébuleuse accusation a débouché, il y a quelques mois, sur une condamnation à mort – et pas n’importe quelle mort puisqu’il devrait s’agir d’une mort par lapidation!

L’opinion internationale, touchée par l’horreur de cette menace qui pèse sur Sakineh, attendait avec elle la révision d’un verdict aussi inique que barbare – quand,  le 11 août dernier au soir, se produisit l’un de ces coups de théâtre dont l’Iran commence à être coutumière : le régime diffusait à la télévision, dans une émission de grande écoute, les prétendus « aveux » de la jeune femme qui, couverte par un tchador noir qui ne laissait voir que son nez et l’un de ses yeux, tenant une feuille de papier entre les doigts comme si elle récitait une leçon mal apprise, une voix off en farsi couvrant sa propre voix qui s’exprimait dans sa langue maternelle, l’azéri, confessait sa supposée “complicité” dans le meurtre de son mari.

Son actuel avocat, Hutan Kian, a affirmé que cette déclaration, contraire à toute vraisemblance, a été arrachée, à nouveau, sous la torture et rapporte que les enfants de Sakineh sont, quant à eux, « complètement traumatisés » par l’émission.

Outre le fait que l’on peut avoir des doutes sur l’identité de la femme qui est apparue ce soir-là, sur les écrans, dissimulée sous un tchador étonamment couvrant, ces propos vont, par ailleurs, clairement à l’encontre de ceux rapportés par le Guardian, la semaine dernière, et où Sakineh expliquait que les autorités iraniennes l’avaient déjà, en 2006, lavée de cette accusation infame; qu’elles mentaient donc sciemment en revenant ainsi sur une charge abandonnée depuis longtemps et ce dans le seul but de semer la confusion dans les médias et de les préparer à une exécution à la sauvette; et que la “justice” ne s’obstinait sur son cas que « parce qu’elle est une femme » et qu’elle vit « dans un pays où les femmes sont privées de leurs droits les plus élémentaires. »

Que Sakineh soit privée de ses droits les plus élémentaires, cela ressort du fait qu’elle n’a même pas eu droit, dans cette affaire, à un jugement limpide, dans une langue qu’elle puisse comprendre (« quand le juge a prononcé la sentence, a-t-elle déclaré au Guardian, je n’ai même pas réalisé que j’allais être lapidée à mort car j’ignorais ce que signifiait le mot “rajam”; ils m’ont demandé de signer la sentence, ce que j’ai fait, et quand je suis retournée en prison et que mes codétenues m’ont avertie que j’allais être lapidée, je me suis immédiatement évanouie»); cela est confirmé par les mésaventures de son ancien avocat, Mohammad Mostafaei, celui-là même qui a attiré l’attention internationale sur son cas et qui s’est vu, pour cela, menacé d’emprisonnement (il n’a dû son salut qu’à la fuite en Turquie où il attend un visa pour la Norvège – mais non sans que son épouse, Fereshteh Halimi, ait été retenue en otage et emprisonnée); et cela est attesté, enfin, par le fait que, nonobstant l’horreur de la chose même, et quitte à entrer dans les détails les plus scabreux, une mise à mort par lapidation n’est possible en “droit” iranien que lorsque la famille de  la victime en fait la demande (ce qui, dans le cas de Sakineh et de sa famille, n’est, evidemment, pas le cas!).

Mais par delà ces considérations dans lesquelles nous n’avons ni le goût ni peut-être, désormais, vraiment le temps d’entrer, il est urgent d’intervenir pour empêcher une mise à mort dont les observateurs de la scène iranienne ont tout lieu de redouter l’imminence.

Il est urgent de répondre à l’appel des enfants de Sakineh, Fasride et Sajjad Mohammadi Ashtiani, nous adjurant de ne pas fermer les yeux sur une mise en scène aussi grossière et de ne pas laisser leur « cauchemar devenir réalité ».

Il est urgent d’exiger des autorités, pour Sakineh, le renoncement à toute  forme d’exécution, une remise en liberté sans délai et la reconnaissance de son innocence.

Des dizaines de femmes sont, chaque année, en Iran, condamnées au fouet, à la lapidation ou à d’autres peines dont la barbarie glace, tout autant, les sangs: il est urgent, au-delà même du cas de Sakineh, que l’ONU rappelle au régime des Mollahs les promesses faites, en 2002 et en 2008, quant à l’abolition de ce type de châtiments.

La vie d’une femme est en jeu.

La liberté et la dignité de milliers d’autres se jouent également là.

Et il s’agit enfin de l’honneur d’un grand pays, doté d’une culture aussi magnifique qu’immémoriale, et qui ne peut se voir résumer, sous les yeux du monde, au visage ensanglanté, réduit en bouillie, d’une femme lapidée.

Pitié pour Sakineh.

 

Signez la pétition sur www.laregledujeu.org

Mobilisons-nous pour le Pakistan

23 aout 2010

Depuis le début du mois d'août, de terrible inondations frappent le Pakistan. Plus d''un cinquième du pays se trouve sous les eaux. D'après l'ONU, il s'agit de la pire inondation de l'histoire du Pakistan. Selon le gouvernement pakistanais, le bilan est d'ores et déjà très lourd, avec au moins 1600 morts et près de 20 millions de  personnes affectées à différents degrés (soit plus que lors du Tsunami de 2004, du séisme pakistanais en 2005 et de celui d'Haïti en 2010, réunis). Cette situation désastreuse a été comparée par le Secrétaire Général de l'ONU, Ban Ki-moon, a « un tsunami au ralenti dont le pouvoir de destruction va s’amplifier avec le temps ».

Ces inondations restent encore une fois trop largement oubliées par la communauté internationale et insuffisamment relayées par les médias. Le fabuleux élan de générosité qui avait suivi le tremblement de terre d'Haïti ne s'est pas renouvelé. Bien que considérables, les besoins du Pakistan sont loin d'avoir été satisfaits. Dans son ensemble, la communauté internationale peine à se mobiliser. Pour faire face à cette situation d'urgence, les fonds récoltés pour venir en aide au Pakistan sont trop insuffisants. Et la reconstruction s'annonce particulièrement coûteuse et complexe à mettre oeuvre (les besoins sont estimés à 43 milliards de dollars).

Ce terrible événement nous rappelle une fois encore le besoin de renforcer la coordination de l'aide humanitaire et la nécessité d'optimiser son efficacité.

 

La création de Casques Rouges, dispositif de veille et d'intervention placé sous l'égide de l'ONU, apparaît comme une urgence incontestable.

Retrouvez la vidéo de la Soirée Humour organisée par la Fondation France Israël et Hadassah France, le 24 juin 2010, a Casino de Paris

30 juillet 2010

La République slovaque rejoint la cause des Casques Rouges

29 juillet 2010

Dans un récent courrier, le Président de la République Slovaque, Ivan Gasparovic, a exprimé son intérêt pour le projet des Casques Rouges.

Le Président Slovaque a approuvé et salué « en même temps l'initiative de la création d'une force internationale humanitaire de réaction rapide, placée sous légide de l'ONU, comme une aspiration pour améliorer les actions humanitaires des Nations Unies. »

Monsieur Gasparovic assure que son pays « appuie l'effort pour renforcer et rendre plus efficaces les capacités de l'ONU dans les domaines des actions spécifiques, de construction de paix et de prévention des conflits, mais aussi pour renforcer la coordination dans les régions en crise humanitaire »

Un pas supplémentaire vers l'humanisation des prisons

27 juillet 2010

Michèle Alliot-Marie a annoncé aujourd'hui le lancement d'un prochain programme d'envergure visant à remplacer et rénover plusieurs de nos prisons. Avant même la fin du plan "13 200", lancé en 2002 et prévoyant l’ouverture de 13 200 places de prison, le Garde des Sceaux s'est engagé à atteindre le palier des "14 000" ainsi que la fermeture de 9 000 autres non conformes aux règles pénitentiaires européennes. 23 des 191 établissements français seront également remplacés et 5 seront rénovés. La capacité d’accueil des prisons françaises atteindra ainsi, à terme, 68 000 places dont plus de la moitié auront été ouvertes après 1990.

Je me félicite de cette annonce qui s'inscrit précisément dans la continuïté de mon combat de toujours en faveur de l'"humanisation des prisons". En 2004, alors Secrétaire d'Etat aux programmes immobiliers de la Justice, j'avais dénoncé la vetusté de certaines prisons françaises et par conséquent les conditions de vie déplorables des détenus. Depuis, la situation a évolué mais nous devons largement poursuivre nos efforts pour ne plus avoir à rougir de détenir le record du nombre de suicides en milieu carcéral.

J'en profite également pour saluer la transformation opérée sur deux maisons d'arrêt, celles de Tarbes et Belfort, en "quartier nouveau concept". Ces établissements experimentaux s'attachent à préparer activement la sortie des condamnés en fin de peine. Assurer la réinsertion des détenus et s'attaquer au taux de récidive participent également à l'humanisation des prisons.

L'Afrique se mobilise pour la création de Casques Rouges à l'ONU

20 juillet 2010

Depuis la terrible tragédié haïtienne et l'"Appel pour des Casques Rouges à l'ONU", lancé par le Président René Préval, de nombreuses consciences se sont éveillées pour réclamer la mise en place d'un nouveau mode de gouvernance humanitaire.

 

Quelques semaines après le tremblement de terre, le Vatican et l'Union Africaine s'étaient notamment manifestés pour soutenir le projet des Casques Rouges.

 

Plus récemment, suite à l'envoi d'un courrier par le Secrétaire Général de l'Organisation Internationale de la Francophonie et parrain de la Fondation Casques Rouges, Monsieur Abdou Diouf, les invitant à rejoindre la cause des Casques Rouges, plusieurs Chefs d'Etats africains ont exprimé leur volonté d'associer leur pays à la mise en place d'une force internationale humanitaire de l'ONU.

 

C'est ainsi que le Président du Burkina Faso, Monsieur Blaise Compaoré a salué « la mise en place de cet instrument de promotion de la paix ». Monsieur Ali Bongo, Président du Gabon, a quant à lui déclaré souscrire « entièrement aux objectifs de la création d’une Force Internationale Humanitaire de Réaction Rapide ». Le Président du Mali, Monsieur Amadou Toumani Touré, a assuré les Casques Rouges de sa « disponibilité et de celle du gouvernement de la République du Mali à soutenir cette initiative ». Enfin, le Président du Togo, Monsieur Faure Essozimna Gnassingbe, nous a garanti de pouvoir trouver « auprès de [son] pays l’appui nécessaire à la réalisation de sa mission ».

 

Par ailleurs, les Casques Rouges ont emporté l'adhésion d'autres Présidents francophones dont le Général Michel Sleiman, Président de la République libanaise, qui a estimé que « la création des Casques Rouges répond à un besoin réel ». Du côté de l'Asie, c'est le Premier Ministre cambodgien, Hun Sen, qui a été le premier a nous a assuré de son « soutien et de la solidarité du Cambodge ».


Ces messages d'encouragements et ces nouveaux témoignages de soutien constituent un pas supplémentaire vers la tribune de l'Assemblée Générale des Nations Unies. C'est donc avec force et détermination que nous poursuivons notre travail de mobilisation pour convaincre de l'impérieuse nécessité de créer des Casques Rouges à l'ONU.

Les Geeks se regroupent pour imaginer la techno-humanitaire

16 juillet 2010

Suite aux récents trem­ble­ments de terre en Haïti et au Chili, des mil­lions de per­sonnes ont apporté leur sou­tien à tra­vers un simple mes­sage ou un don. Quelques clics ou un SMS ont fait beau­coup, mais cer­tain ont pris sur eux d’aller beau­coup plus loin.

 

Un groupe en par­ti­cu­lier s’est dis­tin­gué lors de ces récentes catas­trophes : CrisisCommons, qui depuis 2009 a orga­nisé dif­fé­rents CrisisCamp à tra­vers le monde pour venir en aide et mettre au point des projet des­tiné à sou­te­nir, à l’aide des tech­no­lo­gies inter­net et du web social, les pays et les popu­la­tions tou­chées par ces catastrophes.

 

Cette semaine, CrisisCommons, l’organisation à l’origine des CrisisCamps, tient son pre­mier congrès inter­na­tio­nal, inti­tulé CrisisCongress, pour réunir des par­ti­ci­pants venus du monde entier dans un même lieu afin de réflé­chir ensemble aux projets techno-humanitaires du futur.

 

Les CrisisCamps orga­ni­sés à la suite du trem­ble­ment de terre en Haïti ont donné nais­sance à plu­sieurs outils par­ti­cu­liè­re­ment utiles. Des vidéos éduca­tives ont été pro­duites pour aider les huma­ni­taires sur place a créer et mettre en ligne des cartes des­ti­nées à aider et coor­don­ner les inter­ven­tions à l’aide d’OpenStreetMap, une appli­ca­tion mobile a été déve­lop­pée pour assis­ter les huma­ni­taires dans la tra­duc­tion entre l’anglais et le créole… Tout comme à la suite du trem­ble­ment de terre au Chili, une mul­ti­tude de nou­veaux usages des tech­no­lo­gies ont été ima­giné au ser­vice de l’humanitaire.

A l’aide de son wiki com­mu­nau­taire, CrisisCommons.org, l’organisation a même été en mesure d’apporter son aide à tra­vers dif­fé­rents outils tech­no­lo­giques lors de la catas­trophe écolo­gique qui a tou­ché récem­ment le Golfe du Mexique. A peine plus d’un mois après le début de la marée noire, CrisisCommons a déve­loppé une appli­ca­tion dis­po­nible sur iPhone et Androïd appe­lée Oil Reporter, des­ti­née à des béné­voles sou­cieux de par­ti­ci­per à la col­lecte de don­nées rela­tive aux dégâts engen­drée par le pétrole qui souille les côtes, et sou­hai­tant par­ta­ger ces don­nées avec le public et les auto­ri­tés en charge de la ges­tion du problème.

 

C’est l’avenir de tels outils dont CrisisCommons sou­haite dis­cu­ter lors du congrès qu’elle orga­nise a Washington D.C. aujourd’hui. «Ce congrès pas­sera en revue les leçons à tirer du CrisisCamp dédié à Haïti et de celui consa­cré au Chili, et fera le point sur les oppor­tu­ni­tés et les défis qui sont devant nous et qui consistent à mettre en place une com­mu­nauté durable dont la mis­sion consiste à uti­li­ser les tech­no­lo­gies et son exper­tise pour venir en aide aux peuples se retrou­vant en situa­tion de crise» annonce la page d’accueil du site.

 

CrisisCommons est une orga­ni­sa­tion sans but lucra­tif, sou­te­nue par ses dona­teurs. Le pre­mier congrès inter­na­tio­nal a lieu ce ven­dredi à Washington au siège de la banque mondiale.

 

En France, où les CrisisCamps sont pré­sents et par­ti­cu­liè­re­ment actifs, et où la culture locale est natu­rel­le­ment por­tée sur l’humanitaire, il convient de sou­li­gner la pré­sence d’une autre orga­ni­sa­tion, plus conven­tion­nelle dans sa forme mais dont l’esprit est proche : les Casques Rouges, qui explorent avec suc­cès eux aussi l’usage des tech­no­lo­gies au ser­vice de l’humanitaire dans les situa­tions de catas­trophes naturelles.

 

Récemment, les Casques Rouges (que nous sui­vons régu­liè­re­ment sur RWW) on orga­nisé la seconde édition du Challenge Humanitech, un concours des­tiné, au delà du prix décerné au gagnant, à sus­ci­ter, détec­ter et accom­pa­gner des projets huma­ni­taires fai­sant usages des tech­no­lo­gies nés au sein de la com­mu­nauté estu­dian­tine. Cette année le chal­lenge Hunanitech a pris pour la pre­mière fois une dimen­sion Européenne, ce qui est un signe sup­plé­men­taire que les ini­tia­tives techno-humanitaire sont appe­lées à l’avenir à prendre de plus en plus d’importance.

L'Application mobile de l'Alerte enlèvement disponible sur Blackberry et Androïd

5 juillet 2010

Les  utilisateurs de mobiles Blackberry et Androïd peuvent désormais télécharger l’application Alerte Enlèvement et ainsi contribuer aux recherches d'enfants disparus.

La Fondation Casques Rouges avait été sélectionnée dans le cadre de l'appel à projet "Proxima Mobile" pour sa proposition d'extension du dispositif Alerte enlèvement aux téléphones portables.

Depuis, l'application a déjà été installée sur plus de 60 000 iPhones et classée en moins de deux jours dans le TOP 25 de l'Appstore.
 
je me réjouis de savoir que la disponibilité de l’Alerte Enlèvement sur les plateformes mobiles, Blackberry et Androïd, puis prochainement Windows Mobile, permettra d’impliquer encore un plus grand nombre de Français dans les efforts de recherche.

Lancement de la version ALPHA de Missing

15 juin 2010

A l'occasion d'une conférence de presse organisée par mon amie Nathalie Kosciusko-Morizet pour faire un point d'étape sur l'état d'avancement des initiatives sélectionnées dans le cadre de l'Appel à projets "Web innovant", la Fondation Casques Rouges a lancé la version ALPHA de MISSING, le moteur de recherche humanitaire mondial des disparus de catastrophes naturelles.

 

Un an après remporté les suffrages du jury, nous sommes particulièrement fiers de proposer une plate-forme web innovante permettant de recueillir l'ensemble des informations disponibles pour faciliter les recherches.

 

Dès à présent, en cas de catastophe majeure, les familles des victimes pourront créer une fiche de disparu, poster des témoignages, photos, vidéos, géolocalisations... L'une des principales innovations technologiques de ce projet repose dans la mise en place d'un agent web intellogent capable de récuperer toutes les données véhiculées sur les réseaux sociaux au sujet des dispersonnes disparues déclarées sur MISSING.

 

Sachez que nous serons en mesure de présenter la première version définitive de ce projet d'ici la fin de l'année 2010.

 

Je profite de ce message pour remercier Google, Bearstech et European Consulting Services qui nous accompagne, au quotidien, pour que ce site Internet puisse répondre aux besoins des populations exposées aux risques de catastrophes.

 

Visionnez la vidéo de la conférence de presse organisée, le 11 juin 2010, par le Secrétariat d'Etat à l'Economie numérique.

Salon des solidarités : Haïti, de l'urgence à la reconstruction, quel bilan ?

4 juin 2010

RDV demain, à l'occasion d'un forum sur la reconstruction d'Haïti, organisé par La Vie, aux Rencontres humanitaires du Salon des solidarités.

Six mois après le séisme qui a dévasté Haïti, qu'en est-il des secours apportés aux victimes ? Que sont devenus les dons privés ? Comment s'organise la reconstruction ? Comment les ONG et les Nations Unies coordonnent-elles leurs actions ? Quel est le rôle de l'Etat haïtien ? Quel avenir pour les populations ?

Deux tables rondes animées par Christian Troubé, rédacteur en chef à La Vie.

Avec la participation de:

Philippe Ryfman, professeur et chercheur associé à l'Université Paris I, Département de Science Politique
Nicole Guedj, présidente de la Fondation Casques Rouges
Odile des Déserts, directrice adjointe du département Amérique latine et Caraïbes de l'Agence Française de Développement
Florence Daunis, directrice des opérations post-crise à Action contre la Faim
Sandrine Chopin, porte-parole de Handicap International et administratrice de Coordination SUD
Bénédicte Hermelin, directrice du Groupe de Recherche et d'Echanges Technologiques (GRET) et vice-présidente de Coordination SUD
Antoine Petibon, responsable des opérations internationales de la Croix-Rouge française
Henri Rouillé d'Orfeuil, président du CIRAD

Salon des solidarités
Porte de Versailles à Paris
Salle de conférences Sirius
Samedi 5 juin 2010
15h - 19h

Sommet Afrique-France : le retour des pays africains sur le devant de la scène internationale

2 juin 2010

Lundi 31 mai et mardi 1er juin 2010, j'ai participé au 25ème Sommet Afrique-France, à Nice, en présence du Président de la République française et de nombreux chefs d’Etats africains.

 

Dès la cérémonie d’ouverture, Nicolas Sarkozy a donné le ton en déclarant vouloir « faire une place à l'Afrique dans la gouvernance mondiale ». Le président français s’est ainsi engagé à mettre les pays Africains sur le devant de la scène internationale en leur assurant notamment une plus large représentation au sein des institutions. A titre d’exemple, il a ainsi dénoncé l’absence de pays africains comme membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU et a déclaré que "la France lorsqu'elle présidera le G8 et le G20 prendra des initiatives en la matière".

Je me félicite naturellement de cette volonté d’inscrire la relation franco-africaine dans une nouvelle dynamique, que j'appelle de mes voeux, depuis de nombreuses années. J'ai d'ailleurs toujours souhaité associer les pays africains à mon projet de Casques Rouges et je me réjouis aujourd'hui de pouvoir compter sur le soutien de Messieurs Abdou Diouf, ancien Président de la République du Sénégal et Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie, Jean Ping, Président de l’Union Africaine, Ali Bongo, Président du Gabon et Blaise Compaore, Président du Burkina Faso.


L'Afrique, principale bénéficiaire de l'action humanitaire mondiale doit faire entendre sa voix dans le débat sur la mise en place d'un nouveau mode de gouvernance humanitaire. Le Sommet Afrique-France a donc été l‘occasion, pour moi, de poursuivre mes échanges avec plusieurs Chefs d’Etats, désireux d’impliquer leur pays dans le processus de création d’une force internationale humanitaire de réaction rapide.

Leaf Supply cartonne au Challenge Humanitech 2010

30 mai 2010

Leaf Supply cartonne au Challenge Humanitech


Douze projets expérimentaux et humanitaires étaient à l'étude. Au final, il n'en reste plus qu'un.

Un prix pour rendre plus efficace l'aide humanitaire. La Fondation Casques Rouges a remis vendredi 28 mai le Prix Humani'Tech. Il s'agit de la deuxième édition de ce concours, qui vise à récompenser d'un montant de 5.000 euros un projet innovant permettant de faciliter l’action humanitaire.

Douze candidats, principalement des étudiants, étaient en lice. And the winner is… 

L’équipe de Leaf Supply (photo ci-dessus) menée par Julien Sylvain, Juan Pablo Naranjo, et Jean-Christophe Orthlieb (ESCP, Strate College et studio de design NOCC).

 

Leur trouvaille? Un lit en carton dédié à l’urgence, beaucoup moins cher qu’un lit de camp classique et offrant d’autres usages dans la journée, lorsqu’il se transforme en table ou en caisse de rangement.

L’idée, maligne, répond à un besoin essentiel et les candidats ont su prouvé leur capacité à monter un partenariat industriel. Avec, en prime, un joli design.

 

Produire des lits dans l'urgence

Depuis, ils ont peaufiné et breveté le produit, qu’ils doivent tester cet été à Haïti, en s’appuyant sur le leader mondial du carton ondulé, Smurfit Kappa.

C’est la force et malgré tout aussi la faiblesse de ce produit: être en mesure de produire les lits localement et probablement dans l’urgence grâce au réseau des 370 sites de production du groupe industriel irlandais, afin d’éviter les coûts de transport et de manutention pour les ONG, futurs clients.

 

Des classes éclairées à l'énergie solaire

Un prix spécial a été unanimement décerné aux Grains de Sables (BTS Domotique), un micro-projet bien ficelé par une très jeune équipe qui sera mis en application à Markala, au Mali, et consistant à pomper l’eau d’un puits afin de créer un jardin potager et éclairer une salle de classe grâce à l’énergie solaire.

 

Dans un autre registre, le troisième prix est revenu à Humani’Map (ENSCI-Les ateliers), plateforme d’agrégation de flux Twitter, Facebook et SMS. Un moyen d'information et de mobilisation qui pourrait s'avérer utile lors d’une catastrophe naturelle.

 

Angela de Santiago est directrice générale et cofondatrice de Youphil.com. Elle était membre du jury du Prix HumaniTech, un concours organisé par la Fondation Casques Rouges, en partenariat avec Youphil.

Journée mondiale de lutte contre l'homophobie

18 mai 2010

Hier, j’ai eu le plaisir d’ouvrir le colloque organisé par l’IDAHO, dans le cadre de la Journée Mondiale contre l’Homophobie. De nombreux responsables religieux chrétiens, juifs et musulmans étaient invités à s’interroger sur la place à accorder aux homosexuels dans  leurs communautés.

Pour ma part, dans le prolongement de mon engagement de longue date en faveur du respect des droits des homosexuels, j’ai naturellement plaidé pour une mobilisation, sans faille, des institutions religieuses dans la lutte contre l’homophobie. « Protéger son prochain » nous dit-on dans la Bible, la Torah et le Coran. Pourquoi ce précepte ne concernerait pas les homosexuels ? Il est clair que les religions ont évolué sur cette question. Des associations se sont constituées et la présence, en nombre, des représentants religieux, hier, a démontré que le sujet n’était plus complètement tabou. Il n’en demeure pas moins que nous devons poursuivre notre combat pour faire entendre la voix de la tolérance et du respect au sein de nos paroisses.

Et les responsables politiques de la planète toute entière sont également concernés par cette bataille. L’instauration d’une journée mondiale contre l'homophobie n’est pas une lubie  des réseaux LGBT ! Rappelons, s’il le fallait, qu’en Ouganda, être homosexuel sera bientôt passible de prison à perpétuité. En Somalie, les homosexuels sont tout simplement condamnés à la peine de mort. C’est également le cas dans huit autres pays du monde. Il y a quelques semaines, on apprenait aussi qu'au Sénégal, les homosexuels étaient pourchassés jusque dans leur tombe, qui, une fois profanées, laissent place à l’exposition des corps.

Mais en France aussi, nous avons encore un long chemin à parcourir en la matière. En 2009, le nombre d'agressions homophobes a augmenté, la toile a été inondée de propos homophobes, dans les cours d’écoles, les « Sale PD » et autres insultes homophobes ont été balancées à la volée, des adolescents ont encore été rejetés par leur famille, comme l'a tristement rappelé l'ouvrage du photographe Jean-Marie Périer. ..

En tant qu’ancien Secrétaire d’Etat aux droits des victimes mais surtout comme militante droits de l’homme, j’en appelle à la responsabilité de chacun pour que, en 2011, la Journée mondiale de lutte contre l’Homophobie soit condamnée à disparaitre.

Humani'BOOK, le salon du livre humanitaire

28 avril 2010

C’est dans une atmosphère conviviale que près de 500 personnes se sont réunies, dimanche dernier, au Comptoir Général, pour la première édition d’Humani’BOOK, le Salon du livre humanitaire organisé par la Fondation Casques Rouges.

En initiant Humani’BOOK, mon pari était d’inscrire les penseurs humanitaires au cœur de l’actualité culturelle. Avec cette première édition, c’est sans aucun doute chose faite ! Ces auteurs, souvent relégués dans l’ombre des salons et manifestations ont, à l’occasion, pu dialoguer avec un public parisien avide de connaissances et de conseils solidaires. Les acteurs de terrain ont ainsi pu téoigner de leurs expériences et les experts ont partagé leur savoir-faire.

Au travers de séance de dédicaces mais aussi de projections de documentaires, les visiteurs se sont , le temps d’un après-midi, totalement plongés dans la planète humanitaire.

La journée s’est conclue par une table ronde lors de laquelle, en compagnie de Richard Rossin, ancien Secrétaire Général de Médecins sans Frontières et de Jean-Philippe Ganascia, commandant de l’EUFOR au Tchad, nous avons apporté notre éclairage sur la nécessaire réorganisation des secours internationaux.

Je vous donne d’ores et déjà rendez-vous l’année prochaine pour la deuxième édition de cette initiative inédite !

La signature de la nouvelle convention “Alerte Enlevement” à la Chancellerie marque une nouvelle étape de sa diffusion à l’ensemble des français.

20 avril 2010

Nous nous sommes réunis, cette semaine, avec l'ensemble des partenaires du dispositif Alerte Enlèvement pour signer la convention proposée par la Chancellerie.

 

Quelle satisfaction de voir autant d'organisations mobilisée pour contribuer à sauver la vie d'enfants en danger.

 

J’ai eu l’initiative de ce dispositif après la mort du petit Jonathan, seulement quelques jours après ma nomination au Secrétariat d'Etat aux droits des victimes et je suis aujourd’hui fière de le voir chaque jour gagner en efficacité.

 

En 2006, les premiers à s'être engagés étaient les chaînes de télévision, les stations de radios, les réseaux autoroutiers et certaines associations de défense des victimes. Quatre ans après, la Fondation Casques Rouges que j'ai l'honneur de présider, a oeuvré pour étendre la diffusion des alertes au web et aux mobiles. Plus de 50 000 utilisateurs ont déjà téléchargé l’application Iphone et dans les prochains jours, elle sera également disponible sur Blackberry, Androïd et Windows mobile. D'autres institutions comme la Française des jeux ont également rejoins le dispositif pour mettre davantage de chances du côté des victimes.

 

Aujourd'hui, deux Français sur trois peuvent potentiellement être avertis, en instantané, de l'enlèvement d'un enfant. Ne nous arrêtons pas là et formons le voeu que le dispositif soit étendu à l’Europe toute entière.

Téléchargez le dossier de presse
Dossier de presse Justice 20 avril 2010.
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Des Casques Rouges à l'ONU : une urgence humanitaire

05 avril 2010

La présidente de la Fondation Casques rouges * et le président de la Commission de l’Union africaine plaident pour la création d’une force d’intervention internationale civile pour coordonner les réponses d’urgence aux catastrophes.

« Au final, et si c’était l’Afrique, unie, qui en conscience portait les Casques rouges jusqu’à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU ? »
Plus un mois ne passe sans qu’un ouragan, un cyclone ou un tremblement de terre ne frappe notre planète. Selon l’ONG anglaise Oxfam, 250 millions de personnes sont, chaque année, victimes des catastrophes naturelles. Et elles ne seront pas moins de 375 millions en 2015. Ces dernières semaines, ce sont Haïti et le Chili qui ont été frappés de plein fouet. Souvenons-nous aussi du tsunami qui a ravagé l’Asie du Sud-Est, de l’ouragan Katrina qui a saccagé la Louisiane ou des pluies torrentielles qui ont inondé l’Afrique de l’Ouest. Aucun point de la planète n’est à l’abri.
 
Ces dernières catastrophes ont mis en lumière les limites du système humanitaire actuel. Au-delà de l’engagement des acteurs de terrain et de la mise à disposition de moyens toujours plus importants, un constat s’impose : la communauté humanitaire n’est plus assez forte pour relever seule les défis liés aux bouleversements environnementaux. Nous n’avons toutefois pas besoin d’un acteur supplémentaire : les ONG et les agences intergouvernementales accomplissent déjà un travail considérable. Encore moins d’une nouvelle philosophie. Il n’y en a qu’une qui vaille : sauver des vies. Ce dont le monde humanitaire a besoin, c’est de préparation, d’encadrement, de coordination, de régulation, de veille… Il lui faut une « intelligence humanitaire » pour anticiper et unifier son action. Nous n’en finissons plus d’évaluer notre empreinte environnementale et de calculer notre efficacité énergétique. N’est-il pas temps d’apprendre à organiser et gérer les ressources humanitaires, les capacités matérielles comme les moyens humains ?

Et cette mission incombe naturellement à l’Organisation des Nations unies. Parce qu’elle a pour « responsabilité de protéger » tous les citoyens du monde. Parce qu’elle est la seule à avoir la légitimité de coordonner les actions de toutes les équipes de secours, qu’elles soient gouvernementales ou non gouvernementales.

Ce qu’il nous manque aujourd’hui, c’est une force internationale humanitaire de réaction rapide, que nous appelons de nos voeux. Il existe des Casques bleus pour les conflits armés. Il est temps de créer des Casques rouges – rouge, comme la couleur des secours – pour les catastrophes naturelles. Cette nouvelle force de Casques rouges devra tirer les enseignements - les réussites comme les échecs - des Casques bleus. Et analyser les limites et les faiblesses de nombre d’organes onusiens et ce pour se doter d’une efficacité à la hauteur des enjeux… Car les Nations Unies auront à l’avenir - n’en doutons pas - un rôle de plus en plus important à jouer pour relever les défis que constituent les méfaits de l’homme et ceux de la nature.

Les Casques rouges veilleraient à faciliter l’action des ONG et coordonneraient l’action des États en situation d’urgence. L’urgence, cette période de la crise trop peu anticipée, trop peu maîtrisée, trop aléatoire. Certes, il faut un laps de temps incompressible pour acheminer l’aide internationale mais une fois sur place, nous devrions être en mesure de déployer nos efforts de manière organisée et coordonnée. Sans perdre de temps. Rappelons-le, s’il le fallait, que c’est dans les premières heures de la catastrophe que nous pouvons encore espérer sauver des vies. L’urgence immédiate révolue, la catastrophe humanitaire n’en est pas pour autant finie. Les Haïtiens, deux mois après le séisme, vivent dans les décombres et sous des tentes.
Nous sommes capables d’inventer un humanitaire efficace et durable. Et nous réussirons à le construire avec des Casques rouges, 100 % humanitaires, articulés autour d’un état-major renforcé et d’une force opérationnelle d’appoint, dotée de capacités technologiques. Un état-major qui, par anticipation, identifierait les besoins et mutualiserait les ressources humaines et matérielles existantes. Un état-major qui disposerait d’antennes sur chaque continent pour définir des schémas directeurs d’intervention destinés à harmoniser les procédures. Une force opérationnelle d’appoint qui serait déployée, dans l’urgence, pour coordonner les secours et réguler l’aide internationale.

La catastrophe d’Haïti l’a prouvé. La communauté internationale doit prendre conscience de la nécessité de doter le monde humanitaire d’un « chef d’orchestre ». Un « chef d’orchestre » qui, sans hégémonie, avec neutralité et impartialité, s’imposerait comme la colonne vertébrale de cette coordination de l’aide.

De Port-au-Prince, le président haïtien René Préval, à la fois le témoin d’une mobilisation sans précédent mais aussi de la plus grande désorganisation des secours de ces dernières années, a rallié la cause des Casques rouges : « C’est en amont que l’aide doit être organisée et j’appuie fermement la proposition de l’ancienne ministre française, Mme Nicole Guedj. »
Deux mois plus tard, c’est à la tribune des Nations unies, devant plus de 140 États membres, que René Préval a réitéré cet appel lors de son discours d’ouverture de la Conférence sur la reconstruction d’Haïti. Quelques semaines auparavant, c’était le Vatican qui se manifestait pour réclamer un nouveau mode de gouvernance humanitaire : « La bonne volonté n’est plus suffisante. La question de la coordination des secours se reposera indéfiniment tant que nous n’aurons pas pris les décisions qui s’imposent » , s’insurgeait ainsi L’Osservatore Romano, le quotidien du Vatican, le 2 mars dernier, avant de faire appel à la « volonté politique » des chefs d’État pour créer une « protection civile de l’ONU » .

Au final, et si c’était l’Afrique, unie, qui en conscience portait les Casques rouges jusqu’à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU ? L’article 13 du Protocole créant le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine porte sur la Force africaine en attente, dont l’un des volets du mandat est l’assistance humanitaire, pour atténuer les souffrances des populations civiles dans les zones affectées par les conflits et par les catastrophes naturelles.

L’Afrique solidaire pourrait graver le « droit au secours » dans le marbre de la charte de l’Organisation de l’Union africaine. L’Afrique visionnaire doit faire entendre sa voix dans ce débat. Pourquoi pas en mai, à Nice, au prochain sommet France-Afrique ?

* Auteur de « Pour des Casques rouges à l’ONU », Éd. Le Cherche Midi, septembre 2009.

Ban Ki moon : "Les Casques Rouges, c'est une belle idée et un beau projet. Il faut le mettre à l'étude".

01 avril 2010

Hier, à l’ONU, plus de cent Etats membres se sont mobilisés pour la reconstruction d’Haïti. Dans son discours d’ouverture, après avoir rappelé la situation chaotique dans laquelle se trouvent les Haïtiens, René Préval a appelé la communauté internationale à retenir les leçons du tremblement de terre : « La générosité des Nations doit se discipliner. L’occasion m’est offerte ici de souligner comme je l’ai déjà dit auprès du Secrétaire Général la nécessité de la création d’une force d’intervention humanitaire, les Casques Rouges, sous l’égide de l’ONU pour coordonner les réponses aux différentes catastrophes qui ne manqueront pas de survenir : tremblements de terre, tsunamis, et autres calamités dûs au changement climatique. L’aide internationale doit être coordonnée en amont si elle doit exprimer toute son efficacité ».

Après la catastrophe du 12 janvier dernier, le Président haïtien s’était associé à ma proposition de création de Casques Rouges humanitaires de l’ONU et avait lancé un Appel de Port-au-Prince.

En marge de la Conférence internationale,nous avons été reçus par le Secrétaire Général de l’ONU qui a reconnu la nécessité de mieux organiser les secours, dans l’urgence, pour faire face aux catastrophes naturelles majeures : « C’est un beau projet et c’est une belle idée. Il faut le mettre à l’étude » a-t-il déclaré.

Depuis Haïti, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer les défaillances du système humanitaire actuel. La précipitation, la désorganisation et le manque de coordination ont entrainé la perte de vies par milliers.

L’Appel à la création de Casques Rouges à la tribune des Nations Unies et la rencontre avec le Secrétaire Général Ban Ki moon sont autant de marches franchies vers la désignation, par la communauté internationale, d’un chef d’orchestre qui aura la légitimité de réguler l’aide internationale dans l’urgence.

AFP New York : Plaidoyer à l'ONU pour la création de Casques Rouges humanitaires

01 avril 2010

Le président haïtien René Préval et l'ancienne ministre française Nicole Guedj ont plaidé mercredi à New York pour la création de "Casques rouges", une force d'intervention humanitaire sous l'égide de l'ONU, pour coordonner les réponses d'urgence aux catastrophes.

"La générosité des nations doit se discipliner", a déclaré M. Préval dans son discours devant une conférence internationale des bailleurs de fonds au siège new-yorkais de l'ONU.

Il a affirmé "la nécessité de la création d'une force d'intervention humanitaire, sous l'égide de l'ONU, pour coordonner les réponses aux différentes catastrophes qui ne manqueront pas de survenir: tremblements de terre, tsunamis et autres calamités dues au changement climatique".

"L'aide internationale doit être coordonnée en amont si elle doit exprimer toute son efficacité", a-t-il insisté.

Plusieurs grands désastres naturels comme le tsunami de décembre 2004 dans l'océan Indien, le cyclone Nargis en Birmanie en 2008 et le séisme à Haïti du 12 janvier dernier ont mis en relief la nécessité d'une intervention très rapide -- les premières heures sont toujours cruciales -- afin de sauver le maximum de vies.

Les problèmes de coordination se sont souvent révélés ardus, malgré les efforts déployés par les agences de l'ONU.

C'est pour résoudre ce problème que Mme Guedj, conseillère d'Etat française, a créé la "Fondation Casques rouges pour l'action humanitaire d'urgence et le développement" et travaille sur cette idée depuis plusieurs années.

Elle a été reçue, en compagnie de M. Préval, par le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, auprès de qui ils ont plaidé pour la création de ces Casques rouges, qui seraient "100% humanitaires". C'était la première fois que cette proposition était faite dans l'enceinte de l'ONU.

L'idée, a expliqué Mme Guedj à l'AFP, est de faire voter leur création par l'Assemblée générale des Nations unies, où siègent les 192 Etats membres, pour leur donner "une légitimité indiscutable".

Ce corps se composerait d'un état-major renforcé à l'ONU, et d'une force d'appoint d'une centaine d'hommes qui seraient envoyés sur le terrain. Sa vocation serait uniquement de faciliter la coordination des actions humanitaires sur le terrain.

Après l'entretien, Mme Guedj a indiqué que M. Ban s'était montré "attentif et bienveillant", estimant qu'il s'agissait "d'un bon projet, méritant étude et réflexion".

hc/eg

Ouverture de la Conférence sur la reconstruction d'Haïti à New York

31 mars 2010

Dans quelques heures, j'assisterai à la Conférence sur la reconstruction

d’Haïti organisée par l'ONU et les Etats-Unis, à New York.

 

Dans le prolongement de ma mission à Port-au-Prince, au lendemain du tremblement de terre, j'ai tenu à me rendre à New York pour être aux côtés du Président Préval et participer aux débats sur la réhabilitation de l'un des pays les plus pauvres du monde.

 

Si à court terme, la priorité reste naturellement de lever des fonds pour reconstruire le pays devasté, nous devons également proposer des solutions pérennes pour protéger Haïti et l'ensemble de la planète d'éventuelles nouvelles catastrophes naturelles.

 

A l’ONU, devant plus de cent Etats membres qui se sont réunis pour apporter leur soutien financier à Haïti, René Préval et moi-même aurons donc à coeur de porter le projet des Casques Rouges.

 

Je le répète, Haïti aura été la catastrophe de trop et si nous n’avons pas retenu les leçons du Tsunami, je forme le vœu que l’on retienne celles d’Haïti. La question de la coordination des secours se reposera indéfiniment tant que nous n’aurons pas pris les décisions qui s’imposent.C'est urgent pour les secouristes et vital pour les victimes.

 

A suivre.

 

Parcours de femme dans La Tribune

19 mars 2010

19 178 communications ont été établies en Haïti grâce à EMERGESAT

4 mars 2010

Presque deux mois après le terrible séisme qui a ravagé Haïti, la Fondation Casques Rouges, mobilisée dès les premières heures de la catastrophe, tire un premier bilan de son action sur le terrain.

Le déploiement des deux conteneurs de télécommunications par satellite EMERGESAT, mis à la disposition de l’ensemble des équipes de secours pour communiquer avec leurs bases arrières,  s’avère ainsi être un franc succès. Depuis le début de l’opération, EMERGESAT a permis aux sauveteurs et aux ONG d’établir pas moins de 19 178 communications téléphoniques soit plus de 1 352 heures de communications.

Sandrine Bacquet, membre de « Pompiers Humanitaires Français » témoigne : « J’étais sur place a Haïti en tant que Pompier Humanitaire Français. Merci a la Fondation Casques Rouges pour le système de télécommunications. Ca m’a permis d utiliser des outils informatiques et de communiquer pour une meilleure coordination des secours. Un grand MERCI !

A la demande des secouristes français, la Fondation Casques Rouges a donc décidé de prolonger sa mission en Haïti tant que le réseau de communication local ne sera pas rétabli.

Le Vatican soutient les Casques Rouges

3 mars 2010

ROME, 2 mars 2010 (AFP) - La Vatican soutient la création d'une protection civile de l'ONU

Le Vatican est favorable à la création d'une protection civile de l'ONU, des "casques rouges" pouvant être mobilisés immédiatement en cas de catastrophe naturelle, et fait appel à "la volonté politique" de la communauté internationale pour atteindre cet objectif.

"La communauté internationale dispose aujourd'hui de la technologie suffisante pour affronter les catastrophes (...) Il s'agit donc de trouver la volonté politique pour rendre ce patrimoine de connaissances disponible et immédiatement opérationnel", écrit mardi dans un éditorial consacré aux catastrophes naturelles l'Osservatore Romano, le quotidien du Vatican.

Le président haïtien René Préval a récemment demandé à l'ONU la création d'"une protection civile mondiale, des casques rouges".

"De toute évidence, les éventuelles forces de protection civile de l'ONU devraient être toujours immédiatement mobilisables. Une structure permanente de l'ONU (...) pourrait définir des protocoles d'intervention et garantir la coordination des secours alors qu'il y a toujours un facteur d'incertitude et de confusion dans les premières heures des situations d'urgence", poursuit l'Osservatore.

Selon le journal, "la conviction qu'il n'est plus possible de faire face de façon épisodique aux conséquences des catastrophes naturelles commence à faire son chemin aux Nations unies, surtout après les récents tremblements de terre en Haïti et au Chili".

"Il est évident que la bonne volonté n'est plus suffisante pour soulager les souffrances des populations touchées", ajoute l'Osservatore Romano.

Journée nationale des victimes

24 février 2010

Lundi dernier, j'ai participé à la Journée nationale des victimes organisée par l'INAVEM au Palais de Justice de Paris. J'ai été particulièrement fière de voir combien les actions que j'avais entreprises au Secrétariat d'Etat aux droits des victimes avaient été renforcées par les associations de défenses des victimes et le Ministère de la Justice. Le numéro de téléphonal national d'aide aux victimes, le 08VICTIMES, que nous avions créé en 2004 a notamment été mis à l'honneur par la Garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie. Grâce à cette plate-forme téléphonique, ouverte 7 jours sur 7, toutes les victimes peuvent être informées de leurs droits et bénéficier d'un accompagnement. Je rappelle qu'il existe également un "Guide des droits des victimes" que nous avions publié en 2005 et qui est désormais consultable en ligne.

 

Le combat continue pour faire valoir les droits de tous les accidentés de la vie et je reste pleinement mobilisée dans ce sens.

Après le séïsme en Haïti, il est urgent que l'ONU créé des "casques rouges"

18 février 2010

L'"Appel pour des Casques Rouges à l'ONU" que j'ai lancé avec le Président haïtien, René Préval, a également été publié aujourd'hui dans :

Téléchargez l'application iPhone de l'Alerte enlèvement

18 février 2010

Après avoir créé l’e-@lerte enlèvement sur Internet, la Fondation Casques Rouges, que j'ai l'honneur de présider, innove à nouveau en proposant aux usagers de smartphones de télécharger l’application mobile du dispositif.

Avec l’application mobile de l’Alerte Enlèvement, déjà disponible sur iPhone et prochainement sur Androïd, Blackberry et Windows Mobile, près de 10 millions d’usagers pourront être avertis, en instantané, de l’enlèvement d’un enfant et contribuer ainsi aux recherches.

Rappelons d’ailleurs qu’il y a seulement deux jours, le petit Ibrahima Nacir Doucoure a été retrouvé grâce à un témoignage recueilli suite au déclenchement de l’Alerte Enlèvement.

Le mode de fonctionnement de l’application :
1-Réception d’une notification d’alerte
2-Affichage du signalement de l’enfant disparu
3-Témoignage par email ou téléphone
4-Possibilité de diffuser l’information sur Facebook et Twitter

Téléchargez l’application mobile de l’Alerte Enlèvement sur Proxima mobile ou sur l’Apple Store.

Les images de la mission des Casques Rouges en Haïti

15 février 2010

Plus d'informations : www.casques-rouges.org

Le web : une expérience israélienne

15 février 2010

Paris s'engage pour les Casques Rouges

14 février 2010

Le WConseil de Paris a adopté mardi, à l’unanimité, un voeu de l’UMP concernant la mise en place d’un partenariat entre la Ville et la fondation Casques rouges, présidée par Nicole Guedj (UMP), ancienne secrétaire d’Etat aux Droits des victimes. Cette fondation prône la création d’une force humanitaire d’intervention de l’ONU qui coordonnerait les secours internationaux lors de catastrophes naturelles, comme en Haïti.

Consultez le voeu déposé par le groupe UMP au Conseil de Paris sur les Casques Rouges
Voeu Casques Rouges déposé par l'UMP au
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Haïti, la catastrophe de trop

13 février 2010

Des Casques Rouges à l'ONU

1er février 2010

La tribune de Nicole Guedj, ancienne ministre et présidente de la Fondation Casques Rouges.

La terre a tremblé en Haïti. Port-au-Prince m’est apparu comme un champ de ruines. Dans une odeur de mort, j’ai croisé des rescapés hagards qui erraient dans les décombres. Partout surgissent des camps de fortune qui s’imposeront durablement dans ce paysage dévasté. Il n’a pas fallu beaucoup de temps pour comprendre que nous n’avons pas tiré les leçons du tsunami. Haïti a été le théâtre de la plus grande désorganisation de l’action humanitaire. Et pourtant, la mobilisation internationale n’a pas failli. C’est l’absence d’un “chef d’orchestre” qui a conduit à refouler des ONG, à empêcher l’atterrissage d’avions remplis de secours et valu un procès d’intention aux Américains. C’est le manque d’organisation et de coordination dans l’urgence qui a entraîné la perte de beaucoup de temps et donc de vies par milliers.

Depuis 1997, je plaide pour la création d’une force internationale humanitaire de réaction rapide placée sous l’égide de l’ONU. Ce sont les Casques rouges. Ces frères humanitaires des Casques bleus qui ont manqué à l’appel et qu’aujourd’hui l’opinion appelle de ses vœux. Selon un sondage réalisé auprès de mille Français, 87 % pensent que l’aide apportée aux Haïtiens aurait été plus efficace si nous avions pu compter sur eux. D’habitude, on m’écoute le temps d’un tsunami. Puis la pression médiatique retombée, qui se souvient encore de cette nécessité ? Mais cette fois-ci, j’ai l’espoir que l’on retienne les leçons d’Haïti et que l’on entende l’appel du président haïtien, René Préval, qui le 22 janvier, déclarait : “C’est en amont que l’aide doit être organisée et j’appuie fermement la proposition de créer, à l’instar des Casques bleus de l’ONU qui font des interventions de maintien de la paix, une unité internationale sous l’égide de l’ONU, les Casques rouges pour que l’aide arrive avec efficacité le jour 1 et pas plus tard.” Certains, bien inspirés, ont la bonne idée de préconiser la création d’une force humanitaire européenne pour donner davantage de “visibilité” aux actions entreprises par les pays membres. Ai-je besoin de rappeler que l’action humanitaire ne se pense qu’en termes d’efficacité et de légitimité ? Seuls des Casques rouges de l’ONU, 100 % humanitaires, pourront coordonner l’action de toutes les forces en présence… qu’elles soient européennes ou américaines.

Se souvenir pour construire

28 janvier 2010

Le 27 janvier 1945, les soldats de l’Armée Rouge pénétraient dans le camp d’Auschwitz.  L’Histoire nous apprendra peu après qu’un million de Juifs y furent exterminés, victimes de l’horreur nazi. 65 ans après, c’est avec émotion et gravité que je repense aux millions de déportés et à leurs familles. Tous auront tutoyé l’inhumanité.

Face à cette page sombre de l’Histoire, j’ai toujours jugé fondamental d’exercer un strict devoir de mémoire. Ainsi, il y a cinq ans, j’étais à Auschwitz, aux côtés du président de la République, pour célébrer le 60ème anniversaire de la libération du camp. J’ai également été chargé de représenter la France lors des commémorations de la libération du camp de Mauthausen.

Parce que je pense que notre futur ne saurait être radieux si nous ne savons pas retenir les leçons du passé, je me suis donc attachée à ne jamais oublier les cicatrices de la Shoah. J’en ai tiré la conviction que l’avenir ne pourrait s’envisager autrement qu’en consolidant les liens entre les hommes, entre les Nations, entre les cultures. Aujourd’hui, cette même conviction anime mon engagement à la tête de la Fondation France-Israël, tout comme elle a animé l’ensemble de mon parcours associatif.

Le Président Préval lance un "Appel international" pour la création de Casques Rouges de l'ONU

27 janvier 2010

René Préval : « Nous remercions l’ensemble de la communauté internationale qui s’est mobilisée pour apporter de l’aide à Haïti. Mais il y a un problème de coordination de l’aide. C’est en amont que l’aide doit être organisée et j’appuie fermement la proposition de l’ancienne ministre française, Madame Nicole Guedj, qui est avec nous aujourd’hui, de créer, à l’instar des Casques Bleus de l’ONU, qui font des interventions de maintien de la paix, une unité internationale sous l’égide de l’ONU, les Casques Rouges, qui regrouperaient la somme des pays qui le voudraient bien pour qu’en amont cette aide soit coordonnée et qu’elle arrive avec efficacité le jour 1 et pas plus tard. Parce qu’il y a beaucoup de vies à sauver. L’exemple d’Haïti a montré qu’on perd beaucoup de temps dans une coordination sur place. Je passe la parole à Mme Guedj. »

Nicole Guedj : « Juste pour vous dire, Messieurs, combien il est important aujourd’hui que le président Préval, sur cette terre qui a été martyrisée, lance cet appel international de création d’une force de Casques Rouges 100% humanitaire, une force de coordination de tous les secours qui arrivent de toute la planète. Il est important de coordonner. Nous avons assez de moyens pour sauver des vies. Nous aurions pu sauver en Haïti bien plus de vies grâce à de la coordination. Ce qui est en jeu, c’est la vie des hommes et des femmes après les catastrophes. C’est à l’ONU et à cette échelle qu’il faut coordonner l’action. Merci, Monsieur le Président Préval, d’avoir lancé cet appel de votre pays »

 

L'"Appel de Port-au-Prince" a été prononcé par le Président Préval le samedi 23 janvier 2010.

Ecoutez l'Appel du Président haïtien René Préval
Preval appelle à la création de Casques
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Haïti : les Français pointent les défaillances de l'aide

27 janvier 2010

Ils sont 94 % à prôner la création d'une force internationale humanitaire d'urgence.

HUMANITAIRE
Une grande majorité des Français (91 %) se sent concernée par la catastrophe qui s'est abattue sur Haïti , même s'ils sont peu nombreux, selon le sondage OpinionWay réalisé les 20 et 21 janvier, à avoir fait un don (18 %) ou à avoir acheté des produits au bénéfice des victimes (4 %). Face à un tel drame, ils sont 87 % à estimer que l'aide internationale apportée aux victimes est « utile », 74 % à la juger « rapide » et 58 % à la qualifier d'« efficace ».

Les jugements sont plus sévères quand il s'agit de qualifier l'organisation et la coordination de cette aide internationale. Seuls 40 % des personnes interrogées estiment qu'elle a été « bien organisée », et 37 % qu'elle a été« bien coordonnée ». Pour ces raisons, la création dans le cadre de l'ONU d'une force internationale humanitaire d'urgence recueille 94 % d'avis favorables. Si une telle force avait été envoyée en Haïti, l'aide humanitaire aurait été« plus efficace », de l'avis de 89 % des sondés.

Casques rouges
Un tel sondage vient en appui de la démarche entreprise par l'ancienne secrétaire d'État française aux Droits des victimes, Nicole Guedj, qui en 2006 a créé la Fondation Casques rouges. Parrainée par Abdou Diouf, ancien président du Sénégal, Elie Wiesel, Prix Nobel de la paix, et le professeur François Gros, cette fondation veut obtenir la création d'une « force internationale humanitaire de réaction rapide », les Casques rouges, placés sous l'égide de l'ONU, et dont la vocation serait « d'organiser et de coordonner l'action des équipes de secours intervenant, dans l'urgence, sur des théâtres de catastrophes naturelles ».
La Fondation, qui souhaite que des outils technologiques innovants viennent renforcer les capacités d'intervention des acteurs humanitaires, a développé un « conteneur de télécommunications satellitaires » pour permettre le rétablissement d'un réseau de communication dans l'urgence. Elle travaille aussi à la mise en ligne d'un moteur de recherche humanitaire mondial des disparus.

À Port-au-Prince, où elle s'est rendue après le séisme, Nicole Guedj a reçu le soutien appuyé du président haïtien René Préval et plaidé à nouveau pour que soit donnée l'impulsion politique qui permettra la création de ces« Casques rouges, frères humanitaires des Casques bleus ».

Sondage Casques Rouges/Opinion Way : 94% des Français sont favorables à la création de Casques Rouges à l'ONU

27 janvier 2010

La catastrophe naturelle qui a frappé en plein cœur Haïti et sa population a fait plus de 100 000 morts et touché profondément la sensibilité des Français. 91% d’entre eux se déclarent concernés par la situation et s’intéressent à l’aide apportée aux populations en grande souffrance.

Le bilan humain terrible associé à l’extrême pauvreté du pays ont justifié pour la majorité des Français (87%) l’utilité de l’envoi d’une aide d’urgence. Ces derniers ont également apprécié la rapidité des secours et la mise à disposition de moyens importants (74%).

Cependant, les problèmes d’organisation et de coordination qui ont considérablement ralenti les secours dans les premières heures cruciales de la catastrophe, sont parfaitement perçus par une opinion publique toujours plus informée. 63% des Français estiment que l’aide internationale apportée est mal coordonnée et 60% mal organisée.

Relayées par les médias, les rivalités entre les différentes forces en présence et la course au leadership pour la reconstruction donnent à une grande majorité de Français (80%) l’image d’une coopération difficile entre l’ensemble des acteurs déployés.

Or, sans organisation et coordination, les efforts consentis par les organisations gouvernementales et non-gouvernementales, perdent considérablement en efficacité.  Et les Français en sont aujourd’hui, à la lumière de la situation en Haïti, pleinement conscients. C’est pourquoi ils plébiscitent (94%) la création d’une force internationale humanitaire de réaction rapide, placée sous l’égide de l’ONU, pour coordonner l’action des équipes de secours intervenant sur des théâtres de catastrophes majeures.

Résultats de l'enquête Casques Rouges/OpinionWay sur la gestion de la catastrophe en Haïti et la création des Casques Rouges à
Détails résultats sondage FCR-Opinion Wa
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Retenons la leçon d'Haïti

20 janvier 2010

Le séisme qui a ravagé Haïti est l’une des catastrophes majeures de ces dernières décennies. Trois millions de personnes sont directement touchées et les villes sont autant de spectacles de désolation. En faisant à ce jour plus de 200 000 victimes, ce tremblement de terre est comparable à la violence du Tsunami en 2004. Exception faite qu’Haïti doit faire avec des problèmes préalables de famine et d’insécurité chronique. La priorité de l’action humanitaire dans les jours et les semaines à venir sera d’endiguer l’urgence sanitaire et alimentaire qui menace la vie de centaines de milliers de personnes.

La Fondation Casques Rouges est elle aussi complètement mobilisée pour optimiser les capacités d’intervention des acteurs humanitaires. Depuis vendredi, deux conteneurs humanitaires EMERGESAT sont déployés à Port-au-Prince afin d’apporter un soutien logistique à l’ensemble des équipes de secours.  Dans les prochaines heures, je me rendrai d’ailleurs sur les lieux de la catastrophe afin de rejoindre nos équipes en place.
Vous le savez, j’essaye de vous livrer sur ce blog mon analyse de l’actualité en toute franchise. Aussi je pense qu’une semaine après, il est temps de tirer un premier bilan de l’intervention humanitaire en Haïti. Et force est de constater que la communauté internationale a échoué face à l'ampleur de la crise. Pourtant, ce ne sont pas les moyens qui ont manqué. Seulement quelques heures après le tremblement de terre, les équipes de secours sont arrivées par centaines, des tonnes de matériel ont été acheminées et des centaines de millions de dons ont été récoltés. La preuve est faite, c’est à nouveau la désorganisation des secours et l’absence totale de coordination entre les différents acteurs, toutefois volontaires, qui ont rendu la situation locale encore plus chaotique. Comme c’était déjà le cas pendant le Tsunami en 2004, en Haïti, il a manqué un « chef d’orchestre » capable de préparer et de réguler l’action humanitaire dans les 72 premières heures de la crise. Et ce sont les Haïtiens qui, encore une fois, en ont payé le plus lourd tribut.

Aujourd’hui, des voix s’élèvent pour proposer « la création d’une force humanitaire européenne » à l’instar d’Arno Klarsfeld et Hermann Van Rompuy. Je pense pour ma part que seules les Nations-Unies ont la capacité et la légitimité de féderer les parties prenantes autour d’une nouvelle gouvernance humanitaire. C’est la raison pour laquelle je plaide pour la création d’une force internationale humanitaire de réaction rapide, les « Casques Rouges », placée sous l’égide de l’ONU. Vous le savez bien, c’est un combat à la fois passionnant et complexe que je porte depuis longtemps, y compris lorsque les feux de l’actualité ne sont pas projetés sur une catastrophe humanitaire. Ces « Casques Rouges », cette nouvelle « intelligence humanitaire » doivent pourtant voir le jour maintenant. La vie de centaines de milliers de personnes en dépend.

Le Bloc-Note de Bernard-Henry Levy : SOS Darfour !

14 janvier 2010

Réunion, à Paris, autour d'Urgence Darfour, du noyau des militants qui tentent, depuis des années, d'alerter l'opinion sur l'horreur des massacres perpétrés par le régime islamiste de Khartoum.

L'atmosphère n'est pas à la joie. Elle est même assez franchement désespérée.
Car qu'avons-nous fait de ces années ? Et depuis, en particulier, ce grand meeting que nous avions - les mêmes, au fond - organisé à la Mutualité au début de la campagne présidentielle de 2007, depuis cette manifestation monstre qui devait être, il y a presque trois ans, le moyen de pression décisif obligeant les principaux candidats à prendre position, qu'avons-nous obtenu de concret ?

Bernard Kouchner était des nôtres, ce soir-là ; il avait prononcé l'un de ces discours vibrants, passionnés et, surtout, concrets dont il avait, en ce temps-là, le secret ; promu chef de la diplomatie française, qu'a-t-il fait de son secret ? où est passée sa belle et saine colère ?
Nicolas Sarkozy n'était pas là mais il avait envoyé Nicole Guedj signer, en son nom, en grande pompe, une « charte » invitant le futur président de la République, quel qu'il soit, à prendre, contre les assassins, les mesures de rétorsion diplomatiques, politiques, financières, appropriées ; devenu ce président, qu'a-t-il fait de sa promesse ? qu'est-il advenu de sa résolution d'être, au Darfour, le premier président de la République à faire des droits de l'homme (sic) une donnée à part entière de la politique internationale de la France ? se souvient-il même du texte qu'il a, par procuration, paraphé ?

J'avais moi-même, à la tribune, avant de témoigner de ce que j'avais vu dans le cadre du reportage qui venait de nous conduire, avec le photographe Alexis Duclos, jusque dans la région de Beirmezza et de Djebel Marra, lu une lettre que m'avait adressée Jacques Chirac, président en exercice, où il engageait la France à agir pour que la justice internationale se saisisse du cas Al-Bachir et le traite avec la rigueur qui convenait ; or, là, pour le coup, c'est chose faite ; Al-Bachir a été inculpé de crimes de guerre et de crime contre l'humanité par la Cour pénale internationale ; mais qui, dix mois après, s'en soucie ? qui songe à en prendre acte ? où sont les « mesures d'accompagnement » qui permettraient de faire que cette inculpation ne reste pas lettre morte ?

Alors, aujourd'hui, lendemain de cette réunion qui nous a laissés, tous, un vilain goût d'amertume et de chagrin, deux possibilités.

Ou bien chacun se ressaisit. Bernard Kouchner se souvient qu'il est Bernard Kouchner. Nicolas Sarkozy honore sa signature. Nous-mêmes, intellectuels et militants, reprenons du service pour, avec nos amis américains, inviter la communauté internationale à faire en sorte que la décision du TPI prenne effet ; qu'Al-Bachir, s'il n'est pas arrêté, soit au moins entravé dans ses déplacements ; que ses avoirs financiers soient, sinon saisis, du moins gelés ; bref, que la parole des Etats et de la justice dont ils doivent être les garants retrouve un minimum de crédit. Et peut-être auronsnous une petite, toute petite, chance de sauver ce qui peut encore l'être du peuple darfouri.

Ou bien nous ne faisons rien. Nous nous lavons les mains des centaines de milliers de morts sans nom, sans visage, sans tombes ni vrai nombre, qu'ont déjà massacrés les Janjawid et leur politique de la terre brûlée. Mieux : nous condamnons à la mort lente les derniers survivants qui ont pu se regrouper dans les zones que contrôlent les combattants d'Abdul Wahid al-Nour et de son Mouvement de libération du Soudan. Et il vaut mieux, dans ce cas, que les choses soient clairement dites. 1. Nous aurons laissé aller à son terme le premier massacre de masse, peut-être le premier génocide, du XXIe siècle : plus jamais ça, vraiment ? quelle dérision ! 2. Nous aurons, à la veille des élections générales prévues, en avril, dans l'ensemble du Soudan et à la veille, surtout, du référendum d'autodétermination prévu, début 2011, dans les provinces du Sud animiste et chrétien, adressé à Al-Bachir le plus terrible des signaux, pour ne pas dire des encouragements - et j'en prends, alors, le pari : l'autre guerre, celle du Nord contre le Sud, cette guerre que je connais un peu pour l'avoir, elle aussi, couverte il y a neuf ans, du temps de John Garang, cette guerre encore plus atroce puisqu'elle avait fait, en 2005, au moment des accords de Nairobi, plus d'un million et demi de morts, reprendra presque inévitablement. 3. Il ne faudra plus, enfin, que l'on vienne nous parler de guerre au fanatisme, de loi contre les burqas ou de défense de l'islam modéré : car nous avions une incarnation, là, de cet islam modéré ; nous avions l'exemple d'un islam sans burqas, sans charia, où les garçons et les filles fréquentaient - j'en témoigne - les mêmes écoles des mêmes villages ; et ce miracle que nous prétendons appeler de nos voeux, cette preuve vivante qu'une société musulmane non fondamentaliste est évidemment possible et qu'un parti comme celui d'Al-Nour peut y conjuguer, sans difficulté, islam et citoyenneté, nous les avions, donc, sous la main et nous les aurons laissés mourir.

Nous sommes en 2010. Et je m'aperçois que je parle du Darfour comme je parlais, il y a quinze ans, de la Bosnie martyre. Eh oui. Mêmes causes, mêmes effets. Et le même désastre qui se prolonge. Sauf si... J'y reviendrai.

La Fondation Casques Rouges se mobilise pour rétablir les télécommunications en Haïti

13 janvier 2010

Un tremblement de terre de magnitude 7 a ravagé cette nuit Haïti et sa capitale Port-au-Prince. J’ai en premier lieu une pensée émue et recueillie pour les nombreuses victimes de cette catastrophe.

Subissant régulièrement les effets du dérèglement climatique, l’île doit affronter aujourd’hui une catastrophe naturelle de très grande ampleur. Avec trois millions de personnes situées dans la zone sinistrée, nous pouvons craindre un nombre élevé de morts et de blessés. Et l’effondrement de la majorité des infrastructures ne fait qu’empirer la situation.

Face à ce défi humanitaire, nous devons au plus vite mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour assister les équipes de secours locales qui ne peuvent seules faire face à l’ampleur du désastre. Totalement mobilisée pour offrir aux organisations gouvernementales et non gouvernementales des solutions d’urgence humanitaire, la Fondation Casques Rouges a d’ores et déjà déployé deux conteneurs EMERGESAT en Haïti pour leur permettre de communiquer entre elles, d'échanger leurs données et d'organiser les secours.

Quid de l'enjeu humanitaire à Copenhague ?

17 décembre 2009

Après dix jours d’intenses négociations entre les 192 délégations, le sommet de Copenhague entre maintenant dans sa phase finale avec l’arrivée des différents Chefs d’Etat.

Véritable feuilleton où chaque journée et chaque nuit passée apporte son lot de rebondissements, il n’est pas toujours aisé de comprendre ce qui se joue dans l’antre du Bella Center. Alors que les 48 heures qui viennent s’annoncent des plus intenses, les positions et les rôles de chacun semblent toutefois se préciser. Barack Obama souffle le chaud et le froid, entre un volontarisme sur la question de la réduction des gaz à effets de serre et une attitude de fermeté vis-à-vis de la Chine, laquelle le lui rend bien. Alors que les deux grandes puissances se regardent en chien de faïence, l’Union Européenne, sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy, joue les go-between notamment avec les pays africains. 

Au final, si un consensus semble en bonne voie pour lutter contre la déforestation et assurer d’ici 2020 une aide de 100 milliards de dollars par an pour les pays en voie de développement, la confusion demeure totale quant aux résolutions prises sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

A l’heure où je vous écris ces lignes, personne ne peut prédire les contours de l’accord qui sera signé dans la nuit du 17 au 18 décembre. D’ici là, les heureuses surprises auront le temps de succéder aux plus cruelles désillusions et vice versa. Mais si Copenhague restera quoiqu’il en soit une grande date dans l’histoire de la diplomatie climatique, ce sommet s’avère dérisoire pour l’action humanitaire.

A trop regarder l’horizon, nous avons oublié que le changement climatique produit d’ores et déjà des effets dramatiques sur des pans entiers de la population mondiale. Chaque année, 250 millions de personnes sont affectées par un tremblement de terre, un cyclone ou un raz-de-marée qui sont autant de conséquences directes du dérèglement climatique. Alors que nous n’en finissons plus d’évaluer notre empreinte environnementale, comment interpréter le fait qu’il n’existe aucune régulation ni gestion des « ressources humanitaires », des moyens matériels comme des moyens humains ?

Cinq après le Tsunami, il est devenu urgent d’inventer un humanitaire efficace et durable. Cinq ans après la proposition du Président de la République de créer une force internationale humanitaire de réaction rapide, je forme le voeu que les Casques Rouges soient portés haut et fort dans l'enceinte de Copenhague.

Qui pense aux millions de victimes du changement climatique à Copenhague ?

9 décembre 2009

Alors que le Sommet de Copenhague vient d’ouvrir ses portes, Nicole Guedj, ancien ministre et Président de la Fondation Casques Rouges, lance l’alerte et en appelle à la « responsabilité de protéger » de la communauté internationale.

Au-delà de la question de l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre, les Chefs d’Etats de la planète, réunis dans la capitale danoise, doivent impérativement s’interroger sur les conséquences humaines des bouleversements environnementaux.

Chaque année, 250 millions de personnes sont victimes des catastrophes naturelles. En 2015, 375 millions d’individus seront affectés par des tempêtes, inondations ou tremblements de terre, résultant du changement climatique…

Kofi Annan l’a annoncé : « le changement climatique est la plus grande crise humanitaire de notre temps ». Il est donc urgent de penser un nouveau mode de gouvernance humanitaire pour garantir le droit au secours à toutes les populations du monde.

Présente sur le plateau de techtoc.tv pour s’adresser aux professionnels de l’écosystème 2.0 qui pour beaucoup souhaitent relayer son message, l’ancienne  Secrétaire d’Etat aux droits des victimes s’adresse à l’ONU et plaide pour la création de Casques Rouges, frères humanitaires des Casques bleus, pour aider les ONG à remplir leur mission de sauvetage.

Plus d’informations : www.casques-rouges.org
"Pour des Casques Rouges à l’ONU". Ed. Cherche-midi. 2009.

Journée du handicap : pour une société juste et humaine

4 décembre 2009

Alors que se tenait hier la journée internationale des personnes handicapées, je souhaitais partager avec vous quelques réflexions sur cette problématique et les combats qui s’y rattachent.


Parce qu’elle agit comme le révélateur de notre attitude face aux discriminations et aux inégalités entre les individus, la question du handicap occupe une place centrale dans notre société. C’est un combat majeur, formidablement porté au quotidien par le tissu associatif mais aussi les structures départementales dédiées. A contrario, les sommets de l’Etat ont semblé pendant longtemps ne pas prendre la mesure de ce véritable défi républicain. L’action du président Jacques Chirac en la matière reste particulièrement exemplaire puisqu’il a su remettre cette thématique aux premiers rangs des priorités nationales.


Toutefois, être porteur d’un handicap suppose encore aujourd’hui composer avec de trop nombreuses barrières. J’accueille donc très favorablement les nouvelles mesures annoncées par Nadine Morano portant notamment sur la création d’un observatoire de l’accessibilité. En effet, circuler, accéder à un bâtiment, exercer  une profession, partir en vacances sont encore loin d’être des réalités effectives pour des milliers de citoyens. C’est la raison pour laquelle j’avais d’ailleurs rédigé le guide "Ressources & Handicap" en 2006 afin d’informer de leurs droits toutes les personnes handicapées.


La route est encore longue pour faire évoluer significativement la vie des personnes handicapées et celle de leurs familles. Ne doutons pas qu’un jour, nous saurons atteindre l’objectif fixé en 2003 par Jacques Chirac, à savoir « rendre notre société juste et humaine, non pas plus juste et plus humaine, mais tout simplement juste et humaine ».

Donnons-nous les moyens d'une France solidaire

26 novembre 2009

Etant à la tête de plusieurs structures associatives, les appels aux dons s’imposent comme un levier décisif pour monter très concrètement des projets. Les propos tenus ce week-end par Pierre Bergé concernant les dons versés au Téléthon m’ont donc bien évidemment interpellés.

L’ampleur de la polémique et l’émoi qu’elle suscite dans le secteur associatif et dans le landernau politique ne doit cependant pas occulter les questions de fond qu’a soulevé le président de Sidaction.

Disons-le franchement, Pierre Bergé fait de la "provoqu'" lorsqu’il compare le Téléthon à une « exhibition populiste et indécente » mais au moins il se fait entendre. Bien entendu, l’AFM doit veiller à ne pas verser dans une mise en scène excessif de la maladie. Mais n’oublions pas que le Téléthon parvient d'abord à mobiliser la France entière chaque année.

En revanche, il pose précisément le débat lorsqu’il souligne l’inexistence d’une échelle du malheur dans la lutte contre les maladies. J'ajouterai simplement qu'il nous faut également lutter pour les droits des victimes. Car il n’y a pas de différence dans la lutte contre la myopathie, contre le SIDA, pour l’optimisation des secours aux victimes des catastrophes humanitaires ou pour la réinsertion des sans-abris. Au contraire, toutes les associations partagent un dénominateur commun : l’urgence. L’urgence à trouver des solutions, à mobiliser les pouvoirs publics et la société civile.

Dans mon parcours politique et associatif, j’essaie au quotidien et dans chacun de mes projets de plaider pour le "bon sens". Aujourd’hui, j’encourage naturellement un système tendant à mutualiser et à coordonner les dons. Les Français sont généreux, exploitons dès lors les recettes issues des appels aux dons de manière réaliste, en prenant en compte les besoins de chaque association et en leur donnant de facto les moyens de poursuivre leur combat. C’est à cette condition que notre société pourra encourager les élans de solidarité envers.

Journée internationale contre les violences faites aux femmes

25 novembre 2009

Comme vous le savez, je souhaite très régulièrement accorder sur mon blog une place prépondérante aux victimes et à leurs droits.

Il était donc impératif que je me manifeste à l'occasion de la journée internationale contre les violences faites aux femmes. Difficilement identifiable et donc quantifiable, c’est une problématique majeure pour l’équilibre de notre société. En France, 10% des femmes se déclarent victimes de violences conjugales. 156 femmes sont décédées en 2008 des suites des coups de leurs conjoints soit un décés tous les deux jours et demi. On recense 675 000 femmes victimes de violences ces deux dernières années, sans compter la violence psychologique. Quels seraient ces chiffre si toutes les victimes parlaient ? 

La violence commise à l'encontre des femmes touche le cœur des cellules familiales et est indifférente aux tranches d’âges ou aux classes sociales. Elle outrepasse les systèmes de prévention et survit bien trop facilement aux sanctions.

 

Face à ce constat, le gouvernement passe à la vitesse supérieure et s’inspire de notre voisin espagnol qui s'attaque farouchement à cette question depuis 2004. Notre arsenal juridique sera prochainement modernisé et les expérimentations multipliées (téléphones portables d’urgences, bracelets électroniques pour les conjoints violents). Cette thématique sera en outre grande cause nationale pour l’année 2010 et devrait considérablement aider les nombreuses associations qui se battent tous les jours sur le terrain.

Mais il ne faudrait pas résumer les violences faites aux femmes uniquement aux agressions conjugales. La violence au travail, par exemple, est une réalité de plus en plus prégnante. N’oublions pas également que les victimes des réseaux de prostitution relèvent elles aussi de la violence faite aux femmes. Enfin, il me semble évident d’attirer votre attention sur le sort des femmes sexuellement mutilés : en 2004, 10 000 d’entre elles ont été excisées en France.

Pour de plus amples informations sur le sujet, je vous invite à consulter les travaux de la récente mission d’évaluation de la politique de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes.

Assises Franciliennes de la Coopération décentralisée et de la Solidarité

20 novembre 2009

J'animerai cet après-midi l'atelier sur «  les collectivités territoriales et l’humanitaire. Urgence, Reconstruction : Quelle aide privilégier ? » organisé par le Conseil Régional d'Île-de-France dans le cadre des Assises Francilienne de la Coopération et de la Solidarité Internationale.

Collectivités territoriales, associations, Ministères des Affaires étrangères et européennes, opérateurs de l’État des régions Île-de-France et Kayes (Mali) se réunissent toute la journée pour réflechir à l'intérêt de la mise en place de coopérations.

Pour ma part, en tant que Conseiller régional d'Île-de-France, membre de la Commission Affaires Internationales mais aussi Président de la Fondation Casques Rouges, j’interrogerai les collectivités territoriales sur leurs capacités à intervenir dans le domaine de l’action humanitaire d’urgence alors qu’elles se restreignent essentiellement aujourd’hui à mener des opérations de développement et de réhabilitation.

Pour en débattre :

- Caroline GRANDJEAN, Directrice-adjointe du Centre de Crise du Ministère des Affaires étrangères et européennes.
« Quelle approche de l’État quant au rôle à jouer par les collectivités territoriales en matière d’aide humanitaire d’urgence et de reconstruction ? »

- Jean-Yves TROY, Directeur des opérations de Première Urgence, ancien Chargé de programmes Asie Proche Orient à la Croix Rouge Française, ancien Responsable des partenariats institutionnels à Action Contre la Faim
« Les relations collectivités territoriales/ONG doivent-elles être limitées à la relations bailleurs de fonds/opérateurs ? »

- Anne HERY, Secrétaire générale de Coordination sud et Porte-parole de Handicap International
« Les attentes des ONG en matière d’humanitaire vis-à-vis des collectivités territoriales. »

- Joseph TRÉHEL, Conseiller régional  d’Île-de-France, Membre de la Commission des actions internationales et des affaires européennes, Adjoint au Maire des Mureaux (Yvelines)
 « L’aide à la reconstruction, chaînon manquant entre l’humanitaire et la coopération décentralisée : l’exemple de l’action régionale à Gonaïves en Haïti. »

Signature d'une convention de partenariat avec la Casa de Sefarad

19 novembre 2009

A l'occasion de mon déplacement en Espagne, j'ai signé une convention de partenariat entre la Fondation France Israël et la Casa Sefarad. Comme vous le savez, je crois sincèrement en la nécessité de mutualiser les forces et les compétences des différents acteurs pour agir efficacement.

 

De la même façon que je préconise l'association des ressources humaines et matérielles des ONG pour constituer des Casques Rouges à l'ONU, je suis convaincue de l'intérêt de développer des projets en coopération avec la Casa de Sefarad en Espagne pour favoriser le rapprochement des sociétés française, espagnole et israélienne. C'est désormais chose faite puisque nos deux organisations ont affirmé leur volonté de travailler ensemble pour construire des projets au coeur de la cité.

 

Prochainement, j'irai à la rencontre de mes homologues allemands et anglais pour tenter d'insulfer une nouvelle dynamique aux relations israélo-européennes.

La convention internationale des droits de l'enfant a 20 ans !

19 novembre 09

Nous célébrons aujourd'hui le 20ème anniversaire de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Rappelons d'abord que ce texte a été adopté le 20 novembre 1989 par 160 pays membres de l'ONU et qu'il a été ratifié par la France en 1990. Rappelons aussi qu'il a largement ouvert la voie aux combats pour le droit à la vie, à l'éducation, à la santé ou encore à la sécurité des plus jeunes.

 

Je sais naturellement que nous n'avons pas encore atteint les objectifs que nous nous sommes fixés en matière de protection de l'enfance, que des milliers d'enfants vivent toujours dans des conditions inacceptables mais nos efforts ne sont pas vains et l'engagement de chacun contribue, peu à peu, à faire triompher le droit au respect et à la dignité.

 

Prenons l'exemple de l'Alerte Enlèvement que j'ai souhaité transposer en France après la mort d'un jeune garçon. Depuis sa création, ce dispositif a permis de sauver la vie de 9 enfants en danger. Grâce aux nouvelles extensions Web et mobiles, davantage de chances seront encore mises du côté des mineurs et les ravisseurs devraient être dissuadés de "passer à l'acte". Car aujourd'hui dans notre pays, lorsqu'un enfant est enlevé, ce sont tous les Français qui peuvent se mobiliser pour le retrouver.


Gageons que ces nouvelles avancées permettent un jour de garantir le droit à la vie à tous les enfants du monde.

La Casa de Sefarad emmènage au Palais de Canete à Madrid

18 novembre 2009

Ce matin, j'ai eu la joie d'assister à la remise du Palacio del Marques de Canete par le Maire de Madrid, Alberto Ruiz-Gallardon, à la Casa de Sefarad.

 

C'est le Président de cette institution, Miguel Moratinos, par ailleurs Ministre des Affaires Etrangères espagnol, qui a inauguré la nouvelle "maison" de la Casa de Sefarad offerte par la municipalité de Madrid. Cette opération démontre à nouveau l'engagement de l'Espagne aux côtés de l'Etat d'Israël.

 

Tout comme la Fondation France Israël que j'ai l'honneur de présider, la Casa de Sefarad oeuvre sans relâche pour créer des ponts entre les sociétés espagnoles et israéliennes au travers de projets culturels, éducatifs, économiques...

 

Nous aurons largement l'occasion de reparler de cette institution sur ce blog puisque j'ambitionne de développer de nombreuses coopérations avec nos homologues espagnols.

 

A suivre donc.

 

 

Pour une République irréprochable... jusque dans ses prisons

17 novembre 2009

J’ai porté une très grande attention à l’arrêt rendu par la cour administrative d’appel de Douai (Nord) qui a condamné la semaine dernière l’Etat pour les conditions de détention "n'assurant pas le respect de la dignité inhérente à la personne humaine". Cette décision de justice remet une fois de plus au centre du débat public la question très sensible des conditions de vie des détenus en prison.

En condamnant l’Etat à indemniser trois détenus qui se partageaient entre autres une cellule de 9m², la cour d’appel a fait écho aux préconisations de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, qui a fixé à 7m² le seuil minimal occupé par un détenu.

Ne nous voilons pas la face, la France ne s’est pas encore doté, pour l’instant, des équipements immobiliers adéquats pour parvenir à cet objectif. Ce dernier est pourtant fondamental. Pourquoi ? Parce qu’il est la condition sine qua none pour que la justice rendue dans notre pays soit juste tout au long du processus judiciaire, c'est-à-dire à la fois dans le jugement délivré et l’application de la peine. Comme le rappelait le Président de la République en 2007, la prison doit cesser d’être « une zone d’ombre de la République ».

Si l’Etat vient donc d’être rappeler à l’ordre, la politique gouvernementale initiée en la matière suit le bon chemin. Je pense tout particulièrement à l’augmentation de la construction des établissements pénitentiaires qui pourra permettre, je l’espère, d’amener l’humanité jusque dans nos prisons.

Déjà en 2004, alors Secrétaire d’Etat aux Programmes immobiliers de la Justice, je plaidais sans relâche pour une humanisation des prisons. En 2009, il est désormais urgent de relever ce défi.

Rencontre avec l'UMP Facs à l'Assemblée Nationale

17 novembre 2009

J’ai toujours pensé que mon combat à la tête de la Fondation Casques Rouges devait prendre en compte la mobilisation et la sensibilisation des jeunes générations aux enjeux de solidarité internationale. C’est donc avec plaisir que je me suis rendu hier à l’Assemblée Nationale pour répondre à l’invitation de l'UMP Facs.

Au-delà de la présentation de la Fondation Casques Rouges et de mon manifeste, j’ai été ravie de la qualité des échanges que nous avons pu avoir tous ensemble autour des nouveaux modes de gouvernance humanitaire.

 

C’était pour moi l’occasion de constate, comme lors du Challenge Humanitech, que les jeunes se sentent de plus en plus concernés par l'action humanitaire et les conséquences du changement climatique.

Merci à l'UMP Facs de m’avoir démontré que nous pouvions avoir confiance en l’avenir. 

Mon interview pour ReadWriteWeb

16 novembre 2009

Nicole Guedj : « j’aime l’idée de nous appuyer sur les technologies pour agir »

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Longtemps avocate spécialisée dans la défense des droits de l’homme, Nicole Guedj s’est engagée dans la politique au milieu des années 90 au niveau local puis sur le plan national en 2004, quand elle a intégré le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin.

 

 

Par la suite, elle fut chargée d’une mission par le Président Jacques Chirac afin de poursuivre des initiatives destinées à créer des outils technologiques innovants permettant d’assurer la coordination des secours lors des grandes catastrophes. Dans le cadre de cette mission, elle a lancé la « Fondation Casques Rouges pour l’action humanitaire d’urgence et de développement ».

Nicole Guedj est également conseiller d’Etat depuis 2006 et membre du conseil d’administration de l’OFPRA depuis fin mai 2009.

Accompagnée de Sarah Aizenman, qui gère la communication de sa fondation « Casques Rouges », elle nous a reçu afin d’évoquer avec ReadWriteWeb les usages des NTIC dans le secteur de l’humanitaire.


RWW : Comment en êtes-vous venue à utiliser les technologies et internet ?

Nicole Guedj : Cela fait 30 ans que je défends un certain nombre de causes et cela avance . Les technologies m’aident à faire plus vite, a être plus efficace et je ne peux que m’en réjouir.
Je vois dans internet la possibilité de mieux servir un certain nombre de victimes et c’est ce que je m’efforce de faire dans le cadre de ma fondation casques rouges en développant notamment des outils technologiques pour faciliter l’action humanitaire.

RWW : Quel regard portez-vous sur ce qu’il se passe sur internet en ce moment ?

Nicole Guedj : Je ne suis pas née avec internet mais j’aime tout ce qui s’y passe. On est projeté dans un autre monde qu’effectivement on ne contrôle pas. Je veux faire en sorte que cela serve à ceux que j’ai envie de défendre et aux causes qui sont les miennes.

RWW : Quels type de technologies imaginez-vous au sein de « casques rouges » et à quelles types d’urgences les destinez-vous ?

Nicole Guedj : « Casques Rouges » n’est pas qu’une réponse technologique, c’est d’abord une nouvelle proposition de gouvernance de l’action humanitaire : nous avons énormément de moyens humains et matériels partout sur la planète mais ces moyens ne sont pas optimisés. On peut, sur des lieux de catastrophe, constater un certain gaspillage et le résultat n’est pas digne des efforts que l’on consent humainement et matériellement. Les acteurs humanitaires sont des gens extrêmement sincères, très volontaires et très déterminés mais quand leurs actions ne sont pas coordonnées, quand ils n’ont pas les moyens d’arriver sur place suffisamment vite, ils interviennent davantage pour compter les victimes que pour sauver des vies.

C’est pourquoi, je plaide pour la création d’une force internationale humanitaire de réaction rapide, placée sous l’égide de l’ONU, pour améliorer l’organisation des secours. Nous avons des Casques bleus pour les conflits armés, je préconise la création de Casques Rouges pour les crises humanitaires. Après le tsunami, j’ai convaincu le Président Chirac de transmettre cette proposition à Kofi Annan qui l’a accepté. Mais la machine onusienne est très lourde et les choses ne vont pas toujours aussi vite qu’on le souhaite. Aujourd’hui, je le répète, il y a urgence à agir pour faire face aux conséquences du changement climatique qui entraîne, chaque année, de nombreuses catastrophes naturelles.

RWW : Comment imaginez-vous mieux utiliser les moyens déployés de façon un peu anarchique sur les lieux d’une catastrophe ?

Nicole Guedj : Par la création d’un état major renforcé à l’échelle de l’ONU qui aura pour mission de recenser toutes les ressources disponibles, d’imaginer des schémas directeurs d’intervention et d’anticiper les crises.

Trop souvent, nous voyons des équipes qui se ruent sur place et se retrouvent en concurrence dans la mesure où elles font double voir triple emploi. Personne n’est inutile, le tout c’est de savoir comment utiliser les moyens dont nous disposons.

RWW : tout cela à l’ONU ?

Nicole Guedj : La coordination se fera à l’échelle de l’ONU, seul organe légitime pour coordonner le monde humanitaire. Souvenez-nous du cyclone Nargis qui a dévasté la Birmanie. Le chef de la junte militaire n’a accepté de parler qu’avec un unique interlocuteur et c’était Ban Ki Moon, le Secrétaire Général des Nations Unies. En revanche, je conçois l’organisation opérationnelle des Casques Rouges par continent grâce à la création d’antennes régionales qui auront une parfaite connaissance du terrain.


RWW : Et les technologies dans tout cela ?

Nicole Guedj : Le manque de coordination, sur un site de catastrophe, est souvent lié à un manque de communication.

Par définition, après une catastrophe, il n’y a plus de moyens de communication sur une zone sinistrée et il n’est pas étonnant que les équipes ne puissent pas échanger et partager des informations.

Cela m’a donné l’idée, de créer un container satellitaire, Emergesat, destiné à rétablir rapidement un réseau de communication sur les lieux d’une catastrophe. Après tout, on utilise le satellite à des fins personnelles mais pas encore à des fins humanitaires.

J’ai donc imaginé ce container satellitaire et après le tsunami, dont j’ai confié la réalisation au CNES et à Thalès Alenia Space.

En résumé, c’est un kit humanitaire que l’on peut transporter dans la soute d’un avion commercial, par hélicoptère ou par bateau. Il contient une antenne satellite destinée à rétablir un réseau de communication IP, VHF et GSM sur une zone sinistrée, des logiciels permettant d’utiliser des technologies d’observation de la terre, des outils de télémédecine et d’analyse de l’eau, un système de visioconférence, etc.

 



RWW : Concrètement, comment cela s’utilise-t-il sur le terrain ?

Nicole Guedj : J’ai suggéré de prépositionner ces containers à proximité de zones à risque, de façon à ce que les agences onusiennes et les ONG puissent en disposer dans les meilleurs délais.

Le premier prototype [ndlr : version alpha] a été présenté au sommet de l’information de Tunis, c’était une version que je qualifierais aujourd’hui de préhistorique, refroidie avec un climatiseur récupéré chez ma grand mère ! Ce prototype a beaucoup évolué et a donné lieu à une première version opérationnelle.

Cette première version [ndlr : version beta], on l’a testé il y a deux ans avec le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, à l’est du Tchad, dans le camp de réfugiés du Darfour de Gaga. C’était une magnifique expérience et un test grandeur nature très efficace du dispositif.

Après l’expérience dans le camp de Gaga, nous avons fait évoluer le dispositif notamment pour augmenter sa résistance à la chaleur et on a amélioré une multitude de choses.

Aujourd’hui, l’un de ces containers satellitaires est à la disposition du quai d’Orsay et nous en avons un autre que nous voudrions faire circuler sur des zones de catastrophe. Il est en ce moment utilisé par le SAMU de Guyane et il circule dans les Antilles.

RWW : C’est un projet particulièrement complexe, tant au niveau matériel que logiciel, cela a été difficile à mettre en œuvre ?

Nicole Guedj : j’avoue que j’ai eu beaucoup de chance de trouver le présidentn du CNES, Yannick d’Escatha, qui a été formidable. Il s’est dit qu’au delà du spatial, il était aussi très utile de penser à l’humanitaire et de lier les deux. Il m’a beaucoup aidé et on a commencé à travailler avec Thalès.

RWW : Le CNES et THALES ont offert leur moyens ?

Nicole Guedj : Oui, j’ai apporté le concept et eux leurs ingénieurs et leur savoir faire. Ils y ont passé beaucoup de temps et de moyens. De mon coté, j’ai consacré deux années de ma vie à travailler sur ce projet.

Cela a été une expérience très riche car je ne suis absolument pas scientifique et j’ai eu à partager cette aventure avec des chercheurs et des ingénieurs, dont j’ai parfois dû freiner l’enthousiasme, car leur vocation est de faire aller la technologie le plus loin possible, là où je voulais la ramener à des concepts suffisamment simples pour pouvoir être utilisés in situ.

Au final, nous avons procédé par assemblage en gardant en tête l’idée de simplicité pour ceux qui utiliseraient le dispositif sur le terrain.

Je fonctionne toujours comme cela : quand j’étais au gouvernement, j’ai mis en place le 0.8.V.I.C.T.I.M.E.S, téléphone nationale unique d’aide aux victimest. Sur ne net, j’avais fait la promotion du premier logiciel de contrôle parental, LogProtect.

RWW : C’est vous qui avez lancé le premier logiciel de contrôle parental en France ?

Nicole Guedj : En fait, j’ai découvert qu’un adjudant de gendarmerie travaillait sur un projet, LogProtect (http://www.logprotect.fr/). Je suis allé le voir, j’ai essayé de comprendre ce qu’il faisait et cela allait dans le sens de ce que je préconise : ne surtout pas se priver d’internet mais en contrôler l’usage au bénéfice des enfants tout en les accompagnant.

Logprotect filtre non seulement les contenus problématiques mais empêche les enfants de divulguer sur internet des informations personnelles en les interceptant. Il est par ailleurs très simple d’utilisation.



RWW : Là vous êtes dans l’un des enjeux majeurs de la civilisation numérique que nous somme en train d’aborder : certes, il faut avoir des outils de contrôle et de filtrage, mais il existe deux façons de les mettre en place, chez ce que l’on appelle le « client », en informatique, c’est à dire chez vous, à la maison, sur votre ordinateur, et sous votre contrôle, ou au contraire à un niveau central, administratif, étatique, où c’est un Etat qui va décider, pour vous, et sans la moindre transparence. Aujourd’hui, en France, on est en train de se diriger vers la seconde solution.

Nicole Guedj : Moi, je reviens à ma solution : protéger les enfants à l’aide d’un filtre parental installé sur les machines qu’ils utilisent et leur donner pleinement l’usage de l’internet.

Il faut exploiter internet, exploiter c’est un mot horrible, mais dans ce sens là, je trouve que ça le fait bien, que c’est juste : exploiter les technologies et les mettre au service des hommes.

RWW : Et comment percevez vous cette volonté de faire l’inverse, c’est à dire de mettre en place un système centralisé qui va décider de ce que vous pouvez ou ne pouvez pas voir ?

Nicole Guedj : J’ai été avocat spécialisée dans la défense des droits de l’homme et de la liberté d’expression durant 25 ans. Ma cause, elle est entendue, c’est celle là.

A tous les siècles, il y a eu inter pénétration entre la politique, comme forme de pensée, et les outils de la politique. Il peut y avoir un gap, une marge, et il faut être très attaché à ses valeurs, très attaché aux règles de la démocratie et la défendre à tout prix.

RWW : C’est une note d’espoir que vous nous livrez, car c’est mal parti

Nicole Guedj : je ne sais pas si c’est mal parti. Je pense que chaque période a connu des difficultés, rien ne se fait jamais sans heurts. Le tout c’est de rester attachée à des valeurs comme la démocratie et la liberté d’expression.

RWW : Parmi vos projets, vous avez cet équipement mobile pour humanitaire sur le terrain.

Nicole Guedj : Nous voudrions développer un gilet de geolocalisation pour les acteurs de l’humanitaire. Un GPS à l’intérieur d’un gilet de sauvetage, avec différentes sources d’alimentation en énergie, comme un panneau solaire, une prise d’allume cigare, une manivelle dynamo. Cet équipement permettrait aux humanitaires sur le terrain d’être en communication permanente avec leurs bases arrières.



RWW : A coté de cela, vous proposez les logiciels qui vont permettre, très concrètement, d’organiser une action sur le terrain.

Sarah Aizenman : Emergesat, notre container satellitaire centralise tout dans une base de données, les humanitaires qui évoluent sur une même zone peuvent ainsi partager leurs informations pour éviter de faire mille fois le même relevé. C’’est une banque de donnée qu’ils alimentent tous ensemble.

Ils disposent d’applications de travail collaboratif destinées à faciliter le travail entre les personnes qui interviennent sur les lieux d’une catastrophe. On a essayé de réunir toutes les technologies qui permettaient de favoriser cette coordination.

Nicole Guedj : Le challenge a été d’arriver à packager le tout, parce que ce qu’il faut bien réaliser à quel point débarquer sur les lieux d’une catastrophe est compliqué. Chacun arrive avec sa valise, ses équipements, son matériel, ses installations… du coup, ils arrivent souvent trop tard.

Si l’on arrive a généraliser l’usage des containers satellitaires comme celui-ci, en les prépositionnant sur des zones à risque afin que l’on puisse les déposer d’un coup d’hélicoptère, les humanitaires pourront quasiment arriver les mains dans les poches, très rapidement, et ça change tout car c’est dans les toutes premières heures que se joue la survie.

Sarah Aizenman: la grande majorité des ONG font très bien le job de la réhabilitation, de la reconstruction et du développement mais dans l’urgence, cela pêche donc il faut penser un backoffice, parce que c’est cela finalement les « casques rouges », c’est un « backoffice ».

Un backoffice avec plein d’outils destinés à faciliter l’action humanitaire en situation d’urgence. Une situation aujourd’hui très mal gérée et ce n’est pas qu’une question d’argent.

On l’a vu avec le tsunami : on avait beau avoir des millions d’euros, il n’y avait pas de stratégie organisée et cela n’a pas été très efficace.

RWW : On sort du domaine des technologies, pour parler un instant d’un autre projet de Casques Rouges : des produits alimentaires destinés aux populations isolées par une catastrophe naturelle.

Nicole Guedj : Encore aujourd’hui, il y a des lieux que l’on atteint que très difficilement après une catastrophe et il faut parfois attendre longtemps avant de pouvoir les approvisionner.

Il existe un produit d’alimentation d’urgence pour les enfants (Plumpynut) mais c’est en réalité un produit pour les enfants malnutris que l’on utilise à défaut d’autre chose.

J’ai donc créé un petit groupe de travail avec des étudiants pour imaginer la fabrication d’un produit alimentaire que l’on pourrait utiliser pendant une semaine à dix jours afin d’alimenter enfants et adultes. Un produit qui répondrait à des contraintes de stockage, de transport et de conservation et bien sûr de coûts.

On peut en déposer des stock par hélicoptère afin d’être certain que les populations ne meurent pas de faim avant l’arrivée des secours. Là encore, on prépositionne des stocks à proximité de zones à risques.

RWW : Vous avez par ailleurs un projet qui a remporté l’appel à projet de NKM sur le web 2.0, « Missing ».

Nicole Guedj : C’est une longue histoire qui a commencé bien avant l’appel à projet de Nathalie [NKM], alors que j’étais au gouvernement durant le tsunami, en charge d’accompagner les familles de rescapés et les familles de victimes.

J’ai vu des choses sordides se dérouler sous mes yeux notamment des gens qui recherchaient désespérément des proches disparus, qui envoyaient des mails un peu partout ou qui essayaient de passer sur toutes les télévisions pour tenter de retrouver l’un des leurs, persuadés qu’ils n’avaient pas pu disparaitre dans la vague.

Je me suis dit qu’il fallait essayer de rendre plus efficace, moins artisanal, et plus universel la recherche des disparus après une catastrophe.

Il y a un an et demi, j’ai envoyé un mail au VP Communication de Google via Facebook et il nous a immédiatement mis en relation avec Google Europe.

Je leur ai expliqué l’idée, ils ont trouvé cela vraiment bien. Ils nous ont apporté l’aide de leurs techniciens puis Nathalie [NKM] a lancé cet appel à projet. Nous y avons concouru avec Bearstech et on a fait parti des projets retenus.

Avec Nathalie [NKM], on est vraiment sur la même longueur d’onde.

Sarah Aizenman : Nous avons conceptualisé le projet : au lieu de laisser les internautes à la recherche d’un disparu créer des blogs ou des sites dans tous les sens, on a pensé à une plateforme centralisée qui récencera toutes les informations utiles et qui pourra être utilisée par tout le monde.

Puis on s’est demandé : qui sait faire du moteur de recherche ? Google ! On est allé les voir,et ils nous ont répondu : « Ok, génial, super projet, qu’est ce qu’on peut faire ? »

Google nous a apporté deux choses : ils mettent à notre disposition leurs briques : Google Earth, Google Maps, Google Data… comme pour tout le monde sauf qu’ils nous proposent un accompagnement par des ingénieurs spécialisés dans chacune de ces technologies afin de bien les intégrer tant d’un point de vue technique qu’ergonomique.

Ils ont ensuite proposé à leurs ingénieurs de travailler sur le projet. Leurs ingénieurs peuvent utiliser 10% de leur temps de travail sur des projets de leur choix et cela permettra de dégager des ressources importantes.

Mais ils nous fallait une structure plus lourde qui coordonne les ressources alors nous nous sommes dirigés vers La Cantine et Silicon Sentier avec qui on travaille souvent et eux aussi ont répondu présents.

Le problème, à ce stade, c’est que nous n’avions pas d’argent, en tout cas pas suffisamment pour construire un système qui puisse répondre à un afflux massif d’utilisateurs : imaginez le nombre de connexions sur un tel service durant une catastrophe comme le tsunami. C’est à ce moment que l’on a appris l’appel à projet de NKM.

Je me suis rendue à La Cantine et j’y ai rencontré Louis Montagne, qui a par ailleurs participait à notre Challenge Humanitech en parrainant des étudiants qui avaient concouru à notre concours de l’invention humanitaire. Je lui ai fait part de notre projet en lui demandant qui pourrait nous aider pour répondre à nos cotés à l’appel à projets. Et il a tout naturellement proposé son aide. Ce type de projet correspond parfaitement à l’état d’esprit de Bearstech.

On a rempli le dossier d’appel à candidature en 15 jours, avec deux crises de nerfs, et avec eux on a pensé le projet en y intégrant une multitude de technologies web : Flickr, Skype, Twitter, Google Earth, Google Map… L’idée étant de fournir un point d’entrée pour chacun.

RWW : Concrètement, dans une situation d’urgence, a quel besoin répond Missing ?

Nicole Guedj : Missing sert à diffuser des informations susceptibles d’aider à la recherche d’une personne disparue lors d’une catastrophe naturelle.

Sarah Aizenman: l’un des aspect du partenariat avec Google est d’activer le service sur la page d’accueil de Google en cas d’urgence, service qui sera la plupart du temps en sommeil et qui ne sera déclenché qu’en cas d’urgence.

Le service diffusera également, via les commissariats, les hôpitaux, etc, des fiches signalétiques centralisées, distribuées partout.

RWW : Dans un cas, malheureusement classique, de déplacement massif de population, comme on l’a vu récemment au Darfour, l’outil serait parfait pour répondre au drames des familles séparées.

Nicole Guedj : mais on ne l’utilisera qu’en cas de catastrophe naturelle, cela fait parti de l’accord avec nos partenaires.

J’ai été avocate spécialisée dans la défense des droits de l’homme, j’ai été missionnée en Amérique du Sud pour retrouver des otages retenus par la junte. Je comprends parfaitement ce type de besoins mais il faut y aller progressivement si l’on veut avancer.

Si je veux me donner des chances de faire aboutir les projets sur lesquels je travaille, il faut avancer pas à pas, donc on commence comme cela, tout en sachant que les catastrophes naturelles, avec le réchauffement climatique, vont prendre une tournure incroyable avec notamment le problème des réfugiés climatiques.

RWW : Vous organisez également chaque année un Challenge de l’invention humanitaire.

Nicole Guedj : je me suis dit que les jeunes étudiants ingénieurs devaient avoir des idées à la pelle et que l’on pourrait essayer de les accompagner dans cette logique d’utilisation des technologies à des fins humanitaires.

L’année dernière, La Cantine nous a accueilli à cette occasion et l’équipe qui a gagné proposait d’utiliser des panneaux solaires pour purifier l’eau saumâtre.

L’année prochaine, nous allons essayer d’ouvrir le concours à l’Europe.

On a trouvé dans le milieu des nouvelles technologies des gens très dynamiques, très volontaires, prêts à nous aider.

RWW : Ce qui n’est pas si surprenant, les gens que vous avez croisé à la Cantine, chez Bearstech ou ailleurs, portent des valeurs qui sont proche des vôtres, et que l’on retrouve dans l’open source, par exemple. Collaboration, partage, relation de l’homme et de la technologie, la synergie est assez évidente.

Nicole Guedj : j’aime l’idée de nous appuyer sur les technologies pour agir, mais ce n’est pas facile à vendre, car vous ne faites pas pleurer dans les chaumière avec un container satellite.

RWW : A défaut de faire pleurer, j’imagine qu’un tel projet a du exciter les developpeurs que vous avez trouvé chez Bearstech, et je comprend parfaitement qu’ils aient répondu positivement à votre appel.

Nicole Guedj : oui, mais c’est un petit monde…

RWW : Pas tant que cela…

Nicole Guedj : c’est un monde qui grandi mais comparé au champ sur lequel intervient l’humanitaire, c’est encore petit. On n’est pas dans le compassionnel, on est dans l’efficacité, et pour cela, les technologies, on ne fait pas mieux.

RWW : Cela marche pour les entreprises, il n’y a pas de raison que cela ne marche pas pour l’humanitaire.

Nicole Guedj : C’est exactement ce que nous nous sommes dit.

RWW : Et myhumanitary ?

Sarah Aizenman : c’est un de nos autres projets qui, je pense, va permettre de mettre en valeur l’action humanitaire : nous allons mettre en ligne d’ici mi décembre le premier média social humanitaire.

L’idée est de permettre aux bloggeurs, aux étudiants, à tous ceux qui sont liés de près ou de loin à ces enjeux, de réagir aux enjeux de l’humanitaire et d’offrir une vitrine de promotion à l’action humanitaire.

Nous aurons un JT hebdomadaire, nous allons également agréger des flux RSS avec des articles provenant des plus grands quotidiens du monde entier, y ajouter des articles écrits en propre, à travers des partenariats avec des écoles de journalisme, proposer un espace communautaire, myworld, une messagerie pour pouvoir collaborer…

L’idée est la suivante : la première étape, en tant que visiteur, c’est d’apprendre et de s’informer, la deuxième étape, quand on a envie d’aller plus loin, c’est de collaborer et d’écrire, et la troisième étape, quand on a envie de s’engager sur le terrain, c’est de communiquer avec les associations membres de Myhumanitary pour voir comment on peut mettre ses compétences à disposition.

Nous souhaitons proposer un véritable un parcours du militant humanitaire.

RWW : Vous avez développé cela comment ?

Sarah Aizenman : nous avons fait cela avec l’agence Leitmotiv, l’agence qui gère jeanmarcmorandini.com, lesindiscrets.com, scooppeople.fr, des sites qui ont un trafic énorme. Ils nous ont proposé de développer cela gratuitement et de mettre le site en avant sur leurs autres sites.

RWW : Et votre actualité du moment, l’alerte enlèvement sur iPhone ?

Nicole Guedj : Tout a commencé, lors de mon arrivée au gouvernement, par une histoire sordide d’enlèvement d’enfant. Je me suis dit qu’il fallait que je trouve une solution, et cette solution, c’est un garçon qui s’appelle Pierre Bellanger qui m’a aidé à la trouver.

RWW : Pierre Bellanger, décidément, le monde est petit.

Nicole Guedj : Pierre Bellanger m’avait entendu parler du problème des enlèvements d’enfants et m’a parlé de la méthode américaine Amber Alert.

Je suis allé voir sur place comment cela se passait et j’ai créé un groupe de travail, mais on m’a mis beaucoup de bâtons dans les roues, au point que le dispositif est sorti après mon départ du gouvernement.

Mais on a tout de même réussi à le faire, avec les télés, les radios, et les panneaux autoroutiers.

En mai dernier, j’ai mis autour d’une table des acteurs tels que Google et Orange pour transposer l’alerte enlèvement à internet : tout le monde ne regardant pas la télé, il fallait trouver un moyen de contacter ceux qui étaient sur internet au moment d’un enlèvement.

Mais il en reste encore qui ne sont ni devant un écran, ni à coté d’une radio, ni devant leur télé.

L’application iPhone élargit les moyens de transmission de l’alerte et cela devient encore plus dissuasif pour les ravisseurs. Elle sera disponible sur le portail Proxima Mobile prochainement.

RWW : En quoi consiste le dispositif sur Yahoo, Google, Microsoft et co. ?

Sarah Aizenman : C’est un widget qui contient toutes les informations ainsi qu’un numéro de téléphone et un email permettant aux internautes d’alerter les autorités s’ils ont des informations sur un enlèvement.

Au delà de ce dispositif, nous sommes également présents sur les portail WAP d’Orange et de SFR, nous avons a également des banners à notre disposition présentes un peu partout ainsi que des vidéos sur Dailymotion et Youtube.

Nicole Guedj : Tout le monde a joué le jeu. Sans peine, sans difficulté : le premier que j’ai convaincu a été Didier Lombard, il m’a immédiatement répondu oui quand je lui ai téléphoné, Mats Carduner de Google a également été extraordinaire, c’est un garçon fantastique. Je n’ai eu aucun effort à faire, aucun.

RWW : Dernière question, que peuvent faire les internautes pour vous aider dans votre démarche ?

Manifester leur soutien à nos actions en adhérant en ligne, proposer leurs services pour nous accompagner dans la réalisation de nos projets, relayer le message des Casques Rouges sur le Web pour réussir à fédérer une communauté d’Internautes engagés et solidaires.

La vidéo des Entretiens des Casques Rouges à Sciences Po

12 novembre 2009

Le Concert de Radu MIHAILEANU

9 novembre 2009

"Le concert" de Radu MIHAILEANU est un très beau film qui m'a fait vivre de fortes émotions. Je vous conseille vivement ce bon rendez-vous du cinéma. Les amateurs d'humour slave, de violon et de Tchaikovsky apprécieront...

 

 

A l'époque de Brejnev, Andrei Filipov était le plus grand chef d’orchestre d'Union soviétique et dirigeait le célèbre Orchestre du Bolchoï. Mais après avoir refusé de se séparer de ses musiciens juifs, dont son meilleur ami Sacha, il a été licencié en pleine gloire. Trente ans plus tard, il travaille toujours au Bolchoï mais… comme homme de ménage. Un soir, alors qu'Andrei est resté très tard pour astiquer le bureau du maître des lieux, il tombe sur un fax adressé au directeur : il s'agit d'une invitation du Théâtre du Châtelet conviant l'orchestre du Bolchoï à venir jouer à Paris… Soudain, Andrei a une idée de folie : pourquoi ne pas réunir ses anciens copains musiciens, qui vivent aujourd'hui de petits boulots, et les emmener à Paris, en les faisant passer pour le Bolchoï ? L'occasion tant attendue de prendre enfin leur revanche…

 

Remise du prix de la Fondation Chirac pour la prévention des conflits

6 novembre 2009

Ce matin, Jacques Chirac a remis le Prix de sa Fondation pour la prévention des conflits.Trois hommes d'exception ont été mis à l'honneur par notre ancien Président de la République, toujours très investi en faveur de la paix et du dialogue entre les peuples.

 

Ce premier Prix a été attribué à l'Imam Muhammad Ashafa et le Pasteur James Wuye. D'abord chefs de milices religieuses qui s'affrontaient au Nigeria, ils sont ensuite devenus des militants de l'amitié entre les chrétiens et les musulmans de leur pays. Ensemble, ils ont créé, en 1995, le Centre de Médiation Interreligieuse (IMC) dans l'Etat de Kaduna, au nord du Nigéria. Ils travaillent désormais à la pacification de leur pays et s'efforcent de diffuser leur méthode de dialogue à l'étranger.

 

Par ailleurs, un prix spécial du jury a été remis au Docteur Park Jae-Kyu, Président de l'Université Kyungnam et ancien ministre de l'Unification de la République de Corée, qui a oeuvré toute sa vie en faveur du rapprochement des "deux Corées".

 

Le jury était composé de :

  • Boutros Boutros-Gali, ancien Secrétaire Général de l'ONU,
  • Michel Camdessus, Président de la Société de Financement de l'Economie Française, ancien Directeur Général du FMI,
  • Joaquim Alberto Chissanon, ancien Président de la République du Mozambique,
  • Federico Mayor, ancien Directeur de l'UNESCO,
  • Andrea Riccardi, Fondateur de la communauté de Sant'Egidio, Université de Rome III,
  • Jorge Sampaio, Haut représentant du Secrétaire Général de l'ONU pour l'Alliance des Civilisations, ancien Président du Portugal,
  • Ismaïl Serageldin, Directeur de la Bibliothèque d'Alexandrie,
  • Simone Veil, ancien ministre, membre de l'Académie Française.

 

A l'issue de la cérémonie, le Président Nicolas Sarkozy a tenu à saluer le travail de la Fondation Chirac et la mobilisation sans faille de Jacques Chirac pour la solidarité et l'humanité : "le dialogue et la paix sont, depuis l'origine, l'élément central de votre vision du monde"

L'Alerte Enlèvement diffusée sur les téléphones portables

5 novembre 2009

D’ici à la fin de l’année, les messages Alerte Enlèvement seront reçus sur tous les téléphones portables. Une petite révolution qui permettra d’avertir en temps réel des millions d’abonnés Bouygues, SFR et Orange. Aujourd’hui, l’alerte est déjà relayée par le biais des télévisions, des radios et des journaux.


C’est la fondation Casques rouges de l’ancienne secrétaire d’Etat aux Droits des victimes, Nicole Guedj, qui est à l’origine de la création de ce nouveau service dans le cadre de l’appel à projets lancé par Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat au Développement de l’économie numérique. « Et notre projet a été retenu, précise Nicole Guedj. Cela permettra d’avertir un maximum de gens dès lors que l’alerte sera donnée. De plus, il y a un côté dissuasif. Avant de passer à l’acte, le ou les agresseurs vont pouvoir se dire qu’un pays entier sera à leurs trousses. »


Pour arriver à ce résultat, l’ancienne secrétaire d’Etat aux Droits des victimes n’a pas ménagé ses efforts. En 2004 déjà, après l’enlèvement d’un enfant, elle avait transposé le dispositif américain Amber Alert en France. Dès le rapt d’un enfant, tous les médias étaient ainsi mobilisés afin de diffuser la photo de l’enfant et un numéro d’appel pour fournir des éventuelles informations.

« C’est toute la France qui pourra se mobiliser »

Depuis 2006, le modèle français de l’Alerte Enlèvement a été déclenché à huit reprises. « Il a permis de sauver la vie de neuf enfants (NDLR : le rapt de deux enfants avait fait l’objet d’une seule alerte). Mais il fallait encore faire plus. Faire évoluer le dispositif avec les nouvelles technologies. Si tous les Français ne sont pas devant leur poste de télévision le matin ou en plein après-midi, ils ont toujours sur eux leur téléphone portable. Grâce à la diffusion du message d’alerte sur les portables, c’est toute la France qui pourra se mobiliser », explique l’ancienne ministre. Deux Français sur trois pourront en effet être avertis en temps réel. Le signalement de l’enfant disparu : sa photo, ses mensurations, le lieu où il a été vu pour la dernière fois s’afficheront sur l’écran.


Les différents opérateurs de téléphonie mobile, Bouygues, Orange et SFR, se sont réunis autour d’une table et ont décidé de participer à cette opération. D’autres opérateurs Internet se sont associés au dispositif comme Free, Microsoft, Dailymotion, Blogspint, Silicon Sentier, Yahoo, Google, MSN et Asic (Association des services Internet communautaire).

De nouvelles mesures concrètes pour lutter contre les violences conjugales

3 novembre 2009

Chaque année, 2 millions de femmes sont victimes de violences conjugales et 400 d'entre elles meurent sous les coups de leur mari.

 

Les pouvoirs publics ont la responsabilité de protéger ces victimes et de proposer des solutions concrètes pour leur venir en aide. Je tiens d'ailleurs à saluer ici l'action des anciens ministres chargés des droits des femmes, Mesdames Yvette Roudy, Michèle André, Simone Veil, Anne-Marie Couderc, Geneviève Fraisse, Nicole Ameline, Catherine Vautrin, Valérie Létard, qui se sont battues pour défendre cette noble cause.

 

Et pour aller plus en avant dans ce combat, c'est notre Garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie, qui a annoncé hier une série de mesures novatrices. Parmi elles figure l'expérimentation d'un dispositif de distribution de portables d'urgence, au maniement simplifié, qui permettront aux femmes battues "d'appuyer sur un bouton pour alerter la police". J'ai naturellement accueilli cette nouvelle avec une satisfaction particulière et j'espère que le système fera rapidement ses preuves pour être étendu sur l'ensemble du territoire français.

 

Je rappelle qu'un numéro de téléphone national d'aide aux victimes, qui avait été initié par le Secrétariat d'Etat que j'ai eu l'honneur d'occuper, est à la disposition de tous les accidentés de la vie. En composant le 08VICTIMES sur votre téléphone, vous aurez ainsi accès à une information personnalisée sept jours sur sept.

 

Gageons que ces avancées successives permettent un jour de garantir le droit au secours à toutes les victimes de violences conjugales.

Facing tomorrow par Shimon Peres

27 octobre 2009

J'ai eu l'honneur de participer, ces derniers jours, à la conférence "Facing tomorrow" organisée par le Président de l'Etat d'Israël. Des thèmes de réflexion aussi diversifiés que ceux de la crise économique, du changement climatique, de la nouvelle société médiatique ou encore de la rénovation du système éducatif ont été abordés par les plus grands spécialistes du monde entier.

 

C'est avec admiration et émotion que nous avons écouté le discours d'ouverture de Shimon Peres, pionner de l'Etat d'Israël et toujours aussi mobilisé pour relever les défis politiques mais aussi scientifiques et technologiques de demain.

 

Pour ma part et en tant que président de la Fondation France Israël, j'aurai à coeur de relever le défi de la coopération entre les sociétés françaises et israéliennes notamment par la mise en place de projets ambitieux et novateurs dont nous aurons l'occasion de reparler prochainement sur ce blog.

Une nouvelle étape pour le dispositif Alerte Enlèvement : l'application mobile bientôt disponible

26 octobre 2009

La Fondation Casques Rouges a remporté aujourd’hui l’appel à projets Proxima Mobile lancé par Nathalie Kosciusko-Morizet. L’application mobile de l’Alerte Enlèvement sera donc disponible dès la fin de l’année 2009 sur I-phone, Androïd, Blackberry, Windows Mobile et l'ensemble des Smartphones.

Trois ans après sa création et quelques mois seulement après la mise en place de l’e-@lerte enlèvement sur le Web, l'application mobile permettra d'avertir instantanément 2 Français sur 3.

Dès lors que l'alerte sera déclenchée, les utilisateurs recevront sur leur mobile le signalement de l’enfant disparu et pourront participer aux recherches en témoignant par téléphone, SMS ou e-mail.

J’accueille cette nouvelle avec une immense joie et une profonde satisfaction. Si l’efficacité de ce plan d’urgence a largement fait ses preuves, il était plus que nécessaire de prendre en compte les nouveaux usages de télécommunications pour mobiliser davantage de personnes.

C’est aujourd’hui chose faite et j’ai naturellement hâte que cette mise en œuvre soit effective pour maximiser l’aide aux victimes et mettre une fois de plus toutes les chances de leurs côtés.

Salon du livre de la WIZO

20 octobre 2009

J'ai eu plaisir à participer à la 56ème fête du livre de la WIZO aux côtés de mes amis Simone Veil, Marek Halter, Claude Lanzmann, Fréderic Encel, Patrick Poivre d'Arvor... Quelle joie de faire découvrir aux membres de la WIZO, avec lesquels j'ai mené de nombreux combats, celui qui m'anime aujourd'hui : la création de Casques Rouges à l'ONU.

L'action humanitaire à l'affiche de Sciences Po

19 octobre 2009

La Fondation Casques Rouges a organisé, vendredi 16 octobre, les premiers Entretiens des Casques Rouges à Sciences-Po.


A l’occasion de cet événement consacré à l’action humanitaire à l’heure du changement climatique, j’ai réuni autour de moi et devant un large public plusieurs spécialistes de la question humanitaire. Se sont ainsi exprimés à la tribune de l’amphithéâtre Chapsal, l’ancien président de Médecins du Monde Patrick Aeberhard, les chercheurs Marc-Antoine Pérouse de Montclos et François Gemenne, le journaliste Christian Troubé ou encore Marie-Claire Daveu, ancienne directrice de cabinet de la secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie.


Nous nous sommes tous accordés sur la nécessité d’adapter l’action humanitaire à l’augmentation chronique des catastrophes naturelles et des réfugiés climatiques et de réunir et coordonner les forces déjà existantes pour rendre l’organisation des secours plus réactive et productive. Nous avons aussi partagé notre inquiétude quant au manque de légitimité politique du monde humanitaire.


Autant de sujets qui illustrent la nécessité absolue de créer une force internationale de réaction rapide et qui m’encouragent à persévérer dans mon combat pour la création de Casques Rouges à l’ONU.


Le succès de cette première édition devrait très prochainement déboucher sur l’organisation de plusieurs autres Entretiens, en France mais aussi en Europe, avec le même leitmotiv : sensibiliser l’opinion publique aux enjeux de solidarité internationale.

Message de soutien de Chantal Jouanno, Secrétaire d'Etat à l'Ecologie

16 octobre 2009

« Mesdames, Messieurs, Chère Nicole,

Je regrette vivement de ne pas être avec vous. Je le regrette d’autant que le thème et les questions que vous abordez, ce soir, sont au cœur de mes préoccupations et de mon engagement.

Quels que soient les continents, l’Homme sera la première victime de la crise écologique.

D’ici 20 ans, des populations entières aux Maldives, en Papouasie-Nouvelle Guinée, ou encore dans les îles Marshall et Kiribati, verront leur pays disparaître par la montée des eaux.

Le Bengladesh, la Chine, L’inde ne connaitront pas un meilleur sort. D’après un rapport des Nations unies sur les désastres naturels, le risque mortel imputable aux inondations a augmenté de 13% entre 1990 et 2007.

Les sécheresses seront, quant à elles, plus nombreuses et intenses.  La répartition de la ressource en eau sera progressivement plus injuste. Peu de continents de l’Hémisphère Sud y échapperont –et plus encore l’Afrique déjà meurtrie par la famine et les conflits locaux. Le changement climatique augmentera également la fréquence et la virulence des catastrophes naturelles. L’humanité connaitra bientôt des typhons, des crues, des tempêtes plus meurtrières que jamais, plus souvent que jamais.

Enfin, certains conflits récents au Darfour ou en République Démocratique du Congo ont montré que la pression environnementale et la compétition pour l’accès aux ressources ont amplifié les tensions armées.

Comme les pays du Sud, les Nations du Nord n’échapperont aux conséquences des dérèglements de la Nature. Mais certainement à la différence des premières, elles auront les moyens de mobiliser toute leur puissance technologique et financière pour y faire face.

Les populations d’Afrique ou des bidonvilles d’Amérique latine, quant-à-elles, resteront impuissantes face au déchaînement des éléments. Leur droit premier de vivre sera bafoué par le péril climatique si nous n‘anticipons pas.

En d’autres termes, il faut agir maintenant.

Si des politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre sont indispensables pour éviter à l’humanité tout entière d’atteindre le point de non retour, des politiques d’adaptation sont tout aussi cruciales…. mais néanmoins insuffisantes.

Nul barrage ne saurait tenir durablement contre le Pacifique. Le risque « zéro » n’existe pas.

Il nous faut aussi secourir. La communauté internationale en a pris conscience. Quand une catastrophe humanitaire survient, une réaction rapide des secours, une coordination efficace des moyens logistiques et humains peuvent sauver des milliers de vies.

C’est pourquoi je salue l’initiative de Nicole GUEDJ, Présidente de la Fondation Casques Rouges. Je félicite le combat qu’elle mène, avec passion et générosité, depuis plus de dix ans, pour la création de ces véritables « pompiers du monde ». Cette force internationale humanitaire de réaction rapide, sous l’égide de l’ONU, permettrait, incontestablement, d’identifier et de coordonner l’action des équipes de secours, de mobiliser des moyens logistiques importants, dans un délai très court.

Il y a dix ans, il était déjà indispensable de mettre en place ces casques rouges. Aujourd’hui, c’est désormais urgent.  N’attendons pas que la catastrophe soit à nos portes pour nous préparer à ses conséquences. Le temps est venu de donner à l’Assemblée des Nations Unies les moyens de nos ambitions. Je suis convaincue que les Casques Rouges doivent faire partie de notre action. Ne nous laissons pas l’opportunité d’avoir à regretter notre passivité et nos renoncements.»

 

Chantal Jouanno

Secrétaire d'Etat à l"Ecologie

Diner Chambre & Sénat autour des Casques Rouges

16 octobre 2009

Jeudi 15 octobre, j’ai eu le privilège d’être l’invitée d’honneur du dîner-débat organisé par Chambre et Sénat, l’association nationale des collaborateurs de ministres et de parlementaires présidée par Monsieur Philippe HERZOG.


Lors de cette soirée, j’ai pu présenter le projet de la Fondation Casques Rouges et répondre aux nombreuses questions qui m’ont été posé par une audience que j’ai sentie très attentive aux questions de solidarité internationale.


Les nombreux encouragements qui m’ont été adressés par les membres de l’ANCMP sont une preuve supplémentaire que les nouvelles problématiques humanitaires sont un véritable sujet d’actualité. Mais ces marques de soutien ne sont pas une fin en soi, elles doivent au contraire représenter une raison supplémentaire de poursuivre et d’amplifier mon combat pour aboutir à la création de Casques Rouges à l’ONU.

Les Entretiens des Casques Rouges à Sciences Po

12 octobre 2009

Samoa et Sumatra dans la tournante climatique

2 octobre 2009

Cette semaine, la Terre a tremblé deux fois en Indonésie. Ce sont les îles de Samoa et de Sumatra qui ont été frappées par un tsunami puis un tremblement de terre.Selon les experts, ces catastrophes à répétition seraient la conséquence du changement climatique.

Selon des bilans encore provisoires, on compterait plus de 1 000 morts. Impossible à ce jour de chiffrer le nombre de victimes prisonnières des décombres. Barack Obama a voulu une réponse «rapide et agressive», l’Union Européenne a débloqué une première aide d’urgence de 150 000 euro, les équipes de secours ont défilé par dizaines sur les Îles du Pacifique. Mais les communications rompues, l’absence d’outils logistiques, le manque de moyens de transports, de médicaments… font encore et toujours défaut au sauvetage des victimes.

Il est urgent d’entrer dans une nouvelle ère : celle de l’anticipation et de l’optimisation des ressources. Plus que jamais, les Casques Rouges serait la solution « rapide et agressive » préconisée par le Président américain.

Les Casques Rouges sur Radio Shalom

24 septembre 2009

Radio Shalom_Casques Rouges_23 septembre
Fichier Audio MP3 15.9 MB

Les Casques rouges, c'est quoi ?

23 septembre 2009

Par Nathalie Kantt, publié le 23/09/2009 13:00


On connaît les Casques bleus, la force de maintien de la paix de l'ONU. Les Casques rouges seraient leurs "frères humanitaires"... Explications de Nicole Guedj, ancienne secrétaire d'Etat aux droits des victimes, à l'origine de ce projet.

 

En quoi consiste le projet des Casques rouges à l'ONU?

Il s'agit aujourd'hui plus que jamais de faire face aux catastrophes naturelles. Nous disposons de nombreux moyens, matériels et humanitaires, mais nous avons du mal à coordonner les actions entreprises. Les Casques rouges pourraient assurer une meilleure coordination des organismes humanitaires qui existent déjà, optimiser et mutualiser tous les moyens dont on dispose.

Ils seraient les frères humanitaires des Casques bleus. Les Casques bleus sont des forces de maintien de la paix. Les rouges seraient 100% humanitaires. Il ne s'agit cependant pas de lever une "armée" mais de constituer un état major renforcé à l'ONU et des centres basés dans les continents.

Une femme rassemble ses vêtements après un tremblement de terre dans un village près de la capitale de l'Indonésie.

REUTERS/Beawiharta

Une femme rassemble ses vêtements après un tremblement de terre dans un village près de la capitale de l'Indonésie.

 

Comment est née l'idée?

J'ai exercé comme avocate spécialisée dans les droits de l'homme pendant très longtemps. En tant que spectatrice, j'ai vu des pays ravagés, des victimes, et des équipes qui manquaient de coordination. Le droit du secours doit s'incrire dans les droits de l'homme. Il y faut penser avant, et non après les catastrophes, pour sauver des vies.

 

Où en est le projet?

Il reste en phase de réflexion [au lendemain du tsunami en Asie du Sud-est, fin 2004, le président Chirac a proposé ce projet, au nom de la France, à Kofi Annan qui en a accepté le principe, NDLR]. Aujourd'hui, je travaille avec les équipes de Nicolas Sarkozy de façon très étroite, il est très au courant du projet.

C'est le bon moment d'en parler parce que nous réfléchissons à une réforme de l'ONU et nous nous interrogeons sur les conséquences du changement climatique: penser aux façons de réagir aux catastrophes naturelles, c'est penser aux crises humanitaires qui viennent avec. Nous devons passer à la vitesse supérieure. Ce qui est en cause se sont des vies qu'il fait sauver.


Pour des Casques rouges à l'ONU, par Nicole Guedj. Le Cherche Midi, 132 p., 10€.

Election de Madame Irina Bokova à la Présidence de l'UNESCO

23 septembre 2009

Le lendemain d'une bataille électorale, on se réveille soit avec la gueule de bois soit avec un espoir euphorique. Pour ma part, c'est ce second sentiment qui m'envahit aujourd'hui.

La victoire d'Irina Bokova à la Présidence de l'UNESCO, c'est tout simplement la victoire de la démocratie.

 

Je connais l'engagement de l'ambassadeur bulgare en faveur de la défense des droits des peuples. Et pour cause, c'est ensemble que nous nous sommes battues pour libérer les infirmières bulgares et le médecin palestinien injustement retenus en Libye. A cette occasion, j'ai eu la chance de rencontrer une femme de coeur, déterminée à porter les valeurs humanistes et sociales qui me sont si chères.

 

Je tiens également à rendre hommage à Bernard-Henri Levy, Simone Veil, Claude Lanzman, Elie Wiesel et les autres. Tous ceux qui ont su "organiser la résistance" et qui ont, comme toujours, largement contribué à faire triompher les droits de l'homme.

 

Bonne chance à Irina Bokova !

Casques Rouges et Casques Bleus

21 septembre 2009

Le manifeste humanitaire de Nicole Guedj

17 septembre 2009

Ouverture de la 64ème Assemblée Générale des Nations Unies

15 septembre 2009

Alors que la cérémonie d'ouverture de la 64ème Assemblée Générale des Nations Unies s'ouvre aujourd'hui à New York, j'en appelle à la responsabilité de la communauté internationale pour que l'on garantisse enfin le droit au secours à toutes les populations du monde.

 

Si un nouveau mode de gouvernance économique est nécessaire pour réguler et moraliser la finance mondiale, un nouveau mode de gouvernance humanitaire est vital pour optimiser l’utilisation des fonds alloués et sauver le plus grand nombre de victimes.

 

Anticiper la crise, identifier les besoins, mutualiser les moyens, évaluer la situation et coordonner les interventions sont autant de missions que les Casques Rouges, que j'appelle de mes voeux, seront amenés à remplir en cas de catastrophe majeure.

 

J'ai l'espoir, qu'en 2009, ce projet soit gravé dans le marbre de la Charte des Nations Unies.

Parution de mon manifeste "Pour des Casques Rouges à l'ONU"

10 septembre 2009

J'ai le plaisir de vous informer de la parution de mon manifeste "Pour des Casques Rouges à l'ONU" aux Editions du Cherche-Midi.

 

Comme vous le savez, je me bats depuis de nombreuses années, pour la création de Casques Rouges à l'ONU, frères humanitaires des Casques Bleus, destinés à coordonner l'action des équipes de secours intervenant sur un théâtre de catastrophe naturelle.

 

A la veille de la 64ème Assemblée Générale des Nations Unies, qui s'ouvrira mardi à New York, je veux alerter et mobiliser. Je veux que ce manifeste marque une étape. Je veux démontrer par l’exemple ce que pourra apporter cette organisation dans le perfectionnement des secours d’urgence, leur liaison et leur force de frappe sur des sites de crise. Enfin, je veux donner foi à ce projet qui ne pourra voir le jour que par une large et forte mobilisation.

 

J'ai besoin de votre soutien.

 

Rejoignez-moi dans ce combat !

 

Vous pouvez dès à présent commander le manifeste"Pour des Casques Rouges à l'ONU" à l'adresse suivante  www.casques-rouges.org

Mon portrait de femme engagée réalisé par Yamina Benguigui pour Terrafemina.com

9 septembre 2009

Mon interview dans Femme Actuelle

7 septembre 2009

Interview vérité

22 juillet 2009

Soutien au peuple iranien

23 juin 2009

Dimanche 21 juin dernier, je n’aurai pas voulu manquer ce rassemblement (même, et hélas très dispersé) organisé au soutien du peuple iranien, devant l’ambassade d’Iran, place d’Iena.

 

Nous n’avions, avec les Iraniens présents, Marek Haler, Corinne Lepage, Jack Lang et moi, qu’un seul mot : SOLIDARITE.

 

J’ai voulu en effet manifester mon indignation face à un pouvoir autoritaire, opprimant une fois de plus un grand peuple, qui ne parvient décidément pas à vivre en démocratie et dans le respect des droits de l’homme. Ce qui se passe dans les rues de Téhéran n’est pas uniquement un problème iranien. C’est aussi le problème du peuple français et de l’ensemble de la communauté internationale, autant sur le plan du respect des droits humains que sur celui des risques pour la stabilité politique de cette région du monde.

 

Je salue entre autres l’initiative de la radio Kol Israel, écoutée par six millions d’Iraniens, et qui donne à de nombreux opposants a liberté de s’exprimer sur ses ondes.

Pour Moshen Makhmalbaf, l'Iran est passé à "100 % de dictature" depuis l'élection

22 juin 2009

n "porte-parole". C'est ainsi que se définit le réalisateur iranien Moshen Makhmalbaf, en France depuis plusieurs semaines et présent lors du rassemblement organisé à Paris "en solidarité avec le peuple iranien", dimanche 21 juin. A l'appel notamment de SOS Racisme, plusieurs centaines de personnes, ainsi que des personnalités politiques comme Jack Lang (PS), Corinne Lepage (MoDem) et Nicole Guedj (UMP), se sont réunies aux abords de l'ambassade d'Iran.

 

Pour M. Makhmalbaf, ce genre de manifestations de soutien est très important : "Il y a toujours eu beaucoup de différences entre les Iraniens vivant à l'étranger. Mais cette fois, ils disent tous la même chose : "Où est mon vote ?" Ils sont comme des ambassadeurs du peuple iranien. Et ils demandent aux gouvernements étrangers de ne pas reconnaître les résultats proclamés en faveur de Mahmoud Ahmadinejad", déclare-t-il au Monde.

Racontant la soirée de l'élection présidentielle du 12 juin, les mesures prises contre les partisans de Mir Hossein Moussavi et les arrestations d'opposants, le cinéaste parle d'un "coup d'Etat" : "Le soir des élections, M. Moussavi m'a appelé et m'a demandé de dénoncer ce coup d'Etat. Tous les moyens de communications étaient passés sous le contrôle du pouvoir par les forces de sécurité : médias, SMS et téléphones mobiles... Le lendemain, la télévision annonçait la victoire de (Mahmoud) Ahmadinejad et que, si plus de quatre personnes se réunissaient, elles risquaient d'être arrêtées." "Avant, on avait 80 % de dictature et 20 % de démocratie en Iran. Après les élections du 12 juin, on a 100 % de dictature", ajoute-t-il.

Selon M. Makhmalbaf, signataire avec 800 artistes d'un appel à voter pour M. Moussavi, ce dernier est le seul pouvant faire consensus. "C'est la personne autour de laquelle le peuple et le régime peuvent trouver un compromis, dit-il. Il est devenu plus démocrate qu'auparavant. Il croit que le changement peut venir pacifiquement."

 

MOBILISATION CROISSANTE

La violence de la répression n'arrivera pas, selon M. Makhmalbaf, à contenir la protestation iranienne. "C'est le mouvement d'un peuple qui n'a pas d'autre choix. Ils demandent la tenue de nouvelles élections sous le contrôle de l'ONU. C'est la première fois que des millions de personnes descendent dans la rue malgré les interdictions. Ils n'ont peur de rien. (...) Après chaque mort de manifestants, il y a plus de monde et ils sont plus déterminés, affirme-t-il. Ali Khamenei (le guide suprême de la Révolution) a perdu son autorité. Avant, les gens criaient "A bas Ahmadinejad." Maintenant, ils crient aussi "A bas Khamenei". La même chose s'est passée pour le Chah. Trois mois après, son régime s'effondrait."

 

Abel Mestre

Iran : plusieurs centaines de manifestants à Paris

21 juin 2009

Entre 500 et 1500 personnes ont manifesté ce dimanche après-midi à Paris en «en solidarité avec le peuple iranien» pour protester contre le résultat de l'élection présidentielle en Iran.

Plusieurs manifestants avaient revêtu des vêtements verts, la couleur de Mir Hossein Moussavi, principal opposant au président Mahmoud Ahmadinejad, lors de ce rassemblement organisé près de l'ambassade d'Iran par SOS-Racisme avec le soutien de militants iraniens, de syndicats étudiants (UNEF, UEJF notamment), d'associations et d'élus de gauche et du MoDem.

«Censure, sabotage: sortons l'Iran de sa cage», «L'Iran aux Iraniens, pas au régime assassin», «Les droits de l'homme en Iran: bafoués, bafoués», ont notamment scandé les manifestants, en brandissant des banderoles et des photos des mouvements de contestation en Iran.

Le président de SOS-Racisme, Dominique Sopo, a appelé le gouvernement français à «faire preuve de davantage de fermeté» face à «un régime assis sur du sang» et s'est prononcé pour de nouvelles élections en Iran.

Des personnalités politiques se sont également jointes à cette mobilisation, parmi lesquelles Jack Lang (PS), la députée européenne Corinne Lepage (MoDem, Cap 21) et l'ancienne secrétaire d'Etat (UMP) Nicole Guedj, ainsi que l'écrivain Marek Halter.

Rama Yade : ne pas faire de l'action humanitaire comme "un cavalier blanc"

18 juin 2009

PARIS (AFP) — Rama Yade, secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, a souligné mercredi à Paris, lors d'une table ronde à l'UMP sur les ONG françaises, qu'"il ne faut pas faire de l'action humanitaire comme un cavalier blanc" et que "le moteur profond, c'est d'être sollicité".
Mme Yade a relevé que les ONG sont de plus en plus "mises en cause", parfois "prises en otages" dans les conflits. Notamment à cause du scandale de l'Arche de Zoé au Tchad en décembre dernier, il s'est produit une "identification" très dommageable pour les ONG françaises qui ont à juste titre "bonne réputation". Il arrive même en Afrique qu'elles soient "mises en cause dans leur totalité", a-t-elle remarqué.

"Il ne faut pas faire de l'action humanitaire comme un cavalier blanc. Le moteur profond, c'est d'être sollicité", a-t-elle dit, critiquant "le mélange des genres" et le désir "d'être au service de soi-même". "On n'envoie pas son grenier en disant que les pauvres du Sud en voudront. De même (les populations du Sud) ont droit à de bons médicaments, pas périmés", a-t-elle insisté.

Mme Yade a aussi fait une "distinction" très importante entre les actions de deux types d'ONG: celles des droits de l'homme qui ont la charge d'"alerter sur les atteintes" à ceux-ci, et les ONG humanitaires qui aident sur le terrain les populations et qui ne doivent "pas faire de politique, quelque soit le régime en place".

Lorsque le président soudanais Omar el-Béchir a fait objet d'un mandat d'arrêt international par la Cour pénale internationale (CPI), "les ONG humanitaires ont tout de suite dit qu'elles n'étaient pas là pour émettre des jugements politiques, qu'elles n'avaient pas pas vocation à être mêlées à une situation judiciaire", a-t-elle rappelé.

Nicole Guedj, présidente de la "Fondation Casques rouges" qui vise à créer une "force humanitaire internationale de réaction rapide" très professionnelle placée sous l'égide de l'Onu, a souhaité la relance de ce projet par le président Nicolas Sarkozy.

Cette fondation a mis à disposition des ONG sur le terrain un "conteneur de communication par satellite, Emergesat, qui permette aux ONG de communiquer entre elles, a-t-elle expliqué. Un autre de ses projets est un "gilet de géolocalisation des acteurs humanitaires". Mme Guedj a dénoncé une "déperdition incroyable des moyens" actuellement.

Plusieurs intervenants ont souhaité que les fondations soient davantage développées et financées en France.

Axel Poniatowski, secrétaire général adjoint de l'UMP et président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, qui animait le débat, a suggéré en guise de conclusion "un statut unifié" de fonctionnement des ONG, peut-être au niveau européen, alors que des experts déploraient l'ignorance mutuelle et la dispersion des initiatives des ONG françaises.

Nomination au Conseil d'Administration de l'OFPRA

16 juin 2009

J'ai l'honneur de vous annoncer ma nomination au Conseil d'Administration de l'Office Français pour la Protection des Réfugiés et Apatrides.

L'OFPRA est un établissement public, chargé de l'application des textes français et des conventions européennes et internationales relatifs à la reconnaissance de la qualité de réfugié, d'apatride et à l'admission à la protection subsidiaire.

 

Plus d'informations : www.ofpra.gouv.fr

Le Parlement des enfants s'engage en faveur des SDF

15 juin 2009

Le 15ème Parlement des enfants s’est réuni samedi 13 juin 2009 à l’Assemblée nationale. A l’issue de cette session parlementaire quelque peu inédite, trois propositions de lois ont été votées par ces 600 députés en herbe. L’une d’entre elles concerne plus particulièrement la réinsertion des personnes sans-abri et consiste en "l'installation de casiers à code dans les centres d'hébergement et de réinsertion sociale pour permettre aux SDF d'y déposer leurs objets personnels. Ainsi ils pourront chercher un travail et un logement l'esprit tranquille".

Je me félicite de cette proposition engagée, soumise par les élèves de CM2 de l'école élémentaire de Folelli en Corse, qui renvoie précisément à l’un des volets de mon projet de création d’une Agence Nationale des Français de la Rue, destinée à repenser le système existant et à coordonner l’ensemble des ressources dont nous disposons pour accompagner les SDF, en vue d’une réinsertion véritable et durable.

En outre, nous préconisons non seulement l’installation de casiers dans l’ensemble des structures sociales mais également de boites aux lettres pour permettre aux plus démunis d’avoir accès à leurs droits en matière d’identité, de prestations sociales…

Si traditionnellement la fin du dégel est synonyme d’oubli pour les sans-abri, le Parlement des enfants a rappelé, s’il le fallait, l’impérieuse nécessité d’une politique publique consacrée aux SDF tout au long de l’année.

Plus d’informations : www.agencenationaledesfrancaisdelarue.fr

Prix de l’Excellence de la Recherche Scientifique France Israël 2009 « L’énergie renouvelable »

10 juin 2009

La Fondation France Israël a souhaité decerner le Prix de l'Excellence et de la Recherche Scientifique 2009 au Dr Michael Bendikov de l'Institut Weizmann pour son concept de nouvelles piles organiques solaires ainsi qu'au Professeur Yves Delannoy de l'INP Grenoble qui a présenté un projet de purification de silicium pour la conversion photovoltaïque de l’énergie solaire en électricité.

 

J'aurai l'honneur de décerner ce prix à nos deux lauréats,  le 11 juin 2009, à l'Ecole Normale Supérieure, en présence de :

  • Madame Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement Supérieur  et de la Recherche,
  • S.E Daniel Shek, Ambassadeur d’Israël en France,
  • Madame Edith Cresson, Ancien Premier Ministre, Présidente de la commission scientifique de la Fondation,
  • Professeur Claude Cohen Tannoudji, Prix Nobel de Physique 1997, Président d’honneur de la cérémonie.

 

Plus d'informations : www.fondation-france-israel.org

 

La vidéo de la conférence de presse de lancement de l'e-@lerte enlèvement

09 juin 2009

Election à la présidence de la Fondation France Israël

2 juin 2009

J'ai le plaisir de vous annoncer que le Conseil d’Administration de la Fondation France Israël m’a fait l’honneur de me porter à sa présidence.

 

J'ai pleinement conscience des devoirs que cette charge m'impose et j'aurai à coeur de poursuivre mon engagement en faveur du renforcement des liens qui unissent les sociétés française et israélienne dont le désir de coopération s’affichent dans tous les domaines.

 

L’action de la Fondation France Israël s’inscrit pleinement dans cet élan retrouvé entre les deux peuples. Son objectif est de concevoir de nouveaux partenariats entre jeunes chercheurs, jeunes artistes, talentueux entrepreneurs, professeurs, responsables d’associations locales et nationales.... en mobilisant les énergies et les ressources de part et d’autres, en fédérant les acteurs et en impulsant une dynamique de projets communs. C’est un engagement de tous les instants et de tous les partenaires des sociétés civiles française et israélienne.

 

C’est une ambition vaste portée par la Fondation.


Si cette espérance vous anime, je vous invite à nous rejoindre.

Le purificateur d'eau saumâtre à distillation solaire remporte la première édition du Challenge Humanitech

28 mai 2009

Organisé par la Fondation Casques Rouges, sous le haut patronage de Madame Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le Challenge Humanitech a proposé aux étudiants des universités et des grandes écoles françaises de développer des outils technologiques innovants permettant de faciliter l’action humanitaire.

 

Au total, près de 120 étudiants, venant des quatre coins de la France, ont participé à cette manifestation qui s’est déroulée à la Cantine.

De nombreux professionnels ont accepté de faire parti de notre jury, présidé par Nicole Guedj, parmi lesquels : Yannick d’Escatha, Président du Centre National d’Etudes Spatiales, Yves le Mouël, Directeur Général de la Fédération Française des Télécom, Pierre Aliphat, Délégué Général de la Conférence des Grandes Ecoles, Gilles Pennequin, Responsable Développement durable de la Mission Union pour la Méditerranée, Julien Roitman, Président de l'Association des Supélec, Vice-Président Fondateur de France Compétitivité, Stephane Distinguin, Président de Silicon Sentier, Philippe Boissat, Président de 3i3s, Johanna Naon, Directrice Générale de Campus Mag, Cedric Errero, Directeur La Green Team, Pierre Camy, Fondation Casques Rouges.

 

Les candidats ont tous soutenus leur projet avec énergie, ferveur et détermination. Valérie a d’ailleurs déclaré : « Je veux aujourd’hui vous encourager solennellement à poursuivre votre travail. Cette journée ne marque en rien la fin de votre engagement mais bien le début d’une nouvelle aventure. Tous vos projets en valent la peine ».

 

Si tous les membres du jury ont souligné la qualité, la perspicacité et l’efficience des projets qui leur ont été présentés, ils ont tout de même eu la lourde tache de nommer le lauréat.

 

Pour la première édition du Challenge Humanitech, les jurés ont choisi de plébisciter le purificateur d’eau saumâtre à distillation solaire défendu par l’équipe de l’IUT Grenoble. Ce projet a pour but de favoriser l’accès à l’eau potable dans les pays en voie de développement. Gilles Pennequin (Responsable Développement durable de la Mission Union pour la Méditerranée), a tenu a souligné l’intérêt de ce projet en déclarant : « ce projet répond à une réelle demande à court terme ».

 

Deux autres projets particulièrement innovants ont retenu l’attention du jury : Humanidrone et Génération Humanitaire. Les étudiants de ces deux groupes seront accompagnés par la Fondation Casques Rouges dans le développement de leur concept.

 

Les vainqueurs, au-delà d’avoir eu l’opportunité de présenter leur projet devant la ministre de la Recherche et de l’Enseignement supérieure, ont reçu un chèque de 5 000€ et pourront bénéficier d’un stand au prochain Forum Mondial de l’Action Humanitaire International, qui se déroulera à Paris du 12 au 15 septembre. En outre un reportage dédié à leur projet sera diffusé dans les salles UGC et sur France Télévision.

 

Nicole Guedj s’est félicitée de la réussite de cet événement et a d’ores et déjà annoncé que le Challenge Humanitech sera réitéré l’année prochaine avec toujours plus d’étudiants et de projets innovants au service de l’action humanitaire.

Mediapart : pour la création d'une Agence Nationale des Français de la Rue

15 mai 2009

Pour Nicole Guedj, qui fut secrétaire d'Etat aux droits des victimes dans le gouvernement Raffarin, il est nécessaire de créer une structure nationale pour favoriser la réinsertion des sans-abri.
 

Après la période de grand froid, les sans-abri sombrent habituellement dans l'oubli. Mais ils sont aujourd'hui suffisamment nombreux pour susciter et maintenir une mobilisation des responsables politiques et de l'opinion.

Parce que les solutions d'urgence ou de fortune, telles une ration calorique ou la mise à disposition d'un lit, ne suffisent pas à répondre aux besoins de ceux de nos concitoyens dont les droits premiers comme ceux à la dignité et au respect sont menacés, je plaide, depuis 2003, pour la mise en place d'une politique publique globale et pérenne en faveur des SDF.

On ne peut bien sûr que se féliciter de la création du SAMU social, de la mise en place de nouveaux centres d'hébergement, du vote de la loi sur le droit au logement opposable, de la nomination d'un Haut Commissaire aux Solidarités actives pour la pauvreté... La voie est tracée mais l'exclusion résiste.

Ce qu'il manque et ce que je préconise, c'est davantage d'organisation, de coordination et de partage d'informations, pour guider ces accidentés de la vie tout au long d'un parcours de réinsertion.

Même s'ils demeurent insuffisants, nous disposons des moyens humains et matériels pour leur venir en aide. Il s'agit désormais de les mutualiser et d'optimiser leur efficacité.

Pour atteindre cet objectif, je propose la création d'une Agence Nationale des Français de la Rue qui servira les personnes sans-abri, sans travail, souvent sans papier et quelque fois sans famille.

Véritable porte d'entrée, cette agence assurerait aux sans-abri un accès, en tous lieux, à leurs droits d'identité et de prestations sociales (RMI, allocations familiales, droit au logement opposable etc.). Elle pourrait également organiser, dans la durée, leur suivi sanitaire, leur soutien psychologique et psychiatrique ainsi que les traitements de désintoxication indispensables pour certains d'entre eux. Elle pourrait enfin permettre l'exercice de leur droit à la formation et à l'insertion. Surtout lorsque l'on sait qu'un SDF sur quatre a moins de 25 ans. Parmi eux, il y a aussi des femmes et des enfants qui doivent naturellement bénéficier de leurs droits parentaux et éducatifs, des personnes âgées en situation de percevoir une retraite, des adolescents en obligation de scolarité ou encore des travailleurs pauvres, qui aspirent uniquement à un logement décent.

En outre, la question des SDF n'étant pas un « mal français », je suggère la création d'une Agence Européenne des Sans-Abri qui permettrait de faire émerger une réflexion commune, d'échanger les bonnes pratiques et de mettre en place des politiques de coopération entre les pays membres.

Il est évident que ce projet ne pourra aboutir qu'en impliquant largement les associations et les acteurs sociaux, auxquelles j'ai souhaité donner la parole à l'occasion d'Etats Généraux des S.D.F, qui se sont déroulés en janvier dernier, à Sciences Po. Et tous ont approuvé l'idée d'une réorganisation du système comme celle d'une meilleure utilisation des ressources. La forme reste à préciser, le nom pourra changer mais une vraie convergence de vue conduit à soutenir une telle solution.

Dans le prolongement de ces Etats Généraux, les Enfants du Canal et le Collectif des Morts de la Rue se sont rapprochés et m'ont invitée à visiter le centre d'hébergement de l'avenue de l' Observatoire. Je tiens à saluer leur remarquable travail. Ils seront informés et associés des prochaines étapes de développement de l'Agence Nationale des Français de la Rue.

Plus d'informations : www.agencenationaledesfrancaisdelarue.com

Nicole Guedj, invitée du Buzz Media Orange-Le Figaro

14 mai 2009

La parole au Collectif e-@lerte enlèvement

12 mai 2009

« Grâce à la mise en place de l’e-@lerte enlèvement et l’implication généreuse de nos partenaires, nous pourrons diffuser en instantané, à plus de 15 millions d’Internautes, le signalement d’un enfant disparu et mettre ainsi toutes les chances de son côté. Je suis particulièrement fière et heureuse d’avoir réuni les plus grands acteurs du Web, autour de cette initiative citoyenne et inédite et j’invite l’ensemble de la communauté numérique à nous rejoindre, dans un seul but : sauver des vies».

Nicole GUEDJ, ancien ministre, Président de la Fondation Casques Rouges

« Nous sommes heureux de prendre part à cette nouvelle avancée du plan alerte enlèvement et de contribuer ainsi à son extension au web et au mobile. En tant qu’opérateur global de télécommunications, cet engagement relève non seulement de notre métier, mais aussi et avant tout de notre responsabilité d’entreprise. Nous espérons ainsi toucher une population encore plus nombreuse en cas d’alerte, et multiplier encore les chances de succès de ce dispositif, qui a déjà prouvé son efficacité. Orange relayera également les alertes sur la TV d’Orange notamment au travers des chaînes et services de contenus que nous éditons ».

Didier LOMBARD, Président Directeur Général de France Télécom Orange

« Free est heureux de participer au dispositif e-@lerte enlèvement et de contribuer à en améliorer encore l'efficacité ».

Maxime LOMBARDINI, Directeur Général de Free

« SFR est heureuse de s’associer au dispositif d’alerte enlèvement. Mettre les nouvelles technologies au service de la société s’inscrit pleinement dans les valeurs et les responsabilités de SFR. Avec son nouveau périmètre d’opérateur global, mobile, fixe, Internet et TV, SFR sert aujourd’hui un Français sur deux. Il nous est donc paru conforme à notre engagement citoyen de permettre un relai rapide des alertes enlèvements sur les différentes homepages du site sfr.fr destinées aux clients mobiles et ADSL, afin de donner encore plus de poids et de réactivité au dispositif existant ».

Richard LALANDE, Directeur Général adjoint de SFR

« Nous sommes heureux de pouvoir mettre nos outils au service du dispositif Alerte Enlèvement. Internet favorise naturellement l’échange d’informations et le développement de comportements solidaires. A nous de rendre cet échange le plus fluide et le plus efficace possible ».

Mats CARDUNER, Directeur Europe du Sud de Google

« Internet est aujourd’hui devenu incontournable pour communiquer, se divertir et s’informer. Sa réactivité et sa puissance en font un media de choix pour diffuser rapidement au plus grand nombre les informations qui permettront de maximiser les chances de retrouver un enfant enlevé. En France comme dans de nombreux autres pays, Yahoo! a déjà relayé sur ces pages les alertes lors d’enlèvements. Nous sommes fiers aujourd’hui de signer cette charte aux côtés d’autres acteurs d’Internet et de confirmer ainsi notre engagement à servir de telles causes ».

Brigitte CANTALOUBE, Directrice Générale de Yahoo! France

« Lorsqu’une vie est en jeu, c’est la rapidité de l’information qui prime. Avec une audience active de plus de 25 millions d’utilisateurs uniques sur Windows Live Messenger et MSN réunis, nous sommes en mesure d’établir un contact immédiat avec le public et de compléter de manière efficace le dispositif actuel. Présente à la fois sur notre média social MSN et sur notre messagerie instantanée Windows Live Messenger, l’alerte e-enlèvement bénéficie donc d’un potentiel de mobilisation démultiplié ».

Olivier MARCHETEAU, Directeur Général Grand Public et Internet de Microsoft France

«Nous sommes très heureux d'associer Dailymotion à cette initiative. Les sites de partage de vidéos sont aujourd'hui un vecteur essentiel d'information, en touchant plusieurs centaines de milliers de français chaque jour, nous contribuerons à élargir de façon importante la portée du dispositif alerte-enlèvement ».

Martin ROGARD, Directeur de Dailymotion France

« Nous tenons à mobiliser Hautetfort sur cette initiative d’alerte e-enlèvement. Ses 50 000 blogs actifs sont autant de cibles et de relais pour une diffusion immédiate et auprès du plus grand nombre. Internet permet, par nature, cette diffusion rapide ; les blogueurs Hautetfort, dont un grand nombre ont une audience significative, seront les relais précieux d’une mobilisation qui doit aujourd’hui passer par tous les médias ».

Philippe PINAULT, Président de BlogSpirit

« Nous nous félicitons de ce partenariat entre des acteurs de l’internet notamment communautaires et une association qui a démontré son dynamisme et sa pugnacité. Compte tenu de l’engouement des Français pour les sites communautaires, il était indispensable d’associer l’industrie de l’Internet au dispositif d’alerteenlèvement et après de nombreuses tentatives, il est rassurant que cela ait pu être

mis en place ».

Guiseppe de MARTINO, Directeur juridique et réglementaire Monde de Dailymotion et Président de l'ASIC (Association des Services Internet Communautaires)

« Le web est aujourd'hui un canal d'information essentiel et de nouveaux services comme Twitter ont sauvé des vies dans des cas de catastrophe naturelle. Au Silicon Sentier, en tant qu'association fédérant des start-up, des PME et plus généralement des acteurs des nouvelles technologies, nous souhaitons montrer que des acteurs innovants et émergents peuvent contribuer à des actions aussi utiles, nécessaires que l'alerte enlèvement. C'est donc doublement jouer notre rôle et tenir notre rang : en tant que nouveaux médias mais aussi en tant qu'acteurs engagés de notre société ».

Stéphane DISTINGUIN, Président de Silicon Sentier

L'Alerte Enlèvement arrive sur Internet !

12 mai 2009

 

 

 

 

Nicole Guedj, ancien ministre, Président de la Fondation Casques Rouges, réunit les principaux acteurs du Web pour étendre le dispositif Alerte Enlèvement au média Internet.

 

En 2004, après l’enlèvement d’un enfant, Nicole Guedj, Secrétaire d’Etat aux droits des victimes, décide de transposer le dispositif américain, Amber Alert, en France. Depuis sa mise en place, en 2006, le modèle français de l’Alerte Enlèvement a été déclenché à huit reprises et a déjà permis de sauver neuf enfants.

 

Parce que les trois premières heures qui suivent l’enlèvement d’un enfant sont décisives, Nicole Guedj propose la création de l’ « e-@lertenlevement » sur Internet. « Depuis sa mise en place, l’efficacité de l’Alerte Enlèvement est incontestable. Je souhaite désormais aller plus loin en étendant l’utilisation de cet outil à la sphère Internet et mettre ainsi toutes les chances du côté des victimes » déclare Nicole Guedj.

 

Orange, Free, SFR, Google, Yahoo!, Microsoft, Dailymotion, blogSpirit, l’ASIC (Association des Services Internet Communautaires) et Silicon Sentier ont répondu favorablement à cet appel et accepté de s’associer, au sein du Collectif e-@lertenlevement, pour relayer systématiquement le signelement de l’enfant disparu.

Grâce à la mise en ligne de bannières, bandeaux ou autres vidéos, sur les sites Internet et les portails Web et Wap de chacun des partenaires, l’e-@lertenlevement pourra avertir, en instantané, plus de 15 millions d’Internautes.

 

Selon Nicole Guedj : « Je suis particulièrement fière et heureuse d’avoir réuni les plus grands acteurs du Web autour de cette initiative citoyenne et inédite et j’invite l’ensemble de la communauté numérique à nous rejoindre, dans un seul but : sauver des vies ».

 

Pour plus d'informations : www.e-alertenlevement.fr

Télécharger le dossier de presse e-@lerte enlèvement
Dossier de presse e-@lerte enlèvement.pd
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Pour une "justice de la première heure"

22 avril 2009

De longue date très soucieux du droit des victimes, le Président de la République réclame pour elles, un avocat dans l'heure qui suit l'agression.

 

Il ne s'agit pas bien entendu d'opposer les délinquants et les victimes, les droits des uns et ceux des autres mais bien au contraire, dans un souci de justice et d'équité de garantir à tous une défense de la première heure.

 

Longtemps avocat, tout autant des délinquants que de leurs victimes, j'ai pu mesurer leur impérieux besoin d'être accompagnés et pris en charge sur le plan juridique.

 

La proposition de Nicolas Sarkozy s'inscrit dans la démarche que nous avons défendue au Secrétariat d'Etat aux droits des victimes que j'ai eu l'honneur d'animer.

 

C'est donc avec conviction et détermination que je soutiens le projet du Président, un encouragement véritable en faveur des victimes.

Challenge Humanitech : 20 équipes inscrites, 120 candidats... Résultats le 28 mai 2009 !

07 avril 2009

Les inscriptions au Challenge Humanitech sont closes !

 

Plus de 120 étudiants se sont inscrits et les écoles suivantes seront représentées dans la cadre de ce premier concours étudiant de l'invention humanitaire :

 

o    Ecole Nationale Supérieure d'Ingénieurs de Brest
o    Institut Supérieur d'Electronique et de Numérique de Toulon
o    European Business School de Paris
o    Sciences Po Paris
o    Telecom Sud Paris
o    Ecole Centrale Paris
o    Ecole Nationale de l'Aviation Civile
o    Ecole des Mines d'Albi Carmaux
o    Ecole des Mines Nancy
o    Ecole Supérieure d’Electronique, d’Informatique et d’Automatique d'Annecy
o    Ecole Centrale Lille
o    Ecole Nationale Supérieure de Mécanique et des Microtechniques de Besançon
o    Ecole Nationale Supérieur de Bourges
o    Université Paris Dauphine
o    Ecole Nationale Supérieure de Création Industrielle
o    Ecole Polytechnique Universitaire de Tours
o    Conservatoire National des Arts et Métiers
o    Institut Supérieur de l'Aéronautique et de l'Espace
o    Institut Universitaire de Formation des Maitres
o    Institut de Statistiques de l'Université de Paris
o    Institut Universitaire de Grenoble
o    Ecole Nationale Supérieur de Géologie
o    Faculté de médecine de Strasbourg
o    Institut National des Sciences Appliquées de Strasbourg
o    Université Paris V Descartes

 

Les candidats se retrouveront le 24 avril prochain, à la Cantine, pour un "Working Day", à l'occasion duquel ils pourront bénéficier des conseils de professionnels de l'innovation et de l'action humanitaire.

 

Résultat du Challenge Humanitech le 28 mai 2009...

 

A suivre.

4 questions à Nicole Guedj sur le Challenge Humanitech

Mars 2009

Campus Mag_Challenge Humanitech_3 avril
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Halte aux préjugés ! Par Fadela Amara et Nicole Guedj

Mars 2009

Les préjugés semblent être la chose que les humains ont le plus de facilité à partager. En se penchant sur les conflits qui ensanglantent notre planète et les tensions sociales qui traversent notre pays, le constat est saisissant. Au-delà de la complexité des analyses d’experts, il faut bien se rendre à l’évidence : le fond du problème est bien la persistance des préjugés, qui sont sans doute le poison qui menace le plus l’équilibre social et les fondements de notre République. Les préjugés enfantent discriminations et racisme et nuisent au vivre-ensemble. C’est en cela que la lutte contre les préjugés est une priorité et un devoir qui s’impose à tous.

 

Les préjugés dans notre société, sont comme un virus endormi dans le corps humain. Au moindre signe de faiblesse, ils sont réactivés. Aujourd’hui, la crise économique et la recrudescence des conflits au Proche-Orient réveillent des stéréotypes que l’on croyait pourtant dépassés ou anachroniques.

 

C’est grotesque, mais il en est encore qui pensent que le juif est cupide et agent d’un vaste complot international, que l’arabe est sanguinaire et fanatique, ou encore que l’auvergnat est radin et le gitan voleur de poules ! C’est insupportable, mais à l’heure du tout scientifique, il en est encore qui ont la paresse intellectuelle et la mauvaise foi de prendre pour dû une opinion de deuxième main, fondée sur des arguments faux et irrationnels.

 

Solidement ancrés dans les consciences collectives, les préjugés sont tenaces. Ils provoquent des mécanismes d’exclusion ou de rejet à tous les niveaux. Si l’on n’enraye pas cette spirale, ils peuvent engendrer le pire: l’exploitation, l’esclavage, la ségrégation et le génocide. Et même si les idéologies racistes ne se dévoilent pas partout au grand jour, la force du préjugé a rendu le racisme quasiment banal.

 

Alors, oui, les préjugés sont ridicules, mais pire ils sont surtout dangereux ! C’est pour cela qu’il relève de notre responsabilité collective de les désintégrer, même si, comme le disait Einstein, «Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé» ! C’est pour cette raison que la lutte contre les préjugés et le racisme est une priorité et une condition essentielle au projet républicain.

 

Ce projet républicain, c’est lui qui nous anime et qui scelle notre engagement commun, au-delà de notre amitié et de nos racines communes laissées en Algérie, moi, Nicole Guedj, née à Constantine, et moi, Fadela Amara, née à Clermont Ferrand, nous citoyennes françaises. C’est pour donner vie au vivre ensemble, que nous avons voulu mobiliser l’ensemble du gouvernement à travers notre action ministérielle, moi Nicole Guedj en participant à la création du comité interministériel de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, moi Fadela Amara, en mobilisant tous les acteurs en faveurs des quartiers de la politique de la ville. C’est pour faire vivre les valeurs universelles que nous avons marché ensemble pour Ni Putes, Ni Soumises en 2003.

 

C’est également l’engagement qui a rythmé les Assises nationales de la lutte contre les préjugés qui se tiendront le 15 mars, nées de la volonté d’associations, telles que l’Union des Etudiants Juifs de France, SOS Racisme et les signataires du manifeste des 15, de protéger à tout prix le vivre ensemble en France pendant le conflit de Gaza. Au-delà des discours moralisateurs et incantatoires contre le racisme et les discriminations qui ont souvent montré leur inefficacité, voire leur contre-productivité, la vraie question que nous devons nous poser aujourd’hui est comment agir pour renforcer le projet républicain et faire vivre pleinement les valeurs universelles qui le fondent ?

 

Car lutter contre les préjugés équivaut à réaffirmer le principe d’égalité entre les hommes, car lutter contre les discriminations qui en découlent équivaut à exercer notre devoir de fraternité. 

 

Nous devons être conscients que ces valeurs universelles, la liberté, l’égalité et la fraternité qui ornent les frontons de nos institutions, rayonnent par delà les frontières, comme la fierté de la France. La force du modèle français républicain c’est de répondre au défi de la diversité et de l’altérité, en refusant les élans communautaristes qui ne peuvent aboutir qu’à renforcer les préjugés et les tensions. C’est la force de ne pas céder aux tentations du relativisme culturel, qui sous des airs de fausse générosité sur le droit à la différence, peuvent mener à la différence des droits.

 

Nos expériences de terrain, en tant que ministres, élues locales, militantes associatives, nous ont montré qu’il était intolérable de justifier certaines pratiques archaïques qui bafouent les droits humains les plus fondamentaux, notamment les droits des femmes, au nom du respect de la tradition de l’autre.

 

La lutte contre les préjugés ne signifie donc pas que nous ne devons avoir d’avis sur rien et tout accepter. La lutte contre les préjugés, c’est agir pour vivre ensemble sur la base des valeurs universelles que nous avons tous en commun, à commencer par l’égale dignité de chacun. C’est travailler à la construction d’une République métissée qui fasse vivre pleinement les valeurs d’égalité, de laïcité et de justice sociale.

 

C’est la lutte contre les inégalités sociales et territoriales, qui sont l’objectif de la Dynamique Espoir Banlieues, c’est la lutte contre toutes formes de discriminations, pour que tous les Français, quels que soit leur origine et le lieu où ils vivent, puissent accéder à l’excellence et à l’ascenseur social républicain. Oui, les quartiers populaires sont aussi le vivier des compétences et des élites de demain ! Ils serviront même de modèle à l’ensemble de la société car ils sont le lieu où s’invente mieux que partout ailleurs le vivre-ensemble.

 

C’est seulement en nous engageant tous ensemble, chacun dans notre réalité quotidienne que nous pourrons changer les mentalités, en agissant pour le projet républicain à l’école, avec les associations, dans le monde de l’entreprise, dans les institutions, en politique, mais aussi au quotidien dans notre famille et sur notre lieu de travail.

 

La société française est prête pour ce changement en profondeur. Jamais les conditions n’ont été réunies comme aujourd’hui pour promouvoir la diversité sociale et le métissage à toutes les échelles de la société, pour rompre avec la fatalité de la méfiance et des préjugés qui conduisent le monde à se déchirer. L’écrivain Chamfort a dit «Quiconque détruit un préjugé est un bienfaiteur du genre humain». Apportons chacun notre pierre à l’édifice pour faire vivre ce rêve d’humanité et de justice sociale que nous portons tous en nous.

 

Alerte enlèvement : "Pour un dispositif européen"

27 mars 2009

Nicole Guedj, ex-secrétaire d’Etat française aux droits des victimes, est partisane d'un système élargi à l'Europe car "il est aisé pour un malfaiteur de passer les frontières". 

 

«En 2004, secrétaire d’Etat aux droits des victimes, j’ai été confrontée à l’enlèvement du petit Jonathan, retrouvé mort quelques jours après sa disparition. J’avais assuré à ses parents que tout serait mis en œuvre pour le retrouver», explique Nicole Guedj.
 
L’ancienne représentante du gouvernement français s’est donc tournée vers la méthode en place aux Etats-Unis et au Canada, Amber alert. Mais la partie n’était pas gagnée d’avance. Les experts commis à la transposition du système en France étaient réfractaires. Pourtant depuis son lancement Alerte enlèvement a enregistré un taux de réussite absolu.
 
La Suisse pourrait être européenne
Mais, Nicole Guedj est aujourd’hui partisane d’un dispositif élargi à l’Union européenne. «Car il est en effet aisé pour un agresseur de passer les frontières. D’où la nécessité de mettre en place une coopération transfrontalière pour que l’alerte se déclenche dans plusieurs pays», insiste-t-elle.
 
Elle a d’ailleurs déjà obtenu , il y a deux ans, un accord de principe du Commissaire européen Franco Frattini.
 
A cet égard, la Suisse pourrait entrer dans ce processus via Schengen, au même titre qu’elle est liée à Interpol.

J'ai du me battre pour imposer l'alerte enlèvement en France

26 mars 2009

Nicole Guedj, ancienne ministre française et initiatrice de l’Alerte Enlèvement, demande une extension du dispositif à l’Europe et la conclusion d’accords de coopérations transfrontalières.

En 2004, un petit garçon a été enlevé dans l’ouest de la France. Il s’appelle Jonathan. J’étais nommée secrétaire d’Etat aux droits des victimes depuis à peine dix jours. Ses parents me pressent de venir sur le lieu de sa disparition pour m’assurer que tout est réellement mis en œuvre pour le retrouver. Sur place, je confirme, sans hésitation, la mobilisation des services de police et de gendarmerie. Un mois plus tard, le corps de l’enfant est retrouvé dans le périmètre même où se sont déroulées les recherches. Je suis alors forcée de constater que les moyens déployés n’ont pas suffi, que nos méthodes ont failli.

 

J’éprouve alors le sentiment confus de porter la responsabilité d’agir. Je me rends au Canada où je découvre «Amber Alert», un dispositif permettant d’informer rapidement, car chaque minute compte, et massivement, l’ensemble de la population de la disparition d’un mineur. Cette méthode a été initiée, aux Etats-Unis, en 1996. Elle a déjà permis de retrouver 443 enfants.

 

Je décide alors de travailler à la transposition du procédé en France et me heurte, contre toute attente, à beaucoup de scepticisme, de frilosité et d’irresponsabilité. Le groupe d’experts réuni à ma demande me remet même un rapport négatif… Il m’aura fallu passer outre et combattre, sans relâche, l’avis de technocrates réfractaires à toutes démarches innovantes et faire face à de nombreuses contraintes administratives, pour concevoir le modèle français de l’«Alerte Enlèvement», qui ne sera d’ailleurs officiellement mis en place qu’en février 2006…

 

Dans l’Hexagone, la décision de déclencher l’alerte appartient au procureur de la République. Dès lors, chaînes de télévision, stations de radio, agences de presse, panneaux d’information sur les autoroutes, dans les gares et les stations de métro… diffusent trois heures durant le signalement de la victime, afin d’inciter la communauté nationale à prendre part aux recherches.

 

Depuis sa mise en place, l’«Alerte Enlèvement» a été déclenchée sept fois et a permis de sauver la vie d’Emeline, Melissa, Christophe, Lucie, Bilel, Alexandre, Enis, Kinsley et Diango, en moins de vingt-quatre heures.

 

Le huitième déclenchement n’a pas encore, à ce jour, permis de retrouver la petite Elise, enlevée le 20 mars, vers midi, à Arles. Il en est pour s’interroger sur le bien-fondé du déclenchement de la procédure. Faut-il rappeler que face à ce type d’affaire, il ne s’agit pas d’appliquer une science exacte mais d’agir en conscience et de déterminer si les faits de l’espèce répondent strictement aux critères requis: la victime doit être mineure; il doit s’agir d’un enlèvement avéré, et non d’une simple disparition, même inquiétante; le procureur de la République doit être en possession d’éléments d’informations dont la diffusion peut permettre de localiser l’enfant ou le suspect; la vie ou l’intégrité physique de la victime doit être en danger. En l’occurrence, les violences commises sur son père pouvaient légitimement laisser penser qu’Elise, âgée de 3 ans et demi, était sérieusement menacée. De plus, la description physique de ses ravisseurs et le numéro de la plaque d’immatriculation de la voiture utilisée ont naturellement incité le procureur de Tarascon à déclencher l’alerte.

 

Aujourd’hui, on n’a toujours pas retrouvé Elise et sans que des preuves formelles ne soient apportées, on suspecte un enlèvement de l’enfant, par sa mère, hors de nos frontières.

 

Il convient donc de rappeler que l’enlèvement familial n’a pas été exclu dans la conception du dispositif car on ne peut affirmer qu’il ne soit jamais sujet à danger pour l’enfant. Mais cette affaire nous renvoie surtout à l’impérieuse nécessité d’étendre l’«Alerte Enlèvement» à l’échelle de l’Europe et de conclure des accords de coopérations transfrontalières pour optimiser les recherches.

 

Le 4 mars dernier, Lucie, jeune Fribourgeoise de 17 ans, a été enlevée puis assassinée par un meurtrier connu des forces de police. Tout comme pour la petite Elise, nous ne pouvons pas assurer que le déclenchement du plan «Alerte Enlèvement» aurait permis de la sauver. Pourtant, nous devons toujours mettre toutes les chances du côté des victimes et dans certains cas bien définis, faire appel à la population pour participer aux recherches. C’est ce qui est revendiqué par la famille de Lucie et les milliers d’anonymes qui se sont mobilisés ces derniers temps en faveur de l’installation du dispositif en Suisse.

 

A leurs côtés, je viens ici témoigner de mon expérience et leur apporter mon soutien. L’«Alerte Enlèvement» n’est rien d’autre qu’une démarche collective et citoyenne, nous appelant à être tous en alerte et à rester vigilants pour contribuer à sauver des vies.

Le combat pour l'alerte enlèvement

26 mars 2009

Le Temps  a ouvert ses colonnes à Nicole Guedj, ex-Secrétaire d'Etat aux droits des victimes qui a travaillé à la transposition en France d'un procédé alerte enlèvement en vigueur au Canada. La ministre s'est heurtée à beaucoup de scepticisme. Il aura fallu, écrit Nicole Guedj, passer outre et combattre sans relâche l'avis de technocrates réfractaires à toutes démarches innovantes et faire face à de nombreuses contraintes administrative pour concevoir le modèle français de cette alerte enlèvement, qui a été mise en place officiellement en 2006. L'ancienne Secrétaire d'Etat, qui tient à témoigner et à apporter son soutien à la famille de Lucie, conclut que "l'alerte enlèvement" est une démarche collective et citoyenne qui nous appelle à rester vigilants pour contribuer à sauver des vies.

Comment améliorer encore le dispositif Alerte Enlèvement ?

25 mars 2009

Téléchargez la question du jour du journal la Croix sur l'Alerte Enlèvement
À l’initiative du dispositif « Alerte Enlèvement », instauré en France en 2006 et récemment déclenché pour tenter de retrouver Élise, 3 ans et demi, Nicole Guedj en dresse le bilan et propo
La Croix_Question du jour alerte enlèvem
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Coup d'accélérateur pour l'alerte enlèvement

25 mars 2009

 

Après la Chambre des cantons, c’est la Conférence latine des chefs des départements de justice et police qui donne un coup d’accélérateur au projet. Eveline Widmer-Schlumpf a salué la décision.

Après la Chambre des cantons, c’est au tour de la Conférence latine des chefs des départements de justice et police (CLDJP) de donner un coup d’accélérateur au projet. La CLDJP a fait savoir mardi qu’elle voulait que la Confédération prenne des mesures pour mettre rapidement en place un système d’alerte enlèvement. La Conférence nationale des directeurs cantonaux de justice et police (CCDJP) va-t-elle suivre sa petite sœur? Réponse le 2 avril.


La nouvelle a évidemment de quoi réjouir Didier Burkhalter (PLR/NE). Le sénateur a bataillé ferme au parlement pour que la Suisse adopte un système équivalent à l’alerte enlèvement version française. Après la réponse «décevante» du Conseil fédéral à son interpellation, il a rapidement déposé une motion, qui demande l’adoption d’un système d’ici à la fin de l’année. C’est cette motion que le Conseil des Etats a acceptée, par 38 voix contre une, quelques jours après le meurtre de la jeune Lucie.


«Cette décision politique était très importante. Les cantons latins viennent maintenant consolider l’édifice. Je pense que la CCDJP ira dans le même sens la semaine prochaine. Les médias alémaniques s’intéressent en tout cas toujours plus au sujet», commente-t-il. Didier Burkhalter confie par ailleurs avoir reçu lundi un appel téléphonique de Nicole Guedj, ancienne secrétaire d’Etat française aux droits des victimes, qui est à l’origine de l’alerte enlèvement en France. «Elle m’a proposé son aide pour la mise en place du projet en Suisse. Elle aussi avait rencontré des problèmes en France avant de pouvoir imposer le système.»


Autre réaction, celle d’Eveline Widmer-Schlumpf en marge d’une conférence à Genève. «Je suis ravie de constater que les cantons veulent confier la conduite du projet à la Confédération», a fait savoir la ministre de Justice et police devant un parterre de médias étrangers. Une réaction qui diffère de son attitude au parlement. La ministre se retranchait jusqu’à maintenant derrière le fédéralisme et le fait que la poursuite pénale incombait aux cantons en cas d’enlèvements pour justifier que Berne ne donne pas d’impulsion au projet. Commentaire de Didier Burkhalter: «Eveline Widmer-Schlumpf était restée dans les starting-blocks juridiques. Maintenant que les cantons disent eux-mêmes que le fédéralisme ne doit pas constituer un obstacle, elle commence à se libérer de la colle qu’elle avait sous les chaussures…»


Eveline Widmer-Schlumpf veut toutefois aller plus loin que ce que fait la France. Etendre le système aux adultes et ne pas se cantonner aux «kidnappings avérés». Didier Burkhalter n’est pas de cet avis. «Le temps presse. Commençons déjà par nous doter d’une alerte enlèvement comme en France, qui fonctionne très bien. Après, on verra.»

3 questions à Nicole Guedj sur le plan Alerte Enlèvement

25 mars 2009

 

Nicole Guedj, ancien Secrétaire d’Etat aux droits des victimes, et Conseiller d’arrondissement du XVIIIe, a initié en 2004, la mise en place de l’Alerte Enlèvement en France. Elle revient ici sur les démarches entreprises pour convaincre de la nécessité d’un tel procédé et plaide en faveur de son élargissement à l’échelle européenne.

 

Pourriez-vous revenir sur la mise en place du plan l’Alerte Enlèvement en France ?

Nicole Guedj. « En 2004, secrétaire d’Etat aux droits des victimes, j’ai été confrontée à l’enlèvement du petit Jonathan, retrouvé mort quelques jours après sa disparition. Alors que j’avais assuré à ses parents que tout était mis en œuvre pour le retrouver, j’ai du constater que les moyens déployés n’avaient pas suffit, que nos méthodes avaient failli. Me renseignant sur les pratiques nord-américaines, j’ai découvert « Amber Alert », utilisée depuis 1996 aux Etats-Unis et 2003 au Canada. J’ai travaillé à la transposition du système en France, et je me suis heurtée, contre toute attente, à beaucoup de scepticisme et de frilosité. Le groupe d’experts réuni à ma demande m’a même remis un rapport négatif… Je suis passée outre et j’ai eu à cœur de concevoir le modèle français de l’"Alerte Enlèvement", qui ne sera d’ailleurs officiellement mis en place qu’en février 2006 ».

Que pensez-vous du déclenchement du plan Alerte Enlèvement dans le cadre de l’affaire d’Elise ?

NG. « Depuis sa mise en place, l’Alerte Enlèvement a été déclenché à sept reprises et a fonctionné, avec succès, dans 100% des cas. Ca ne veut pas dire que la méthode est sans risque. Ce n’est pas une science exacte. Néanmoins, à l’aune de trois ans d’expérience, on voit qu’elle offre plus de chances que de risques aux enfants enlevés. Quant aux critiques sur le déclenchement de l’alerte pour Elise, j’estime qu’elles ne sont pas fondées. Ne serait-ce que parce que les violences commises sur son père pouvaient légitimement laisser penser que sa vie était sérieusement menacée ».

Quid de l’élargissement du dispositif à l’échelle européenne ?


NG. « C’est un combat qui, comme à Rachida Dati, me tient particulièrement à cœur. Il y a deux ans, j’avais obtenu un accord de principe du commissaire européen, Franco Frattini. La volonté politique existe et l’opinion publique y est favorable. Il faut poursuivre ce chantier qui permettra, sans aucun doute, d’optimiser les recherches en mettant en réseau les systèmes des 27 pays membres.

En outre, j’ai manifesté mon soutien à nos voisins helvétiques qui travaillent actuellement à l’instauration de l’Alerte Enlèvement dans leur pays ».

 

www.groupe-ump.paris.fr

Indemnisation des victimes des essais nucléaires

24 mars 2009

Je salue le projet de loi d’Hervé Morin destiné à indemniser les victimes militaires, civiles ainsi que les populations locales exposées aux radiations nucléaires entre 1960 et 1996 dans le Sahara algérien et en Polynésie.


Cette initiative s’inscrit dans la droite ligne de la politique publique proactive menée en faveur des victimes. C’est précisément pour ancrer cette démarche politique qu’avait été créé, en 2004, un Secrétariat d’Etat aux droits des victimes que j’ai eu l’honneur de conduire. J’ai notamment obtenu de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, un accord de défiscalisation des indemnités versées aux victimes de l’amiante.


Je souhaite bien entendu que cette mesure s’applique à toutes les indemnités du même type et notamment à celles annoncées par le projet de loi du ministre de la Défense.

Alerte enlèvement pour retrouver une fillette enlevée à Arles

20 mars 2009

AP | 20.03.2009 | 14:58

Une fillette de trois ans et demi a été enlevée vendredi vers midi en Arles (Bouches-du-Rhône) par deux hommes et une femme qui ont agressé le père avec qui elle se promenait, a-t-on appris auprès du ministère de la Justice qui a diffusé une "alerte enlèvement".

On précisait que les ravisseurs avaient pris la fuite à bord d'une Renault Modus immatriculée 399 ABD 76 qui est de couleur beige ou marron.

La petite fille, qui s'appelle Elise, mesure 97 cm. De corpulence normale, elle a des cheveux châtain clair mi-longs et des yeux marrons. Lors de l'enlèvement, elle portait un pantalon de toile noire, des chaussures montantes, un gilet de laine gris et noir et une parka à capuche.

Le ministère précise que si des témoins localisent l'enfant ou les suspects, il leur est demandé de ne pas intervenir eux-même mais d'appeler la police au 0805-200-200. AP

 

 

 

Ayant initié l'Alerte Enlèvement dans notre pays, en 2004, j'ai particulièrement à coeur de relayer le message.

 

La vie d'un enfant est en jeu.

 

C'est dans une démarche collective et citoyenne qu'il nous appartient d'être tous en alerte et de rester vigilants pour contribuer aux opérations de recherche.

 

Prenons garde à la fin de la trêve hivernale

13 mars 2009

Kidnapping de cinq humanitaires de MSF Belgique

12 mars 2009

Cinq acteurs humanitaires de Médecins Sans Frontière Belgique ont été kidnappés à Saraf Umra, à 200 kilomètres d’El Facher, la capitale du Darfour-Nord.

Un Français se trouve parmi les otages.

Cet enlèvement rappelle les risques permanents qu’encourent les humanitaires internationaux sur certaines zones de conflits et notamment sur le continent africain où les conditions de sécurité restent extrêmement difficiles.

Pour tenter d’améliorer cette situation, la Fondation Casques Rouges travaille actuellement à la création d’un  gilet de sauvetage permettant de communiquer, en permanence, avec les acteurs de terrain et de les géolocaliser grâce aux outils satellites.

En attendant, restons mobilisés pour que les otages enlevés mercredi soir au Darfour retrouvent très vite leur liberté.

C’est soutenir l’action humanitaire que de défendre et protéger ceux qui la font vivre…

L'Affaire Florence Cassez

9 mars 2009

Dîner du CRIF

6 mars 2009

Le traditionnel dîner du CRIF a accueilli, le 2 mars dernier, plusieurs centaines de convives, au premier rang desquels, le Président de la République, le Premier ministre et une majorité des membres du gouvernement.

 

Je me suis tout autant félicitée de l'excellent discours de Richard Prasquier, Président du CRIF, que de la remarquable intervention de François Fillon.

 

Ce dernier a su trouver les mots pour dire l'attachement de la France aux valeurs du judaïsme et sa volonté de combattre, sans aucune concession, toutes les formes de racisme et d'antisémitisme. Le premier ministre a, en outre, rappelé les propos qu'avait tenu à la même place, le Président de la République l'an dernier, au sujet de la Conférence de Durban II, sur le racisme, qui doit se tenir à Genève à la fin du mois d'avril prochain. La France aura une attitude intransigeante pouvant aller jusqu'à se retirer de la conférence si Israël devait être "stigmatisé".

 

Pour sa part, le Président du CRIF n'a pas hésité à condamner avec fermeté, la recrudescence des actes antisémites mais il a montré également la capacité des institutions juives de France de se préoccuper de toutes les victimes, dont les droits fondamentaux sont bafoués à travers le monde. Il a montré que le combat pour le défense des droits de l'homme doit être la priorité de l'ensemble de la communauté nationale.

 

 

Solidarité avec les Antilles

5 mars 2009

La sortie de crise en Guadeloupe constitue un véritable soulagement qui ne tient pas uniquement à la prise en compte des revendications matérielles de nos concitoyens ultramarins mais également à une manifestation d’attention, de soutien et de respect de la part des représentants politiques et de l'opinion.


C’est avec impatience que nous attendons dans les prochains jours le règlement du conflit en Martinique.

Mandat d'arrêt de la Cour Pénale Internationale contre Omar-El-Béchir

4 mars 2009

Je salue de la décision de la Cour Pénale Internationale, qui a émis un mandat d’arrêt contre le Président soudanais, Omar-el-Béchir, pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide.


Au début du conflit, nous n’étions que très peu nombreux à manifester pour dénoncer la situation au Darfour. Depuis, les associations et les responsables politiques du monde entier ont pris conscience de l’impérieuse nécessité de se mobiliser pour que cessent les massacres commis sur la population darfouri et je m’en félicite. Lors de la campagne présidentielle de 2007, le Président Sarkozy s’était ainsi engagé à faire de ce dossier une de ses priorités et m’avais notamment demandé de signer, en son nom, l’Appel du Collectif Urgence Darfour. Quelques mois plus tard, j’ai conduit une mission humanitaire dans les camps de réfugiés d’Abéché, à l’Est du Tchad, pour établir un état des lieux avec les ONG et les agences onusiennes intervenant dans la cette région.

Newsletter Mars 2009

3 mars 2009

Pour une meilleure reconnaissance des droits des homosexuels

3 mars 2009

Je me félicité du projet de loi porté par Nadine Morano, Secrétaire d’Etat à la Famille, visant à reconnaître légalement le beau-parent dans le cadre des familles recomposées. Cette proposition va dans le bon sens et constitue notamment un pas de plus pour la défense des droits des personnes homosexuelles. Actuellement, des dizaines de milliers de foyers sont concernés par l’homoparentalité (40 000 selon l’INED contre 200 000 pour les associations) sans pour autant pouvoir prétendre à un quelconque statut.


Le débat est lancé.

Retrouvez les États Généraux des S.D.F sur LCP mardi 24 février à 8h30

23 février 2009

Chers amis,

 

Je vous invite à visionner le programme consacré par la Chaîne Parlementaire aux Etats Généraux des S.D.F que j'ai organisé à Sciences Po le 26 février dernier.

 

Diffusions :

  • Sur la TNT mardi 24 février à 8h30
  • Sur l'ADSL vendredi 27 février à 14h30

 

Plus d'informations : www.lcpan.fr

 

Les Actes des Etats Généraux des S.D.F

10 février 2009

Depuis 2003, je plaide pour la création d’une Agence Nationale des Français de la Rue destinée à mutualiser et coordonner l’ensemble des services disponibles et à informer les personnes sans-abri de leur existence.
 
Le 26 janvier 2009, j'ai souhaité organiser des Etats Généraux des S.D.F à Sciences Po, pour faire entrer le débat autour de la lutte contre l’exclusion au cœur de la cité.

Plus de 450 personnes ont répondu à cet appel et c’est devant un public de parlementaires, de responsables associatifs, de travailleurs sociaux, d’étudiants, de lycéens, mais aussi de plusieurs SDF ayant souhaité témoigner de leur expérience, que je suis revenue sur les grandes lignes de son projet.

Aux côtés de Xavier Emmanuelli, Président fondateur du SAMU social, Alain Régnier, Préfet délégué général pour la coordination de l’hébergement et de l’accès au logement des personnes sans-abri ou mal logées, Marc-René Bayle, Directeur des transports et de la protection du public à la Préfecture de police de Paris, Paul Bouchet, ancien Président d’ATD Quart Monde, Patrick Henry, chargé de mission pour la lutte contre l’exclusion à la RATP, Patrick Doutreligne, Délégué général de la Fondation Abbé Pierre, Anne Joubert, ancienne SDF et auteur de l’ouvrage « De la zone à l’ENA », j'ai notamment insisté sur l’impérieuse nécessité de proposer enfin aux personnes sans-abri un véritable accompagnement sur le plan sanitaire et social mais aussi psychologique et psychiatrique, en vue d’une réinsertion durable et viable.

Les spécialistes de la lutte contre l’exclusion ont convergé vers l’idée d’une meilleure coordination des moyens et d’un renforcement des échanges d’informations entre les différents acteurs du secteur pour faciliter les démarches des SDF, mieux répondre à leurs besoins et améliorer leur orientation.   

Enfin, j'ai souhaité rappeler que la question des sans-abri n’était pas un « mal » français mais qu’elle concernait bien l’ensemble de nos voisins européens. C’est pourquoi, j'ai suggéré la création d’une Agence européenne des sans-abri pour faire émerger une réflexion commune, échanger les bonnes pratiques et développer des politiques de coopération entre les différents pays membres de l’Union Européenne.

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Participez au Challenge Humanitech

09 février 2009

La Fondation Casques Rouges, que j'ai l'honneur de présider, organise le premier concours étudiant de l'invention humanitaire.
 
Placé sous le haut patronage du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le « Challenge Humanitech » invite les étudiants des universités et des grandes écoles françaises à conceptualiser un outil technologique innovant, permettant de faciliter l’action humanitaire et de renforcer les capacités d’intervention des ONG sur le terrain.
 
Les étudiants désirant participer à cet événement doivent se constituer en équipe de 4 à 6 personnes et candidater, avant le 27 mars 2009, dans l'une des catégories suivantes :

  • Télécommunications & Réseaux
  • Développement durable ; Multimédia
  • Transport & Habitat
  • Agroalimentaire & Santé

 
Chaque équipe sera parrainée par un entrepreneur du secteur qui accompagnera les étudiants dans leur reflexion lors de deux demi-journées de travail.
 
La présentation des dossiers aura lieu le 28 mai 2009, de 14h à 18h, à La Cantine (Espace Silicon Sentier - Paris).
 
Plus d'informations : www.challenge-humanitech.com

Parrainage du Gala de l'association Mazone

05 février 2009

J'ai été particulièrement honorée de parrainer le Gala de l'association Mazone, qui s'est tenu le 4 février 2009, à Créteil.

 

Fondée en 2000 par Eric Bendriem, MAZONE s'attache  à récuperer la nourriture non-utilisée par les traiteurs lors de grandes réceptions et redistribue ce surplus aux familles les plus démunies.

 

Grâce au travail quotidien de ses nombreux bénévoles, auxquels je souhaiterais rendre hommage, Mazone parvient à nourrir chaque jour plus de 1 500 personnes.

 

Je vous invite à visiter le site Internet de Mazone à l'adresse suivante : www.mazone.org

 

 

 



Un guichet unique pour aider et accompagner les SDF. Groupe UMP au Conseil de Paris.

27 janvier 2009

Ancienne Secrétaire d’Etat aux Droits des victimes, Nicole Guedj était à Science po le 26 janvier 2009 pour les Etats Généraux des SDF dont elle est l’instigatrice. A cette occasion, elle a notamment plaidé pour la création d’une Agence nationale des Français de la rue et proposé la mise en place d’une politique européenne commune en faveur des personnes sans-abri. Elle revient sur cette initiative.

 

  • Conseiller d’arrondissement du XVIIIe et Conseiller régional, vous êtes à l’origine de ces Etats généraux des SDF. Comment vous est venue cette initiative ?

Nicole Guedj. « Après avoir largement mobilisé les internautes et sensibilisé le monde politique autour de ma proposition de création d’une Agence nationale des Français de la rue, j’ai souhaité faire entrer le débat au cœur de la Cité, en réunissant le temps d’un événement, de grands spécialistes de la lutte contre l’exclusion : Xavier Emmanuelli, Président fondateur du SAMU social, Michel Gaudin, Préfet de police de Paris et Président du Conseil d’Administration du CASH de Nanterre, Alain Régnier, Préfet délégué général pour la coordination de l’hébergement et de l’accès au logement des personnes sans-abri ou mal logées, Paul Bouchet, ancien Président d’ATD Quart Monde, Patrick Henry, chargé de mission pour la lutte contre l’exclusion à la RATP, Patrick Doutreligne, Délégué général de la Fondation Abbé Pierre, Anne Joubert, ancienne SDF et auteur de l’ouvrage De la zone à l’ENA mais aussi des étudiants, des lycéens, des travailleurs sociaux, des parlementaires comme Etienne Pinte qui a rédigé un rapport sur la problématique du logement…

Des personnes sans-abri nous ont également fait part de leur expérience et ont participé aux échanges. Cette question nous concerne tous et je crois qu’il est temps d’unir nos efforts pour mettre en place des solutions concrètes et pérennes en faveur de cette population marginalisée. Et l’engouement suscité par ces Etats Généraux, qui ont rassemblé plus de 450 personnes, me laisse penser que nous sommes prêts et déterminés à agir.

Lorsqu’en son temps, le nombre des sans-emploi a dépassé le seuil des 100 000 personnes, on a crée l’Agence nationale pour l’emploi. Pourquoi aujourd’hui les 100 000 sans-abri ne bénéficieraient pas également d’une Agence nationale ? »

 

  • Vous êtes partisane de la création d’une agence nationale des Français de la rue. Comment fonctionnerait-elle et quelles seraient ses missions principales ?

Nicole Guedj. « La question des SDF nécessite la mise en place d’une politique publique globale. C’est pourquoi, l’Agence nationale que j’appelle de mes vœux depuis 2003, serait essentiellement destinée à mutualiser et coordonner l’ensemble des services dont nous disposons et à informer les usagers de leur existence.

Le travail fourni actuellement est remarquable mais il s’agit désormais de créer des ponts entre les différents acteurs de ce secteur pour fournir aux SDF un accompagnement sur le plan sanitaire et social mais aussi psychologique et psychiatrique, faciliter leurs démarches, mieux répondre à leurs besoins, améliorer leur orientation, etc. en vue d’une réinsertion véritable et durable.

En outre, par l’intermédiaire d’antennes locales réparties dans les grands centres d’hébergement et les principales structures sociales, l’Agence nationale assurerait aux personnes sans-abri l’accès à leurs droits en matière d’identité, de prestations sociales (RMI, allocations familiales, etc.) et désormais de droit au logement opposable. Elle aurait également vocation à orienter scolairement et professionnellement les sans-abri. Surtout lorsque l’on sait qu’un SDF sur quatre a moins de 25 ans. Enfin, elle aurait un rôle préventif, particulièrement décisif, pour éviter que des personnes au bord de l’exclusion ne "tombent" dans la rue ».

 

  • Que répondez-vous aux critiques sur votre projet, et notamment celles d’Olga Trostiansky, Adjointe au maire de Paris chargée de la Solidarité, de la Famille et de la Lutte contre l’exclusion ?

Nicole Guedj. « Ce projet a recueilli de très nombreux soutiens aussi bien de la part du grand public que des représentants politiques, tous partis confondus. Il emporte l’adhésion au-delà de tous les clivages. Il s’agit d’un projet fédérateur, mobilisateur et extrêmement porteur auquel de nombreuses voix semblent vouloir s’associer.

Madame Trostiansky pose la question de l’appellation et de la forme de cette proposition. Je n’ambitionne pas de créer une énième structure bureaucratique mais de repenser et réorganiser le système existant. Ma démarche est pragmatique : on n’invente rien mais on optimise par la mutualisation et la coordination.

Concernant la terminologie, il est vrai que j’ai fait cette proposition en 2003, à une époque où les tensions étaient beaucoup moins exacerbées. Et bien entendu, lorsque l’on connait mon engagement sans faille en faveur de la diversité, de la lutte contre les discriminations ou encore pour le dialogue interreligieux et culturel, il est difficile de me reprocher de vouloir "ajouter de la discrimination à l’exclusion".

Au contraire, cette Agence, je l’ai pensée pour tous, tous les sans-abri, sans travail, souvent sans papier et quelque fois sans famille, dont les droits premiers comme ceux à la dignité et au respect sont menacés (tribune parue dans Le Figaro le 7 mars 2003). L’exclusion n’a pas de frontière.

Dès lors, je ne vois là qu’un procès d’intention et ce sujet ne mérite pas de polémique. Par ailleurs, je préconise la création d’une Agence européenne des sans-abri. La question des SDF ne concerne certainement pas que la France mais la majorité de nos voisins européens. Je suis convaincue qu’il pourrait être très utile de faire émerger une réflexion commune, d’échanger les bonnes pratiques et de développer des politiques de coopération à cette échelle. Quand on se sent mal quelque part, on imagine qu’on vivra mieux ailleurs. L’expérience montre que ce n’est pas toujours le cas. En définissant une ligne directrice commune à l’ensemble des pays membres de l’Union européenne, on doit pouvoir prévenir certaines situations indignes ».


Plus d'informations : www.agencenationaledesfrancaisdelarue.com

Les Etats Généraux des SDF à Sciences Po

19 janvier 2009

Je vous invite à participer aux Etats Généraux des SDF que j'organise en partenariat avec Radio France, Direct Matin et La Chaîne Parlementaire, le lundi 26 janvier 2009, de 17h à 19h30 à Sciences Po (Amphithéâtre Jacques Chapsal), en présence de :

- Michel Gaudin, Préfet de police de Paris, Président du Conseil d'Administration du CASH de Nanterre
- Xavier Emmanuelli, ancien ministre, Président fondateur du Samu social
- Alain Régnier, Préfet délégué général pour la coordination de l'hébergement et de l'accès au logement des personnes sans abri ou mal logées
- Patrick Doutreligne, Délégué général de la Fondation Abbé Pierre
- Patrick Henry, chargé de mission pour la lutte contre l’exclusion à la RATP
- Paul Bouchet, ancien Président d’ATD Quart Monde
- Anne Joubert, auteur de l’ouvrage « De la zone à l’ENA »

 

Ouverture par Richard Descoings, Directeur de Sciences Po
Modérateur : Serge Moati


A l'occasion de ces Etats Généraux des S.D.F, j'ai souhaité réunir les plus grands experts français de l'exclusion pour établir un état des lieux de la situation actuelle des dizaines de milliers de personnes sans-abri et s'interroger sur les conditions d'une mise en place d'une Agence Nationale des Français de la Rue, comme je le préconise depuis 2003.

 

Je vous attends nombreux.

Plus d'informations : www.agencenationaledesfrancaisdelarue.com

Développement de nouveaux produits alimentaires d'urgence

10 janvier 2009

En situation de catastrophe, la nutrition des populations sinistrées constitue un enjeu majeur. Dans l'urgence, le terrain étant dévasté, il est impossible d'acheminer des stocks importants de nourriture et de boissons. Il est donc impératif pour les équipes de secours de disposer de produits érgonomiques permettant de couvrir les besoins alimentaires immédiats des victimes.

 

Pour répondre à cette problématique, j'ai constitué, dans le cadre de la Fondation Casques Rouges, un groupe de travail placé sous le haut patronage du Professeur François Gros, Secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences et composé de nutritionnistes, ingénieurs agro-alimentaires, médecins ou para-médicaux ainsi que de juristes spécialisés en droit international pour réaliser d'une part, un état des lieux de l’offre existante (industriels alimentaires, FAO, OMS, armées, etc…) et définir d'autre part, un cahier des charges portant notamment sur les nutriments, vitamines et minéraux que ce produit devra intégrer.

Une fois développé, ce produit alimentaire sera proposé aux ONG et aux autorités locales des pays exposés aux crises humanitaires d’ampleur, pour tenter de palier les manques nutritionnels des populations victimes, qu’il s’agisse d’enfants ou d’adultes.

Lancement de la Guedj TV

02 janvier 2009

J’ai toujours souhaité utiliser les nouvelles technologies au service des victimes. Lorsque j’étais Secrétaire d’Etat aux droits des victimes, j’ai instauré, en France, l’Alerte Enlèvement pour rechercher les enfants disparus, le numéro de téléphone nationale unique, 08VICTIMES, pour informer de leurs droits tous les accidentés de la vie et le premier logiciel de contrôle parental sur Internet, LOGPROTECT.

 

Désormais, je m’attache à promouvoir l’ensemble de mes actions sur Internet. Il s’agit d’un support participatif et dynamique qui permet d’impliquer une cible large dans mes projets de solidarité. C’est un lieu d’échanges et de débats qui facilite la sensibilisation du plus grand nombre et notamment d’un public jeune, particulièrement réceptif.

 

Après avoir créé mon blog personnel et développé mon réseau sur Facebook, j'ai souhaité mettre en ligne ma Web TV pour permettre aux Internautes de suivre mon actualité en images et d'avoir ainsi un aperçu concret des causes que je défens au quotidien.

 

Consultez la Guedj TV

4 ans après le Tsunami, le combat pour les Casques Rouges continue

26 décembre 2008

Le 31 décembre 2004, le Président de la République proposait, au nom de la France, à Kofi Annan, ancien Secrétaire Général de l'ONU, de créer une "force internationale humanitaire de réaction rapide", pour organiser l'action de toutes les équipes de secours intervenant sur un site de catastrophe majeure. 

 

Lors du Tsunami, alors Secrétaire d'Etat aux droits des victimes, j'étais en charge de la gestion des victimes françaises de l'ouragan qui a ravagé l'Asie du Sud-Est . A cette occasion, j'ai pu constater que le sauvetage des victimes pêchait, faute de préparation et de coordination.

 

Depuis, je reste mobilisée en faveur de la mise en place de "Casques Rouges", véritables frères humanitaires des "Casques bleus", pour optimiser l'intervention des secours, dès l'avenement d'une catastrophe naturelle, industrielle, épidémiologique ou environnementale.

Alerte enlèvement : une nouvelle vie sauvée

10 décembre 2008

Cette fois, l’Alerte Enlèvement a permis, en moins de 24 heures, de retrouver un bébé de deux jours.


Je me réjouis qu’à nouveau, le dispositif d’alerte dont j’ai initié la mise en place en France, ait montré toute sa pertinence et son efficacité.

Médias et opinion ont collaboré dans une démarche citoyenne. Preuve que dans notre pays, la protection des enfants est l’affaire de tous.

J’étais, en 2004, Secrétaire d’Etat au droit des victimes lorsqu’un petit Jonathan était enlevé et retrouvé mort plus d’un mois après sa disparition. J’ai alors ressenti l’impérieuse nécessité de tout mettre en œuvre pour, qu’en France, on puisse traquer tous ceux qui s’en prennent à la vie d’un enfant.

 

M’inspirant d’«Amber Alert», procédure utilisée aux Etats-Unis et au Canada, j’ai sollicité les médias français, convaincue de l’utilité des moyens de communication pour faire face, dans l’urgence, à ces terribles drames.

Une Agence nationale des Français de la Rue ? Par Nicole Guedj

4 décembre 2008

Nous ne sommes que le 4 décembre et déjà sept personnes sans-abri ont succombé, probablement au froid. Ni l’opinion, ni la classe politique, ne s’attendaient à devoir faire ce constat aussi rapidement. Et pourtant, chaque année, on ne dénombre pas moins de 250 morts parmi cette population marginalisée.

Comme toujours, le déclenchement de l’alarme médiatique entraine la plus vive émotion et l’on s’affaire à trouver des solutions de fortune pour passer l’hiver.

Au delà de la création des centres d’hébergement, du dévouement des travailleurs sociaux, du vote de nouvelles lois, ce ne sera qu’une politique publique d’aide et d’accompagnement qui répondra véritablement aux besoins spécifiques des « gens de la rue ». Et ces besoins ne se limitent pas à une ration calorique ou à un logement.  

A l’heure de la célébration du soixantième anniversaire de la Déclaration Universelle des droits de l’homme, ne serait-ce pas le minimum que de garantir le respect des droits fondamentaux de l’ensemble de nos concitoyens, sans distinction… de logis. Qu’ils soient sans abri, sans travail, souvent sans papier et quelques fois sans famille, les SDF ont droit à la dignité, au respect et à la sécurité.

Dépasser l’urgence de l’instant pour rechercher des solutions adaptées à cette forme indigne d’exclusion est l’objectif que nous devons impérativement atteindre.

Les sans-emploi bénéficient de l’ANPE. Pourquoi les sans-abri n’auraient-ils pas une Agence Nationale des Français de la Rue ? N’en doutons pas, c’est l’érosion des droits qui emprisonne beaucoup d’entre eux dans la rue. Il est vain et illusoire de croire que l’on réglera le problème uniquement en les abritant, quelques nuits d’hiver, dans un gymnase.

L’Agence Nationale des Français de la Rue aurait, en tout premier lieu, un rôle de recensement et d’identification de cette population hétérogène que les estimations, sans doute sous-évaluées, chiffrent à près de 100 000 personnes, sans qu’une exacte distinction soit faite aujourd’hui entre les sans-abri et les mal logés ... N’est-ce pas à ce seuil du nombre de sans-emploi que fut, en son temps, créée l’ANPE ?

Cette proposition n’est pas un moyen de se retrancher derrière une énième solution bureaucratique mais elle traduit plutôt une volonté de repenser et d’optimiser l’utilisation des ressources de structures sociales existantes.

Cette Agence fonctionnerait comme un guichet unique regroupant l’ensemble des services destinés à répondre aux besoins sanitaires et sociaux de ces accidentés de la vie.

Elle assurerait que les sans-abri aient accès, en tous lieux,  à leurs droits d’identité et de prestations sociales (RMI, allocations familiales, droit au logement opposable etc.). Cette agence pourrait également organiser, dans la durée, leur suivi sanitaire, leur soutien psychologique et psychiatrique ainsi que les traitements de désintoxication indispensables pour certains d’entre eux. Elle pourrait enfin permettre l’exercice de leur droit à la formation et à l’insertion. Surtout lorsque l’on sait qu’un SDF sur quatre a moins de 25 ans. Parmi eux, il y a aussi des femmes et des enfants qui doivent naturellement bénéficier de leurs droits parentaux et éducatifs, des personnes âgées en situation de percevoir une retraite, des adolescents en obligation de scolarité ou encore des travailleurs pauvres, qui aspirent uniquement à un logement décent.

A l’instar du droit des victimes dont on a fini, dans notre pays, par reconnaître la légitimité, il est aujourd’hui urgent de consolider les droits de toute une population fragilisée à l’extrême, en mal de considération et de reconnaissance sociales.

Que l’émotion d’aujourd’hui, proportionnelle à la chute des températures, ne fasse pas naître qu’un stérile sentiment de culpabilité générale. Qu’elle préfigure la mise en place d’une solution pérenne au pays des droits de l’homme.

Il y a deux jours, Martin Hirsch a proposé de réfléchir à dix orientations pour réduire le nombre des sans-abri et de « repenser leur prise en charge dans le cadre d’un véritable service public ». La création d’une « Agence Nationale des Français de la Rue », pour laquelle je plaide depuis 2003, me semble pouvoir répondre à la question du Haut Commissaire aux Solidarités actives pour la pauvreté.

Pour la création d'une "Agence nationale des Français de la rue"

28 novembre 2008

Depuis 2003, je plaide en faveur de la création d’une « Agence nationale des Français de la rue », pour assurer la prise en charge publique et globale des dizaines de milliers de sans-abri, dont la mort de quatre d’entre eux cette semaine, émeut l’opinion et la classe politique.

 

 

Selon le Ministère du logement, la France compte aujourd’hui 100 000 sans-abri, pour 99 600 places d’hébergement. A Paris, ils ne sont pas moins de 12 000 à vivre dans la rue, pour 13 000 couchages disponibles. Et trois nouveaux centres d’accueil ouvriront leurs portes d’ici fin 2008. Pourtant, chaque année, on dénombre plus de 250 morts parmi cette population marginalisée. Au delà des multiples centres d’hébergement, du dévouement des travailleurs sociaux, du vote de nouvelles lois comme celle du Droit au Logement Opposable, c’est une politique publique globale qui répondra précisément aux attentes spécifiques des « gens de la rue », veillant à garantir ainsi leurs droits fondamentaux. Et ce ne sera qu’au prix d’un accompagnement personnalisé que les pouvoirs publics assumeront leur responsabilité à l’égard des sans-abri.

 

Pour faire face à l’urgence de la situation, je préconise la création d’un guichet unique, qui regrouperait l’ensemble des services destinés à répondre aux besoins sanitaires et sociaux de ces accidentés de la vie, tout au long de leur parcours de réinsertion. L’ « Agence nationale des Français de la rue » permettrait d’assurer, aux sans-abri, l’accès à leurs droits d’identité et de prestations sociales, un soutien psychologique et psychiatrique adapté à leurs problématiques ainsi qu’une orientation scolaire et professionnelle, pour favoriser leur réintégration.

 

 Les sans-emploi bénéficient de l’ANPE. Pourquoi les sans-abri n’auraient-ils pas une Agence nationale des Français de la rue ? N’en doutons pas, c’est l’érosion des droits qui emprisonne beaucoup d’entre eux dans la rue. Il est vain et illusoire de croire que l’on réglera le problème, uniquement, en les abritant quelques nuits d’hiver dans un gymnase.

 

 

La réforme des Institutions : la seconde victoire du Président Nicolas Sarkozy

22 juillet 2008

La Réforme des Institutions a été ratifiée par le Parlement réuni en Congrès, à Versailles, lundi 21 juillet 2008.

 

Cette victoire, au delà d'être bien entendu celle de notre Président de la République, c'est avant tout celle des Français, qui ont gagné en droits et en droit d'agir.

 

Car désormais, les citoyens auront le pouvoir de saisir le Conseil Constitutionnel lorsqu'ils jugeront qu'une loi ne sera pas conforme aux libertés fondamentales inscrites dans la Constitution. Ils pouront également faire appel au Conseil Supérieur de la Magistrature pour toutes questions disciplinaires. Et enfin, et je m'en réjouis particulièrement, nous allons assister à la naissance du Défenseur des droits des citoyens qui aura pour mission de garantir le respect des libertés individuelles.

 

Les Français ne s'y sont pas trompés en approuvant à plus de 90% cette réforme promise par Nicolas Sarkozy lors de sa campagne présidentielle.

18-20h : 2 heures d'Actu sur Europe 1.
Invités : Jean-Louis Bourlanges, Frédéric Lefebvre, Henri Weber, Olivier Duhamel, Nicole Guedj et Marie-Georges Buffet.
Europe 1_21 juillet 08_Réforme des Insti
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Les Casques Rouges de la Méditerranée

Dans le cadre du projet d’Union pour la Méditerranée en matière de protection civile, la Fondation Casques Rouges que j'ai l'honneur de présider propose la création de Casques Rouges de la Méditerranée dédiés à la gestion des catastrophes majeures.

 

La région méditerranéenne est régulièrement frappée par des incendies, tempêtes, inondations ou encore tremblements de terre. Dépourvus de moyens logistiques et humains suffisants, les pays du pourtour méditerranéen ne sont pas en mesure de faire face aux conséquences engendrées par ces catastrophes et sont contraints d’attendre l’arrivée de secours lointains, pour procéder à un sauvetage efficace des victimes.

Il est impératif d’accorder une attention particulière à la gestion des catastrophes, en mettant en place une stratégie globale de protection de la zone méditerranéenne, prenant en compte à la fois la dimension « protection du territoire » et l’aspect « secours et assistance aux victimes ».  

               

Ma fondation qui plaide à une autre échelle, pour la création de Casques Rouges, frères humanitaires des Casques Bleus, placés sous l’égide de l’ONU et destinés à coordonner l’action des équipes de secours projetées sur un site de crise, propose d’utiliser le bassin méditerranéen comme premier théâtre d’expérimentation du projet onusien. Ainsi, les Casques Rouges de la Méditerranée deviendraient l’organe référent en matière de protection civile et d’assistance aux personnes sinistrées, en assurant notamment la mutualisation des ressources humaines et logistiques de chaque Etat membre et la coordination de leurs interventions dès les premières heures de la catastrophe.

 

L’Union pour la Méditerranée est une vision du Président de la République, une initiative de paix qui doit désormais trouver sa concrétisation dans la réalisation de projets de coopération favorisant la solidarité entre l’ensemble des pays de la région euro-méditerranéenne.

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Commentaires : 3
  • #1

    BENJELLOUN IMANE (samedi, 15 novembre 2008 11:19)

    TOUTES MES FELICITATIONS POUR CE QUE VOUS FAITES POUR L'HUMANITE. TOUS MES VOEUX DE COURAGE ET DE PROSPERITE.

    IMANE BENJELLOUN

  • #2

    Azzeddine Ben Lahcen (mercredi, 19 novembre 2008 18:14)

    Maitre,
    Je désire vous confier mon dossier afin de faire valoir mes droits pour retrouver ma citoyenneté ou si vous etes dans l'impossibilité de prendre mon dossier en charge je souhaiterez que vous m'indiquiez le nom et l'adresse d'un avocat spécialiste en la matière.
    Par avance je vous remercie et vous souhaite de la réussite dans vos fonctions.

  • #3

    mimoi (mercredi, 12 janvier 2011 00:28)

    Bonjour Mme Guedj,
    Vous êtes née en Algerie, mais malheureusement vous oubliez complétement votre passé.Vous aidez Isréal pour qu'elle pérennise dans la colonisation et le despotisme des terres des palestiens.J'ai visionné votre site, en aucun moment vous citez la souffrance de ce peuple colonisé depuis plus de 60 ans.Soyez juste envers tous les peuples du monde .

J'appelle Ingrid Betancourt à se mobiliser pour tous les otages du monde.

3 juillet 2008

C'est avec une immense joie que j'ai accueilli la libération d’Ingrid Betancourt, rendue possible par la résistance sans faille du Président Alvaro Uribe aux pressions des FARC et par le combat du Président Nicolas Sarkozy en faveur de tous les otages du monde.

 

 

Depuis 2002, je suis mobilisée aux côtés de la famille d’Ingrid Betancourt et des différents comités de soutien, pour convaincre les responsables politiques français et colombiens de négocier la libération de l’otage franco-colombienne.

 

 

En 2006, alors Secrétaire nationale UMP aux droits de l’homme et à l’action humanitaire, j'ai rencontré le Président Uribe, lui réaffirmant ainsi le soutien de la France dans la lutte menée par la Colombie contre le terrorisme et les narcotrafiquants.

Je me suis toujours opposée à ce que l’on fasse du combat pour Ingrid Betancourt, un combat contre Alvaro Uribe. Le président colombien n’avait pas le choix. Il ne pouvait accepter la démilitarisation exigée par les FARC sans exposer son pays et l’ensemble des colombiens à des dangers majeurs.

 

 

Pendant la campagne présidentielle, j'ai eu à cœur de sensibiliser Nicolas Sarkozy à la nécessité d’impliquer la France dans la défense des droits de l’homme et notamment dans le combat pour la libération des infirmières bulgares et de la sénatrice colombienne. Engagement que le Président de la République a pris dès le soir de son élection. 

Le combat continue. J’attends qu’Ingrid Betancourt devienne le chef de file mondial de tous ceux qui sont engagés dans la libération des otages, à commencer par ceux rester dans la jungle colombienne et celle du soldat franco-israélien Gilad Shalit, détenu depuis 2006 par le Hamas.

 

Je me rendrai ce soir à 17h, Place de l'Hôtel de Ville pour fêter la libération d'Ingrid Betancourt.

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Commentaires : 1
  • #1

    monclerfashionshopper (vendredi, 29 juillet 2011 03:09)

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