Israël, l'esprit start-up

Août 2011

Dossier spécial sur le voyage du TOP 11 des bloggeurs high tech français en Israël que la Fondation France Israël a organisé en juin 2011.

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Ouverture de la saison des catasrophes

1er septembre 2011

Face au changement climatique, les catastrophes naturelles ne sont pas appelées à diminuer. Bien au contraire, selon les projections, 375 millions de personnes pourraient être victimes des désastres climatiques d’ici 2015.

 

Chaque année, à la même époque, les pays les plus exposés essuient ouragans, cyclones et autres tremblements de terre… Aujourd'hui, ce sont les Etats-Unis, les Philippines et Taiwan qui sont menacés mais aucune partie du globe n'est épargnée.


Comment se préparer à la saison des catastrophes ? tel est le défi auquel doivent répondre systématiquement les pays concernés. L'anticipation dont ont su faire preuve les autorités new-yorkaises, à l’annonce de l’arrivée de l'ouragan Irène sur leurs rives, a été sévèrement critiquée. A croire que nombreux sont ceux qui ont déjà oublié les ravages causés par Katrina cinq ans auparavant…


Les résultats sont pourtant là. Les précautions mises en œuvre par Michael Bloomberg, dont le coût a par ailleurs été estimé entre trois et six milliards de dollars par l'agence de modélisation des catastrophes « Air Worldwide », a permis d’éviter victimes et blessés.


Dans le prolongement de cette prise de conscience collective et de la mise en œuvre de solutions concrètes pour garantir le droit au secours aux habitants de la grande pomme, nous devons désormais améliorer l’organisation des secours, pour être prêts lorsque le pire ne peut être évité.

 

A quelques jours de l’ouverture de la 66ème Assemblée générale des Nations-Unies, la Fondation Casques Rouges que je préside plaide inlassablement pour la création de Casques Rouges humanitaires à l’ONU, destinés à organiser et coordonner les équipes de secours, déployées dans l’urgence, sur un théâtre de catastrophe naturelle.

 

Formons le vœu que réunis symboliquement à New York, les chefs d’Etat de la planète se souviennent du Tsunami, de Nargis ou encore d’Haïti pour prendre les décisions qui s’imposent, pour voter en faveur de la mise en place d’un nouveau mode de gouvernance humanitaire.

Puisse le voeu de Kadhafi être exaucé

29 aout 2011

« Oui, il faut intervenir en Libye et vite ! C’est maintenant, tout de suite, qu’il faut agir. Maintenant, tout de suite, qu’il faut en finir avec le bourreau. » Le 17 mars dernier, nous étions quelques uns, notamment Nicole Bacharan et Bernard-Henri Levy, à signer un appel dans Le Monde, pour réclamer le déploiement des forces armées internationales dans le fief du Colonel Kadhafi. Alors que des civils tombaient, que le Conseil de sécurité tergiversait, que le G8 peinait à prendre ses responsabilités, nous avions la conviction que seule une intervention concertée de nos soldats pouvait redonner de l’espoir aux rebelles et affaiblir le raïs libyen.

Au pouvoir depuis 1969, violemment contesté depuis le mois de février, il en aura fallu du temps pour que le « guide de la Révolution », comme il aimait se faire appeler, abandonne son Palais de Tripoli. Des milliers de victimes plus tard, alors que le pays a été littéralement dévasté, le peuple libyen s’autorise à nouveau à rêver de justice et de liberté. Grâce au renfort et à la détermination des Américains, des Anglais et de nous autres Français, les rebelles libyens ont persévéré et sont aujourd’hui prêts à entrer dans une nouvelle ère, celle de la démocratie.   

Je suis fière et heureuse que la France ait contribué à ce changement, que notre pays ait, une nouvelle fois, honoré sa tradition humaniste, que les Français n’aient fait aucune concession ni compromis. Ceux qui s’étaient réservés en Irak resteront aussi dans l’Histoire comme ceux qui auront participé à la libération de la Libye et c’est une vraie victoire.

Pour ceux qui s’interrogeaient, ces derniers temps, sur la crédibilité de la formule consacrant la France comme « pays des droits de l’homme », le courage et le volontarisme de Nicolas Sarkozy en Libye, auront eu raison de ces remises en question. 

Désormais, il ne s’agit ni de se désengager, ni d’abandonner des Libyens meurtris par la folie de leur « frère » dictateur, mais bien de les accompagner dans cette phase de reconstruction. Le Président de la République accueillera ainsi, le 1er septembre prochain, les leaders du Conseil National de Transition (CNT) libyen, les « pays amis de la Libye » et Ban Ki-moon, pour poser les jalons d’un avenir stable et durable dans ce pays. Former des fonctionnaires, remettre une police sur pied, repenser un système éducatif, concevoir un espace de liberté d’expression, apprendre aux Libyens à vivre au sein de la communauté internationale, telle est la noble mission qui incombe désormais aux Nations-Unies, les mêmes qui l’an dernier, avaient offert la Présidence de leur 64ème Assemblée Générale au Colonel Kadhafi…

« La Libye peut contribuer à aider le monde à passer d’une époque à une autre ; à passer d’un monde malmené, affligeant, humilié, terrifié, redoutable et menaçant à un monde ou règnent l’humanisme et la tolérance » déclarait-il alors à la tribune. Puisse son vœu être exaucé.

« Oui, il faut intervenir en Libye et vite ! C’est maintenant, tout de suite, qu’il faut agir. Maintenant, tout de suite, qu’il faut en finir avec le bourreau. » Le 17 mars dernier, nous étions quelques uns, notamment Nicole Bacharan et Bernard-Henri Levy, à signer un appel dans Le Monde, pour réclamer le déploiement des forces armées internationales dans le fief du Colonel Kadhafi. Alors que des civils tombaient, que le Conseil de sécurité tergiversait, que le G8 peinait à prendre ses responsabilités, nous avions la conviction que seule une intervention concertée de nos soldats pouvait redonner de l’espoir aux rebelles et affaiblir le raïs libyen.

 

Au pouvoir depuis 1969, violemment contesté depuis le mois de février, il en aura fallu du temps pour que le « guide de la Révolution », comme il aimait se faire appeler, abandonne son Palais de Tripoli. Des milliers de victimes plus tard, alors que le pays a été littéralement dévasté, le peuple libyen s’autorise à nouveau à rêver de justice et de liberté. Grâce au renfort et à la détermination des Américains, des Anglais et de nous autres Français, les rebelles libyens ont persévéré et sont aujourd’hui prêts à entrer dans une nouvelle ère, celle de la démocratie.    

 

Je suis fière et heureuse que la France ait contribué à ce changement, que notre pays ait, une nouvelle fois, honoré sa tradition humaniste, que les Français n’aient fait aucune concession ni compromis. Ceux qui s’étaient réservés en Irak resteront aussi dans l’Histoire comme ceux qui auront participé à la libération de la Libye et c’est une vraie victoire.

 

Pour ceux qui s’interrogeaient, ces derniers temps, sur la crédibilité de la formule consacrant la France comme « pays des droits de l’homme », le courage et le volontarisme de Nicolas Sarkozy en Libye, auront eu raison de ces remises en question. 

 

Désormais, il ne s’agit ni de se désengager, ni d’abandonner des Libyens meurtris par la folie de leur « frère » dictateur, mais bien de les accompagner dans cette phase de reconstruction. Le Président de la République accueillera ainsi, le 1er septembre prochain, les leaders du Conseil National de Transition (CNT) libyen, les « pays amis de la Libye » et Ban Ki-moon, pour poser les jalons d’un avenir stable et durable dans ce pays. Former des fonctionnaires, remettre une police sur pied, repenser un système éducatif, concevoir un espace de liberté d’expression, apprendre aux Libyens à vivre au sein de la communauté internationale, telle est la noble mission qui incombe désormais aux Nations-Unies, les mêmes qui l’an dernier, avaient offert la Présidence de leur 64ème Assemblée Générale au Colonel Kadhafi…

 

« La Libye peut contribuer à aider le monde à passer d’une époque à une autre ; à passer d’un monde malmené, affligeant, humilié, terrifié, redoutable et menaçant à un monde ou règnent l’humanisme et la tolérance » déclarait-il alors à la tribune. Puisse son vœu être exaucé.

Ma tribune dans "La lettre diplomatique"

Août 2011

Pakistan, un an après

29 juillet 2011

En juillet 2010, le Pakistan était frappé par des inondations sans précédent. 1/5ème de son territoire, soit une zone équivalente à la taille du Royaume-Uni, était submergé par les eaux. Cette catastrophe avait touché plus de 20 millions de personnes, entraîné la mort de plus de 2000 d’entre elles et détruit 1,7 millions d’habitations.

Un an après, des millions de Pakistanais vivent toujours dans la précarité. Valerie Amos, Secrétaire générale adjointe des Nations Unies en charge des affaires humanitaires, a d’ailleurs déclaré que « pour ceux qui ont survécu, chaque jour est devenu un défi ». Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires (OCHA), l'appel aux dons des Nations-Unies, destiné à financer les opérations d'assistance au Pakistan n’a été financé qu’à hauteur de 38% soit 759 millions de dollars sur les 2 milliards nécessaires.

En pleine saison des pluies, des centaines de milliers de Pakistanais vivent encore aujourd’hui sous la menace d’un nouveau sinistre, en raison de l'absence totale de mesures de prévention.

La Fondation Casques Rouges, qui se bat pour la création d’une force internationale humanitaire de réaction rapide, pour coordonner les secours sur les théâtres de catastrophes naturelles, appelle à poursuivre la mobilisation pour venir en aide à cette population.

Ce petit homme qui dépassait les grands

28 juillet 2011

De Serge Benattar, je retiendrai ses convictions. Le fondateur d’Actualité Juive ne transigeait jamais avec son idéal et ses valeurs. C’était incontestablement un homme sans concession ni compromis. Grâce à son journal, ses éditos militants et sa plume de poète, il ne cessait jamais d’être dans l’action. Et il était toujours dans le vrai !

 

J’ai eu la chance de participer aux débuts de l’aventure d’Actu J, aux côtés de celui que je m’amusais à appeler mon « maître à penser », qui m’avait appris que "D’ ne nous fait endurer que ce que nous pouvons supporter".

 

Nous avions, tous deux, une affection très pudique. C'est d'ailleurs le premier de mes amis que j'avais prévenu de mon entrée au gouvernement. Nous étions, comme « associés », dans nombre de combats qu’il menait souvent dans la douleur. Mais il a su se faire entendre !

 

Comme tous les grands hommes, il était humble et pourtant, il aura marqué son temps, l’histoire et la conscience de la diaspora française.

 

Monsieur Benattar (que j’appelais toujours ainsi sans n’être jamais parvenu à le tutoyer) aura remporté, tout au long de sa vie, d’incroyables bras de fer…sauf le dernier.  

 

Face au souvenir de cet homme que j’ai admiré, je m’incline.

Les droits de l’homme : 77e victime de Behring Breivik

27 juillet 2011

C’est avec une très grande émotion que j’ai appris le massacre des 76 Norvégiens perpétré par Anders Behring Breivik le 22 juillet dernier.

Tout porte a croire que ces agissements étaient prémédités de longue date. Le tueur cherchait simplement, selon ses dires à «adresser un signal fort à la population» afin de l’avertir des «dangers de l’islamisme et du marxisme en Europe».

Depuis plusieurs années, les partis d’extrême droite tentent d’expliquer aux européens combien ils doivent se méfier de l’Islam, des hommes barbus, des femmes voilés autrement dit, selon eux, des immigrés.

Malgré l’illusion de nouveaux discours «mesurés», de doctrines plus «modérées» et d’une image «édulcorée», les masques sont tombés vendredi dernier. Le bourreau d’Oslo est blanc, chrétien et issu de leur propre rang. Certains, bien inspirés, diront que le mal ne frappe jamais là où on l’attend...

Aujourd’hui, les FN, NPD allemand et autres BNP anglais désavouent, bien maladroitement, les agissements de Behring Breivik le qualifiant tantôt de «malade» tantôt de «psychopathe».

Qu’on se le dise, ces condamnations arrivent trop tard. Comment renier les actes d’un monstre qu’ils ont eux même contribué à fabriquer en jouant avec les peurs, en attisant les haines et en instrumentalisant les différences?

Tandis que la polémique enfle, la Présidente du Front National, a beau jeu de dénoncer une manipulation destinée à «créer la confusion dans les esprits». Alors que FN est passé maître dans l’art de jeter le trouble et la confusion, il essaie désormais de prendre la place de la 77e victime.

Mais ne nous y trompons pas, la dernière victime n’est ni Marine le Pen, ni un quelconque parti européen d’extrême droite mais bel et bien l’Homme, dont les droits fondamentaux ont été une fois de plus bafoués au prix d’une idéologie... nazie.

Montrons-nous dignes du combat de Xavier Emmanuelli !

26 juillet 2011

Le Samu Social perdra son père fondateur en octobre prochain. Xavier Emmanuelli, à qui je veux rendre un hommage sincère et appuyé, a annoncé le 19 juillet dernier sa démission de son poste de Président. Connu pour son action au sein de l’ONG Médecins sans Frontières, dont il fut le co-fondateur, il s’est engagé dès les années 70 pour venir en aide aux sans abris. C'est face à la situation dramatique de ces exclus qu'il crée en 1993 le Samu Social de Paris, avec l’appui de Jacques Chirac, alors maire de la ville.

 

Mise en place de « maraudes », création du 115, aide à l’hébergement d’urgence, actions de réinsertion… Depuis sa création, le Samu social apporte un soutien considérable à ces exclus. Mais le manque de moyens reste criant et les demandes d’hébergement d’urgence sont insatisfaites à hauteur de 65%, faute de places disponibles.   

 

Les combats de Xavier Emmanuelli trouvent une résonnance particulière dans mon propre engagement. Il avait notamment participé, en 2009, aux « Etats Généraux des SDF » que j’avais organisés à Sciences Po, pour établir un état des lieux de la situation des dizaines de milliers de personnes sans-abri et s’interroger sur les conditions de mise en place d’une « Agence Nationale des Français de la Rue », comme je le préconise depuis 2003.

Cette agence aurait pour mission d’aider et d’accompagner les sans abris sur le plan sanitaire et social mais aussi psychologique et psychiatrique, tout au long de leur parcours de réinsertion. Véritable guichet unique, elle offrirait en tout premier lieu la possibilité de recenser et d’identifier cette population hétérogène, distincte de celle des mal-logés… Elle permettrait également de concentrer, en même lieu, l’ensemble des services destinés à répondre aux besoins des plus démunis et leur garantirait un accès à leurs droits en matière d'identité, de prestations sociales, de formation...

 

En 2011, 100 000 personnes sont toujours dans la rue. Et elles ne sont pas moins nombreuses en été ! Lorsque le nombre des sans-emploi a dépassé le seuil des 100 000 personnes, on a créé l'Agence nationale pour l'emploi. Pourquoi, aujourd'hui, les 100 000 sans-abri ne bénéficieraient-ils pas d'une Agence nationale des Français de la rue ? 

Pour une politique publique globale et durable en faveur des homosexuels

22 juillet 2011

Le 13 juillet dernier, cinquante trois députés UMP ont déposé un rapport sur « la famille durable ». Ce document, qui fait notamment suite aux discussions de nos députés sur le mariage homosexuel, comprend trente propositions relatives à l’avenir des foyers français.

 

En tant que fervente défenseur des droits de l’homme et militante contre toutes formes de discriminations, je me suis prononcée de longue date en faveur du mariage gay et lesbien. J’ai toujours marché, avec fierté, aux côtés des minorités sexuelles pour défendre leurs droits. Aujourd’hui, je souhaite qu’un débat national soit ouvert, pour concevoir une politique publique globale et durable en faveur de ceux de nos concitoyens qui ont fait le choix d’un autre modèle familial.

 

Si nous finirons bien par légiférer pour autoriser le mariage homosexuel, je regrette qu’aucun ne se pose la question des conséquences de ce type d’union. Prenons la peine et le temps de s’interroger sur le droit à la rupture, au divorce, à la succession et à toutes autres possibilités que comprend cet acte civil. Le mariage homosexuel n’est pas qu’un symbole ou une revendication idéologique. C’est en responsabilité que nos parlementaires doivent offrir un cadre juridique aux homosexuels qui feraient le choix du mariage.

 

Quand bien même toutes ces questionnements soulèvent les passions, l’heure n’est ni à la précipitation ni à la pression, mais bien à la réflexion.

Mémoires de Justes parmi les Nations 2011 : la revue de presse

22 juillet 2011

La presse française et israélienne s'est très largement faite l'écho du voyage de petits-enfants de Justes parmi les Nations que la Fondation France Israël a organisé du 1er au 4 mai dernier, en Israël, à l'occasion des cérémonies de commémoration de la Shoah.

Téléchargez la revue de presse "Mémoires de Justes parmi les Nations 2011"
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Plus d'informations : www.memoiresdejustes.com

Agir pour la Somalie

21 juillet 2011

Les Nations Unies ont annoncé, mercredi dernier, ce que les humanitaires craignaient depuis quelques temps. La famine s’est bel et bien installée dans deux régions de la Somalie et menace de s’étendre à tout le pays d’ici peu. Il agit de la crise alimentaire la plus grave depuis celle qui avait déjà décimé la population somalienne en 1991.

 

Tristement célèbre pour ses profondes divisions, sa guerre civile, son Etat failli, ses pirates et surtout pour être l’un des pays les plus dangereux au monde, la Somalie est menacée par une énième tragédie. Qui dit crise alimentaire dit déplacement de population, épidémies, déstabilisation de toute une région du monde déjà si troublée…

 

C’est une population entière qui se meurt en silence. L’aide humanitaire, qui parvient difficilement à se frayer un chemin sur cette terre de violence, est le plus souvent détournée et les acteurs de terrain doivent prendre des risques considérables pour aider les populations locales. 

 

Impliquée de longue date dans l’action humanitaire, j’apporte tout mon soutien à l’appel du Secrétaire Général de l'ONU, Ban Ki-moon, qui a réclamé 500 millions de dollars supplémentaires à la communauté internationale pour financer le programme d'aide humanitaire de 2011.

 

Nous devons nous mobiliser pour sauver des vies. Pour préserver l’humanité.

Israël, nouvel eldorado des start-up

14 juillet 2011

Carnet de voyage de Cécilia Gabizon, Grand reporter au Figaro, sur le voyage du TOP11 des bloggeurs high tech français en Israël.

La Silicon Waddy, comme on l'appelle en Israël, attire à Haïfa (au nord du pays) les grands groupes américains Google, Yahoo!, Intel, Microsoft… qui ont installé des laboratoires de recherche et de développement.
La Silicon Waddy, comme on l'appelle en Israël, attire à Haïfa (au nord du pays) les grands groupes américains Google, Yahoo!, Intel, Microsoft… qui ont installé des laboratoires de recherche et de développement.

Il s'en crée 500 tous les ans, ce qui place l'État hébreu juste derrière les États-Unis.

 

C'est la nouvelle Silicon Valley. La Silicon Waddy comme on l'appelle en Israël. Ces dernières années, l'État hébreu est devenu une terre de start-up. Il s'en crée près de 500 chaque année. Et l'on compte plus de sociétés israéliennes cotées au Nasdaq que d'européennes.

Israël dispose, selon les derniers classements, du plus fort indice d'investissement en recherche par tête d'habitant au monde. La plupart des grands groupes américains Google, Yahoo!, Intel, Microsoft… ont installé des laboratoires de R & D à Haïfa, dans le quartier de Matam, au bord de la mer! C'est ici que Kinnect a été inventé, tout comme le processeur Centrino, d'Intel, ou Google Suggest, qui suggère des choix dès les premières lettres tapées dans le moteur de recherche.

 

Petit territoire de la taille de la Bretagne, microscopique marché local avec ses 7 millions d'habitants, Israël a pourtant des allures de village global. On y trouve des migrants du monde entier dont des scientifiques brillants formés en Union soviétique et arrivés massivement dans les années 1990. L'État soutient largement ce dynamisme technologique. «Il consacre 6% de son PIB à la R & D. Le pays affiche aussi le plus fort taux d'ingénieurs par habitant…» détaille Nicole Guedj, la présidente de la fondation France Israël qui vient d'emmener 11 blogueurs high-tech français à la découverte du «miracle technologique».

 

Si le monde de l'Internet israélien apparaît bronzé et en short comme en Californie, planant au-dessus des conflits de frontières et de religions, il reste largement imbriqué dans l'armée. «Les Israéliens sont particulièrement performants sur le traitement du signal dans les technologies à la fois civile et militaire», analyse Stéphane Distinguin de Faber Novel. «Ils sont capables d'analyser le taux d'agressivité d'une conversation. Et ces technologies sont maintenant utilisées dans le télémarketing», ajoute Roseline Kalifa, d'Orange. Tsahal recrute des ingénieurs extrêmement brillants dans les unités les plus en pointe et forme également les jeunes recrues à l'intelligence numérique. Les gradés viennent exposer leurs besoins sur les campus. Ils ont ainsi réclamé un moustique espion… Les militaires se rendent notamment sur le campus du Technion à Haïfa, la fameuse université scientifique créée avant même la naissance de l'État d'Israël par le mouvement sioniste pour assurer le développement de la nation qu'il voulait bâtir. En 1922, Albert Einstein qui le visitait avait prophétisé: «Israël ne pourra survivre qu'en développant la connaissance et la technologie.» Aujourd'hui encore le Technion se classe parmi les meilleurs cursus en informatique ou dans les biotechnologies. L'université a décloisonné les cursus pour développer «une vision plus globale. Car nous ne progresserons qu'ainsi maintenant», explique Ilan Marek professeur de chimie.

 

Incubateur sur le campus

Au-delà de cet enseignement pluridisciplinaire, le Technion est aussi une pépinière. Encouragés par l'administration, près de la moitié des professeurs ont créé une start-up! «D'autant qu'ici, on n'est pas inhibé par la peur de l'échec» explique Ilan Malek qui a vécu en France. «On ajuste, on recommence.» Les entrepreneurs ne sont guère pénalisés par une faillite. Sur le campus, un incubateur est même destiné aux étudiants. Déjà polytechnicien, Yonathan Afflalo pensait poursuivre son cursus au MIT à Boston, lorsque des professeurs français lui ont conseillé le Technion. Il a intégré l'une des unités les plus performantes de maths appliquées au traitement des images… «Le niveau est excellent. Les gens ne se croient pas arrivés parce qu'ils ont fait de bonnes études. Il faut toujours démontrer ce que l'on vaut. Les étudiants ont fait trois ans de service militaire et arrivent supermotivés. Rien à voir avec les étudiants français!»

Les inventeurs bénéficient également de quelque 70 incubateurs, dont 24 financés à 80% par des fonds publics. Les investissements high-tech sont gigantesques, estimés à 1,4 milliard de dollars en 2010 selon FrenchWeb. En général les Israéliens montent des boîtes à forte composante technologique. Par tradition, mais aussi pour éviter les boycotts, ils visent plutôt le marché des entreprises que des particuliers. Au point qu'ils semblent parfois passer à côté du Web social qui monte en puissance ces dernières années.

 

Projets mixtes à Nazareth

 

Financée par des fonds publics, la start-up NGT a breveté une solution pour sécuriser les signatures électroniques.Financée par des fonds publics, la start-up NGT a breveté une solution pour sécuriser les signatures électroniques. Crédits photo : MARC SELLEM/AFP

C'est l'un des incubateurs les plus symboliques d'Israël. Le seul à soutenir explicitement des projets portés par des Arabes israéliens, ou mixtes. Localisé à Nazareth, le NGT est largement financé par des fonds publics. Il porte 24 projets dont VP Sign fondée par Belal Lehwan. Cette start-up a breveté une solution pour sécuriser les signatures électroniques. Désormais, sur un terminal spécial, les compagnies d'assurances ou les banques pourront faire valider des documents à leurs clients, directement sur l'écran. Le procédé est en passe d'être commercialisé. «Les Arabes israéliens ont besoin d'une aide particulière, car ils ne disposent pas des débouchés habituels dans l'armée», explique Nasri Said, qui le dirige. «L'incubateur leur permet de trouver des financements et surtout des réseaux.»

 

Un air californien à Tel-Aviv

La mine d'un étudiant, dégingandé et timide, flottant dans une chemise à carreaux. Igor Magazinik est pourtant l'inventeur et le patron de Viber, une application qui permet d'appeler gratuitement de portable à portable, en passant par le Wi-Fi ou la 3G. Pas moins de 10 millions de personnes l'ont téléchargé dans le monde ces derniers mois. La nouvelle version permet même d'envoyer des SMS. Venu de Russie en 1990, Igor est l'archétype de l'ingénieur israélien, petit génie des maths et entrepreneur audacieux. Tout comme les inventeurs d'Anyclip qui ont mis au point un procédé pointu pour mettre les films en mots. Grâce à leur moteur de recherche, on peut tout retrouver, les acteurs, les dialogues, mais aussi les objets, les lieux. Les studios de Hollywood leur ont déjà cédé 2000 films et YouTube a senti l'aubaine pour circuler dans les millions de vidéos.

 

Un œil artificiel à Jérusalem Mobileye

C'est une caméra presque aussi performante qu'un œil! Elle distingue les détails, même sous la neige, et évalue la nature des obstacles, reconnaît les panneaux de circulation, les lignes continues. Placée à l'avant de la voiture, cette caméra reliée à un ordinateur gère en partie la conduite. Elle calcule la vitesse de circulation des autres véhicules, optimise les accélérations. Bientôt, nous aurons des véhicules capables d'entièrement se gérer dans un embouteillage, pronostiquent les patrons de Mobileye. Cette start-up israélienne commercialise déjà son invention dans le monde entier et notamment au Japon.

 

Talmud & techno 

 Crédits photo : MARC SELLEM/AFP

Le jour, il investit dans des start-up du monde entier pour Kima Ventures, le fond qu'il a monté avec Xavier Niel. Le soir, il étudie le Talmud et vit dans un des quartiers peuplés de ces religieux tout de noir vêtus, à Bnai Brack, dans la banlieue de Tel-Aviv. À 31 ans, Jeremie Berrebi est tout à la fois un pionnier du Net français, où il s'est fait connaître avec Net2One, et un religieux accompli en Israël, spécialiste des lois commerciales énoncées dans l'Ancien Testament. Il circule de l'ultramodernité à une vie retirée, avec ses bientôt neuf enfants, sans télévision, ni ordinateur. Le Net n'est guère «casher», car peuplé de tentations. Il n'investit pas dans les casinos et autres activités malignes. Et ne serre pas la main des femmes: «C'est mon seul problème.» Autrement, jure-t-il, Talmud et techno se conjuguent harmonieusement

 

L'esprit de «rootspa»

Journaliste et professeur d'université, Saul Singer a coré-digé un ouvrage devenu un best-seller, Start-Up Nation, qui sortira en France en septembre.

 

LE FIGARO. - Comment expliquez qu'Israël soit devenu une terrede start-up?

Saul SINGER. - En réalité, le pays est une start-up, toujours dans la nécessité de survivre, de s'adapter. Les ressources naturelles sont faibles et le marché local minuscule. Cela développe l'esprit de «rootspa»: il faut oser prendre des risques. Les gens pensent par mission. Or l'innovation n'est pas une pure idée, mais une intuition réalisée.

L'armée joue-t-elle un rôle majeur?

La recherche militaire débouche sur des applications civiles. Néanmoins, la plupart des start-up ne concernent pas la sécurité. L'armée influence plus durablement l'esprit des Israéliens. Elle est comme un troisième stade de la vie, entre l'enfance et le monde adulte. C'est souvent une épreuve. Les jeunes se trouvent responsabilisés. Ils doivent trouver des solutions, même quand les moyens manquent. L'impact culturel de ces années-là est immense. Les étudiants déboulent sur les campus vraiment mûrs.

Les Israéliens sont réputés pour vendre très vite leur start-up sans attendre leur maturité commerciale...

Les équipes israéliennes sont devenues un centre RD pour les États-Unis. Nous savons travailler avec eux. En revanche, nous ne sommes pas bons pour faire des grandes compagnies, qui sont plus dans la gestion et moins dans l'innovation. Ici, l'esprit de contestation est fort; s'il dope la créativité des start-up, il est peu compatible avec les grandes structures.

Flottille pour Gaza : halte à la mascarade !

6 juillet 2011

Seul bateau à avoir quitté les eaux grecques pour Gaza, le « Dignité Al-Karama » compte parmi sa douzaine de passagers  le leader de Nouveau Parti Anticapitaliste, Olivier Besancenot et la député européenne écologiste Nicole Kil-Nielsen. Moi qui croyais que ces deux illustres navigateurs avaient des ambitions politiques, je me félicite de leur récente conversion à l’action humanitaire...même s'ils sont partis sans leur cargaison.

Il y a tout juste un an, l’armée israélienne s’opposait à l’entrée dans ses eaux territoriales d’une « flottille humanitaire » destinée à la population gazaouie. Et la communauté internationale s’indignait. L’équipage du « Mavi Marmara » reprochait au gouvernement israélien d’empêcher la livraison de l’aide humanitaire en territoire palestinien. Et pourtant, selon l'UNWRA, 70% des Palestiniens bénéficient aujourd’hui de l’aide humanitaire internationale… Les militants de la paix, comme ils se plaisent à s’appeler, n’avaient en réalité qu’une seule ambition : briser le blocus de Gaza et remettre ainsi en cause la légitimité de l’État d’Israël.

Engagée de longue date dans la défense des droits de l’homme et l’action humanitaire, permettez-moi d’émettre quelques doutes sur les intentions « humanitaires » de cette opération.

Et voici qu’il y a quelques semaines, la mascarade recommençait. On nous annonçait le départ de nouvelles flottilles. Fort heureusement, après avoir tiré les enseignements évidents de l’an dernier, la communauté internationale s’est cette fois-ci opposée à cette manœuvre douteuse. L’ONU, le France, les États-Unis, la Grèce, Chypre et même la Turquie ont demandé aux équipages de leur pays de renoncer à prendre la route pour Gaza. Samedi dernier, c’est le Quartet qui s’est prononcé pour demander à « tous les gouvernements concernés d'user de leur influence pour dissuader toute nouvelle flottille, qui met en péril la sécurité des participants et fait peser la menace d'une escalade ».

Je me félicite de cette prise de conscience collective, qui va dans le sens d’un apaisement des tensions au Proche-Orient, nécessaire en cette période de changement. Je regrette toutefois que des leaders politiques de notre pays, toujours bien inspirés, décrédibilisent aussi outrageusement l’action humanitaire menée au quotidien par des hommes d’engagement et de valeurs.

La crainte d'une fragilisation de la parole des victimes

4 juillet 2011

Certaines voix redoutent que le spectaculaire renversement de situation ne jette le doute sur la parole des femmes victimes de violences sexuelles.

En quelques heures, la femme de chambre du Sofitel de New York, a perdu son statut de victime idéale. Certaines associations qui plaident pour une meilleure écoute de la parole des femmes victimes de violences sexuelles s’inquiètent des possibles répercussions de ce rebondissement. « Notre plus grande crainte, c’est que la parole de toutes les femmes soit d’un coup mise en doute », explique Françoise Brié, la vice-présidente du réseau Solidarité Femmes, un collectif d’associations qui reçoivent, au total, 30 000 femmes chaque année. Selon elle, ces dernières ne trouvent pas toujours suffisamment d’écoute : « Elles ont de grandes difficultés à prouver qu’elles ont été victimes, faute de preuves, notamment parce que souvent elles portent plainte bien après les événements. »

Pour Nicole Guedj, secrétaire d’État aux droits des victimes sous Jacques Chirac, « ce qui jette le discrédit sur la parole des victimes, c’est qu’on ne s’interroge sur cette question qu’après un accident politico-médiatique ». D’où la nécessité pour elle de mener une politique globale d’aide aux victimes, afin de mieux coordonner leur accompagnement.
De plus en plus de femmes sortent du silence après une agression

Les associations notent une amélioration de la situation au cours des dernières années, mais le renversement de l’affaire DSK pourrait y mettre un frein. « On a mis longtemps en France à se dégager de l’image de la victime coupable dans les affaires de violences sexuelles », rappelle Carole Damiani, de l’Institut national d’aide aux victimes et de médiation (Inavem). « Il y a une vingtaine d’années, ces personnes étaient mal reçues dans les commissariats. Aujourd’hui, un tel accueil est devenu l’exception », se félicite-t-elle. La psychologue met en avant la différence entre les systèmes judiciaires aux États-Unis et en France, où l’expertise de crédibilité de la victime a été abandonnée après le désastreux procès d’Outreau, en 2004-2005, et où les magistrats s’intéressent davantage aux faits.

L’affaire d’Outreau avait donné lieu à une vaste autopsie de la machine judiciaire. Pour André Vallini, député socialiste de l’Isère qui a présidé la commission parlementaire chargée de tirer les conclusions du fiasco, l’affaire DSK donne, elle aussi, une leçon de prudence à la justice : « Quand une femme dit avoir été violée, il faut écouter son discours avec attention, mais aussi avec précaution », insiste-t-il. Une circonspection partagée par certains avocats. « Il y a actuellement en France un certain nombre d’hommes qui purgent des peines de dix ou quinze ans alors qu’ils sont innocents », affirme ainsi Me Francis Aragon.

Pour Jean-Pierre Escarfail, le président de l’Association pour la protection contre les agressions et les crimes sexuels (Apacs), le problème ne vient pas tant du manque d’écoute que de la difficulté à parler. Mais si neuf victimes sur dix continuent à se taire, de plus en plus de femmes sortent du silence après une agression : « L’affaire DSK ne devrait pas arrêter ce mouvement de fond. »


SIMON CARRAUD

Récit de mon voyage en Israël...par Manuel Dorne alias KORBEN

4 juillet 2011

Intro

israelbloggers Récit de mon voyage en Israel

Lorsque j’ai reçu un email de la fondation France-Israël qui me proposait un voyage en Israël, ma première réaction a été la méfiance (désolé Sarah ). Ne voulant pas me retrouver dans un truc politique ou religieux, je me suis un peu renseigné sur cette fondation, créée en 2005 par Chirac et le premier ministre Israëlien. J’ai alors découvert que leur seul objectif est de rapprocher culturellement les 2 pays dans les domaines culturel, économique, scientifique et technologique.

 

Pas besoin de se le cacher, ce voyage est clairement une opération de communication pour la fondation et pour Israël mais les bases m’ont semblé très saines, et après avoir échangé quelque mails avec mon ami Fabrice Epelboin, très au fait de ce genre de choses, « expert » en révolutions Arabe et lui aussi défenseur des libertés numériques, j’ai décidé d’accepter l’invitation avec grand plaisir, sachant qu’il serait aussi du voyage. Dans l’organisation, ça n’a rien différent des opé bloggeurs auquelles je participe ponctuellement ou des voyages de presse organisés pour les journalistes.

Capture d’écran 2011 06 28 à 21.46.14 Récit de mon voyage en Israel

Du coup, j’y suis allé, j’ai vu, et je suis revenu (malgré un boarding pass perdu icon wink Récit de mon voyage en Israel )… Pas vraiment eu le temps de bronzer ni de dormir car le planning était très chargé mais je reviens avec plein de choses à raconter. Difficile pour moi de faire un article fleuve sur tout ce que j’ai vu, compris, et que j’ai envie de partager avec vous, donc je ferai des petits paragraphes sur les thèmes que j’aimerai faire ressortir et qui ne seront pas forcement dans l’ordre de mon séjour.

 

Le décor

israel Récit de mon voyage en Israel

Je n’avais aucun préjugé sur le pays en lui-même. Bon, j’ai évidemment consulté la fiche Wikipedia pour voir ce qu’il en était niveau attentat car comme tous les gens qui regardent beaucoup les infos en France, j’avais le sentiment que le pays n’était pas sûr. D’ailleurs, je n’étais pas le seul car à chaque fois que je disais à mes amis : « Je vais en Israël« , je recevais une réponse comme celle-ci.

Capture d’écran 2011 06 26 à 22.39.17 Récit de mon voyage en Israel

Fais gaffe à toi… Hmm ok. Je dois dire qu’entre le moment où je suis monté dans l’avion à Paris, et le moment où je suis revenu à Paris, je ne me suis pas senti une seule seconde en insécurité. Les contrôles aux aéroports sont pires que ceux qu’on se tape pour aller aux USA… Des agents formés pour détecter la moindre de vos hésitations vous bombardent de questions et les valises sont plus que fouillées. C’est lourd et long mais il parait que c’est nécessaire.

Dans les rues, l’armée est présente mais je vous rassure, il n’y a pas de char d’assaut ou de mecs qui se baladent avec des lances roquettes. Disons que les militaires sont un peu plus nombreux que ceux qu’on peut voir Gare du Nord mais que ce n’est pas non plus oppressant. En plus comme il y a beaucoup de nanas, ça passe icon wink Récit de mon voyage en Israel

Certains civils ont aussi leur flingue à la ceinture. Je me suis renseigné là dessus et ce qu’on m’a expliqué, c’est que les réservistes étaient responsables de leur arme… Ils ne la quittent donc jamais mais elle est censé être déchargée. Je n’ai pas été vérifier. Mon impression globale sur l’ambiance là bas, c’est que c’est pareil qu’ailleurs finalement… C’est relax et safe, même si chacun garde en tête les attentats du passé qui les ont touché directement ou indirectement.

 

tech Récit de mon voyage en Israel

 

Au niveau du décor en lui-même, j’ai été vraiment surpris… Je m’attendais à une architecture plus orientale, un peu comme j’ai pu le voir lors de mes déplacement en Tunisie ou en Egypte. Mais finalement, mis à part à Jérusalem où c’est un peu plus typique et où on se retrouve plus en présence de Rabbis Jacob icon wink Récit de mon voyage en Israel , Haifa et Tel Aviv sont des grandes villes à l’américaine. Grosses avenues, grands immeubles vitrés, grosses bagnoles, et de quoi faire du shopping à gogo. Pas dépaysant donc pour l’occidental de base en short, que je suis.

 

Facing Tomorrow et le conflit Israëlo-Palestinien

facing Récit de mon voyage en Israel

 

Difficile en 4 jours de comprendre comment fonctionne un pays et de comprendre sa politique. J’avoue ne pas détenir la vérité absolue sur le conflit Israëlo-Palestinien. Comme dans tous les conflits, rien n’est tout blanc ou tout noir et malheureusement, tout le monde souffre. Durant 2 demi-journées, nous avons navigué parmi les conférences de Facing Tomorrow, un genre de LeWeb, un peu plus politique, initié par Shimon Peres. Lors de la cérémonie d’ouverture, on a eu le droit à 3 discours… Un de Tony Blair, un autre de Bernard Henri Levi et le troisième de Amos Oz que je ne connaissais pas. Les 2 premiers discours (Blair et BHL) étaient très convenus et remplis de banalités sur la paix et bien sûr très pro-Israël. Par contre, celui de Amos Oz a vraiment été énorme… Je n’ai pas trouvé la vidéo donc, désolé je ne peux pas la poster, mais grosso modo, le mec est écrivain et journaliste Israélien, et à tenu un discours à contre courant, ce qui lui a valu quelques sifflements dans la salle et le départ de quelques israéliens un peu plus fermés sur le sujet. Pour résumer sans dire trop de conneries, Amos Oz a dénoncé l’occupation des territoires palestiniens par Israël, la qualifiant d’immorale et contraire aux intérêt d’Israël, pays qu’il aime malgré tout. Il milite pour un traité de paix, et a expliqué que cette paix demandera des sacrifices de la part d’Israël, qui seront très douloureux. Le partage de la terre doit être fait, et les palestiniens ont le droit eux aussi à leur terre, a-t-il expliqué. Le slogan « Faite l’amour, pas la guerre » ne pourra jamais s’appliquer à Israël-Palestine mais il espère que les 2 états arriveront un jour au moins à un « Faites la paix, mais pas obligé de faire l’amour« .

Tout ce qu’a raconté Amos Oz est une vision très pragmatique du problème. L’Etat Palestinien et l’Etat d’Israël sont aussi légitimes l’un que l’autre et tous les 2 ont le droit de vivre en paix. Seul le partage de la terre est la solution, mais cela ne se fera pas sans un gros gros gros effort des 2 côtés. Je sais que la jeunesse des 2 pays veux aller de l’avant et défend cette solution, lançant même des slogans comme « Fuck Israël, Fuck Hamas« . En gros, que tout le monde aille se faire foutre, et que seule la paix compte. Mais dans les 2 camps, ils y a évidemment encore beaucoup de gens qui ne veulent rien lacher, et ne désirent qu’une chose, la disparition de l’Etat voisin. En tout cas, Amos Oz a provoqué une standing ovation et a exposé de manière simple, limpide et engagée ce conflit et la seule solution (douloureuse) pour sortir de l’impasse. C’était vraiment très intéressant.

 

Mis à part ces interventions un peu plus politiques, je n’ai pas eu d’autres « contact » ou d’autres possibilité de mieux comprendre ce qui se passe là bas. Veuillez donc m’excuser pour cette vue unique à travers un prisme très court de 4 jours, ce qui est largement insuffisant pour comprendre un pays, sa culture et ses problèmes politiques. Loin de moi donc l’idée d’avoir une opinion tranchée sur ce sujet plus que délicat, qui m’a même valu des menaces d’esprits étroits et plusieurs centaines de commentaires pour certains aussi débiles que violents dans mon dernier édito. Bref, passons….

 

L’économie militaire

technion Récit de mon voyage en Israel

 

Que ce soit lors de la visite du Technion (Israël Institute of Technology), un équivalent du MIT, qui est l’une des plus grandes université scientifique et technologique d’Israël, ou des startups ainsi que les conversations que nous avons eu avec les israéliens que nous avons croisé, s’il y a bien un truc qui est omniprésent dans le pays, c’est l’armée.

Chaque homme fait 3 ans minimum de service militaire (et 2 ans pour les femmes). En général, ils commencent une première année d’étude, puis partent à l’armée et finissent leurs études ensuite. Ils reviennent alors extrêmement volontaires et extrêmement qualifiés. En effet, durant leur service, les israéliens reçoivent des formations assez poussées techniquement, ce qui leur permet ensuite d’appréhender différemment les problématiques qu’ils pourront rencontrer dans leurs startups ou leurs études. D’après les multiples retours que j’ai eu là bas, chacun revient beaucoup plus mûr, plus responsable, plus formé, et il n’y a plus grand chose qui leur fait peur. Quand il y a un défi, les israéliens post-armée sont mieux armés (c’est le cas de le dire) pour le relever. Ce service obligatoire transforme de jeunes gens en adultes, ce qui est extrêmement favorable pour la suite de leur vie.

 

Autre aspect de l’omniprésence militaire, c’est l’importance des subventions que consacre l’état aux filiaires techniques et aux travaux de recherche de ses étudiants. Là bas, tout est prétexte à être transformé en business. Lorsqu’une techno sort d’un labo de recherche, l’armée se demande comment l’utiliser pour elle, et bien sûr si cette techno est exploitable (dans le civil), l’Etat ne se fait pas prier. Israël est un quasi-désert dont la taille s’approche de celle du Salvador ou de la Slovénie et depuis toujours, le pays est obligé d’innover pour faire pousser ses cultures ou tout simplement pour produire sa propre richesse. Alors plutôt que d’exporter du sable à destination de tous les Paris-Plage-Like du monde (joke, hein), ils ont mis le paquet sur les nouvelles technologies. Ils sont donc dans un process constant d’innovation. C’est un cercle vertueux qui procure au pays une richesse technique et intellectuelle vraiment unique. Je vous mentirai si je vous disais que je n’étais pas un peu jaloux de ça… En France, on s’épuise pas mal à subventionner des industries sur le déclin, occultant les entreprises de demain… dommage.

D’ailleurs, régulièrement, une délégation militaire se rend au Technion pour exposer ses besoins technologiques et l’université les aide à piocher parmi les projets de ses étudiants, des choses qui pourraient leur convenir, ou lance carrément de nouveaux projets de recherche.

Pour moi qui considérais l’armée comme tout juste bonne à tuer des gens (je sais, j’abuse un peu icon wink Récit de mon voyage en Israel ), je me suis rendu compte là bas, que cette armée pouvait avoir une réelle importance dans la vie des Israëliens et dans le tissu économique du pays. Il s’agit en toute objectivité d’un effet « positif » de l’armée sur un pays (parmi d’autres effets négatifs).

 

Les entreprises innovantes

Lors de ce trop court séjour, nous avons visité des entreprises de renommée mondiale comme Google ou Yahoo! mais nous avons aussi fait la connaissance de quelques startups plutôt sympa. Je vais vous présenter celles que j’ai croisé là bas et qui m’ont plutôt intéressé.

Magisto

Encore en beta, ce service propose de transformer des vidéos longues et chiantes (de repas de famille, de noel, de vacances…etc) en clips beaucoup plus courts et rythmés par des effets et de la musique. Il n’y a rien à faire, pas de montage ou de truc compliqué, vous uploadez votre vidéo et Magisto fait le reste. Et comme j’assure grave, j’ai réussi à négocier 100 invitations aux 100 premiers qui iront s’inscrire ici.

Personyze

Il s’agit d’une offre qui moyennant finance vous aidera à faire les tests A/B nécéssaires, les aménagement graphiques, l’optimisation par type de visiteurs…etc de votre site web afin d’optimiser vos ventes / revenus / captations d’utilisateurs. Personyze c’est par ici.

Mobileye

simulateur Récit de mon voyage en Israel

Mobileye fait partie des statups que nous avons visité. Les mecs conçoivent un système assez innovant de caméra (vision artificielle) pour les véhicules qui permet d’alerter le conducteur en cas de franchissement de ligne blanche, de rapprochement un peu trop « collé serré » avec la voiture de devant, ou de non respect de la signalisation (détection des panneaux). Le système est aussi capable de reconnaitre des piétons ou des cyclistes. C’est un excellent assistant à la conduite. On a pu tester le service grâce à un simulateur de conduite équipé de Mobileye et sans balancer, on se demande comment certains blogueurs ont eu leur permis (moi y compris car apparemment Mobileye n’est pas vraiment conçu pour tolérer ma conduite à la parisienne icon wink Récit de mon voyage en Israel )

A.I. Type

Il s’agit d’un soft sous Windows et Android qui est un genre d’assistant d’écriture qui vous propose les mots qui sont supposés suivre ceux que vous venez de taper. J’ai déjà un truc comme ça sur mon téléphone (un concurrent) mais je vais le tester pour voir ce que ça vaut.

AnyClip

Anyclip est un service qui propose de rechercher des acteurs ou des extraits de films en fonction d’un mot clé. Chaque clip est traité en fonction de tout un tas de paramètres et qualifié avec de nombreux mots clés (parfois manuellement), ce qui permet de remettre la main sur l’extrait qui convient. Pratique pour retrouver une chanson, un objet, un dialogue, un acteur…etc.

Vikido

Vikido est l’équivalent Israëlien de Yoocasa. Le service, non ouvert au public, propose aux familles d’échanger du son, des images, des vidéos ou des textes avec leurs enfants. Je n’en ai pas vu plus malheureusement, mais vous pouvez vous inscrire pour être prévenu de l’ouverture du service.

Saul Singer

On a déjeuné avec le monsieur, auteur du livre Start Up Nation, qui raconte comment Israël, qui reste un petit pays, a réussi à se hisser au rangs des pays les plus à la pointe en matière de startups. D’ailleurs, Israël est en nombre d’entreprises cotées au NASDAQ, juste après les Etats Unis. Pas mal !

Google et Yahoo!

google Récit de mon voyage en Israel

Google, Yahoo! et Intel ont installé une partie de leurs centre de recherche et développement à Haifa, au nord du pays. Nous avons été faire un petit tour chez les 2 premières boites et c’est là que j’ai appris que c’était la branche israélienne de Google qui avait proposé et bossé sur l’affichage d’images et de news dans les résultats de recherche (Google Preview et Google Instant) ainsi que sur certaines fonctionnalités de Gmail comme la suggestion de contacts supplémentaires.

Capture d’écran 2011 06 28 à 14.46.05 Récit de mon voyage en Israel

 

Concernant Yahoo!, nous avons eu le plaisir de rencontrer Yoelle Maarek, chef de la R&D, qui bosse avec son équipe sur les algos du moteurs, et qui nous a fait une présentation technique (compréhensible, je vous rassure), qui franchement était passionnante ! On baigne dans l’innovation chez Yahoo, qui d’ailleurs est dans la même rue que Google icon wink Récit de mon voyage en Israel

 

La mezouzah Google :

mezouza Récit de mon voyage en Israel

Better Place

betterplace Récit de mon voyage en Israel

 

Better Place est une boite dont la filiale Israélienne, en partenariat avec Renault, bosse sur un moteur électrique pour voiture, avec batteries interchangeables. Techniquement, c’est très intéressant, mais je n’ai pas été convaincu sur le discours écolo… Il faut voir si un parc automobile qui roule 100% à l’électricité ne provoquera pas plus de pollution pour produire toute cette électricité ? Je n’ai aucune compétence ou connaissance là dedans, donc pas évident pour moi de m’exprimer là dessus mais je ne demande qu’à être convaincu.

Les autres

Je n’ai pas pu discuter avec tout le monde, mais d’autres startups ont croisé notre route, à savoir Marketsbook, Onigma, Mythings, Soluto, Secure Erasure, Safend et Migler.

 

Le Technion

yonathan Récit de mon voyage en Israel

 

Je ne connaissais pas cette université avant d’y mettre les pieds. Et pourtant, sans le savoir, j’ai publié régulièrement sur mon blog des vidéos d’innovations techniques en provenance directe d’un des plus gros centre de recherche appliquée du monde. Dingue ! J’ai fait la connaissance de Yonathan, un expert en traitement d’image qui nous a fait une petite présentation des techniques découvertes par son labo et de la caméra 3D qu’ils ont mis au point.

 

Le Technion est ouvert aux étudiants du monde entier et sa réputation ne semble plus à faire.  En terme d’innovations, la dégradation protéinique régulée par l’ubiquitine dans les cellules vivantes a été découverte là bas. Les étudiants du Technion ont aussi lancé leur propre satellite destiné à la recherche, en 1998. Un des médicaments destiné à ralentir la progression de la maladie de Parkinson a été mis au point par des profs du Technion. Une section bosse aussi sur les explosifs afin d’anticiper et de découvrir les produits de demain, qui seront utilisés par les terroristes, et pouvoir à l’avenir les détecter ou les neutraliser…etc etc.

 

Je vous recommande d’aller faire un tour sur leur site pour voir un peu toute l’activité du Technion…

 

D’ailleurs, si vous envisagez de continuer vos études dans une université à l’étranger comme le MIT, vous pouvez envisager l’option Technion qui dispose de facultés d’aérospatiale, de biologie, de chimie, de mathématiques, de physique, de médecine, de sciences informatiques…Etc etc.

Je dois dire que ça m’a fait rêver… Ajoutez à ça la mer et le soleil, et je pense qu’on peut trouver pire pour faire ses études.

 

Jérémie Berrebi

berrebi Récit de mon voyage en Israel

Autre rencontre plutôt sympathique, celle de Jérémie Berrebi, un français expatrié en Israël depuis 2004, qui marie d’une main de maitre son activité de fond d’investissement (avec Xavier Niel), et sa vie ultra religieuse.

Chez lui, pas de net, pas d’ordi et pas de TV pour les enfants… Juste des livres et son smartphone pour travailler (Il a quand même le net et un PC à son bureau). Il étudie les textes religieux (judaïsme) un bon paquet d’heures par semaine, s’occupe avec sa femme de ses 8 enfants, et investit via Kima Ventures (sa boite), 100 000 € par startup, à un rythme d’1 investissement par semaine. Dingue !

Là bas, il existe des téléphones cashers qui n’ont pas internet, afin d’éviter toutes les tentations. Jérémie a un iPhone mais utilise des openDNS et ce genre de filtres pour autocensurer son Internet.

 

Etrange non ? Et pourtant ça se passe très bien pour lui. Je ne suis pas sûr qu’en France, l’environnement soit suffisamment adapté pour permettre cette double vie, mais là bas en Israël, quasiment tout est conçu pour respecter les lois judaïque, donc ça doit bien se passer pour lui. Un autre point a retenu mon attention, c’est l’activité de sa femme qui en plus de s’occuper de ses 8 enfants a eu la bonne idée de créer une association qui achète en gros du mato pour les enfants (poussettes, couches, biberons…etc) et qui le revends à prix coutant aux parents qui n’ont pas les moyens de s’offrir tout ça. C’est une vraie bonne idée et je ne suis pas sûr que ça existe en France.

Jérémie est très ouvert, très souriant et n’a pas eu de tabou avec nous, vis à vis des questions qu’on a pu lui poser sur son mode de vie, ses croyances et son activité de business man. Je serai incapable de m’imposer ce mode de vie, mais je respecte le challenge icon wink Récit de mon voyage en Israel

 

L’apartheid technologique

NGT Récit de mon voyage en Israel

Autre moment fort de mon périple, la visite du seul incubateur en Israël, à Nazareth, qui investit aussi bien dans des startups juives que dans des startups « arabes » (c’est comme ça qu’ils disent).

NGT pour New Generation Technology a été créé en 2002 et finance à hauteur moyenne de 700 000 dollars des entreprises (85% vient de l’Etat) dont le coeur de métier est principalement la biotech et le médical. En Israël, les arabes n’ont pas les mêmes chances que les juifs. Il y a un espèce d’apartheid technologique qui empêche les 20% d’arabes vivant en Israël, de se lancer dans le secteur de l’informatique et des nouvelles technologies. Il ne reste aux arabes israéliens que le secteur des biotechnologies pour monter des startups… Ces discrimination concernent aussi d’une manière générale l’emploi et le logement, ce que je trouve totalement injuste. C’est pourquoi NGT leur tend la main et finance actuellement 21 entreprises : 6 juives, 11 arabes et 4 mixtes. Ça ressemble plus à un pansement sur une jambe de bois, mais c’est déjà ça, en espérant qu’un jour la politique du pays évolue.

 

Autres sujets

buzin Récit de mon voyage en Israel

Mis à part ça, nous avons rencontré le directeur du département presse du ministère des affaires étrangères qui nous a raconté un peu son quotidien. C’est assez délire pour ce petit pays de devoir communiquer à la planète entière sur tout un tas de sujets chauds, et surtout de rectifier la vérité aussi vite que possible comme par exemple cette fausse histoire de chien lapidé. Je n’aimerai pas être à sa place… Pour info, Israël a pris EuroRSG pour leur comm… dommage… mais on a été gentil, on ne leur a rien dit icon wink Récit de mon voyage en Israel .

lemur Récit de mon voyage en Israel

Au niveau des visites touristiques, on a fait en speed Jerusalem, le mur des lamentations (avec la kippa et les petits papiers), on a vu de loin, la vallée du Jourdain, le mont des Oliviers…etc. Assez génial pour moi de voir des endroits mythiques et mystiques dont j’ai entendu parlé et reparlé quand j’étais petit dans mes cours de catéchisme…

 

yad Récit de mon voyage en Israel

Un truc qui n’était pas prévu, la visite du mémorial de l’holocauste Yad Vashem. Je pensais avoir vu beaucoup de choses à la TV et dans les livres à ce sujet, et pourtant, lorsqu’on se fait raconter l’histoire toute nue, toute crue par des gens qui l’ont vécu alors qu’ils étaient enfants, difficile de rester insensible. Je pense que c’est vraiment quelque chose à voir. (Et ça nous a bien plombé l’ambiance dans le car, au retour)

 

marc Récit de mon voyage en Israel

Lors de notre périple, nous avons été accompagné par un photographe du Jerusalem Post du nom de Marc Israel Sellem, qui est vraiment un type formidable. Il a joué le guide pour notre petit groupe, nous a appris plein de trucs, nous a raconté pas mal d’histoires qu’il a vécu dans le cadre de son travail. Vraiment un super garçon très talentueux. Il a une page Facebook si vous voulez voir ses oeuvres et avec mon copain Jeremy de Locita, on va l’aider à monter son portfolio. icon wink Récit de mon voyage en Israel

 

Conclusion

Pour conclure rapidement, j’ai vraiment adoré ce voyage. J’ai découvert un pays qui mise tout sur l’innovation et les startups et je ne m’attendais pas à ça. Bonne surprise ! C’est vraiment un endroit où aller, un endroit à découvrir et il y a beaucoup d’entreprises qui méritent d’être connues et avec qui tisser des liens d’amitié et faire du business. Si un jour j’ai l’occasion d’y retourner, que ce soit pour le boulot ou pour les vacances, j’irai sans hésiter.

Les filles de la fondation France-Israël qui nous ont accompagné, à savoir Nicole, Sarah, Sabrina et Ekaterina ont vraiment assuré et je les remercie une nouvelle fois pour tout ce qu’elles ont fait et pour cette organisation sans faille. La bonne ambiance était au rendez-vous pendant tout le séjour, et même si je suis revenu plus crevé qu’en partant, je me suis quand même bien amusé avec mes amis blogueurs et nouveaux amis journalistes icon wink Récit de mon voyage en Israel !

 

lesmecs Récit de mon voyage en Israel

ps : Et pour reprendre l’expression de Sarah, l’une de nos hôtes, il n’y a pas eu de « pécho » pendant ce séjour… Dommage icon biggrin Récit de mon voyage en Israel

 

pps : Si vous voyez un jour une vidéo de moi, dansant sur un bar, arriver sur Youtube, n’y faites pas attention, c’est un faaaake ! Ahahaha !

 

Merci à Eric et Marc pour les photos !

Israël, un pays en mode start-up

1er juillet 2011

Eric Dupin, fondateur et éditeur du blog Presse-citron, revient sur le #TripITisrael que la Fondation France Israël a organisé en juin dernier.

 

De retour d’Israël, ou la Fondation France Israël dirigée par Nicole Guedj, ex-ministre et secrétaire d’état, avait invité une délégation de blogueurs et de journalistes[1] à découvrir et rencontrer les principaux acteurs de l’économie numérique locale.

Un programme-marathon de quatre jours mené au pas de course, servi par une organisation au cordeau, qui nous a permis d’avoir une vision élargie, sans tabou et sans préjugé, de ce pays de 7,4 millions d’habitants qui ressemble un peu à un concentré du monde.

 

Impressions de voyage

Pour le voyageur qui n’a jamais mis les pieds en Israël (c’était mon cas), la première surprise arrive dès la sortie de l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv. Celui qui s’attend à trouver une cité au style oriental en sera pour ses frais : une fois passés les faubourgs, les infrastructures routières et l’architecture des gratte-ciels ultra-modernes qui constituent le skyline de la ville évoquent davantage une mégalopole occidentale ou asiatique – entre Los Angeles et Singapour – qu’une ville du Moyen-Orient. Une impression qui sera confirmée à Jérusalem, ou hormis le cœur de la vieille ville et le site religieux (et touristique) du Mur des lamentations, les enchevêtrements de freeways entrecoupés de lignes de tramway dernière génération mais également les rues piétonnes et commerçantes du centre-ville, parfaitement aménagées et alignant restos, bars branchés et boutiques de grandes marques, font plutôt penser à une ville européenne. Village mondial.

telavivla1 Israël, un pays en mode start upQuand Tel Aviv prend des airs de Los Angeles

Global village

Une autre impression qui émerge, cette fois après avoir rencontré nombre de start-ups et d’entrepreneurs locaux, est celle d’un grand village où tout le monde se connaitrait. Impression évidemment renforcée par la taille réduite du territoire et de sa population. En fait, de par la diversité des paysages (les villes côtoient les déserts), de la topographie particulière (plaines arides et coteaux fertiles), du mixage de populations (immigration en provenance du monde entier, forte communauté arabe de 1,4 million d’habitants), et du voisinage entre économie traditionnelle et high-tech, Israël ressemblerait finalement à une incarnation du fameux village mondial. Ajoutez à cela le climat et vous composez une photo en couleurs vives qui n’est pas sans rappeler celle de la Californie (l’autre pays des start-ups).

 

Au cœur du futur

L’objet de ce voyage était donc de nous faire découvrir l’innovation « à l’israélienne ». Pour les blogueurs high-tech et journalistes spécialisés qui composaient la délégation, le fait qu’Israël soit un pays innovant n’était a priori ni une surprise ni vraiment une découverte. Nous avons tous eu l’occasion de chroniquer ou couvrir à plusieurs reprises des services web, start-ups ou applications développés par des entreprises israéliennes. C’est le cas aussi sur Presse-citron, ici ou entre autres. Nous connaissons aussi tous l’histoire de startupers français (comme Jérémie Berrebi ou Ouriel Ohayon par exemple), qui, chacun dans son style et à sa manière, incarnent ces centaines d’entrepreneurs qui après avoir débuté leur carrière dans leur pays de naissance, ont fait le choix délibéré de s’installer dans la Silicon Valley israélienne (ou à proximité) pour être au cœur de la matrice.

mobileye Israël, un pays en mode start up

 

Mais au-delà de l’énumération des entreprises et personnes que nous avons rencontrés, nous avons surtout découvert un foisonnement et une énergie simplement incroyables. J’ignore si cette énergie est représentative d’un état d’esprit général qui règne dans le pays (nous n’avons rencontré que des entrepreneurs donc méfions-nous des généralisations un peu hâtives) mais ce que nous avons vu était plutôt enthousiasmant. A l’instar de ce qui se passe en Californie, tout ici semble un peu plus « facile » pour qui travaille dans l’innovation et souhaite développer une start-up liée au web ou au numérique. Une impression en trompe-l’œil ? Peut-être. Toujours est-il qu’avec 70 fonds d’investissement installés sur place, l’état hébreu compte le plus grand nombre de start-ups par habitant (plus de 3000) et jouit également de la plus forte densité d’ingénieurs au monde.

 

Concentré de QI

La première étape de notre French Blogs Tour 2011 nous a conduits au Technion, ou Israel Institute of Technology. Le Technion est un concentré de grosses têtes (sans Philippe Bouvard) qui rivalise sans complexe avec le prestigieux MIT américain, et où se forment les super-ingénieurs de demain. Ambiance campus à la coule où le QI de base doit se situer entre 150 et l’infini mais plus proche de ce dernier, et fait ressembler vos notions de PHP durement acquises à d’aimables graffitis rupestres. Témoin le jeune Yonathan qui, après avoir brillamment réussi Polytechnique à Paris prépare tranquillement son doctorat au GIP Lab en menant des expériences sur la compression d’image. Ses petits algorithmes l’ont conduit à inventer un format qui renverrait le .JPG à la préhistoire, ou à développer une caméra 3D assortie d’un logiciel de son crû qui modélise en relief et en temps réel les images filmées. Son avis sur Polytechnique ? « Bien, mais c’est le problème français : l’école forme des ingénieurs et produit des managers ou des politiciens, parce-que la recherche ou le développement informatique ne sont pas valorisés. Pas besoin de faire polytechnique pour diriger une entreprise ou devenir ministre. D’ailleurs je m’y ennuyais un peu. Trop facile… ».


Google et Yahoo, des entreprises israéliennes ?

Parmi les géants du web et de la high-tech présents sur place, Google et Yahoo! sont incontournables et dignement représentés. Prenons Google par exemple, sis à Matam, un quartier d’Haïfa, dans des locaux ultra-modernes avec vue sur mer. La division israélienne du géant de la recherche se spécialise dans la Recherche et Développement dans quatre domaines : Search, Google Apps, Networking et Analytics. Selon David Kadouch, chef de produit Moteur de recherche, l’objectif ici est « d’organiser l’information et la rendre accessible à tout le monde partout ». C’est ainsi que l’on apprend que quelques services célèbres de Google ont été imaginés et développés ici, en Israel. C’est le cas notamment de Google Suggest, Priority Inbox ou enbcore Got The Wrong Bob. Avec 200 collaborateurs, le bureau israélien de Google semble jouir d’une forte autonomie et est l’une des plus importantes implantations de la firme californienne à l’étranger, après Zurich.

 

google haifa1 Israël, un pays en mode start up

yahoo haifa Israël, un pays en mode start up

google telescope Israël, un pays en mode start upChez Google Haifa, il y a un télescope braqué sur la plage :)


Le centre de R&D de Yahoo, sur le trottoir d’en face, est du même acabit. Yahoo! Labs Israel est spécialisé dans le Search, et l’information sur l’audience internet. Dans une démonstration brillante et passionnée, Yoelle Maarek, responsable de l’équipe de recherche, est revenue aux basiques du search en nous expliquant au passage que chez Yahoo! aussi les algorithmes travaillent dur, aussi dur que Chez Google, même si Yahoo! est avant tout une entreprise focalise sur le contenu avant le search. En nous rappelant aussi qu’avec plus de 600 millions d’utilisateurs, Yahoo! Mail est loin devant Gmail (et juste derrière Hotmail).

haifa Israël, un pays en mode start upLa zone d’activité high-tech de Haifa (Google, Yahoo, Intel, etc…)

L’incubateur de l’espoir

Peut-être le volet le plus « politique » (au sens noble du terme) de ce périple, la visite très inspirante chez NGT (New Generation Technologies) a rappelé justement aux européens parfois un peu ignares ou arrogants que nous sommes que les relations entre juifs et arabes ne sont pas uniquement celles qui sont décrites généralement et de façon un peu trop binaire dans les médias. En fait, et cela se vérifiera à plusieurs reprises sur place, même si nous savons que nous ne sommes pas au pays des Bisounours, la réalité vue de l’intérieur est comme souvent bien plus subtile que ce que nous en percevons dans les caricatures occidentales.

ngt Israël, un pays en mode start up

ngt02 Israël, un pays en mode start upPhotos NGT : Jérémy Benmoussa – Locita


Situé dans le secteur arabe de Nazareth et dirigé par Nasri Said, un ingénieur arabe, NGT est un incubateur qui réunit des entrepreneurs juifs et arabes. Il faut savoir qu’il y a 23 incubateurs en Israël mais que NGT est le seul à œuvrer en secteur arabe. Lancé en 2002, cet incubateur technologique fait partie d’un programme financé par le gouvernement israélien et contribue au développement d’entreprises principalement spécialisées dans le secteur biotech (santé et médical). Pourquoi ? Parce-que historiquement les arabes ne pouvaient pas travailler dans les sciences informatiques, jugées comme un secteur trop sensible en matière de sécurité. NGT, doté d’un budget de 20 millions de dollars, distribue des fonds d’amorçage à hauteur de 7000 dollars par start-up, dont le gouvernement israélien prend en charge 80% du financement. Depuis sa création, NGT a aidé 20 entreprises dont 11 arabes, 6 juives et 4 réunissant des collaborateurs juifs et arabes. C’est peut-être une goutte d’eau dans le foisonnement de l’économie numérique de l’état hébreu mais je peux vous dire que cette perle de tranquillité et de collaboration intelligente entre arabes et juifs au cœur d’une terre de conflits est une sacrée leçon. De celles qui vous filent quelques frissons d’espoir et redonnent un peu foi dans le genre humain.

cisjordanie Israël, un pays en mode start upCisjordanie, quelque-part entre Nazareth et Jérusalem


Saul Singer, raconteur de start-ups

Après une visite de Jérusalem qui fut la seule « pause touristique » de cette expédition, une rencontre avec Yigal Palmor, porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères (qui nous gratifia d’un joli tacle appuyé sur les médias européens et plus particulièrement l’AFP) et une écoute polie de la keynote d’ouverture de la conférence Facing Tomorrow avec entre autres Tony Blair (vivifiant), Amos Oz (bousculant) et BHL (lénifiant), petit déjeuner à la fraîche avec Saul Singer, co-auteur de Start-Up Nation, un best-seller qui raconte et explique pourquoi et comment Israël est, avec seulement 7 millions d’habitants, devenu le pays qui compte le plus de start-ups au monde avec les USA, et comment, après les USA, Israël est le pays le plus fortement représenté dans les entreprises côtées au NASDAQ. Son crédo ? « Dans la plupart des pays, les deux grandes étapes de la vie sont l’école puis la vie professionnelle. En Israël, il y a une troisième étape intermédiaire, l’armée. Ce passage obligé par le service militaire fait partie intégrante de la culture entrepreneuriale du pays car il inculque chez les jeunes et futurs étudiants une notion de mission à accomplir, d’un truc à réussir coûte que coûte quelles que soient les conditions, les difficultés et l’adversité. » Une vision intéressante même si peut-être quelque-peu idéaliste, car comme me le faisait remarquer un peu ironiquement un jeune entrepreneur, si tu es cuistot à l’armée, la notion de mission à accomplir est toute relative.

 

Cela étant, cette vision a constitué une sorte de fil rouge de toutes nos rencontres : nous n’imaginons pas à quel point l’armée est importante dans l’économie et le « start-up state of mind » israélien. C’est ici que l’innovation est probablement la plus vivace et c’est des laboratoires de recherche de l’armée que sortent les technologies les plus pointues du monde. Un véritable moteur pour les entreprises du pays, ou la chose militaire n’est pas perçue comme une machine de guerre mais comme une sorte de campus de l’innovation permanente dans lequel les meilleurs cerveaux libèrent leur jus sans la pression des marchés, et dessinent le futur.

 

Start-ups et grosses boîtes israéliennes, work in progress

C’est entendu : Israël n’est pas que le pays des Oranges et des drones. Ici se joue aussi une portion de l’avenir de l’économie numérique et de l’innovation. Dans une version d’ailleurs davantage high-tech que social media en vérité. Les têtes bien faites semblent ici d’avantage s’intéresser à la technologie qu’au réseautage, même si de belles perles existent à peu près dans tous les domaines. Nous avons rencontré et/ou visité des dizaines de start-ups, d’entrepreneurs et de blogueurs, trop pour les énumérer dans cet article déjà très long, et ceci fera donc l’objet d’un prochain article.

Les acteurs du numérique israélien, en tout cas ceux que nous avons côtoyés, ont une chose en commun : l’enthousiasme, mais surtout un besoin d’attention qui m’a surpris.  Amis blogueurs high-tech français, je peux vous dire que les entrepreneurs israéliens – et pas seulement les francophones – vous lisent assidument et témoignent une reconnaissance rafraichissante quand par hasard vous avez couvert leur entreprise dans vos colonnes.

Symptôme probable d’une volonté de sortir des clichés par la technologie et peut-être de montrer que la société israélienne est finalement assez éloignée de certains lieux communs véhiculés à son sujet.

La suite dans un prochain article : tour d’horizon des entreprises et blogueurs rencontrés sur place, et quelques mots sur les à-côtés du voyage :-)

chezgoogle Israël, un pays en mode start upLa délégation au complet écoute attentivement en mangeant des glaces chez Google


[1] délégation composée de :

Blogueurs

Journalistes

  • Le Figaro – Cécilia GABIZON
  • 01 Informatique – Stéphane BELLEC
  • Le Journal du Dimanche – Camille NEVEUX
  • Challenges – Jean-Baptiste DIEBOLD
  • AFP – Katia DOLMADJIAN

(je ne mets pas les liens car ce serait réduire ces publications à leur seule version web, ce qui ne serait pas très juste)

Libération d’Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier après un an et six mois de captivité

29 juin 2011

La nouvelle est tombée ce mercredi 29 juin 2011, à 15h00. Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, après 547 jours de captivité, ont été libérés. Alors que de nombreux rassemblements étaient prévus aujourd’hui dans toute la France pour exprimer soutien et amitié aux deux journalistes et à leurs familles, Reporters Sans Frontières annonçait « Stéphane et Hervé sont libres ! »

Engagée depuis le début de ma carrière dans la lutte pour la libération des otages à travers le monde, je me réjouis que Stéphane et Hervé puissent retrouver leur famille dans les prochains jours. Fruit de la mobilisation sans relâche du Comité de Soutien pour Hervé et Stéphane, de Reporters Sans Frontières, de nombreuses personnalités et associations, dont la Fondation Casques Rouges que je préside, ainsi que du travail remarquable du gouvernement, cette libération était inespérée.

Ce dénouement représente beaucoup. Pour Stéphane et Hervé bien sûr, pour leurs familles, et pour ceux qui se battent tous les jours pour mettre fin au calvaire des otages à travers le monde. Leur libération est aussi porteuse d’espoir pour  les autres otages français, et la preuve que rien n’est jamais perdu.

S’il n’y avait qu’un seul enseignement à retenir, il serait le suivant : nous avons eu raison de nous mobiliser, nous avons eu raison d’agir, nous avons eu raison de ne jamais abandonner. Il ne faut jamais cesser d’espérer.

Félicitations !

29 juin 2011

Je tiens à saluer la nomination de Christine Lagarde en tant que Directrice générale du Fonds monétaire international.

Au lendemain de la démission de l’ancien patron du FMI, d’aucun n’aurait pu croire qu’un européen et encore moins un français allait à nouveau remporter le poste de Directeur général. C’était sans compter sur les grandes qualités de Christine Lagarde avec laquelle j’ai eu l’occasion de collaborer notamment sur le volet économique de la Fondation France Israël que je préside. Elle avait accepter de participer au lancement d’ISRALINK, le réseau social des entreprises françaises et israéliennes à l’OCDE.

Si nous ne pouvons, bien évidemment, pas nous réjouir de la perte d’un très grand ministre de l’Économie et des Finances, nous pouvons en revanche nous féliciter que le monde gagne un décideur d’envergure à un moment où les défis internationaux sont nombreux : dettes publiques des États, mondialisation, légitimité de pays émergents...

Je suis d’autant plus fière de cette nomination que Christine Lagarde devient la première femme a occuper ce poste depuis la création du Fonds en 1944.

Son mandat sera sans aucun doute placé sous le signe de l’efficacité. Nous pouvons d’ores et déjà en prendre le pari.

Je souhaite sincèrement à notre désormais ancienne ministre de l’Économie des Finances et de l’Industrie «Bon vent et bonne mer»!

Rassemblement pour les un an et six mois de captivité de Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière

28 juin 2011

Cela  fait maintenant un an et six mois que les reporters ont été enlevés avec leurs trois accompagnateurs en Afghanistan. Journaliste et cameraman pour la chaîne de télévision France 3, ils étaient en reportage pour l’émission « Pièce à convictions ».

Un an et demi après cet enlèvement, Reporters sans frontières et le Comité de soutien d’Hervé et Stéphane appellent à un mouvement massif de solidarité dans toute la France. A Paris, un rassemblement est ainsi organisé ce mercredi 29 juin, à 14 heures, place Igor Stravinsky dans le 4ème arrondissement. De nombreuses personnalités ont déjà confirmé leur participation et apporteront une nouvelle fois leur soutien aux otages et à leurs familles.

La Fondation Casques Rouges que je préside est engagée de longue date dans le combat pour la libération des otages français à travers le monde. N’oublions pas Gilad Shalit, enlevé en 2006 et prisonnier à Gaza;  Denis Allex, officier de la Direction générale de la sécurité extérieure retenu en Somalie depuis juillet 2009;  Pierre Legrand, Daniel Larribe, Thierry Dol et Marc Furrer détenus depuis septembre 2010 dans le désert sahélien ; et  Yves Lambelin, enlevé en avril dernier en Côte d’Ivoire, et son regretté compagnon d’infortune Stéphane Frantz di Rippel.

Pour tous ceux qui ont été injustement retenus en captivité et pour tous les autres qui le sont encore, nous ne devons jamais cesser de nous mobiliser. 

Ban Ki-Moon reconduit à la tête de l'ONU

21 juin 2011

Nous apprenons ce soir que Ban Ki-Moon vient d’être réélu au secrétariat général de l’Organisation des Nations-unies et je m’en félicite.

 

Comme je le rappelais dans un précédent billet, cette candidature à sa propre succession était non seulement forte de son expérience et de son engagement au service du multilatéralisme mais aussi soutenue par de nombreux pays membres des Nations Unies

 

Gageons que ce second mandat permettra à Ban Ki-Moon de mettre en oeuvre le projet des Casques Rouges sur le lequel il avait porté une attention particulière en déclarant vouloir le mettre à l’étude.

Israël, une terre de high tech

20 juin 2011

Direct Matin_Israel, une terre de high t
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Journée mondiale des réfugiés

20 juin 2011

Ce 20 juin 2011 marque la 10ème journée mondiale pour les réfugiés. Nous avons aujourd’hui l’occasion de porter un regard bienveillant sur ceux que nous laissons - par omission peut-être - mettre leur vie entre parenthèse le temps que l’instabilité qui déchire leur pays prenne fin. 

 

L’Agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) et les Organisations non gouvernementales se mobilisent tout au long de l’année et je veux ici rendre un hommage sincère à leur action salutaire pour de très nombreuses personnes.

 

Je me souviens qu’en juillet 2007, la Fondation Casques Rouges que je préside a mené une mission humanitaire au Tchad, pour remettre son conteneur humanitaire Emergesat, capable de rétablir des communications dans les toutes premières heures d’une catastrophe, aux équipes du UNHCR en poste à Abéché.

 

Après deux jours que nous avions passés à N’Djamena accompagnés entre autre de Stéphane Taponier retenu en otage depuis maintenant 538 jours, la délégation s’était rendue à Abéché, pour procéder à une démonstration opérationnelle d’Emergesat, dans le camp de Gaga, abritant des réfugiés du Darfour, devant l’ensemble des ONG actives dans cette région. Si nous devons, bien évidemment, prendre en compte le grand nombre de réfugiés dont la situation est liée aux conflits armés cela ne doit pas nous faire oublier le trop grand nombre de ceux qui le sont à cause des catastrophes naturelles. 

 

Enfin, je veux terminer en rappelant que l’UNHCR a aujourd’hui alerté de nouveau la communauté internationale. Selon un dernier rapport, 80% des réfugiés sont accueillis par les pays en développement.  Il en va de l’honneur des grandes démocraties et des pays développés de prendre en compte ces inégalités et de faire en sorte que ce ne soit pas les pays les plus fragiles qui assument la grande majorité de cette charge. 

 

Israël, une terre de High Tech

20 juin 2011

La Fondation France Israël emmène les 11 bloggeurs high tech français les plus influents en Israël

15 juin 2011

Pour la première fois, du 20 au 23 juin prochain, la Fondation France Israël que je préside, conduira une délégation de bloggeurs français en Israël.

« Israël est le produit d’un état d’esprit pionnier » déclarait Shimon Peres, Président de l’Etat d’Israël, à la tribune de la dernière Assemblée Générale des Nations-Unies. A cinq heures de Paris, le jeune Etat hébreu compte le plus grand nombre de start-up par habitant. Avec une superficie à peine supérieure à celle de la Bretagne,  Israël jouit également de la plus forte densité d’ingénieurs au monde. Grâce à un investissement de 6% de son PIB dans la Recherche et Développement (R&D), les industries technologiques de pointe représentent 40% de l’économie israélienne. En 2010, alors que la crise financière ravageait les pays du G8, son taux de croissance a atteint 4,5%, portant son PIB à 218 milliards de dollars. En soixante ans, Israël s’est imposé comme le leader mondial de l’innovation et comme un partenaire incontournable des plus grandes puissances de la planète.


C’est ce visage de la société israélienne que la Fondation France Israël souhaite faire découvrir aux onze bloggeurs high tech français les plus influents. A l’occasion d’un voyage inédit organisé en marge de « Facing Tomorrow », la conférence annuelle du Président de l’Etat d’Israël, les rédacteurs en chef de Presse-citron, Techcrunch France, Korben, le Journal du Geek, French Web, Gonzague, ReadWriteWeb, Accessoweb, Locita, Stan et Dam et GirlzInWeb partiront à la conquête de la Silicon Waddy.


Au programme :

  • Participation à la conférence « Facing tomorrow »
  • Découverte de l’Université du Technion, Israel Institute of Technology, à Haïfa
  • Rencontre avec des étudiants et des chercheurs israéliens
  • Visite du centre de Recherche et Développement de Google
  • Déjeuner avec des bloggeurs high tech israéliens
  • Visite de l’incubateur New Generation Technologies de Nazareth associant les compétences d’entrepreneurs juifs et arabesRencontre avec des serial entrepreneurs israéliens
  • Visite du centre de Better Place, start-up israélienne mettant en oeuvre, en partenariat avec Renault-Nissan, le premier réseau de véhicules électriques en Israël
  • Atelier sur la e-democracy…



Il est venu le temps des nouveaux médias, des réseaux sociaux et autres blogs, qui de par leur liberté de ton et d’action ont encore la possibilité de faire des choix éditoriaux surprenants. L’innovation israélienne doit être inscrite à l’ordre du jour des e-conférences de rédaction et la Fondation France Israël souhaite offrir l’opportunité d’une meilleure compréhension de la société israélienne à ces nouveaux leaders d’opinion médiatiques.

N'oublions pas Guilad Shalit

9 juin 2011

La Fondation France Israël, que je préside, s’associe à la douleur de la famille du soldat franco israélien Guilad Shalit, détenu depuis maintenant presque cinq ans, par les hommes du Hamas. 

 

Lundi dernier, j'ai tenu à renouvelé mon soutien aux parents de Guilad. Ce même jour, Noam Schalit, son père, a déposé plainte contre X devant le procureur de Paris, pour « enlèvement et séquestration ». Cette plainte engage la justice française à mener une enquête et notamment à réduire la liberté de mouvement des ravisseurs. 

 

J'appelle la communauté internationale à rester mobilisée pour que le jeune Guilad soit très prochainement libéré et puisse retrouver les siens après ces trop nombreuses années de captivité.

Ban Ki-moon, candidat à sa propre succession au Secrétariat Général des Nations-Unies

9 juin 2011

Le Sud-Coréen Ban Ki-moon a officiellement demandé, lundi 6 juin, au Conseil de sécurité de l'ONU de soutenir sa candidature pour un deuxième mandat de cinq ans au poste de Secrétaire Général.

 

« Alors qu'approche la fin de mon mandat de secrétaire général, je soumets humblement mon nom à la considération des membres du Conseil de sécurité pour un deuxième mandat", écrit M. Ban dans une lettre adressée à l'ambassadeur du Gabon, Nelson Messone, dont le pays assure en juin la présidence tournante du Conseil de sécurité.

 

Ban Ki-moon, a succédé au Ghanéen Kofi Annan en 2007. Son mandat arrive à échéance le 31 décembre 2011.

 

Lors de la conférence sur la reconstruction d’Haïtï, le 31 mars dernier, j'avais eu l'opportunité de le rencontrer avec mon ami René Préval, alors Président de la République d’Haïti. M. Ban Ki Moon nous avait reçus et avait reconnu la nécessité de mieux organiser les secours dans l’urgence, pour faire face aux catastrophes naturelles majeures. Sensible à mon projet de création de Casques Rouges humanitaires, il avait déclaré vouloir le « mettre à l’étude ».

 

L’Appel à la création de Casques Rouges à la tribune des Nations Unies et la rencontre avec Ban Ki moon étaient alors autant de marches franchies vers la désignation, par la communauté internationale, d’un chef d’orchestre qui aura la légitimité de réguler l’aide internationale dans l’urgence.

 

Fort de son expérience et de son engagement au service du multilatéralisme, soutenus par de nombreux pays membres des Nations Unies, il est fort probable que la candidature de M. Ban Ki-Moon soit  approuvée par le Conseil de sécurité.

Hommage à Jorge Semprun

8 juin 2011

Je souhaite rendre un hommage sincère à l'écrivain et homme politique Jorge Semprun, décédé hier à l'âge de 87 ans.

 

L'année dernière, Jorge Semprun nous avait fait l'honneur de participer à la conférence que la Fondation France Israël avait organisée au Salon du Livre de Paris, sur le thème "Écriture de la résistance et engagement dans l'Histoire européenne", dans le cadre des premières rencontres France-Israël-Espagne, qui ont fait suite aux accords de Madrid avec la Casa Sefarad-Israël.

 

Jorge Semprun était un acteur profondément engagé dans le rapprochement des peuples d'Europe et d'Israël. Il nous l'a largement prouvé notamment en acceptant d'être le parrain de "La Maison commune - Europe Israël" destinée à rassembler toutes les associations soeurs de la Fondation.

 

Nous avons perdu hier un grand homme qui avait échappé à tout, même au pire de ce que l'humanité pouvait produire.

Journée internationale des enfants disparus

25 mai 2011

Aujourd’hui se déroule la 9ème édition de la "Journée internationale des enfants disparus". Cet événement a été initié en 1983, aux Etats-Unis, en hommage à Etan Patz, jeune garçon de 6 ans enlevé à New York, le 25 mai 1979. En 2003, les associations françaises de défense des droits de l'enfant ont souhaité reprendre le flambeau et s'associer aux cérémonies organisées simultanément à travers le monde.

Si cette journée permet bien entendu d'attirer l'attention de l'opinion et des médias sur les disparitions d’enfants, elle nous offre surtout la possibilité d’adresser un message de solidarité et d’espoir aux parents d’enfants disparus et enlevés qui, pour nombre d'entre eux, demeurent sans nouvelles depuis des années.

Je me suis toujours mobilisée à leurs côtés et j'ai fais tout ce qui était en mon pouvoir pour agir concrétement, notamment lorsque j'étais Secrétaire d'Etat aux droits des victimes. En 2004, alors que je venais d’être nommée, j’ai été confrontée à l’enlèvement et à la mort du petit Jonathan. C’est à cet instant que j’ai constaté que les moyens déployés pour le retrouver n’avaient pas suffi et que nos méthodes avaient failli. J’ai alors initié un processus de réflexion pour appliquer, en France, le dispositif américain Amber Alert et c’est sans relâche que j’ai travaillé à sa transposition.

A force de persévérance, j’ai conçu l'Alerte Enlèvement, que tout le monde salue aujourd’hui pour son efficacité et pour sa capacité de mobilisation hors-norme.

 

Depuis ma sortie du gouvernement, je n'ai jamais cessé d'apporter mon soutien à tous ceux qui oeuvrent pour retrouve les enfants disparus. En 2009, la Fondation Casques Rouges que j'anime a créé l’ « e-@lerte Enlèvement » sur Internet, en partenariat avec les plus grands acteurs du web. Conscients de l'intérêt d'utiliser les nouvelles technologies au service des victimes, nous nous sommes ensuite investis dans le  développement d'une application mobile pour Iphone, Blackberry et Androïd. Grâce à cette nouvelle extension, près de 20 000 millions de personnes peuvent être avertis en instantané de l'enlèvement d'un enfant et participer ainsi aux efforts de recherche.

 

Le système peut toutefois encore être amélioré. Je plaide notamment et de longue date pour une extension à l’échelle de l’Europe. J'oeuvre également en faveur d'un partenariat avec Facebook, comme cela a déjà été mis en place aux Etats-Unis, pour Amber Alert.

 

Nous devons tous associer nos efforts pour faire barrage aux ravisseurs, qu’ils sachent qu’entre les médias classiques, le Net ou encore le téléphone, des millions de personnes seront avisés du rapt, que la communauté nationale sera à leurs trousses. Une réalité qui pourrait les dissuader d’agir.

 

 

Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie : mobilisation générale

17 mai 2011

Depuis 7 ans, le 17 mai est consacré "Journée mondiale contre l'homophobie et la transphobie". Aux quatre coins du monde, associations, militants, défenseurs des droits de l'homme, se sont mobilisés pour exprimer leur soutien aux communautés gay, lesbienne et transexuelle qui, encore aujourd'hui, sont victimes de discriminations.

 

 

 

 

 

 

 

En France, des manifestations, des pétitions et des appels aux dons ont été organisés afin d’obtenir une « dépénalisation universelle » de l’homosexualité. Je me joins naturellement à ce mouvement de contestation solidaire et ne cesserai de plaider en faveur d'un traitement égalitaire de tous les citoyens du monde.

 

Je salue d'ailleurs la remarquable initiative de Chantal Jouanno, Ministre des Sports, qui a annoncé hier la création d'un "Comité permanent de lutte contre les discriminations". Présidée par la championne olympique Laura Flessel, cette organisation s'attachera à mettre en place des outils opérationnels de prévention et de lutte contre les discriminations. J'avais moi-même, en son temps, préconisé l'instauration d'un Observatoire des écoles pour combattre les violences et les discriminations en milieu scolaire qui concerne 4% des victimes d'homophobie. Je me réjouis que le Ministre de l'Éducation, Luc Chatel, ait également pris en charge ce dossier en garantissant la poursuite d'un certain nombre d'actions dans les mois à venir (distribution de kits de prévention, distribution de brochures, diffusion de court-métrages de sensibilisation...).

 

Le chemin est tracé, engageons-nous désormais dans la conception d'une véritable politique publique globale et pérenne en faveur de tous ceux qui souffrent de discriminations au quotidien.

Intronisation de Michel Martelly à la présidence d'Haïti

14 mai 2011

Le chanteur populaire Michel Martelly, qui a remporté l'élection présidentielle haïtienne avec 67,57% des voix en avril dernier, a été intronisé aujourd'hui par son prédécesseur René Préval. 

 

Au lendemain de la catastrophe haïtienne, la Fondation Casques Rouges que je préside s'est impliquée auprès des victimes. L'installation du conteneur de télécommunications satellitaires Emergesat a effectivement permis de rétablir le réseau de télécommunication et de faciliter la mission des équipes de secours.

René Préval, alors Président d'Haïti, fut le témoin d’une mobilisation internationale sans précédent mais aussi de la plus grande désorganisation des secours de ces dernières années. Je m'étais rendu à New York en mars 2010 à ses côtés. Ensemble, nous avions défendu le projet de création des Casques Rouges devant Ban Ki Moon, Secrétaire Général de l'ONU. 

 

A l'aube de l"ère nouvelle" annoncée par Michel Martelly, je rends un hommage appuyé à René Préval pour son engagement et son travail. Je tiens à apporter mon soutien au nouveau Président et réitère mon engagement à aider Haïti et les Haïtiens à se reconstruire.

 

Journée de mobilisation pour Hervé Ghesquière, Stéphane Taponier et tous les otages français

13 mai 2011

Cela fait désormais 500 jours que les reporters ont été enlevés avec leurs trois accompagnateurs en Afghanistan. Journaliste et cameraman pour la chaîne de télévision France 3, ils étaient en reportage pour l’émission « Pièce à convictions »

 

Le 13 mai sera ponctué par de nombreux rassemblements dans les grandes villes françaises et notamment à Paris,  sur le parvis de France Télévisions, où symboliquement les participants vêtus de blanc formeront le chiffre 500.

 

Particulièrement engagée dans ce combat, je participerai naturellement à cette manifestation pour exprimer une nouvelle fois tout mon soutien à Hervé et Stéphane ainsi qu'à leur famille. Je me sens d'autant plus directement concernée que j'avais  partagé quelques jours avec Stéphane, au Tchad, dans le cadre d'une mission humanitaire initiée par la  Fondation Casques Rouges.

 

500 jours de captivité, soit autant de jours d'incertitude, d'attente et de tourment. Je ne connais que trop bien ces situations d'angoisse insoutenable, pour avoir participer à la libération d'otages en Amérique du Sud et en Turquie, au début de ma carrière d'avocat. Ces expériences uniques ont indéniablement marqué mon engagement et ma détermination à faire respecter les droits de l'homme partout dans le monde.

 

Cet après-midi, j'aurai une pensée particulière et sincère pour Hervé et Stéphane bien sûr mais aussi pour tous les autres otages français. Pour le franco-israélien Gilad Shalit, enlevé en 2006 et prisonnier à Gaza ; pour Pierre Legrand, Daniel Larribe, Thierry Dol et Marc Furrer détenus depuis septembre 2010 dans le désert sahélien ; pour Denis Allex, officier de la Direction générale de la sécurité extérieure, retenu en Somalie depuis juillet 2009 ; pour  Stéphane Frantz di Rippel et  Yves Lambelin, enlevés en avril dernier en Côte d’Ivoire.

 

Rappelons-nous qu'à force de mobilisation et de persévérance, nous avons réussi à obtenir la libération d'Ingrid Betancourt, de Florence Aubenas, des infirmières bulgares... Pour tous ceux qui ont été injustement retenus en captivité et pour tous les autres qui le sont encore, nous ne devons jamais cessé de nous mobiliser et d'y croire.

Les descendants des Justes reçus en Israël

5 mai 2011

Descendants de Justes, des valeurs à partager

5 mai 2011

En 1941, la grand-mère de Lucien a sauvé Salomon

4 mai 2011

L'invitée du lundi de Direct Matin

2 mai 2011

La laïcité à la Stasi

La commission Stasi
La commission Stasi

La laïcité, qu’ailleurs on nous envie un peu comme notre système de protection sociale, est donc actuellement en débat dans notre pays. Pour certains presque un combat ! Ce principe fondamental, garant de la liberté de conscience et de culte, ne devrait être ni un instrument, ni un épouvantail.

 

Grâce à la laïcité, les religions sont en France en sécurité. Pour autant et même si le sujet est récurrent, il n’est pas illégitime d’en débattre encore car une grande religion, l’Islam, s’est installée récemment dans notre pays. Y a-t-elle trouvé toute sa place ? L’a lui a-t-on laissée ? J’ai aimé l’image des religions rassemblées manifestant leur fraternité.

 

En 2003, Jacques Chirac avait fait les choses en grand, en public, à la télé, confiant la laïcité à la fameuse Commission Stasi. Sans céder à la pression populaire, évitant l’écueil de la stigmatisation d’une religion, invitant l’ensemble des Français à prendre part à un débat interactif, durant près de six mois, pas moins de 20 personnalités dont je faisais partie, ont planché. A la baguette, un homme de valeurs, un homme de consensus, oserais-je le dire un homme de confiance : Bernard Stasi, alors Médiateur de la République, auquel je veux aujourd’hui rendre hommage.

 

C’était les débuts de la démocratie participative. Quelques 140 représentants de la société civile, des partis politiques et des instances religieuses, ont été auditionnés par des experts ou sachants incontestables, au dessus des partis et des religions, tels René Remond, Régis Debray, Maurice Quénet, Alain Touraine, Mohammed Arkoun, Gilles Kepel, Marceau Long, Raymond Soubie…

 

Au terme de passionnants travaux, le rapport aux multiples préconisations remis au Président de la République, n’est pas resté sans suite. Il a notamment, chacun le sait, conduit à la promulgation de la loi interdisant le port de signes religieux ostentatoires à l’école. Mais il aurait du permettre d’aller beaucoup plus loin, d’aller au bout du raisonnement, de prendre suffisamment de mesures, qui auraient évité notamment qu’à peine 1 000 burka monopolisent un temps l’actualité et le législateur…

 

Certainement par prudence ou par frilosité, peut être par manque de courage politique, toutes les réponses n’ont pas été apportées à des questions à nouveau et inévitablement posées aujourd’hui. Puisque le vin est servi, restons autour de la table pour que, cette fois du débat ne jaillissent pas que des idées ou des préconisations mais des décisions.

 

Et pour veiller à leur application, je dirais même à leur exécution, comme je l’avais à l’époque suggéré, mettons en place cet Observatoire de la Laïcité (créé par un énième décret non appliqué du 25 mars 2007), placé sous l’autorité du Premier ministre, pour alerter les Français et les pouvoirs publics des risques de dérive ou d’atteinte à ce principe essentiel. Cet observatoire ne sera ni une association bien pensante, ni une nouvelle structure bureaucratique mais bien une autorité indépendante des partis et des religions.

 

C’est la laïcité à la Stasi qui nous permettra de toujours revendiquer, avec fierté, notre attachement à cette exception à la française, une laïcité bien ordonnée…

 

 

Google and former French minister help find the missing in Japan

24 mars 2011

Japan EarthquakeNicole Guedj was in charge of repatriating the French victims of the 2005 South East Asian tsunami. She started the Red Helmets Foundation to apply new technology to help the victims of natural disasters.

 

The foundation just launched the Missing web site which enables search teams and families search for missing people. It’s initially aimed at helping locate those missing in the Japanese earthquake and tsunami but the idea is that the site can be reused in disasters as they occur. There are already hundreds of profiles listed on the site.

 

Missing will help families that are typically left to their own devices to locate missing loved ones during natural disasters, since governments and NGOs are already overwhelmed by the rescue and aid operations.

 

Missing can be used to create a profile of a missing person with photos, last known location, etc. Witnesses can post pictures and video in which the missing people might have appeared or other info on possible sightings. Members can also follow specific missing people and get alerts when new information is available.

 

The Red Helmets Foundation cooperated with Google Crisis Response to use the API of Google’s person finder system. The Missing site also has its own API which developers can use to create new applications which can help locate missing people.

 

Google crisis response makes critical information more accessible after natural disasters. It organizes emergency alerts, news updates and donation opportunities, provides tools like Person Finder and Resource Finder (health services). Google’s satellite imagery and maps of affected areas can be used to assess infrastructure damage and help relief organizations navigate disaster zones. In addition to Japan, Google crisis response has established response sites this year for the Christchurch earthquake and floods in Brazil.

MISSING.NET, moteur de recherche pour retrouver les disparus

22 mars 2011

La Fondation française Casques Rouges, qui plaide pour la création d'une "force internationale humanitaire de réaction rapide", lance mardi missing.net, un "moteur de recherche humanitaire" pour retrouver les disparus dans le monde, en commençant par le Japon.


La Fondation part du constat que "chaque catastrophe naturelle majeure entraîne de nombreuses disparitions" et que les équipes de secours "débordées par la gestion de la crise" sont "dans l’incapacité de répondre aux demandes des familles des victimes", selon un communiqué.


Pour "faciliter les recherches", la fondation a conçu, en partenariat notamment avec Google, missing.net, un "moteur de recherche humanitaire" qui permet aux familles comme aux équipes de secours de lancer une recherche et de témoigner.


Le site, ouvert en six langues, propose de créer une fiche de disparu, de lancer une recherche suivant plusieurs critères, offre la possibilité de témoigner et d'avoir accès aux déclarations postées sur le site, permet une géolocalisation des victimes identifiées.


Pour l'ancienne ministre française et présidente de la Fondation Casques Rouges, Nicole Guedj, il est capital de "mutualiser les moyens de recherche" et ce site a vocation à servir non seulement dans les cas de tsunami ou séisme, mais peut aussi aider à localiser des déplacés victimes de catastrophes industrielles.


"Dans le cas du Japon, hélas, cet outil servira moins à retrouver des personnes disparues vivantes qu'à aider au recensement et à l'identification des victimes", un enjeu "très important techniquement et humainement", a expliqué Mme Guedj à l'AFP.


Créée en 2006, la Fondation Casques Rouges milite pour "la création d’une force internationale humanitaire de réaction rapide, placée sous l’égide de l’ONU, pour coordonner l’action des équipes de secours" intervenant sur des sites de catastrophes et vise à "faciliter l’intervention" des humanitaires en mettant à disposition des "outils technologiques innovants".


L'idée de créer des "pompiers" de l'ONU ou Casques rouges avait été relancée après le séisme qui a ravagé Haïti le 12 janvier 2010, faisant près de 220.000 morts.

Israël, nouvelle terre promise de business !

17 mars 2011

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Oui, il faut intervenir en Libye et vite !

15 Mars 2011

Retrouvez cette tribune co-signée par Nicole BACHARAN, historienne ; Jane BIRKIN, artiste ; Pascal BRUCKNER, écrivain ; Danie COHN-BENDIT, député européen ; André GLUCKSMANN, philosophe ; Gilles HERTZOG, éditeur ; Bernard KOUCHNER, ancien ministre ; Bernard-Henri LEVY, philosophe, membre du Conseil de surveillance du Monde ; Olivier ROLIN, écrivain ; Olivier RUBINSTEIN, éditeur ; Dominique SIMONNET, écrivain et moi-même sur le site Internet du Monde.fr en cliquant ici.

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