Il y a 7 ans : le Tsunami

27 décembre 2011

Sept ans après le Tsunami, j'ai toujours une pensée émue pour toutes les victimes de cette catastrophe naturelle historique. En 2004, alors Secrétaire d’État aux droits des victimes, j'étais en charge des sinistrés Français.

Face à la désorganisation des secours qui arrivaient du monde entier, j’ai notamment réussi à faire adopter ma proposition de création de « Casques Rouges » en Conseil des ministres. Quelques jours plus tard, à l’occasion de ses vœux télévisés, le Président Jacques Chirac a transmis cette idée, au nom de la France, à Kofi Annan qui l’a acceptée.

Depuis, Katrina, Nargis ou encore les derniers tremblements de terre en Haïti et au Japon, ont confirmé l’impérieuse nécessité d’améliorer la coordination des organisations gouvernementales et non-gouvernementales dans l’urgence. C’est dans ce sens que la Fondation Casques Rouges que je préside œuvre au quotidien. Pour inventer un humanitaire efficace et durable.

Ni lapidation, ni pendaison pour Sakineh !

26 décembre 2011

Il y a un an, la communauté internationale dans son entier s'insurgeait contre la condamnation à mort de Sakineh Mohammadi Ashtiani. Cette iranienne de 43 ans avait provoqué la colère des Mollah pour un prétendu adultère qui, sans aucune preuve tangible, méritait la peine capitale au pays d'Ahmadinejad .

 

En France, avec Bernard-Henri Levy et quelques autres défenseurs des droits de l'homme, nous nous étions mobilisés pour faire pression sur le gouvernement iranien et obtenir sa libération. Une pétition avait été lancée par la revue La Règle du Jeu. Un grand rassemblement populaire avait également été organisé, Place de la République, quelques jours avant la date arrêtée de sa lapidation. Je me souviens notamment, ce jour-là, de l'appel au secours lancé par le fils de Sakineh bloqué en Iran. Le Président Nicolas Sarkozy était alors intervenu personnellement et avait déclaré qu'il faisait du cas de Sakineh "une affaire personnelle".

 

A force de manifestations, de tribunes et de négociations, la Justice iranienne avait décidé d'accorder un sursis à Sakineh. Nous ne pouvions pas encore parler de victoire mais cette décision, prise in extremis, avait le mérite de redonner espoir à la famille de l'iranienne menacée et à tous ses soutiens à travers le monde.

 

Alors que la lumière médiatique s'est concentrée cette année sur le "Printemps arabe" et la crise économique mondiale, les Ayatollah en ont profité pour continuer à s'acharner discrétement sur le sort de celle qui avait été innocentée. C'est ainsi qu'en plein week end de Noël, le chef de l'autorité judiciaire iranienne a déclaré qu'à défaut de lapidation, Sakineh serait executée par pendaison. Pour justifier ce rebondissement inattendu, Sadegh Larijani a évoqué des raisons d'ordre "technique" et a indiqué qu'"ils n'avaient pas les moyens d'appliquer la peine de lapidation"...

 

Ce revirement de situation, qui a déjà provoqué l'indignation collective, doit inciter chacun d'entre nous à s'engager dans une nouvelle bataille. Si nous avions réussi à faire flancher le gouvernement iranien pour la lapidation, nous y parviendrons également pour la pendaison. Dans ce combat, le monde arabe actuellement en plein bouleversement, pourrait jouer un rôle décisif en faisant entendre sa voie humaniste contre une charia d'un autre temps.

 

Pour ma part, en tant qu'avocat, je souhaite renouveler mon "Plaidoyer pour Sakineh" et pour toutes les femmes qui sont encore aujourd'hui victimes de la barbarie.

 

"Ahmadinejad, Monsieur le chef du Pouvoir judiciaire, Messieurs les Juges iraniens, l’avocat français que je suis veut s’associer à celui de Sakineh.

Nous sommes réunis aujourd’hui, défenseurs des droits de l’homme, intellectuels, artistes, responsables politiques, citoyens du monde, amoureux de la liberté, en fait TOUS AVOCATS DE SAKINEH.

D’une seule voix, NOUS PLAIDONS NON-COUPABLE POUR SAKINEH,

Parce que sa seule faute est celle d’être née en Iran, pays des Mollahs dans lequel n’existe pas la liberté d’expression, pays totalitaire et liberticide dans lequel on réprime les opposants dans le sang et où, selon l’article 330 du code pénal : « le prix du sang d’une femme compte pour moitié de celui d’un homme ».

Oui, NOUS PLAIDONS NON-COUPABLE POUR SAKINEH parce que sa seule faute est d’être citoyenne d’un pays dans lequel les femmes qui apparaissent en public sans le voile sont passibles de 10 jours à deux mois de prison. Un pays dans lequel leur père  peut les marier dès l’âge de 9 ans. Un pays dans lequel leur mari a ensuite le pouvoir de les priver de nourriture, logement et habits si, selon l’article 1108 du Code civil, « elles refusent de remplir leurs devoirs conjugaux ». Et si elles décident de se remarier, elles perdent la garde de leurs enfants

Dernière lubie en date, le chef de la police de Téhéran a interdit aux jeunes filles de bronzer, les menaçant de les « arrêter et de les emprisonner ».

Halte à la mascarade Messieurs !

Chez vous, les femmes seraient même responsables des catastrophes naturelles. L’imam de Téhéran a déclaré que « l’augmentation des relations sexuelles illicites fait accroître le nombre des tremblements de terre ».

Pour m’être rendue à Port-au-Prince, quelques jours après le séisme, je vous garantis Messieurs que les femmes n’ont été en rien responsables de la mort de plus de 200 000 haïtiens.

Oui, NOUS PLAIDONS NON-COUPABLE POUR SAKINEH, parce que sa seule faute est d’être soumise aux lois de votre pays Messieurs, où non seulement la peine de mort subsiste mais encore où l’on exécute par pendaison ou lapidation. « Les hommes sont enterrés jusqu’à la taille et les femmes jusqu’à la poitrine ». Et c’est votre code pénal qui prévoit que « les pierres ne doivent pas être trop grandes pour tuer la victime après deux coups, ni trop petites pour être qualifiées de pierres ».

Soyons sérieux ! J’apprends que l’ONU aurait nommé l’Iran à la Commission de la condition de la femme pour un mandat de quatre ans à compter de 2011 !

Vous n’avez que le temps de vous rappeler l’existence des droits humains, des droits des femmes que vous bafouez, de la déclaration universelle des droits de l’homme.

Commencez déjà par libérer toutes les femmes dont nous ignorons l’existence mais que vous opprimez. Libérez Sakineh que, dans une parodie de justice, vous accusez sans preuve. Au pire a-t-elle cédé à un crime d’amour…

SAKINEH N’EST PAS COUPABLE, LIBÉREZ-LA !"

 

[Discours prononcé le dimanche 12 septembre 2010 à l'occasion du Rassemblement pour Sakineh]

MISSING.NET à la Une de l'Atelier numérique de BFM

21 décembre 2011

Missing.net est un projet de la Fondation Casques Rouges, créée par l’ancienne secrétaire d’Etat Nicole Guedj.

La fondation a déjà conçu avec Thalès et le CNES un conteneur satellitaire, Emergesat,  qui permet en moins d’une heure sur un site de catastrophe naturelle de rétablir un réseau de communication en haut débit. Il a été expérimenté au Tchad et déployé en Haïti par les équipes françaises.

Le deuxième projet, Missing.net est un moteur de recherche testé lors de la dernière catastrophe japonaise. Il a été développé avec Google et des développeurs (Bearstech). L’idée est de permettre aux familles de disparus de créer une fiche très complète, nom, prénom, âge, poids, comptes Facebook et Twitter. Il offre également la possibilité de recueillir ce qu’ont vu des témoins, de poster des témoignages écrits, de poster des vidéos, de géolocaliser via Google Earth et, grâce à un agrégateur de flux sur les réseaux sociaux, il signale si le nom de la victime y apparaît. Il intègre l’API de Google Person Finder.

 

Chronique proposée par Bertrand Lenôtre, Rédacteur en chef de Frenchweb.fr

Ecoutez le podcast de l'émission.
[Atelier Numérique - BFM Business] La ch
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Lettre de soutien du Premier ministre Benjamin Netanyahu

19 décembre 2011

Après deux années passées à la Présidence de la Fondation France Israël, je suis particulièrement honorée d'avoir reçu les encouragements du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

 

Alors qu'en cette période de troubles sans précédent, l'Etat d'Israël a plus que jamais besoin du soutien de la France, mon équipe et moi-même sommes determinés à poursuivre nos actions en faveur de l'amitié franco-israélienne.

 

Nos initiatives s'adressent aux sociétés civiles des deux pays. Elles concernent aussi bien l'économie et la science que la culture et la mémoire. Elles ont offert à des petits-enfants de Justes parmi les Nations de se rendre en Israël pour célébrer l'histoire de leurs grands-parents. Elles ont permis la mise en ligne d'Isralink, le réseau social des entreprises françaises et israéliennes ou encore la remise de Prix scientifiques et littéraires à de jeunes talents. Elles ont également conduit les bloggeurs high tech français les plus influents à la découverte de la Silicon Waddy israélienne.

 

J'ai la conviction que c'est en innovant dans chacun des domaines d'excellence que Français et Israéliens ont en partage que nous réussirons à donner un nouveau souffle aux relations entre nos deux pays.

 

En cette veille de fêtes, je vous souhaite à tous un joyeux Noël et un lumineux Hanouka !

 

 

Eric Schmidt, CEO de Google soutient les Casques Rouges

7 décembre 2011

Hier soir, Google avait donné rendez-vous à tous ses partenaires dans le nouvel espace de travail de ses équipes parisiennes. Situé à proximité de la Gare Saint-Lazare, le GooglePlex s'étend sur plus de 10 000 m2.

 

Après avoir assisté aux discours d'inauguration prononcés par Bertrand Delanoë, Maire de Paris et Eric Schmidt, je me suis adressée au CEO de Google pour lui présenter les projets technologiques humanitaires menés par la Fondation Casques Rouges que je préside.

 

Eric Schmidt a salué l'engagement des Casques Rouges en faveur de l'utilisation des nouvelles technologies au service des victimes. Il s'est notamment réjoui de la participation des ingénieurs de Google Europe dans le développement de MISSING.NET, moteur de recherche humanitaire mondial des disparus de catastrophes naturelles, et s'est montré particulièrement volontaire à l'idée d'associer plus étroitement l'outil des Casques Rouges à celui de Google, Person Finder.

 

J’ai été très impressionnée par l’humilité et la modestie de celui qui m’a chaleureusement félicitée d'avoir réussi à transposer l’Amber Alert en France, en mettant en place le dispositif «Alerte Enlèvement».

 

Journée internationale contre les violences faites aux femmes

25 novembre 2011

Depuis 1995, le 25 novembre est consacré "Journée internationale contre les violences faites aux femmes". 

 

Pourtant, plus de quinze années ont passées et le constat reste accablant. En 2010, 146 femmes ont péri sous les coups de leur conjoint. Plus inquiétant encore, sur les 75 000 viols déclarés en France l’année dernière, seule 1 femme sur dix a porté plainte. 

 

De nombreuses manifestations sont prévues aujourd'hui pour alerter l'opinion publique sur cette situation qui reste encore tabou. Roselyne Bachelot, la Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, participait ce matin à Paris, aux côtés de plusieurs associations de défense des droits de l'homme, à une cérémonie durant laquelle elle n’a pas hésité à qualifier les violences faites aux femmes «de crimes et non de faits divers».

 

Lorsque j'étais Secrétaire d'Etat aux droits des victimes, nous avions rédigé un "Guide du droits des victimes" pour informer de leurs droits tous les accidentés de la vie (disponible ici). Depuis, il y a eu d’autres initiatives et notamment le 39 19, un numéro dédié aux femmes maltraitées, mis en place pour les écouter et les accompagner.

 

Aujourd’hui, le Gouvernement lance la première phase d'une grande campagne de sensibilisation destinée à mettre en lumière les violences conjugales, le harcèlement et les agressions sexuelles au travail et la prostitution.

 

Nous ne devons pas relâcher nos efforts car ces femmes sont des victimes fragiles et menacées qui doivent être encouragées à dénoncer leur bourreau. Pour que la société puisse demander réparation. Pour que ces actes ne restent pas impunis.

 

«Les sans-abri sont enfermés dans la rue»

14 novembre 2011

Au moment où les puissants de ce monde se donnaient rendez-vous au G20 à Cannes, le 1er novembre, une femme de 38 ans accouchait d’un enfant mort-né sous une tente installée dans un square de l’avenue de l’Observatoire, au centre du 14e arrondissement de la capitale française. La future maman n’avait aucun logement et ne savait où aller. Après ce drame, Nicole Guedj, ancienne secrétaire d’Etat aux droits des victimes, a publié une tribune libre dans le quotidien
Libération sous ce titre: «A Paris, un bébé est mort dans la rue».

 

Pour cette personnalité appartenant au parti majoritaire UMP, il est à redouter que d’autres drames du même ordre ne surviennent avec le retour de l’hiver, et surtout, avec la crise économique qui se profile en France comme ailleurs. Pourtant, des solutions existent pour ne pas transformer ce fléau en fatalité. Nicole Guedj nous explique sa démarche.

 

Nicole Guedj, que proposez-vous concrètement?

Depuis plusieurs années, je plaide pour la création d’une Agence nationale des sans-abri. Lorsque la France a atteint les 100 000 chômeurs, l’Etat a mis en place une Agence nationale pour l’emploi. Aujourd’hui, nous avons dépassé les 100 000 sans domicile fixe (SDF). Il est à craindre que de plus en plus d’hommes, de femmes et d’enfants défavorisés ne sombrent dans l’exclusion, ne «tombent» dans la rue au péril de leur vie. Dès lors, pourquoi ne pas créer un organisme similaire qui soit adapté à cette situation qui s’empire?

 

Cela dit, les organismes d’entraide ne manquent pas…

Je ne veux pas faire une structure de plus mais créer un organisme qui devienne une sorte de guichet unique, de plate-forme d’informations pour les sans-abri. Ce qui manque, ce ne sont pas les bonnes volontés, mais leur coordination. Cette agence guiderait les SDF vers les structures de soins et les centres d’hébergement disponibles; elle s’occuperait du suivi de leurs cas et optimiserait ainsi les organismes publics et privés qui existent déjà. Cette agence servirait également de guide pour les autorités qui seraient mieux informées sur cette population qui est comme enfermée dans la rue. Elles pourraient ainsi mieux cibler ses aides.

 

Vous le dites vous-même, les logements manquent cruellement. Vers quels lieux cette agence pourrait-elle donc guider les sans-abri?

Bien sûr, il faut construire des logements de façon plus pérenne. Mais l’urgence est là et nous devons y parer. L’Agence nationale des sans-abri aura aussi pour objectif de libérer des places d’hébergement pour les réserver aux SDF. Surtout, elle accompagnerait tous ceux qui ne savent pas à quelle porte frapper ou qui n’ont plus la force de chercher du secours. Et ils sont nombreux dans ce cas. Les secourir est une question qui relève des droits de l’homme les plus élémentaires.

Soulagement et satisfaction après la libération des otages français retenus au Yemen

14 novembre 2011

Retenus depuis 5 mois au Yémen, les trois otages français de l'ONG Triangle Génération Humanitaire, ont été libérés ce matin. Au moment de leur disparition, ils travaillaient à la remise en état d'infrastructures après les inondations dévastatrices de 2008.

 

Ce sont deux femmes et un homme, âgés de 25 à 30 ans, ingénieurs de formation, qui avaient été envoyés au Yémen dans le cadre des programmes de Triangle Génération Humanitaire. Exposée à des vagues de violence, liées notamment à un mouvement de contestation du régime et à un regain d'activité d'Al-Qaïda dans le sud du pays, l'ONG lyonnaise avait suspendu tous ses programmes à la suite de la disparition de ses trois employés, le 28 mai dernier. 

 

En bonne santé, les trois humanitaires devraient regagner la France dans les prochaines heures. Dans son communiqué, la présidence française précise que "le chef de l'Etat remercie chaleureusement le sultan d'Oman (ayant joué un rôle considérable) et les autorités omanaises pour leur aide déterminante, ainsi que toutes les personnes ayant contribué à cet heureux dénouement".

 

Opérant sur des théâtres de crises majeures, les acteurs humanitaires de terrain interviennent chaque jour dans des conditions de grande instabilité. Travailleurs solidaires, ils ne sont pas épargnés par les preneurs d'otages et ce partout dans le monde. Souvenons-nous des onze otages français de l'association Première Urgence, détenus par les Serbes de Bosnie pendant plusieurs années et libérés en 1994 ou encore des membres de Médecins du Monde, enlevés au Darfour en 2009.

 

Selon un rapport réalisé par l'Humanitarian Policy Group, en 2009, les attaques contre les travailleurs humanitaires ne cessent d'augmenter depuis 2006. Elle concernent avant tout les expatriés et les représentants de l'ONU. Ne serait-ce qu'en 2008, 260 acteurs humanitaires ont été enlevés, sévèrement blessés ou tués. 

 

Après le récent retour de Guilad Shalit parmi les siens, je suis heureuse et soulagée que trois de nos compatriotes puissent enfin retrouver le chemin de la liberté. J'ai aussi toujours une pensée sincère pour les autres otages français encore en captivité : un agent de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) retenu en Somalie depuis le 14 juillet 2009 ainsi que quatre collaborateurs français du groupe AREVA, enlevés au Niger le 16 septembre 2010.

A Paris, un bébé est né et mort dans la rue

10 novembre 2011

Lisez l'intégralité de la tribune !
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Pour la création d'une "Agence Nationale pour les Sans-Abri"

3 novembre 2011

"Une idée" choisie par la rédaction du Post

Après l’annonce du décès du nourrisson d’une jeune femme SDF, dans le XIVe arrondissement de Paris mardi matin, je souhaite relancer ma proposition de création d’une "Agence Nationale pour les Sans-Abri". Ce ne sont ni l’absence d’un logement, ni celle d’une ration alimentaire, ni même le froid qui ont provoqué la mort de ce bébé. Ce sont le manque de soins, de suivi et d’accompagnement qui lui ont fait défaut et entraîné cette tragédie.


Depuis 2003, je plaide pour la création d’une Agence Nationale pour les Sans-Abri, qui regrouperait l'ensemble des services adaptés aux besoins sanitaires et sociaux des SDF. Véritable guichet unique, cette agence favoriserait la nécessaire mise en place d’une politique publique globale, destinée à réinsérer durablement les plus marginalisés.


Lorsque le nombre de sans-emploi a franchi le seuil de 100.000 personnes, nous avons créé l’ANPE. Pourquoi les 100.000 SDF de notre pays ne disposeraient pas eux aussi d’une Agence Nationale pour les Sans-Abri ?


L'Agence Nationale pour les Sans-Abri aurait, en tout premier lieu, un rôle de recensement et d'identification de cette population hétérogène. Elle assurerait que les sans-abri aient accès, en tous lieux, à leurs droits d'identité et de prestations sociales (RSA, allocations familiales, droit au logement opposable etc.).


Elle pourrait également organiser, dans la durée, leur suivi sanitaire, leur soutien psychologique et psychiatrique ainsi que les traitements de désintoxication indispensables pour certains d'entre eux. Elle pourrait enfin permettre l'exercice de leur droit à la formation et à l'insertion. Parmi eux, rappelons qu’il y a aussi des femmes et des enfants qui doivent bénéficier de leurs droits parentaux et éducatifs, des personnes âgées en situation de percevoir une retraite, des adolescents en obligation de scolarité ou encore des travailleurs pauvres, qui aspirent uniquement à un logement décent. Il y a aussi des femmes enceintes qui doivent bénéficier d’un traitement particulier…


Alors que le thermomètre affiche encore des températures supérieures à 15 degrés, que l’émotion suscitée par la mort du bébé d’une femme SDF relance le débat sur la prise en charge des sans abri, sans travail, souvent sans papiers, qui tentent de survivre dans une situation d’extrême pauvreté, je forme le vœu que cette Agence Nationale pour les Sans-Abri puisse enfin voir le jour.

Quand Facebook joue un rôle citoyen

2 novembre 2011

Voyage en Israël avec Nathalie Kosciusko-Morizet

28 octobre 2011

Du 30 octobre au 1er novembre, j'accompagnerai Nathalie Kosciusko-Morizet, Ministre de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement en Israël et dans les territoires palestiniens. Au cours de ce voyage, nous participerons notamment au Forum Francophone des Affaires dont la Fondation France Israël est partenaire et à la Conférence GO4EUROPE, initiée par Edouard Cukierman, fraichement élu Vice-Président de la Fondation France Israël.

Le programme prévoit également une découverte des innovations israéliennes en matière de développement durable et plusieurs rencontres avec des Ministres et des députés israéliens. Le Président de l’Etat d’Israël, Shimon Peres, nous accordera enfin une rencontre.

 

Je me réjouis de pouvoir participer à cette mission qui a notamment pour ambition de renforcer les liens entre les acteurs français et israéliens impliqués dans les sujets qui relèvent de NKM.

Ma réélection à la Présidence de la Fondation France Israël

27 octobre 2011

Lundi dernier, j'ai été reconduite à l’unanimité du Conseil d’administration, Présidente de la Fondation France Israël.

 

Après deux années passées à la tête de cette institution bi-étatique, je reste particulièrement déterminée à mener de nouvelles initiatives d’amitié franco-israélienne dans les domaines économique, culturel, scientifique et éducatif.

 

Rappelons que depuis 2009, la Fondation France Israël a notamment organisé deux voyages de petits-enfants de Justes parmi les Nations en Israël, une « Nuit de la Publicité israélienne à Paris », un colloque à l’OCDE sous le haut patronage de Christine Lagarde, un voyage des bloggeurs high tech français les plus influents dans la Silicon Waddy israélienne… Isralink, le premier réseau social dédié aux entreprises françaises et israéliennes a, en outre, été mis en ligne, des Prix d’Excellence scientifique et littéraire ont été remis à de jeunes talents et « Europe-Israël : la Maison Commune » a été créée pour réunir l’ensemble des organisations d’amitié euro-israéliennes. Notons enfin le récent lancement de la campagne « WELCOME GUILAD » destinée à recueillir des messages de bienvenue pour le jeune franco-israélien.

 

Lors de mon premier mandat, je me suis engagée dans la conduite de projets innovants et populaires, pour donner un nouveau souffle aux relations franco-israéliennes. Alors que l’Etat hébreu s’apprête à entrer dans l’année de tous les dangers, la Fondation France Israël doit désormais œuvrer pour maintenir le lien indéfectible qui unit les deux pays. Nos prochaines actions s’attacheront ainsi à montrer le vrai visage d’Israël aux Français et celui de la France aux Israéliens.

 

Pour remplir ma mission, je serai accompagnée par deux Vice-présidents : Christian Masset, Directeur général de la Mondialisation, du Développement et des Partenariats du Quai d’Orsay, en France et Édouard Cukierman, PDG de Catalyst Private Equity Management, en Israël.

 

Mentionnons, par ailleurs, la réélection de Alain Madar, PDG de la Foncière du Rond Point au poste de Trésorier et l’élection de David Harari, père des drones israéliens et PDG de Shakad Yarok LTD, au poste de Trésorier adjoint. Mickael Bensadoun, Responsable du Projet Grandes Ecoles et Universités à la Fondation Sacta-Rachi, a été élu Secrétaire général tandis que Claude Oliel, Président d’Infolive TV a été confirmé au poste de Secrétaire général adjoint

 

Sachez que le Conseil d’administration de la Fondation France Israël est également composé de :

En France

  • François Hurard, Inspecteur général des Affaires culturelles,
  • Sydney Ohana, Directeur de la Clinique Pétrarque et Président de Hadassah France,
  • Dominique Romano, PDG de Guibor,
  • Claude Solarz, Vice-Président du Groupe Paprec, Président de Kadima France,
  • Gérard Unger, PDG de Métrobus et Vice-président de la LICRA,

En Israël

  • Dan Catarivas, Directeur des Relations Internationales de l’Association patronale israélienne (MAI),
  • Léa Rosenberg, Directeur général adjoint du Ministère de l’Éducation nationale israélien,
  • Georg Salkind, PDG de ELCO,
  • Dina Sorek, Diplomate au Ministère des Affaires étrangères israélien,
  • Nissim Zvili, Ancien ambassadeur d’Israël en France et Président de Mikve Israel

Message de Daniel Vaillant, ancien Ministre, Député-Maire de Paris, adressé à Guilad Shalit

26 octobre 2011

Cher Guilad

Je tiens par ces quelques lignes à vous exprimer mon immense joie et celle de l’ensemble des habitants du 18ème arrondissement de Paris, de vous savoir libéré de cinq longues années de captivité dans des conditions d’une grande dureté.

Je souhaite rendre hommage à votre courage ainsi qu’à celui de vos parents.

Veuillez recevoir tous mes vœux chaleureux d’un complet et rapide rétablissement pour un retour à une vie personnelle heureuse et épanouie.

Je forme également le vœu, plus général celui la, que votre libération soit un nouveau pas sur le long chemin vers une paix durable et juste tant en Israël qu’en Palestine.

Message de Marek Halter, écrivain, à Guilad Shalit

21 octobre 2011

 

J’ai appris dès mon enfance que sauver une vie humaine c’est sauver l’humanité toute entière.


C’était il y a deux ans sous la tente de Noam et Aviva Shalit, les parents de Ghilad à Jérusalem. Nous rêvions d’un Ghilad Shalit sain et sauf rentrant à la maison.


Grâce à la mobilisation, d’abord de sa famille, puis de dizaines de milliers de personnes à travers le monde, ce rêve s’est réalisé. C’est une grande leçon que nous répétons à l’infini : braquer les projecteurs sur un individu condamné, c’est le maintenir en vie.


Et si les premiers mots, les premiers souhaits de Ghilad Shalit libre se réalisaient ?  Il a dit à la télévision égyptienne qu’il espérait que sa libération soit un premier pas vers la paix entre Israéliens et Palestiniens.


Qu’il en soit ainsi.

Message de Nathalie Kosciusko-Morizet, Ministre de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, à Guilad

20 octobre 2011

 

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Cher Gilad,

 

En tant que Ministre de la République française, je me réjouis qu’un compatriote recouvre la liberté. En tant que citoyenne du monde, je veux y voir un signe d'espoir pour la paix dans un conflit qui n’a que trop duré. En tant que mère, je ressens la joie d’une famille qui retrouve son fils,

 

NKM

Message d'Alain Juppé, Ministre des Affaires étrangères et européennes, à Guilad Shalit

20 octobre 2011

 

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Cher Gilad,

C’est une très grande joie et beaucoup d'émotion que je ressens aujourd'hui, au lendemain de votre libération.

Plus de cinq années après votre enlèvement, vous êtes enfin parmi les votres. Vous êtes libre à nouveau. C’est un grand soulagement pour nous tous en France, car tout le monde ici a été profondément saisi par le drame que vous avez vécu.

La France ne vous a jamais oublié. Votre autre patrie, et en premier lieu le Président de la République, n’a eu de cesse de faire tout ce qui était en son pouvoir pour faciliter votre libération. Nous avons, sans relâche, tout au long de ces cinq années, apporté tout notre soutien aux efforts de médiation successifs. La mobilisation de l'opinion et des élus a en outre été très forte ici, elle n'a jamais faibli. Ce fut le cas aussi de la société civile, en particulier de la Fondation France-Israël.

Mes pensées vont également vers votre famille et notamment vos parents, Aviva et Noam, que j’avais rencontrés en juin dernier sous la tente qu’ils avaient installée à Jérusalem. Vous devez savoir que le courage et la dignité dont ils ont fait preuve durant cette épreuve force l’admiration de tous. Il n'ont jamais cessé d'espérer. Jamais.

Je forme le vœu que votre libération ouvre d’autres perspectives positives, comme celle d’avancer vers une reprise du dialogue entre Israéliens et Palestiniens en vue d’une paix juste et durable qui réponde aux aspirations légitimes des peuples de la région.

Comme l'a dit le Président de la République, nous vous attendons avec impatience en France pour fêter votre libération. D'ici là, goûtez votre liberté auprès de vos proches. Vous, mieux que quiconque, savez qu'elle n'a pas de prix.

Message de Fréderic Lefebvre, Secrétaire d'État auprès du Ministre de l'Economie, à Guilad

20 octobre 2011

 

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Gilad SHALIT est enfin libre. Après plus de 5 ans de captivité, notre jeune compatriote est enfin rentré parmi les siens, chez ses parents, en Israël. Cette libération met fin à un sort injustifiable et intolérable : rien, pas même la guerre entre deux peuples, ne peut en effet justifier qu’on inflige un tel traitement à un jeune homme.  Nous devons tous nous réjouir de cette nouvelle : la défense de la liberté et de la dignité humaine sont les fondements historiques et philosophiques de l’idéal français.


La position constante de la France, qui n’abandonne jamais ses ressortissants pris en otage, et la voix déterminée du Président de la République, ont une nouvelle fois été entendues.


La France n’a en effet jamais oublié Gilad, comme elle n’oublie pas toutes celles et tous ceux qui sont encore aujourd’hui détenus en otage, partout dans le monde.

Disparition de Marie Dedieu

20 octobre 2011                     

C'est avec effroi et tristesse que j’ai appris la disparition de Marie Dedieu, retenue en otage en Somalie, depuis le 30 septembre 2011. 

Quelques semaines après avoir été enlevée à son "petit coin de paradis" kenyan, comme elle l'appelait, le Ministère des Affaires étrangères a annoncé hier matin le décès de cette feministe de 66 ans.


Ayant perdu l’usage de ses jambes suite à un accident, Marie Dedieu ne se déplaçait plus qu'en fauteuil roulant. Outre son handicap, la française atteinte d’un cancer et d’insuffisances cardiaques était contrainte à un traitement quotidien. Selon le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero : "l'état de santé de Mme Dedieu, l'incertitude sur les conditions  de sa détention, le fait que les ravisseurs aient probablement refusé de  lui remettre les médicaments que nous lui avons envoyés, nous  conduisent à craindre que cette issue tragique soit malheureusement la  plus vraisemblable".


Ma  première pensée se tourne naturellement vers la famille et les proches de Marie Dedieu, à qui je souhaite adresser mes sincères condoléances. Je tiens aussi à saluer le courage de cette femme, anticonformiste et combative, qui s'était illustrée en France dans les années 70 par son engagement féministe. 

 

Cet événement a pour moi un écho tout particulier, étant moi-même mobilisée depuis plus de vingt-cinq ans pour la défense des droits des victimes. Je continue aujourd'hui de penser et d'exprimer mon soutien aux sept otages français toujours retenus dans le monde entier : Denis Allex, officier de la  Direction  générale  de la sécurité extérieure  retenu en Somalie depuis  juillet  2009 ; Pierre Legrand, Daniel Larribe, Thierry Dol et Marc Furrer  détenus  depuis septembre 2010 dans le désert sahélien ; Yves  Lambelin, enlevé  en avril dernier en Côte d’Ivoire ; et enfin  les  trois  travailleurs  humanitaires kidnappés au Yémen le 28 mai 2011.

 

J'espère sincèrement que le gouvernement français pourra contribuer à aider ces personnes à retrouver leur foyer, comme ce fût le cas pour le Franco-Israélien Guilad Shalit, relâché cette semaine après cinq longues années de détention. 

Adressez un message de bienvenue à Guilad Shalit !

18 octobre 2011

Quelques heures avant la libération de Guilad Shalit, la Fondation France Israël que je préside, ouvre une « boite aux lettres virtuelle » destinée à recueillir des messages de bienvenue. La Fondation les remettra ensuite au jeune franco- israélien.

Mardi 11 octobre, Benjamin Netanyahu a annoncé la conclusion d’un accord d’échange avec le Hamas, pour la libération de Guilad Shalit. 

La libération de Guilad Shalit est une victoire franco-israélienne. Je suis heureuse d’apprendre le succès de l’action menée par Israël en coopération avec la France, l’Allemagne et l’Egypte. Moi qui ai consacré une partie de ma carrière d’avocat à la libération d’otages, de l’Amérique latine aux infirmières bulgares, et dédié mon engagement gouvernemental au service de la défense des droits des victimes, je me félicite qu’après Ingrid Betancourt, les employés d’Areva, les journalistes Stephane Taponier et Hervé Guesquière, le même sort soit réservé à notre compatriote franco-israélien Guilad Shalit.

Tout au long de sa détention, la communauté internationale s’est mobilisée pour soutenir la famille de Guilad et appeler à la libération de ce jeune homme d’une vingtaine d’années. Après cette longue période de revendications, il est désormais venu le temps de la célébration.

Pour permettre au plus grand nombre, anonymes et personnages publics, de partager leur enthousiasme et leur joie avec la famille Shalit, la Fondation France Israël, créée par le Président de la République française et le Premier ministre israélien pour rapprocher les peuples des deux pays, lance la campagne « WELCOME GUILAD ».

Les Internautes peuvent poster en ligne leurs messages de bienvenue à Guilad par écrit, vidéo, photos… sur une plate-forme collaborative dédiée : www.welcomeguilad.com

Mode d’emploi :
•    Le carnet de Guilad : rédaction de témoignages écrits
•    La vidéothèque : mise en ligne de messages filmés
•    Le mur de photos : téléchargement de portraits, dessins d’enfants, planches de bande-dessinée, pancartes….

Des lettres postales peuvent également être adressées à la Fondation France Israël :
2, rue Alfred de Vigny ● 75008 Paris.

L’ensemble des contributions sera ensuite remis à Guilad Shalit en Israël.

 

Je compte sur votre mobilisation.

Libération de Guilad Shalit : une victoire franco-israélienne

12 octobre 2011

Après cinq ans de captivité, l’otage franco-israélien Guilad Shalit, retenu par le Hamas va être prochainement libéré. C’est un soulagement immense qui a envahi tout le peuple d’Israël mais aussi la communauté internationale dans son entier, lorsque le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a annoncé la signature d’un accord d’échange avec les ravisseurs. Pour récupérer l’un des siens, l’Etat d’Israël aura fait preuve d’humanité et de fraternité, en concédant la libération de 1 027 prisonniers palestiniens.

Ma première pensée s’adresse naturellement à la famille de Guilad, à ses parents Noam et Aviva, que j’ai rencontrés quelques semaines après l’enlèvement du jeune homme de dix neuf ans. C’est avec beaucoup d’émotion que nous avons assisté à leurs manifestations de joie hier soir. Eux, qui depuis juillet 2010, se sont installés devant la résidence du Premier ministre israélien pour réclamer qu’aucun effort ne soit ménagé afin d’obtenir la libération de Guilad. Eux, qui ont toujours su rester dignes, alors même qu’aucun signe de vie de leur fils ne leur avait été communiqué depuis 2009. Eux, qui se sont rendus à plusieurs reprises en France pour solliciter l’aide et l’accompagnement de nos diplomates dans les opérations de négociations.

Si nombreux sont ceux qui ont voulu oublier, un temps, la double nationalité franco-israélienne de Guilad Shalit, Nicolas Sarkozy, lui, s’est toujours montré particulièrement déterminé et disposé à impliquer notre pays dans ce combat. Le 25 juin 2011, dans une lettre ouverte, le Président de la République a ainsi réaffirmé son fidèle soutien à Guilad : « Cher Gilad, depuis votre enlèvement, j'ai pris l'engagement de tout faire pour que vous retrouviez les vôtres […] la France ne vous abandonnera pas à votre sort et n'aura de cesse d'agir, avec d'autres y compris dans le monde arabe, pour que finisse ce calvaire injustifiable. »

La Présidente de la Fondation France Israël que je suis, est aujourd’hui fière et heureuse d’apprendre que l’action menée par Israël en coopération avec la France, l'Allemagne et l'Egypte, l’aura emportée. Guilad Shalit pourrait être l’emblème de cette Fondation France Israël reconnue d'utilité publique. Parce que nous partageons les mêmes valeurs de démocratie, parce que nous avons les mêmes rêves de liberté et de solidarité, la Fondation France Israël œuvre pour rapprocher les peuples de France et d'Israël.

A l’aube du rapatriement de Guilad chez lui, en Galilée, je veux saluer l’engagement de tous ceux qui se sont battus à ses côtés : les comités de soutiens qui se sont créés à travers le monde, les élus locaux qui ont affiché son portrait à l’entrée de leur mairie, les défenseurs de la liberté qui n’ont cessé de manifester… Grâce à eux, la famille Shalit a continué d’espérer et n’a jamais abandonné.

Moi qui ai consacré une partie de ma carrière d’avocat à la libération d’otages en Amérique latine et en Turquie et dédié mon engagement gouvernemental au service de la défense des droits des victimes, je me félicite qu’après Ingrid Betancourt, les employés d’Areva, les journalistes Stephane Taponier et Hervé Guesquière, le même sort soit réservé à notre compatriote Guilad Shalit.

Rappelons que huit autres Français, quatre au Niger, un en Somalie et trois au Yémen, sont toujours retenus en captivité. Eux aussi ne les oublions pas.

Libération de Guilad Shalit :

une victoire franco-israélienne

 

 

 

Après cinq ans de captivité, l’otage franco-israélien Guilad Shalit, retenu par le Hamas va être prochainement libéré. C’est un soulagement immense qui a envahi tout le peuple d’Israël mais aussi la communauté internationale dans son entier, lorsque le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a annoncé la signature d’un accord d’échange avec les ravisseurs. Pour récupérer l’un des siens, l’Etat d’Israël aura fait preuve d’humanité et de fraternité, en concédant la libération de 1 027 prisonniers palestiniens.

 

Ma première pensée s’adresse naturellement à la famille de Guilad, à ses parents Noam et Aviva, que j’ai rencontrés quelques semaines après l’enlèvement du jeune homme de dix neuf ans. C’est avec beaucoup d’émotion que nous avons assisté à leurs manifestations de joie hier soir. Eux, qui depuis juillet 2010, se sont installés devant la résidence du Premier ministre israélien pour réclamer qu’aucun effort ne soit ménagé afin d’obtenir la libération de Guilad. Eux, qui ont toujours su rester dignes, alors même qu’aucun signe de vie de leur fils ne leur avait été communiqué depuis 2009. Eux, qui se sont rendus à plusieurs reprises en France pour solliciter l’aide et l’accompagnement de nos diplomates dans les opérations de négociations.

 

Si nombreux sont ceux qui ont voulu oublier, un temps, la double nationalité franco-israélienne de Guilad Shalit, Nicolas Sarkozy, lui, s’est toujours montré particulièrement déterminé et disposé à impliquer notre pays dans ce combat. Le 25 juin 2011, dans une lettre ouverte, le Président de la République a ainsi réaffirmé son fidèle soutien à Guilad : « Cher Gilad, depuis votre enlèvement, j'ai pris l'engagement de tout faire pour que vous retrouviez les vôtres […] la France ne vous abandonnera pas à votre sort et n'aura de cesse d'agir, avec d'autres y compris dans le monde arabe, pour que finisse ce calvaire injustifiable. »

 

La Présidente de la Fondation France Israël que je suis, est aujourd’hui fière et heureuse d’apprendre que l’action menée par Israël en coopération par la France, l’aura emportée. Guilad Shalit pourrait être l’emblème de notre Fondation bi-étatique, reconnue d'utilité publique. Parce que nous partageons les mêmes valeurs de démocratie, parce que nous avons les mêmes rêves de liberté et de solidarité, la Fondation France Israël œuvre pour rapprocher les peuples de France et d'Israël.

 

A l’aube du rapatriement de Guilad chez lui, en Galilée, je veux saluer l’engagement de tous ceux qui se sont battus à ses côtés : les comités de soutiens qui se sont créés à travers le monde, les élus locaux qui ont affiché son portrait à l’entrée de leur mairie, les défenseurs de la liberté qui n’ont cessé de manifester… Grâce à eux, la famille Shalit a continué d’espérer et n’a jamais abandonné.

 

Moi qui ai consacré une partie de ma carrière d’avocat à la libération d’otages en Amérique latine et en Turquie et dédié mon engagement gouvernemental au service de la défense des droits des victimes, je me félicite qu’après Ingrid Betancourt, les employés d’Areva, les journalistes Stephane Taponier et Hervé Guesquière, le même sort soit réservé à notre compatriote Guilad Shalit.

 

Rappelons que huit autres Français, quatre au Niger, un en Somalie et trois au Yémen, sont toujours retenus en captivité. Eux aussi ne les oublions pas.

Steve Jobs : un génie e-responsable

6 octobre 2011

Utiliser les technologies pour changer le monde, tel était le défi que Steve Jobs s'était fixé. Toute sa vie, le créateur d'Apple aura mis son talent et son energie au service de l'évolution de la société. Ordinateur portable, iPod, iPhone et plus récemment iPad, pour ne citer que ses plus grandes inventions, auront incontestablement bouleversé les usages et révolutionné les relations interpersonnelles.

 

C'est un génie qui nous a quitté la nuit dernière. Un génie qui aura ouvert la voie de l'e-responsabilité. "Steve, merci d'avoir été un mentor et un ami. Merci d'avoir montré que ce que tu as construit pouvait changer le monde. Tu vas me manquer" postait Mark Zuckerberg une heure après l'annonce du décès. A l'instar du fondateur de Facebook, une nouvelle génération de web entrepeneurs visionnaires s'apprête désormais à prendre le relais du patron d'Apple.

 

Pas plus tard qu'en début de semaine, Facebook s'est d'ailleurs montré à la hauteur en décidant de relayer l'"Alerte enlèvement" sur les pages de ses membres. Cette proposition que j'avais formulée dans Le Figaro, il y a sept mois, a été acceptée par le réseau social et permettra aux 25 millions d'adeptes français de Facebook de s'impliquer dans les efforts de recherche des enfants enlevés.

 

Dans mon univers, celui de l'action humanitaire et de la défense des droits de l'homme, je m'efforce également d'utiliser tout le potentiel des nouvelles technologies au service des victimes. C'est ainsi que j'avais initié la mise en place de l'Alerte enlèvement, en France, lorsque j'étais Secrétaire d'Etat aux droits des victimes puis l'extension de sa diffusion sur le Web.

 

C'est aussi, dans cette perspective, que la Fondation Casques Rouges que je préside a conçu un conteneur de télécommunications satellitaires destiné à rétablir un réseau de communication, dans l'urgence, sur un théâtre de catastrophes naturelles. Cet outil a déjà servi au Tchad, dans les camps de réfugiés darfouris et en Haïti, au lendemain du tremblement de terre de janvier 2010. Dernier projet en date, MISSING.NET, moteur de recherche humanitaire mondial des disparus, que nous avons développé en partenariat avec Google et qui a été expérimenté lors de la récente catastrophe japonaise.

 

Steve Jobs avait la conviction que "Les gens qui sont assez fous pour penser qu'ils peuvent changer le monde sont ceux qui le font". A suivre.

 

 

 

Facebook : 25 millions d'indics potentiels pour la police

4 octobre 2011

Le leader mondial des réseaux sociaux relaiera, dès mardi, les appels à témoin du plan Alerte enlèvement en cas de disparition suspecte.

Le plan alerte enlèvement entre dans une nouvelle ère. Le leader mondial des réseaux sociaux, Facebook, relaiera dès mardi toutes les alertes enlèvement en cas de disparition. Michel Mercier, le garde des Sceaux, a annoncé le lancement d'un partenariat avec Facebook dans une interview au quotidien 20 Minutes. Le vivier de témoins potentiels est immense puisque 25 millions de français ont un compte Facebook. Les internautes, qui en auront fait la demande, pourront ainsi relayer les alertes sur leur «mur» et toucher en moyenne 160 personnes (les membres de facebook ont en moyenne 160 amis).

La France emboite là le pas au Canada qui a fait migrer son Alerte Amber (America's Missing: Broadcast Emergency Response) sur le réseau social dès janvier dernier. Le pays continue d'ailleurs à avoir un coup d'avance puisque la police de Montréal a récemment mis au point un nouveau système pour faciliter les recherches en cas d'enlèvement ou de fugue. Il s'agit d'un carnet d'identification de l'enfant rempli par les parents. On y trouve une photo, les empreintes digitales et les caractéristiques de l'enfant. Tout ce qui permettra d'accélérer l'enquête.
Extension à l'Europe

En France, la dernière alerte Enlèvement date du 18 septembre. Elle avait été activée pour la disparition des deux fillettes, Charline et Julie, dans la Sarthe. Jusqu'ici, les appels à témoin étaient diffusés à la télévision, sur les radios, les panneaux routiers ainsi que dans les gares. A ce jour, la fondation Casques rouges a déjà créé une page Facebook à laquelle 260 000 personnes ont adhéré. Mais cette initiative était handicapées par l'existence de nombreuses pages fantasques reprenant le logo «Alerte enlèvement» et annonçant la disparition d'un chien ou la perte d'un téléphone portable.

Nicole Guedj, ancien Secrétaire d'Etat aux droits des victimes et présidente de l'association Casque rouge, s'est félicitée lundi de ce parteriat mais a rappelé qu'il restait une étape : celle de l'extension de l'Alerte Enlèvement à l'Europe. «Je plaide de longue date pour l'extension du dispositif à l'échelle de l'Europe, a -t-elle indiqué dans un communiqué. S'il est aujourd'hui particulièrement aisé pour un agresseur de passer les frontières, un déclenchement simultané de l'Alerte enlèvement dans plusieurs pays, dissuaderait encore davantage les ravisseurs de passer à l'acte».

Le plan "Alerte Enlèvement" désormais sur Facebook

4 octobre 2011

PARIS — Le ministre de la Justice, Michel Mercier, a lancé mardi l'extension sur le réseau social Facebook du plan "Alerte Enlèvement", une première en Europe, destinée à accroître les chances de retrouver des enfants disparus

Le plan Alerte Enlèvement, inspiré du système Amber Alert créé aux Etats-Unis en 1996, a été déclenché à dix reprises depuis sa mise en place en France en 2006 et a permis à chaque fois de retrouver rapidement les enfants.

 

Il consiste à lancer une alerte massive dans les médias, sur des sites internet, des panneaux d'affichage dans les villes, les gares, sur les autoroutes, les bornes de la Française des Jeux, etc., pour mobiliser la population à la recherche de l'enfant enlevé et de son ravisseur.

Selon le ministère de la justice, le dispositif compte aujourd'hui plus de 50 partenaires.

 

Le partenariat avec Facebook, leader mondial des réseaux sociaux, permettra potentiellement de toucher un tiers de la population française, puisque 25 millions de Français "sont utilisateurs de la plate-forme", a indiqué lors du lancement de l'opération à la Chancellerie Anne-Sophie Bordry, directrice des affaires publiques France et Europe du Sud de Facebook.

 

Lorsqu'une alerte sera lancée, le message parviendra sur le "mur" des internautes qui auront adhéré à la page Alerte Enlèvement créée par le ministère de la justice (www.facebook.com/alerteenlevement) et pourront le relayer auprès d'autres utilisateurs.

 

La possibilité "d'accepter à son tour l'application sur son profil devrait inciter de plus en plus d'utilisateurs de Facebook à relayer l'information", estime le ministère.

 

Aux Etats-Unis, le plan Amber Alert est sur Facebook depuis janvier dernier, a précisé Mme Bordry.

 

Le ministère assure que Facebook répond aux mêmes règles que les autres partenaires internet: l'alerte est automatisée et limitée à 3 heures sauf décision express de la Chancellerie. Facebook s'est engagé "au respect des données personnelles et du droit à l'oubli", a souligné Michel Mercier.

Nicole Guedj, présidente de la fondation "Casques rouges" et ancienne secrétaire d'Etat aux droits des victimes, s'est félicitée dans un communiqué de ce partenariat, tout en souhaitant maintenant "l'extension du dispositif à l'échelle de l'Europe".

Alerte Enlèvement : le dispositif qui rassemble tous les français

3 octobre 2011

Je venais tout juste d’être nommée au gouvernement, en tant que secrétaire d’État aux Droits des Victimes, lorsque le petit Jonathan a été enlevé. Quand nous l’avons retrouvé mort, dans le périmètre même ou s'étaient déroulées les recherches, j’ai rapidement compris que nous n'avions pas tout mis en œuvre pour le retrouver, que notre système avait failli. Je me suis alors tournée vers les États Unis et le Canada, qui utilisaient le dispositif "Amber Alert" pour relayer le signalement des enfants disparus dans les médias, et permettaient ainsi à l'ensemble de leur population de participer aux efforts de recherche. C'est après un voyage d'études et de nombreuses rencontres avec les autorités locales, que j'ai conçu le modèle de l'Alerte enlèvement, officiellement instauré en 2006 dans notre pays.


À cette époque, l'Alerte enlèvement était diffusée sur les chaînes de télévision, les stations de radio et les panneaux autoroutiers. Pour améliorer l'efficacité du dispositif, je n'ai cessé de me mobiliser, notamment en faveur d'une meilleure utilisation des nouvelles technologies au service de ce dispositif. C’est ainsi que juste après l’enlèvement de la petite Élise André, en mai 2009, je me suis engagée dans la création de l’e-@lerte enlèvement sur le Web, en partenariat avec Orange, Free, SFR, Google, Yahoo!, Microsoft, Dailymotion, blogSpirit, l’ASIC (Association des Services Internet Communautaires) et Silicon Sentier. Grâce à cette nouvelle extension, plus de 2 millions d’internautes supplémentaires pouvaient être avertis en instantané de l'enlèvement d'un enfant.


Parallèlement, j’avais pris l'initiative personnelle de créer un groupe sur Facebook. En quelques semaines, plus de 250.000 membres y avaient adhéré et par la suite, les Alertes enlèvement déclenchées pour Ibrahima Nacir Doucoure en février 2010 et les fillettes disparues dans la Sarthe en septembre dernier, ont été diffusées sur ce groupe.


Mais cette démarche individuelle n'ayant une portée que trop limitée, j'avais voulu aller encore plus loin, en lançant un appel à Facebook dans Le Figaro du 1er mars dernier : "Un partenariat avec Facebook serait utile. Il faut utiliser toutes les nouvelles technologies pour faire barrage aux ravisseurs. Qu’ils sachent qu’entre les médias classiques, le Net ou encore le téléphone, des millions de personnes seront avisés du rapt. Une réalité qui pourrait les dissuader d’agir."


L'idée était alors d'établir un accord de partenariat officiel consistant en l’affichage d’un message sur le "mur" des personnes en ayant fait préalablement la demande. J'avais d’ailleurs expliqué cette proposition d'extension de l’Alerte Enlèvement à Facebook, en son temps, sur Le Post : "Nous avons déjà une application smartphone, que tout un chacun peut télécharger gratuitement pour ensuite recevoir les notifications, nous diffusons déjà les alertes via la télé, la radio et les panneaux autoroutiers. Nous devons continuer à innover et à élargir le champ de diffusion dans le but d'atteindre un maximum de personnes."

Sept mois plus tard, je me félicite que Facebook France ait répondu à cet appel et que les prochaines Alertes enlèvement soient transmises sur le réseau social.


Rappelons, en outre, que dans la même dynamique innovante, une application mobile pour iPhone, Blackberry et Android a également été développée par la Fondation Casques Rouges que je préside. Cette application a déjà été téléchargée par plus de 150.000 utilisateurs et permet aux usagers de recevoir une notification d'avertissement sur leur téléphone portable dès le déclenchement d'une Alerte enlèvement. Celle-ci a été activée, pour la première fois, lors de la disparition de Julie et Charline le 18 septembre.


Désormais, il reste une étape à franchir pour mettre toutes les chances du côté des victimes : l'extension de l'Alerte Enlèvement à l'Europe. Depuis sa création, l’Alerte enlèvement a largement fait ses preuves et je me réjouis des progrès accomplis. Mais des améliorations notables peuvent toutefois encore être apportées. Je plaide de longue date pour l’extension du dispositif à l’échelle de l’Europe. S’il est aujourd’hui particulièrement aisé pour un agresseur de passer les frontières, un déclenchement simultané de l’Alerte enlèvement dans plusieurs pays, dissuaderait encore davantage les ravisseurs de passer à l’acte. Nos voisins belges et suisses, que j’avais soutenus dans leur combat pour l’installation de l’Alerte enlèvement dans leur pays, sont tout à fait volontaires pour coopérer dans ce sens. Gageons que ces accords transfrontaliers soient effectifs avant le déclenchement d’une prochaine Alerte.

Nicole Guedj : "L'Alerte enlèvement sur Facebook sera une force redoutable"

3 octobre 2011

Mardi 4 octobre, Michel Mercier, ministre de la Justice, et Facebook vont sceller un partenariat de diffusion du plan Alerte enlèvement. A l'origine de cette innovation, on trouve Nicole Guedj, présidente de la Fondation Casques Rouges, qui avait lancé un appel du pied au champion des réseaux sociaux en mars dernier. Appel entendu : avec ce nouveau deal, ce sont près de 15 millions de Français qui pourront aider à retrouver les enfants disparus. Elle s'explique.


aufeminin : L’efficacité du système Alerte enlèvement est-elle satisfaisante ? Quels sont les bilans positifs depuis son lancement en 2006  ?

Nicole Guedj : Depuis sa mise en place, le modèle français de l’Alerte Enlèvement a été déclenché à dix reprises et a déjà permis de sauver la vie de treize enfants. Sa diffusion massive aussi bien sur les médias traditionnels que sur Internet et les téléphones mobiles permet à l’ensemble des Français de s’impliquer dans les efforts de recherche.
Rappelons également qu’un tel dispositif a un vrai effet dissuasif sur les ravisseurs d’enfants. Prenons l’exemple du dernier déclenchement après la disparition des deux fillettes dans la Sarthe. Quelques heures après l’activation du plan Alerte enlèvement, le couple suspecté d’avoir enlevé Charline et Julie les a libérées sur le quai d’une gare après avoir découvert le lancement de l’alerte. Et ce sont des personnes qui avait été exposées à l’alerte qui les ont retrouvées.

Comment l’alerte va-t-elle concrètement se mettre en place sur Facebook ?
L’intérêt d’un partenariat officiel avec Facebook réside dans la systématisation des démarches et le contrôle des informations propagées.
Après l’enlèvement de la petite Elise en mai 2009, j’avais pris l’initiative personnelle de créer un groupe sur Facebook pour relayer son signalement. En quelques semaines, plus de 250 000 personnes y ont adhéré. Par la suite, les Alertes enlèvement déclenchées pour Ibrahima Nacir Doucoure en février 2010 et les fillettes disparues dans la Sarthe en septembre dernier, ont été diffusées sur ce groupe.
Aujourd’hui, grâce à ce partenariat avec Facebook qui a répondu à un appel que j’avais lancé dans Le Figaro en mars dernier, des notifications d’alerte seront envoyées en instantané aux membres de ce réseau social qui en auront préalablement fait la demande. Les expériences passées ont prouvé que c’était dans les trois premières heures cruciales qui suivent l’enlèvement d’un enfant que l’on pouvait encore avoir l’espoir de les retrouver sains et saufs. Facebook, qui réunit plus de 25 millions de Français, aura dans ce sens une force de frappe particulièrement importante et redoutable.

Allez-vous démarcher les autres réseaux sociaux (Twitter, Google +1…) ?
Naturellement, cela fait partie de nos projets. Depuis que j’ai initié la mise en place de l’Alerte enlèvement en France, je n’ai cessé de me mobiliser pour faire évoluer le dispositif et en améliorer son efficacité. J’ai toujours été convaincue de l’intérêt de l’utilisation des nouvelles technologies au service des victimes. C’est dans ce sens que nous avons œuvré lors de la création de l’e-alerte enlèvement, en 2009, en partenariat avec Orange, SFR, Free, sur Google, Yahoo, Microsoft, Daylimotion, blogSpirit, Silicon Sentier et l'ASIC. Pour aller encore plus loin, nous nous sommes engagés dans la mise en ligne d’une application mobile et désormais c’est Facebook qui a accepté de compter parmi nos partenaires.

Télévision, radio, net, application mobile, et maintenant réseau social… quelle est la prochaine étape de développement de l’Alerte enlèvement ?
Des améliorations notables peuvent encore être apportées. Je plaide de longue date pour l’extension du dispositif à l’échelle de l’Europe. S’il est aujourd’hui particulièrement aisé pour un agresseur de passer les frontières, un déclenchement simultané de l’Alerte enlèvement dans plusieurs pays dissuaderait encore davantage les ravisseurs de passer à l’acte. J’avais convaincu, en son temps, Franco Frattini, le Commissaire européen à la sécurité d’agir dans ce sens. Nos voisins belges et suisses, que j’avais soutenus dans leur combat pour l’installation de l’Alerte enlèvement dans leur pays, sont aussi tout à fait volontaires pour coopérer. Gageons que ces accords transfrontaliers soient effectifs avant le déclenchement d’une prochaine Alerte.

Propos recueillis par Ludivine Le Goff

L’Alerte enlèvement débarque sur Facebook

3 octobre 2011

Optimiser l’utilisation des réseaux sociaux pour retrouver les enfants enlevés : cette idée de Nicole Guedj, ancienne secrétaire d’Etat au droit des victimes et présidente de l’association Casques rouges, a fait du chemin. Mardi, Facebook France signera la convention Alerte enlèvement, au Ministère de la Justice. En cas de disparition, cet accord de partenariat officiel permettra l’affichage d’un message sur le « mur » des internautes qui en auront fait préalablement la demande. 15 millions de Français ayant un compte Facebook, c’est autant de témoins potentiels qui pourront donner des renseignements aux enquêteurs. Une telle évolution du dispositif a d’ailleurs déjà été mise en place en janvier dernier au Canada, pays précurseur dans ce domaine.

 

D’autres étapes à franchir


En France, jusqu’à présent, les appels à témoin étaient diffusés à la télévision, sur les radios, les panneaux routiers, dans les gares et sur la page Facebook créée par la fondation Casques rouges à laquelle 260 000 personnes ont adhéré. En outre, 150 000 utilisateurs de smartphones ont déjà téléchargé l’application mobile qui leur permet d’être avertis en instantané de l’enlèvement d’un enfant. Une appli activée pour la première fois le 18 septembre dernier lors de l'enlèvement du Julie et Charline dans la Sarthe. Autant d’avancées positives dont se félicite forcément Nicole Guedj, même s’il reste selon elle une autre étape importante à franchir : « Je plaide de longue date pour l'extension du dispositif à l'échelle de l'Europe, indique-t-elle dans un communiqué. S'il est aujourd'hui particulièrement aisé pour un agresseur de passer les frontières, un déclenchement simultané de l'Alerte enlèvement dans plusieurs pays, dissuaderait encore davantage les ravisseurs de passer à l'acte. »

Les Alertes enlèvement sur Facebook

3 octobre 2011

Les “alertes enlèvement” vont être étendues au réseau social Facebook. C’est ce qu’a annoncé le garde des sceaux, Michel Mercier.
Le ministère de la justice et le réseau social vont signer mardi 4 octobre, un partenariat officiel. En cas d’alerte, toutes les personnes volontaires pour participer au dispositif verront un message “alerte enlèvement” publié sur leur mur.

Cette annonce fait suite à la première utilisation d’applications spécifiques pour téléphones mobiles le 18 septembre dernier lors de l’enlèvement de deux petites filles à La Flèche. Ces applications, développées à l’initiative de la Fondation Casques rouges, sont disponibles sur iPhone, Blackberry et Android depuis 2010.

 

Nicole Guedj, ancienne secrétaire d’état aux victimes et présidente de la Fondation Casques rouges est à l’initiative du dispositif “alerte enlèvement”. Elle s’est toujours déclarée en faveur d’un élargissement du programme aux nouvelles technologies. En mai 2009, suite au rapt d’une petite fille, elle avait créé un groupe Facebook “Alertes enlèvement”, aujourd’hui disparu mais qui a compté jusqu’à 260 000 membres. Dans un article du Figaro daté du 28 février 2011, elle avait déclaré : “Un partenariat avec Facebook serait utile. Il faut utiliser toutes les nouvelles technologies pour faire barrage aux ravisseurs”.

Que notre pays soit digne de l'acharnement de Robert Badinter

30 septembre 2011

Il y a 30 ans, la France honorait sa tradition humaniste, protectrice et défenseur des droits de humains en abolissant la peine de mort.

«Dans ma conscience profonde qui rejoint celle des Églises, l’Église catholique, l’Église réformée, la religion juive, la totalité des grandes associations humanitaires internationales et nationales. Dans ma conscience je suis contre la peine de mort.» déclarait, en 1981, François Mitterrand dont l’action politique fut déterminante dans ce combat

Certes, oser proclamer que la guillotine ne trancherait plus aucune tête dans notre pays, demandait un grand courage mais c’était sans compter sur la passion et la détermination de Robert Badinter alors Garde des Sceaux. Affirmer, sans fléchir, les principes élémentaires que dans le cadre d’une justice souveraine et indépendante, la vie d’un homme, fut-il criminel, ne doit dépendre d’aucun autre. Garantir que la Justice condamne mais ne tue pas.

En 2007, plusieurs années après cette loi historique, le Président Jacques Chirac a repris le flambeau et à fait inscrire dans notre Constitution que «nul ne peut être condamné à la peine de mort.» Garantissant ainsi qu’aucun parti politique ne puisse jamais animer les passions à des fins électoralistes.

Alors qu’aux quatre coins du monde, nombreux sont ceux qui demeurent attachés à la peine capitale, gageons que la France continue d’éclairer les autres Nations par ses convictions humaniste et sociale. Que notre pays soit digne de l'acharnement de Robert Badinter qui déclarait à l’Assemblée Nationale que « ceux qui croit en la valeur dissuasive de la peine de mort, ceux là, méconnaissent la vérité humaine.»

Hommage aux victimes de l'incendie de Pantin

27 septembre 2011

C'est avec beaucoup d'émotion que j'ai vu défiler en boucle les images de l'incendie d'un immeuble à Pantin ce matin. Ils étaient une trentaine de Tunisiens et d'Egyptiens à vivre dans ce squat après avoir fui leur pays. Six d'entre eux ont péri sous les flammes et quatre autres sont actuellement hospitalisés.

 

Ce drame a une consonnance tout particulière pour moi qui ai vécu l'essentiel de ma vie dans cette ville de Seine-Saint-Denis. C'est à Pantin que j'ai commencé à militer. C'est aussi là bas que j'ai mené ma première campagne électorale.

 

Quelques semaines avant le début de l'hiver, alors que des dizaines de milliers de personnes vont encore dormir dans la rue, ce "fait divers" nous force à nous indigner une nouvelle fois contre la situation de ceux qui, confrontés à une extrême pauvreté, vivent dans des conditions indignes.

 

La campagne présidentielle est lancée nous dit-on, gageons que les candidats s'engageront tous en faveur d'une politique publique globale, destinée à accompagner les sans-abri, les sans-papiers, les sans-emploi sur la voie d'une réinsertion juste et durable.

Le vrai visage d'Israël

22 septembre 2011

Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, depuis sa création en 1948, l'Etat d'Israël jouit d'une popularité sans équivalent. Pas un jour ne passe sans que ce petit pays, à peine plus grand que la Bretagne, ne fasse la Une des journaux télévisés. Preuve de l'intérêt des médias pour le sujet, Jérusalem concentre le plus grand nombre de correspondants étrangers...après Washington ! Israël suscite les passions du monde entier. Pour certains, on n'y croiserait que des hommes en armes. Si tous les jeunes Israéliens intègrent l'armée durant trois ans - deux ans pour les filles- après leur service, chacun d'entre eux préfèrent le jean-baskets aux M16 et aux rangers. Pour d'autres, Israël serait peuplé d'hommes à barbes. Or, Tel Aviv est pourtant l'une des destinations gays les plus prisées. Alors loin des clichés et des fantasmes, quelles sont les réalités de ce jeune Etat, qui intrigue autant qu’il fascine ?

« Israël est le produit d'un état d'esprit pionnier » déclarait Shimon Peres, Président de l'Etat d'Israël, à la tribune des Nations Unies. Lui mais aussi David Ben Gourion, Golda Meir, Menahem Begin et bien d’autres ont débarqué essentiellement d'Europe de l'Est pour accomplir le rêve sioniste. Celui que Théodore Herzl avait formulé au début du 20ème siècle, après l'affaire Dreyfuss. Celui qui consistait à imaginer l'avenir des Juifs, en paix, en Terre d'Israël. « Si vous y croyez, ce ne sera pas qu'une légende », martelait ce journaliste austro-hongrois, qui aspirait à « une complète égalité des droits sociaux et politiques pour tous les citoyens, sans distinction de croyance, de race, ou de sexe ». Fidèles à Herzl, les pères de l'Etat hébreu ont érigé un pays fondé sur les valeurs de solidarité et de partage. A cette époque, les kibboutz fascinaient les jeunes occidentaux en quête de liberté. De nouvelles villes émergeaient. Des oranges commençaient à pousser en plein milieu du désert du Neguev. Israël se construisait. Dans la douleur mais avec conviction.

Soixante ans plus tard, « l’Etat d’Israël, c’est un Etat moderne, tourné vers l’avenir. C’est un Etat, à la fois national et tourné vers l’universel déclarait le Président Nicolas Sarkozy, à la Knesset, lors de son voyage à Jérusalem en juin 2008.

Israël est une terre d'éducation. Le Technion de Haïfa, l’Université hébraïque de Jérusalem, celles de Beer Sheva et de Tel Aviv, font partie des meilleurs établissements du monde selon le « Classement de Shanghai ». Neuf Prix Nobel ont déjà été décernés à des Israéliens dans les domaines de la chimie, de l’économie, de la littérature et de la paix.

Israël est une terre d’innovation. La clé USB, la boîte vocale, la messagerie instantanée ou encore la caméra à ingérer ont été inventées en Israël. IBM, Google, Yahoo!, Microsoft ne s’y sont pas trompés en installant leur centre de recherche et développement dans la désormais célèbre Silicon Waddy israélienne.

Israël est une terre de business. 500 start-up y sont créées chaque année. 80 % des produits high-tech développés en Israël sont exportés et rapportent, annuellement, plus de 30 milliards de dollars aux entreprises du pays. Après les Etats-Unis, c’est Israël qui détient le plus grand nombre d’entreprises cotées au NASDAQ. Selon les pronostics de l'OCDE, qui a accueilli Israël parmi ses 34 pays membres en 2009, en pleine crise économique, la croissance israélienne devrait tout de même atteindre 5,4% en 2011.

Israël est une terre d'immigration. Ils viennent d'Amérique, d'Europe, du Maghreb, du Yemen mais aussi de Russie et d'Ethiopie les Israéliens. 20% d'entre eux croient en Mahomet. 2% en Jésus. Israël est aussi une terre d'intégration, à l'image de ses auteurs, de ses cinéastes, de ses entrepreneurs, de ses élus... Les parents de la top model Israela Avtau, égérie de la marque de cosmétiques Avon, sont nés au pays de la reine de Saba. Ceux du footballeur Yossi Benayoun ont quitté le Maroc pour rejoindre Israël. Joseph Cedar, réalisateur du film Footnote, « Prix du scénario » au dernier Festival de Cannes, a grandi à New York.

Israël est une terre de coopération. Envoyé en Haïti au lendemain du tremblement de terre, un médecin accoucheur de l’hôpital Hadassah de Jérusalem a mis au monde le premier bébé de l'hôpital de campagne de Port-au-Prince. Sa mère l'a appelé « Israël ». A Miyagi, en mars dernier, soixante soldats de Tsahal ont été déployés pour assister les secouristes japonais. MASHAV, l’agence gouvernementale israélienne pour la coopération internationale a signé début septembre, un accord avec le Ministère des Affaires étrangères français, visant à étendre l’aide à Haïti et aux pays émergents en Afrique, notamment dans les domaines de l’agriculture et l’irrigation et de la santé publique.

Israël est enfin une terre de revendications. Ils étaient 450 000 à défiler dans les rues de tout le pays, le 3 septembre dernier, pour s’indigner contre la vie chère et réclamer davantage de pouvoir d’achat. « Nous sommes prêts à mourir pour ce pays mais nous voulons pouvoir y vivre aussi » scandait alors Itzik Shmuli, Président de l’Union des Etudiants israéliens, à la foule réunie.

Le vrai visage des Israéliens ressemble bien à celui-ci. Ces Israéliens là sont bel et bien prêts à faire la paix avec leurs voisins palestiniens. Mais pas à n’importe quel prix et encore moins sans être invités aux tables des négociations…

C’est pour montrer cette image de l’Etat d’Israël aux Français que la Fondation France Israël a été créée. Elle est l’expression d’une longue histoire d’amour entre les deux peuples. « Au cours du dernier tiers de siècle des liens personnels et innombrables se sont tissés entre la France et Israël, mais aussi des liens organiques et publics. La France s'est affirmée dès le point de départ comme l'un des plus constants défenseurs de votre entrée en tant que peuple indépendant, maître de ses choix dans la communauté des nations. » assurait François Mitterrand, Premier Président de la République à se rendre en visite officielle en Israël, en 1982.

Avec le soulèvement égyptien, le revirement turc, la menace nucléaire de l’Iran et la démarche unilatérale des Palestiniens à l’ONU, Israël s’apprête à entrer dans l’année de tous les dangers. Gageons que la France soit toujours aussi déterminée et engagée à ses côtés. Comme une amie en somme.

Sondage "Regards et Opinions des Français sur Israël"

21 septembre 2011

A la veille de la présentation de la résolution sur la reconnaissance d’un Etat palestinien à l’ONU, alors que la France ne s’est pas encore prononcée sur son vote, la Fondation France Israël a voulu évaluer l’opinion des Français. Les résultats de notre sondage sont révélateurs et confirment que l’amitié franco-israélienne est une valeur sûre. Prenons toutefois garde à la menace de l’extrême gauche et du Front National qui, fidèles à leur tradition, demeurent particulièrement hostiles à Israël.

 

Cette enquête a été réalisée par IPSOS pour le compte de la Fondation France-Israël, auprès d’un échantillon de 1000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Le terrain a été réalisé en ligne via l’Access Panel d’Ipsos du 12 au 15 septembre 2011. Les principaux résultats* sont publiés aujourd’hui dans le quotidien gratuit Direct Matin.

 

 La majorité des Français juge « bonnes » les relations actuelles entre la France et Israël…

  • Presque six Français sur dix (59%) considèrent qu’aujourd’hui les relations entre ces deux pays sont bonnes, contre 41% qui sont de l’avis contraire.
  • L’opinion majoritaire est particulièrement répandue chez les sympathisants des formations politiques modérées (66% des proches du PS, 62% des centristes, 69% des sympathisants UMP), les personnes âgées de 40 ans et plus (65%) et celles disposant au moins d’un BAC+2 (65%).  
  • A l’inverse, ceux qui estiment que les rapports entre les deux pays sont mauvais sont plus nombreux parmi les sympathisants de l’extrême-gauche et du Front de gauche (49%), les proches du FN (57%), les plus jeunes (51% des moins de 40 ans) et les moins diplômés (47%).     


… même si le consensus de la politique française à l’égard d’Israël est fragile

  • Une courte majorité de Français (51%) estime que leur pays soutient « comme il faut » Israël sur la scène internationale, contre 35% qui pensent qu’il le fait « trop » et 14% qui considèrent à l’inverse qu’il ne le fait « pas assez ».

 

  • Les sympathisants de l’UMP (61%), du MoDem (66%), du PS (56%), de même que les plus âgés (56%) et les plus diplômées (59%) sont plus nombreux que la moyenne à approuver la politique française dans la matière, alors que les proches du FN (63%) et de l’extrême-gauche / Front de Gauche (61%) se démarquent en critiquant majoritairement un soutien jugé trop marqué de la France à Israël.            


Les Français sont également très partagés sur la question de l’implication de la France dans le processus de paix entre Israël et les Palestiniens.

  • Environ un Français sur deux (51%) souhaite que la France s’implique dans le processus de pays du Moyen-Orient, une proportion presque identique à celle de ceux qui préfèrent qu’elle reste en retrait sur cette question (49%).    
  • Le souhait d’une participation active de la France est majoritaire quelle que soit la sympathie politique du répondant (à l’exception des proches du FN) et progresse avec l’âge et le niveau d’études des interviewés.     


Et ignorent quel pourrait être l’impact du « Printemps arabe » sur le processus de paix  

  • 48% des Français ne savent vraiment pas quel sera l’impact des derniers événements politiques du monde arabe dans le processus de paix entre Israël et les Palestiniens. Parmi ceux qui se prononcent sur la question, les avis sont très partagés : 18% pensent que les conséquences seront négatives, 14% estiment que cela contribuera à faire avancer les choses et 20% considèrent que le Printemps arabe n’aura pas de conséquences sur le processus de paix.   

 

L'Alerte-enlèvement lancée pour la première fois sur les mobiles

20 septembre 2011

La disparition de deux jeunes sœurs dans la Sarthe a été signalée ce 18 septembre 2011 sur les iPhone, BlackBerry et smartphones Android grâce à une application spéciale.

 

Hier, dimanche 18 septembre, une Alerte-enlèvement a été lancée par le ministère de la Justice après la disparition dans la Sarthe de deux sœurs de 10 et 12 ans, finalement retrouvées saines et sauves. Pour la première fois depuis sa création en 2006, l'alerte a été envoyée sur les téléphones mobiles en plus des chaînes de télévision, des panneaux d'affichage et du Web – qui fait partie du dispositif avec e-@alerte-enlèvement.


Une application gratuite a en effet été conçue pour les iPhone, les BlackBerry et les mobiles Android par la fondation Casques rouges, selon laquelle elle a été téléchargée 150 000 fois. Elle permet de recevoir une notification dès qu'une alerte est déclenchée, de connaître le signalement de l'enfant disparu et de faire suivre l'information par e-mail et sur Facebook. Mais elle sert aussi à contacter les autorités pour apporter un témoignage ou tout renseignement utile.


Une alerte diffusée sur plusieurs canaux serait plus dissuasive
« Nous avons voulu aller encore plus loin [qu'e-@lerte-enlèvement] en proposant le développement d’une application mobile pour iPhone, BlackBerry, Android et Windows Phone 7. Pour les possesseurs d’un téléphone fonctionnant avec ce dernier OS, elle sera disponible dans les prochains jours », nous indique Nicole Guedj, ex-secrétaire d'Etat aux Droits des victimes, à l'origine de la création du dispositif en France et désormais présidente de la fondation Casques rouges.


Le groupe Alerte-enlèvement sur Facebook compte 260 000 membres.
Selon elle, il est difficile de savoir si les mobiles ont servi dans le cas de l'alerte lancée hier. « Nous ne disposons pas encore d’informations précises à ce sujet. Je peux, en revanche, affirmer que c’est la complémentarité et la diversité des canaux de diffusion qui auront dissuadé les ravisseurs d’agir. » Mme Guedj précise que les applications – identiques pour les différents OS – vont évoluer.


« Nous voulons améliorer la dimension sociale de l’outil. A l’avenir, les utilisateurs pourront bien partager les informations sur Facebook mais aussi sur Twitter et Google+. Concernant les SMS, cela relève des opérateurs de téléphonie mobile, que nous avons déjà saisis dans ce sens et avec lesquels nous avons déjà travaillé lors de la création de l’e-@lerte enlèvement sur le Web. »


Un accord recherché avec Facebook
En ce qui concerne le Web, les sites partenaires tels Orange ou Yahoo! ont relayé l'alerte hier. Nicole Guedj aimerait maintenant que Facebook puisse aussi servir de relais. « En 2009, […] j’avais créé un groupe consacré à l’Alerte-enlèvement sur Facebook. Il réunit aujourd’hui 260 000 membres, mais si nous voulons réellement être efficaces, nous devons nous entendre sur la définition d’un mode opérationnel avec Facebook pour envoyer des messages d’alerte à ces membres. »


Nicole Guedj a publié un appel en ce sens. « Si un accord était conclu, toute personne qui en aurait formulé préalablement la demande serait informée sur son “mur” de l'Alerte-enlèvement. Des millions d'internautes seraient donc touchés », écrivait-elle à l'époque.

Comment s’explique le succès du dispositif « alerte enlèvement » ?

20 septembre 2011

 

  • Les deux sœurs de 12 et 10 ans dont on était sans nouvelles depuis samedi 17 septembre à La Flèche (Sarthe) ont été retrouvées saines et sauves 24 heures plus tard.

 

  • Le déclenchement du dispositif « alerte enlèvement », dimanche en milieu d’après-midi, semble avoir contribué à cet heureux dénouement.


 « Depuis sa création en 2006, lorsque j’étais secrétaire d’État aux droits des victimes, l’alerte enlèvement a été déclenchée à dix reprises. À chaque fois, l’enfant ou les enfants ont pu être retrouvés rapidement. Difficile de dire dans quelle mesure le dispositif a permis ces dénouements heureux. Mais on peut imaginer que la pression exercée a conduit les ravisseurs à libérer leurs victimes.

De fait, l’alerte est donnée quasiment sur toutes les radios et télévisions. Elle est relayée sur l’Internet, dans le cadre d’une charte signée par les principaux fournisseurs d’accès. L’information circule sur les panneaux autoroutiers, dans les gares, dans les stations de métro.

Pour la première fois, dimanche, elle a aussi pu être diffusée sur les téléphones portables, grâce à une application que 150 000 utilisateurs ont choisi de télécharger gratuitement. Un message est ainsi apparu instantanément sur leurs écrans.
Plus vite on agit, plus on donne de chances aux enfants

L’efficacité du dispositif dépend beaucoup de la rapidité avec laquelle on le déploie : plus vite on agit, plus on donne de chances aux enfants. Elle tient aussi au caractère exceptionnel de la procédure. Le déclenchement par un procureur obéit ainsi à des conditions très strictes.

La personne enlevée doit être mineure, les parents doivent avoir formulé leur accord. L’enlèvement doit être avéré (on ne peut pas recourir à ce dispositif dans le cas de fugues, très courantes). Il faut enfin que l’on dispose d’indices permettant de donner le signalement du ou des ravisseurs.

Pour renforcer son efficacité, il faudrait continuer de développer le dispositif en y associant le très populaire réseau social Facebook. Il faudrait aussi travailler à son extension en Europe, en tout cas dans les pays frontaliers, notamment ceux qui, comme la Suisse, se sont dotés d’un dispositif d’alerte similaire. Car aujourd’hui il est très facile pour un ravisseur d’emmener sa ou ses victimes à l’étranger en l’espace de quelques heures…

L’objectif est de faire en sorte que l’existence même d’« alerte enlèvement » produise un effet préventif, qu’elle dissuade les ravisseurs potentiels de céder à leurs pulsions et de passer à l’acte. »

Recueilli par DENIS PEIRON

ALERTE ENLEVEMENT : Téléchargez l'application mobile pour réagir dans l'urgence !

19 septembre 2011

Pour être informé en instantané du déclenchement d’une « Alerte enlèvement » et participer aux efforts de recherche, dans les trois premières cruciales qui suivent la disparition d’un enfant, les Français peuvent désormais télécharger une application mobile dédiée au dispositif. 

 

Depuis sa création, l'Alerte enlèvement a largement fait ses preuves mais le dispositif doit aujourd'hui s'adapter à de nouveaux usages. Si tous les Français ne sont pas devant leur poste de télévision en plein après midi, la grande majorité d'entre eux ne quitte jamais son téléphone portable. Grace à la diffusion massive de l'Alerte enlèvement, c'est désormais l'ensemble de la communauté nationale qui pourra se mobiliser et dissuader ainsi les ravisseurs de passer à l'acte.

 

C’est à nouveau grâce au dispositif Alerte enlèvement, que j'ai transposé en France lorsque j'étais Secrétaire d’État aux droits des victimes, que les deux fillettes enlevées samedi soir dans la Sarthe ont été retrouvées saines et sauves. 

 

Pour la première fois hier, l’Alerte enlèvement a été relayée sur les téléphones portables des Français ayant téléchargé l’application mobile, développée par la Fondation Casques Rouges et disponible sur Blackberry, Android et iPhone depuis février 2010. Ce sont ainsi 150 000 personnes qui ont reçu, sur leur téléphone portable, une notification d’alerte comprenant le signalement de Julie et Charline. Une fois ouverte, l’application a permis aux usagers de témoigner par téléphone ou par email mais aussi de partager l’information auprès de leur réseau sur Facebook ou par email.

 

Dans la perspective d’une prochaine Alerte enlèvement, les utilisateurs de Smartphones peuvent dès à présent télécharger l’application « Alerte enlèvement » :

sur iPhone : http://itunes.apple.com/fr/app/id356083465?mt=8

sur BlackBerry : http://appworld.blackberry.com/webstore/content/12184?lang=fr

sur Android : https://market.android.com/details?id=com.casquesrouges.AlerteEnlevement&feature=search_result

 

Dans les prochains jours, les détenteurs de téléphones portables fonctionnant sous « Windows Phone 7 », pourront également bénéficier de cette application mobile.

 

Rappelons que c’est en 2004, après l’enlèvement d’un enfant, que j'ai décidé de mettre en place le dispositif  américain Amber Alert en France. Quelques années plus tard, à la tête de la Fondation Casques Rouges, je me suis engagée dans la création de l’e-@lerte enlevement sur le web, en partenariat avec Orange, Free, SFR, Google, Yahoo, Microsoft, Dailymotion, blogspirit, l’ASIC (Association des Services Internet et Communautaires) et Silicon Sentier.

 

Depuis son instauration, en 2006, le modèle français de l’Alerte Enlèvement a été déclenché à dix reprises et a déjà permis de sauver la vie de douze enfants.

11 septembre : nous sommes tous américains

11 septembre 2011

10 ans après la terrible tragédie du World Trade Center, celle qui aura définitivement entrainé le monde entier dans une lutte sans compromis contre le terrorisme, les Américains se sont recueillis dans l'unité et la dignité.

 

Au lendemain de la chute des deux tours new yorkaises, je me suis rendue aux Etats-Unis et j'ai partagé avec effroi la douleur de tout un peuple. Deux ans plus tard, lorsque que j'ai été nommée Secrétaire d'Etat aux droits des victimes, j'ai eu à coeur de soutenir et de participer au combat pour anéantir toutes formes de terrorisme.

 

Force est de constater que ces dix dernières années, les actes terroristes n'ont cessé de se muliplier aux quatre coins de la planète. Madrid, Londres, Beyrouth, Islamabad, Bombay, Bagdad, Jérusalem... en ont payé le plus lourd tribu.

 

Ce 11 septembre 2011, les Américains et l'ensemble des citoyens du monde ont rendu un hommage poignant aux victimes des attentats du World Trade Center. C'est avec beaucoup d'admiration que nous avons vu les drapeaux américains flotter, à nouveau, aux fenêtres des gratte-ciels de la grande pomme. C'est aussi avec émotion que nous avons assisté aux témoignages des familles de ceux qui ont péri sous les décombres, de la lecture des noms de 3 034 victimes, de cette image de Barack Obama et de son prédecesseur Georges Bush, unis face à ce Ground Zero réudit à néant.

 

Ce 11 septembre 2011, comme dix ans auparavant, nous nous sommes tous sentis Américains.

 

 

Israël, eldorado high tech

8 septembre 2011

Jean-Baptiste Diebold, Grand reporter pour le magazine Challenges, a participé au voyage du TOP 11 des bloggeurs high tech français en Israël, que la Fondation France Israël a organisé en juin 2011. Dans son article "Israël, eldorado high tech", il revient sur les moments forts de cette immersion au coeur de la Silicon Waddy.

Challenges_Israël, eldorado high tech_8
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