25 mai 2010
Que sont ils devenus ?
*Le 28 février 2006, elle lance le dispositif Alerte enlèvement
Après la disparition, en 2004, d’un petit garçon qui sera finalement retrouvé mort, Nicole Guedj décide d’améliorer le système de recherche d’enfants enlevés. Alors secrétaire d’État aux droits
des victimes, elle se penche sur le dispositif américain « Amber Alert » et propose sa déclinaison en France. Malgré un rapport négatif rendu par le groupe de travail chargé d’étudier sa
faisabilité, elle persévère et finit par obtenir gain de cause. Jusqu’alors, le dispositif Alerte enlèvement a été déclenché neuf fois et a permis de sauver 10 enfants.
*Nicole Guedj se bat pour la création de casques rouges
Présidente de la Fondation Casques rouges, cette ancienne avocate voudrait voir aboutir son projet de force internationale d’intervention après des catastrophes naturelles
Ces images qui l’ont marquée il y a quinze ans, Nicole Guedj, 55 ans, les voit encore aujourd’hui. Celles de séismes ou d’ouragans qui reviennent régulièrement à la télévision, accompagnées des
mêmes constats d’impuissance face au nombre élevé de victimes. « On investit beaucoup en moyens humains et matériels, mais les bilans sont toujours les mêmes », déplore l’ancienne secrétaire
d’État aux droits des victimes. Il y a quinze ans, alors qu’elle est avocate, elle pense avoir trouvé la solution : créer une force humanitaire internationale capable d’intervenir en urgence sur
des lieux de catastrophe naturelle, afin de venir en aide aux populations touchées. Des casques rouges, qui seraient des « frères humanitaires » des casques bleus. Un objectif qu’elle poursuit
encore aujourd’hui.
Fort heureusement, les choses n’ont pas stagné depuis que cette envie a émergé dans son esprit. En 2004, après le tsunami de l’océan Indien, Jacques Chirac transmet sa proposition à Kofi Annan,
alors secrétaire général de l’ONU, qui en accepte le principe. Les casques rouges ont également reçu le soutien d’Abdou Diouf, secrétaire général de l’Organisation internationale de la
francophonie, ou encore du prix Nobel de la paix Elie Wiesel et du Vatican. « La réflexion a très bien progressé, apprécie Nicole Guedj. Hélas pas jusqu’à leur création, mais je continue à y
travailler. »
Si elle persévère, c’est qu’elle sait que c’est là la clé de l’accomplissement de ses ambitions. Au début de sa carrière d’avocate – elle n’a alors qu’une vingtaine d’années –, elle parvient à
rendre visite en prison à Mario Teti, un otage enlevé par la junte militaire uruguayenne, qui sera libéré quelques mois plus tard. Ses confrères avaient, eux, abandonné après une semaine de
pourparlers infructueux avec la junte.
Même issue positive pour la mise en place du dispositif Alerte enlèvement en France. « Le groupe de travail avait rendu un rapport négatif, se souvient-elle. Cela a été assez difficile pour moi,
car cela a été fait publiquement, et j’ai dû ensuite dire publiquement que j’étais sûre qu’il fallait qu’on persévère. Il a vraiment fallu se battre. » De son passage rapide au secrétariat d’État
aux droits des victimes, dans le gouvernement Raffarin III (2004-2005), elle ne peut en revanche se féliciter d’avancées concrètes. « J’ai une satisfaction, c’est que le sujet du droit des
victimes a un temps été abordé d’un côté politique. »
En ce qui concerne les casques rouges, les volontés actuelles ne suffisent pas à lancer la machine. « Cette question devrait faire rapidement consensus, mais il faut du temps pour que les chefs
d’État et de gouvernement désignent leur chef d’orchestre », constate-t-elle. Elle se retrouve en effet confrontée à une bataille d’ego, chacun revendiquant sa légitimité à créer et coordonner
une telle force. Mais, comme toujours, elle reste positive : « On est clairement sur la voie. »
Pendant ce temps, elle poursuit sa défense des victimes sur bien d’autres fronts. Profondément convaincue que les nouvelles technologies peuvent servir la cause des victimes, elle a développé
l’Alerte enlèvement sur Internet et sur les mobiles. « On va arriver à une situation où presque tous les Français pourront être informés du déclenchement d’une alerte, se félicite-t-elle. Les
ravisseurs potentiels vont y réfléchir à deux fois avant d’enlever un enfant. » Elle souhaite maintenant étendre le dispositif au reste de l’Europe.
Elle travaille également avec Google à l’élaboration d’un moteur de recherche universel de disparus, baptisé Missing. Et vante toujours l’intérêt d’une « agence nationale des Français de la rue
», idée qu’elle défend depuis des années pour aider les sans-abri à se réinsérer. Pour cette hyperactive, « il y a des milliers de choses à faire ».
ELSA MAUDET
L’ancienne secrétaire d’État aux droits des victimes veut créer une agence nationale des sans-abri.
21 avril 2010
La Fondation Casques rouges pour l'action humanitaire d'urgence et le développement, présidée par l'ancienne ministre Nicole Guedj, organise dimanche après-midi à Paris "Humani'Book", le premier Salon du livre humanitaire. La Fondation souhaite ainsi favoriser les rencontres entre le public et les militants humanitaires qui témoigneront quai de Jemmapes, dans le Xe, de leurs expériences au travers de romans, essais ou documentaires.
Ainsi seront présents Richard Rossin, l'un des co-fondateurs de Médecins sans frontières avec "Urgence Darfour" (éd. des Idées et des Hommes, 2007), ou Patrick Aeberhard, ancien président de Médecins du monde, avec "L'argent des ONG" (éd. Les Etudes hospitalières, 2008), explique la fondation dans un communiqué.
Plusieurs court-métrages et films documentaires seront aussi proposés au public, dont "A Work in progress: Human rights in Haiti", produit par les Nations Unies, ou "Tuez-les tous" de David Hazan, Pierre Mezerette et Raphaël Glucksmann, sur le génocide au Rwanda. Un débat sur l'avenir de l'action humanitaire clôturera cette manifestation.
Le président haïtien René Préval et Nicole Guedj ont plaidé fin mars devant les Nations Unies à New York pour la création d'une force d'intervention humanitaire sous l'égide de l'ONU, baptisée elle aussi "Casques rouges", pour coordonner les réponses d'urgence aux catastrophes.
16 avril 2010
25 avril 2010
15 avril 2010
Par Emilie Cailleau, publié le 15/04/2010 à 09:30
Cailleau/LEXPRESS.fr
Nicolas Villena, un descendant de Juste, en voyage en Israël à l'ocasion de la commémoration des victimes de la Shoah.
Une délégation de descendants de Justes de la fondation France-Israël s'est rendue en Israël pour les cérémonies de Yom 'A Shoah, hommage aux victimes du génocide juif. Un émouvant devoir de mémoire pour cette jeune génération.
10h au mémorial de Yad Vashem à Jérusalem. L'âme d'Israël se fige pour célébrer Yom A'Shoah, jour du souvenir des victimes du génocide des Juifs. Sur le mont Herzl où se dresse ce mausolée à ciel ouvert, les gerbes de fleurs aux couleurs vives détonent. Le drapeau israélien est en berne, la sirène hurle, les têtes sont baissées. La respiration se fait plus lente.
Comme chaque année, les dirigeants de l'Etat d'Israël, dont le Premier ministre Netanyahu et le président Peres, déposent une gerbe de fleurs au pied du tapis coloré.
Anciens déportés, rescapés des camps et prisonniers décorés s'avancent péniblement au pied du monument aux morts. Puis c'est au tour de Quentin et de Capucine d'accomplir le cérémoniel. Ils rendent hommage aux Justes de France et plus particulièrement aux membres de leur famille, qui ont aidé les Juifs en plein péril nazi. En 1941, la grand-mère de Capucine était dans la Résistance et a procuré des faux papiers à une famille juive réfugiée dans un village du Gers. L'arrière grand-père de Quentin, lui, a alerté les Juifs d'un village de la Vienne de la déportation, les sauvant d'une mort certaine.
Comme Quentin et Capucine, ils sont une vingtaine de descendants de Justes âgés entre 20 et 35 ans, à faire ce voyage unique et symbolique en terre sacrée.
La fondation France-Israël a mis au point le projet "Mémoires de Justes" pour leur permettre de comprendre cette page décisive de l'histoire de France. Un épisode trop longtemps ignoré, dont on parle à nouveau avec le film La Rafle.
"Il était important que ces descendants se retrouvent en allant pour la première fois en Israël, à Yad Vashem, souligne Nicole Guedj, présidente de la fondation France-Israël, à l'initiative du projet. L'histoire des Juifs est rattachée à celle des Justes. On entend communément parler du rôle de collaborationnistes qu'ont joué les Français pendant la guerre. Mais on ne peut occulter les actes de ces héros anonymes de la France. Ils ont des histoires tellement riches. Tous ces jeunes ne sont pas comme les autres, ils ont été nécessairement marqués par la vie de leurs aïeux".
Aider les Juifs, "une évidence"
Quelques mois avant ce pèlerinage, certains d'entre eux ne connaissaient pas le rôle de leurs aïeux lors de la Seconde Guerre mondiale. Non que ces jeunes générations soient sourdes aux échos du passé, mais pour nombre de ces Justes, aider les Juifs était "une évidence", une banalité.
Cailleau/LEXPRESS.fr
La délégation des descendants de Justes devant le Mur des lamentations à Jerusalem. A gauche, l'animateur Jean-Pierre Foucault, lui aussi enfant de Juste.
La "peur de remonter des souvenirs" aussi explique les non-dits. Jean-Pierre Foucault, parrain de la fondation, est venu avec la délégation de France-Israël rendre hommage à son père. "Je ne pensais pas que l'Etat puisse reconnaître 60 ans après ce qu'a fait mon père. Car il n'en parlait pas. Cela lui paraissait normal". Alors que les rafles étaient organisées à Marseille, Marcel Foucault, son père, un résistant, a caché une Juive chez une logeuse et lui a donné de faux papiers. Au nom de son père, l'animateur télé a reçu la médaille de Juste parmi les Nations en octobre dernier.
Pour immortaliser le courage de ces bienfaiteurs, le mémorial de Yad Vashem réserve une place aux Justes. Ils reposent auprès des 6 millions de victimes de la Shoah. Ainsi, une forêt d'arbres encercle le musée. Chacun porte le nom d'un Juste reconnu et matérialisé par une plaque.
Sous la protection de ces âmes éternelles, les descendants de Justes français s'enfoncent dans les allées feuillues de Yad Vashem. Ici, dans cet havre de paix naturel, plus de 21 000 distinctions ont été accordées à des hommes et des femmes depuis 1953. Faute de places pour planter des arbres, les titres ont été gravés sur des murets en pierre blanche, typique de Jerusalem.
Se réapproprier l'histoire
"Je les ai trouvés". Marie-Astrid de Chabannes pointe du doigt les inscriptions de "Pierre et Marie-Zoé Chabot" dans la roche calcaire. Cette étudiante de 21 ans éprouve une immense fierté de découvrir le nom de ces arrières-grands parents. Le sourire jusqu'aux oreilles et les cheveux blonds en bataille, la Parisienne est très émue.
Elle non plus ne connaissait pas l'histoire de ses aïeux, avant que sa mère ne la lui raconte un an plus tôt. Dans son sac rose, elle exhibe fièrement le livre fait par sa mère. Un recueil de témoignages, photos, lettres et autres archives qui a permis à ses arrières grands-parents d'être honoré de la fameuse distinction des Justes. Sur la couverture bordeaux, une vieille photo en noir et blanc des Chabot. Elle, majestueuse dans sa robe à fleurs semble danser main dans la main avec son mari. C'est ce couple heureux qui a hébergé à l'été 42, Micheline et Béatrice Lévy, deux soeurs juives pourchassées pendant l'Occupation. Béatrice vit aujourd'hui dans la Sarthe. A la recherche de ses sauveurs, elle a écrit à la mère de Marie-Astrid en 1997: "Voici 55 ans que ma soeur Micheline et moi avons trouvé à Mouchamps la porte ouverte, l'apaisement et la générosité", lit-on. Une correspondance qui a permis aux Chabot de recevoir à titre posthume la médaille des Justes en 2005.
Entre les descendants de Justes, la parole se libère. Marqués par leurs histoires respectives, ils échangent pour déverser leur trop-plein d'émotion. Mais il est des endroits à Yad Vashem où les mots viennent à manquer. Pierre Collardey est encore tout retourné d'avoir lu des noms de victimes de la Shoah au mémorial des déportés. Il a déposé un oeillet blanc sur une immense plaque en fer dédiée aux morts à Auschwitz. "J'avais les jambes coupées", lâche-t-il.
Retrouvailles avec des enfants cachés
La visite de Yad Vashem est reçue comme une claque par ces jeunes Français. La souffrance du passé rejaillit dans chaque pièce de ce Mémorial. La réalité d'hier transpire sous une lumière crue et dure.
Pierre Harent, dont le grand-père a sauvé des Juifs, grimace en observant au dessus de sa tête un wagon qui a conduit à la mort plus de 100 déportés. "Quelle horreur d'imaginer cent personnes entassées là-dedans comme des bêtes!"
Pour clore Yom a'Shoah, la délégation se rend à l'université hébraïque de Jérusalem. Dans une salle prêtée pour l'occasion, des rescapés de l'Holocauste sauvés par des Justes racontent leurs souvenirs d'enfants cachés. Les temps où il a fallu mentir, survivre. Rattrapés par le passé, leurs mains se crispent, les gorges se nouent, bientôt décrispées par des éclats de rire. Intensité du moment.
Quelques descendants de Justes retrouvent même ceux qui ont été sauvés par leur famille. C'est le cas de Jessica Bories. Cette mère de famille n'avait jamais mis les pieds en Israël. Elle y rejoint donc pour la première fois Suzy.
Cailleau/LEXPRESS.fr
Jessica Bories montre les noms de ses arrières-grands parents, des Justes parmi les Nations, ici sur le mur des Justes de Yad Vashem à Jersualem.
Ce bout de femme de 70 ans au regard pétillant a été sauvée pendant la guerre par l'arrière-grand père de Jessica. "Un acte de bravoure" qui l'a poussée à retrouver son bienfaiteur: "Il m'a fallu 10 ans pour retrouver l'arrière grand-père de Jessica, raconte-t-elle. Il avait alors 85 ans et était dans une maison de retraite. Quand je l'ai vu, je lui ai dit "je n'ai pas de père, ni de soeur. Tu es mon deuxième père". Jean Orgeval, "papa Jean", m'a alors répondu: "Que voulais-tu que je fasse? Si je t'avais fermé ma porte, tu aurais terminé au camp de concentration de Gurs ou à Auschwitz." A l'âge de la retraite, Suzy et son mari Nico, lui aussi un enfant caché, ont décidé de s'installer à Jérusalem. Depuis que le couple a repris contact avec les parents de Jessica une dizaine d'années plus tôt, ils communiquent très souvent et se voient de temps en temps. "Suzy est comme ma grand-mère, résume Jessica. Elle et Nico font tous les deux partie de ma famille. En fait, j'ai ma famille en France, et j'ai ma famille en Israël".
A l'issue de ce périple saisissant, des rapports quasi fraternels unissent ces descendants de Justes. Comme réliés par le même message de tolérance de leurs aïeux, ils rentrent en France transmettre ce devoir de mémoire au reste de leur famille.
12 avril 2010
22 avril 2010
15 avril 2010
02 avril 2010
«En el terremoto de Haití perdimos tiempo y demasiadas vidas» La ex ministra francesa Nicole Guedj propone la creación de un cuerpo de cascos rojos para intervenir en catástrofes
La ex ministra francesa Nicole Guedj propone la creación de un cuerpo de cascos rojos para intervenir en catástrofes
Había el miércoles un clima de euforia en la ONU. «¡Hoy es un buen día!», clamaba el secretario general, Ban Ki-Moon. Se había superado con creces la petición económica para reconstruir
Haití. La vicepresidenta española María Teresa Fernández de la Vega -que ayer viajó a la isla antillana- prometía «un antes y un después» para la cooperación internacional y el canciller
brasileño, Celso Luiz Nunes Amorim, proponía bautizar el fatídico 12 de enero como Día de la Solidaridad Internacional.
Desde una esquina les observaba enigmática la ex ministra francesa Nicole Guedj, que acababa de reunirse con Ban para urgirle a crear los cascos rojos, un cuerpo internacional de acción
humanitaria de emergencia que evite desastres como el haitiano.
Ciertamente el mundo se había volcado con la isla como nunca antes -50 países respondieron al tsunami de 2004, en comparación a 140 de ahora-, pero de forma desordenada. Sólo en las primeras 24
horas aterrizaron en Puerto Príncipe 74 aviones. A ese ritmo, pronto colapsó el único aeropuerto del país. «Las ONG se quedaron varadas en la pista durante días mientras los supervivientes
perecían bajo los escombros», contó el presidente René Préval. Con los estadounidenses dirigiendo el tráfico, los gobiernos del mundo empezaron a pelearse sobre quién tenía prioridad para
aterrizar con su ayuda en Haití.
«En el terremoto de Haití perdimos tiempo y demasiadas vidas», se lamenta Guedj. «Hoy tenemos recursos en el mundo, pero no sabemos cómo trabajar juntos, y menos en una emergencia. Necesitamos un
cuerpo que coordine la acción sobre el terreno, un director de orquesta». Según Barack Obama, «no hay ninguna nación que hubiera podido responder sola a la catástrofe», pero Guedj cree que los
cascos rojos hubieran hecho esa labor.
Expertos, no tecnócratas
La ONU dispone desde 1991 de una Oficina para Asuntos Humanitarios que considera tecnócratas, en lugar de los médicos, ingenieros, bomberos y expertos en telecomunicaciones que quiere ver en su
proyecto. Es lo que llama «inteligencia humanitaria», que se formaría con aportaciones voluntarias de los países miembros y la legitimidad de la Asamblea General para un despliegue rápido en
cuanto lo pida un país afectado.
Con una estructura de mil personas, el proyecto parece realista, pese a que lo visionó hace más de una década. «Es que soy una mujer», sonríe. «Pero no importa, ahora tengo muchos hombres a mi
alrededor, y hasta el Vaticano». Hombres y muertos, los 300.000 sepultados en Haití, que han redimido al mundo con una nueva era de oportunidades como la que puede dar vida a los cascos rojos.
30 janvier 2010
14 janvier 2010
30 novembre 2009
26 novembre 2009
25 novembre 2009
5 novembre 2009
Le dispositif Alerte enlèvement aujourd'hui relayé par les radios, télévisions et les journaux va inclure très prochainement les téléphones mobiles, rapporte jeudi Le Parisien-Aujourd'hui en France. L'ancienne secrétaire d'Etat aux Droits des victimes, Nicole Guedj, aujourd'hui à la tête de la fondation Casques rouges a proposé avec succès ce projet à la secrétaire d'Etat au Développement de l'Economie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet. "Cela permettra d'avertir un maximum de gens dès lors que l'alerte est donnée", explique Nicole Guedj dans les colonnes du quotidien. L'ensemble des usagers de Bouygues, Orange et SFR sont concernés ainsi ceux de Free, Microsoft, Yahoo, MSN, Dailymotion, Blogsprint, Silicon Sentier, Google et Asic.
5 novembre 2009
TECHNOLOGIE - Dès que l’alerte sera déclenchée, les utilisateurs ayant téléchargé l’application recevront une notification...
Déjà diffusée à la radio, la télé, sur le Web et dans les journaux, l'alerte enlèvement poursuit son développement sur de nouveaux supports. La Fondation Casques rouges, qui a remporté l’appel à
projets lancé par le secrétaire d’Etat au numérique Nathalie Kosciusko-Morizet, lancera l’application mobile gratuite à la fin de l'année 2009.
Une méthode dissuasive
Disponible sur iPhone, Android, Blackberry, Windows Mobile et l’ensemble des smartphones, elle permettra, avec les autres canaux de diffusion, «d’avertir instantanément deux français sur trois de
l’enlèvement d’un enfant», selon le site e-alertenlevement.fr, mis en place par la Fondation Casques rouges. «Outre le développement sur de nouveaux supports technologiques, j'espère surtout que
cette nouveauté aura aussi un effet dissuasif sur les ravisseurs d'enfants», explique Nicole Guedj, présidente de la Fondation Casques Rouges, à 20minutes.fr.
«Si tous les Français ne sont pas devant leur poste de télévision en plein après-midi, la grande majorité d’entre eux ne quittent jamais leur téléphone portable. Grâce à la diffusion du message
d’alerte sur le Web et les mobiles, c’est l’ensemble de la communauté nationale qui pourra se mobiliser pour sauver des enfants en danger», ajoute la présidente de la fondation.
Des témoignages par SMS et email
Les utilisateurs de l'application recevront, sur leur téléphone, le signalement de l’enfant disparu (taille, vêtements, le dernier endroit où il a été vu). Ils pourront ensuite participer aux
recherches en témoignant par téléphone, SMS ou email.
M. D.
5 novembre 2009
Relancée avec l'affaire du petit Younes, l'Alerte Enlèvement sera désormais relayée sur nos téléphones portables.
Selon Le Parisien, le signalement de l’enfant disparu: sa photo, ses mensurations, le lieu où il a été vu pour la dernière fois s’afficheront sur l’écran.
A l'heure actuelle, les Alertes Enlèvements sont diffusées à la télévision, la radio et les journaux.
La mise en place de ce projet se fera avant la fin de l'année, selon 20 Minutes.
Ce projet a été proposé par l’ancienne secrétaire d’Etat aux Droits des victimes, Nicole Guedj, aujourd'hui à la tête de la fondation Casques rouges.
Une idée que Nathalie Kosciusko-Morizet secrétaire d'Etat au Développement de l'Economie numérique, a acceptée.
En 2004, Nicole Guedj s'était inspirée du modèle américain d'Amber Alert pour l'importer en France.
Depuis 2006, le modèle français d'Alerte Enlèvement a été déclenché 8 fois et a permis de retrouver 9 enfants, précise Le Parisien.
"Toute la France pourra se mobiliser"
Mais l'ancienne ministre souhaitait aller plus loin. L'Alerte Enlèvement sur les téléphones mobiles permettra d'avertir en temps réel des millions d'abonnés Orange, Bouygues et SFR, précise Le
Parisien.
"Grâce à la diffusion du message d’alerte sur les portables, c’est toute la France qui pourra se mobiliser", défend Nicole Guedj.
"De plus, il y a un côté dissuasif. Avant de passer à l’acte, le ou les agresseurs vont pouvoir se dire qu’un pays entier sera à leurs trousses", ajoute-t-elle au Parisien.
Des acteurs du web comme Free, Microsoft, Dailymotion, Yahoo, Google, MSN... se sont joints au mouvement et se mobiliseront en cas de kidnapping, ajoute 20 Minutes.
5 novembre 2009
29 octobre 2009
28 octobre 2009
D'ici à la fin de l'année, le dispositif Alerte-enlèvement sera disponible sur téléphone multimédia (iPhone, BlackBerry, etc.) et aussi par SMS. La Fondation Casques Rouges, qui a importé ce concept des Etats-Unis en 2006, vient d'obtenir un financement du secrétariat d'Etat au Numérique, dans le cadre d'un appel à projets. Après avoir reçu une notification d'alerte, les utilisateurs inscrits recevront automatiquement le signalement de l'enfant disparu.
Pour Nicole Guedj, présidente de la Fondation Casques Rouges, « le dispositif doit aujourd'hui s'adapter à de nouveaux usages. Si tous les Français ne sont pas devant leur poste de télévision en
plein après-midi, la grande majorité d'entre eux ne quitte jamais leur téléphone portable. Grâce à la diffusion du message d'alerte sur le Web et les mobiles, c'est l'ensemble de la communauté
nationale qui pourra se mobiliser pour sauver des enfants en danger. »
28 octobre 2009
24 septembre 2009
23 septembre 2009
Par Nathalie Kantt,
On connaît les Casques bleus, la force de maintien de la paix de l'ONU. Les Casques rouges seraient leurs "frères humanitaires"... Explications de Nicole Guedj, ancienne secrétaire d'Etat aux droits des victimes, à l'origine de ce projet.
En quoi consiste le projet des Casques rouges à l'ONU?
Il s'agit aujourd'hui plus que jamais de faire face aux catastrophes naturelles. Nous disposons de nombreux moyens, matériels et humanitaires, mais nous avons du mal à coordonner les actions entreprises. Les Casques rouges pourraient assurer une meilleure coordination des organismes humanitaires qui existent déjà, optimiser et mutualiser tous les moyens dont on dispose.
Ils seraient les frères humanitaires des Casques bleus. Les Casques bleus sont des forces de maintien de la paix. Les rouges seraient 100% humanitaires. Il ne s'agit cependant pas de lever une "armée" mais de constituer un état major renforcé à l'ONU et des centres basés dans les continents.
REUTERS/Beawiharta
Une femme rassemble ses vêtements après un tremblement de terre dans un village près de la capitale de l'Indonésie.
Comment est née l'idée?
J'ai exercé comme avocate spécialisée dans les droits de l'homme pendant très longtemps. En tant que spectatrice, j'ai vu des pays ravagés, des victimes, et des équipes qui manquaient de coordination. Le droit du secours doit s'incrire dans les droits de l'homme. Il y faut penser avant, et non après les catastrophes, pour sauver des vies.
Où en est le projet?
Il reste en phase de réflexion [au lendemain du tsunami en Asie du Sud-est, fin 2004, le président Chirac a proposé ce projet, au nom de la France, à Kofi Annan qui en a accepté le principe, NDLR]. Aujourd'hui, je travaille avec les équipes de Nicolas Sarkozy de façon très étroite, il est très au courant du projet.
C'est le bon moment d'en parler parce que nous réfléchissons à une réforme de l'ONU et nous nous interrogeons sur les conséquences du changement climatique: penser aux façons de réagir aux catastrophes naturelles, c'est penser aux crises humanitaires qui viennent avec. Nous devons passer à la vitesse supérieure. Ce qui est en cause se sont des vies qu'il fait sauver.
20 septembre 2009
17 septembre 2009
7 septembre 2009
22 juillet 2009
19 mai 2009
Après avoir avec succès investit les lieux de diffusion plus traditionnels, l'Alerte Enlèvement investit aujourd'hui le Web, pour, on l'espère, toujours plus d'efficacité. Explications.
Orange, Free, SFR, Google, Microsoft... Tous les géants du Web ont répondu présent, pour former le collectif e-alerte enlèvement. Une démarche bénévole, citoyenne, qui vise à relayer sur les quatre coins du Net français, les visages des enfants disparus, selon le modèle mis en place en 2006 par Nicole Guedj, alors Secrétaire d'Etat aux droits des victimes. C'est elle qu'on retrouve aujourd'hui à l'initiative de ce collectif.
Depuis l'enlèvement de la petite Elise, le 20 mars 2009, la moitié du travail était fait. En effet, les autorités avaient déjà mis en place un fil RSS, permettant une information en temps réel. Les sites d'information et portails Web pouvaient relayer l'alerte, mais sans coordination aucune. A partir du premier juin, et c'est une première mondiale, les plus grands acteurs du Web français seront au diapason, avec une charte stricte à respecter.
"Avec l'ouverture à ces nouveaux partenaires, on estime pouvoir toucher 90 % des internautes français, c'est en tout cas le potentiel atteignable", déclare Nicole Guedj, contactée par nos soins. "On reste très attentifs au développement des nouvelles technologies de l'information et de la communication, pour être toujours plus réactifs. On espère ainsi voir prochainement tous les réseaux sociaux s'y associer."
L'e-alerte, suivant la charte graphique stricte du dispositif Alerte Enlèvement, sera donc en page d'accueil des portails Google, Orange, Free, Youtube (cf. images)... L'opération dure 3 heures, prolongeables pendant 21 heures. Le bulletin présente la description de l'enfant, une photo et le numéro à appeler. Avec les nouveaux usages du portable, l'Internet mobile est tout autant mis à contribution. Mais pas d'envoi de mail, ni de MMS, il est très important pour l'enfant que sa photo soit disparue des sites et portails Web et Wap au bout de 24 heures, ou dès sa découverte.
15 mai 2009
COMMUNICATION Nicole Guedj, ancienne ministre, présidente de la Fondation Casques Rouges, était hier l'invitée du « Buzz Média Orange-Le Figaro ».
LES TROIS premières heures qui suivent l'enlèvement d'un enfant sont décisives. « En 2004, après mon entrée au gouvernement, j'ai eu à affronter le cas terrible d'un petit garçon qui avait été enlevé
et tué par un pédophile dans des conditions absolument sordides. Je me revois sur le moment en train de dire, dans une conférence de presse, que tout avait été fait pour le retrouver et le sauver, et
je m'étais bien aperçu que, dans le fond, nos moyens avaient failli » , se souvient Nicole Guedj, invitée hier du « Buzz Média ». La secrétaire d'État aux Droits des victimes de l'époque décide alors
de transposer le dispositif américain, Amber Alert, en France. Depuis sa mise en place en 2006, le modèle français de l'alerte enlèvement a été déclenché à huit reprises et a permis de sauver neuf
enfants. À partir du 1 er juin prochain, ce dispositif d'alerte sera étendu au média Internet, après la télévision et la radio, notamment.
Une première mondiale
L'ancienne ministre et actuelle présidente de Fa fondation Casques Rouges, au service de l'action humanitaire, vient en effet d'annoncer cette semaine à Paris un partenariat pour la diffusion des
alertes enlèvement avec le concours de dix acteurs majeurs de l'Internet : Orange, SFR, Free, Google, Yahoo!, Microsoft, Dailymotion, BlogSpirit, l'Asic (Association des services Internet
communautaires) et Silicon Sentier. « Tout le monde, durant les trois heures de déclenchement de l'alerte, n'est pas devant son poste de télévision ou à écouter la radio, ou encore sur le
périphérique , indique Nicole Guedj. En revanche, 90 % des internautes peuvent être devant leur écran d'ordinateur et donc être informés d'une alerte enlèvement. » Le collectif baptisé «
e-@lertenlevement » relaiera systématiquement le signalement de l'enfant disparu. « Sur les écrans, nous allons diffuser des bannières, des vidéos, mais aussi des SMS à partir du moment où l'abonné
accepte de recevoir ce type d'alerte » , précise Nicole Guedj, conseillère d'État depuis 2006, qui fut chargée par Jacques Chirac d'une mission sur les technologies innovantes au service de l'action
humanitaire, notamment lors des grandes catastrophes.
L'initiative de la France, qui permettra de toucher 15 millions d'internautes, est une première mondiale : « Certains pays ont mis en place des dispositifs similaires ou ressemblants ; je pense à
l'Angleterre, aux Pays-Bas ou à la Grèce. La Suisse vient de faire voter le principe de la mise en place de la diffusion de l'alerte. Mais personne ne l'a encore étendu au Net. »
14 mai 2009
13 mai 2009
13 mai 2009
Un partenariat avec les acteurs de l'internet va permettre d'étendre au web la diffusion des messages du ministère de la Justice.
Nicole Guedj, ex-secrétaire d'Etat aux droits des victimes, a lancé hier à Paris avec dix acteurs de l'internet un partenariat pour la diffusion des alertes en cas d'enlèvement d'enfant.
« Ce qui nous réunit aujourd'hui, c'est l'idée d'étendre l'alerte enlèvement dont nous avons fait maintenant l'expérience à neuf reprises en France », a déclaré Mme Guedj lors d'une conférence de presse en présence de représentants de France Télécom Orange, SFR, Free, Google, Yahoo, Microsoft, Dailymotion, Blog Spirit, l'Asic (Association des services internet communautaires) et Silicon Sentier.
« L'idée, c'est de développer une application Web à partir du fil RSS qui a été mis en place par le ministère de la Justice il y a environ un mois afin de diffuser des bannières, des vidéos, des bandeaux, il va y avoir aussi des messages SMS », a-t-elle ajouté, précisant que le dispositif serait complètement opérationnel « le 1er juin ».
Les membres du collectif, qui couvrent selon elle 90 % des internautes en France, soit quelque 15 millions de personnes, ont ensuite signé une « charte alerte enlèvement » en cinq points par laquelle ils s'engagent notamment à respecter les conditions de diffusion fixées par le ministère de la Justice.
La coordination avec le ministère s'inscrira « dans le cadre de la signature d'une convention ou en tout cas dans un partenariat technique qui est programmé », a indiqué Mme Guedj, présidente de la fondation Casques rouges.
« La suggestion de Mme Guedj est excellente, nous allons lui accorder toute l'attention qu'elle mérite... », a déclaré Guillaume Didier, porte-parole du ministère de la Justice.
« Il s'agit, après la SNCF et la RATP, d'étendre la diffusion du message alerte enlèvement aux ports et aéroports ainsi qu'aux médias sur internet, aux opérateurs de téléphonie mobile, aux chaînes de la TNT », a-t-il expliqué.
Il a souligné qu'il y avait des « précautions juridiques à vérifier », rappelant qu'une alerte enlèvement ne relève « pas de la simple communication mais constitue un acte d'enquête piloté par le procureur de la République qui doit conserver à tout moment la maîtrise de la diffusion du message avec la capacité de l'interrombre dans l'intérêt de l'enfant dont la vie est en jeu ».
Les alertes lancées par le ministère de la Justice lors d'enlèvements d'enfants seront relayées à partir du 1er juin par huit grands portails internet.
13 mai 2009
C'est l'idée de l'ex-secrétaire d'Etat aux droits des victimes Nicole Guedj avec e-alertenlevement.fr qui propose, dès juin 2009 de mettre en place un système de bandeaux défilant (comme ceux qui existent déjà à la télévision) ou des vidéos fournies par le Ministère de l'Intérieur sur la majorité des sites Internet.
Les acteurs concernés sont, pour le moment, Google, Yahoo, Microsoft, Orange, SFR, Free, Dailymotion, Blog Spirit, l'Association des services Internet communautaires et Silicon Sentier.
Il sera aussi possible, sur simple demande, de recevoir des alertes par SMS qui seront proposées par la plupart des opérateurs de téléphonie mobile.
Le but étant, bien évidemment, d'informer au plus vite et de toucher le plus de monde possible quand une alerte est déclenchée.
Très bonne idée, non ?
12 mai 2009
Les pouvoirs publics français ont adopté en 2006 la procédure américaine de signalement d'enlèvement d'enfant à la TV et sur les panneaux publics. La voici à présent sur Internet.
Depuis trois ans, quand un enfant disparaît en France, le ministère de la Justice peut émettre un message d'alerte officiel qui doit ensuite être relayé par les médias audiovisuels, sur les panneaux routiers, dans les gares, les métros. Mais pas sur le Web, média viral et à forte visibilité s'il en est.
En fait, c'était prévu, mais la déclinaison du dispositif Alerte-enlèvement sur Internet (fixe et mobile) a pris du temps. Elle sera effective à partir du 1er juin.
Plusieurs acteurs phares de l'industrie numérique ont en effet signé une charte par laquelle ils s'engagent à relayer l'alerte, et ce dans les conditions précises imposées : Orange, Dailymotion, Microsoft, Yahoo!, SFR, Free, l'Association des services Internet communautaires (Google, Dailymotion, Kewego, PriceMinister, MySpace…), BlogSpirit, l'association parisienne Silicon Sentier. D'autres sites pourront bien entendu les rejoindre par la suite.
Trois heures de diffusion
C'est le dispositif e-Alerte-enlèvement, orchestré par l'ancienne secrétaire d'Etat aux Droits des victimes Nicole Guedj, à l'origine du projet Alerte-enlèvement en 2004 (inspiré du modèle américain Amber Alert), à travers sa Fondation Casques rouges. « L'enjeu, précise Sarah Aizenman, de la fondation, c'est de mobiliser l'ensemble de la communauté numérique. Nos partenaires peuvent récupérer l'information d'un enlèvement sur le fil RSS du ministère de la Justice via une application Web fournie par notre site Internet. »
Le message répond aux mêmes exigences que celui prévu pour les autres médias. Il est conçu par le procureur de la République, doit présenter un caractère officiel (charte graphique et tête de Marianne) et commencer obligatoirement par l'expression « Alerte-enlèvement ».
Il donne ensuite des indications permettant d'aider à la localisation de l'enfant ou d'un suspect, comme la date, l'heure, le lieu de la disparition, la description d'un véhicule suspect voire le numéro de sa plaque d'immatriculation, la photographie de la victime ou du suspect. Et le message doit déconseiller explicitement au public d'intervenir pour libérer la victime. Il indique au contraire un numéro de téléphone pour alerter les enquêteurs.
Le message est décliné en divers formats pour apparaître sur les téléphones mobiles et les sites Web : bannières, vidéos, bandeaux dans les messageries instantanées ou sur les pages de portails Wap, etc.
La diffusion doit durer 3 heures, éventuellement 24 heures, mais pas plus. « Après 24 heures, cela n'a plus beaucoup d'utilité, explique Sarah Aizenman. Il ne faut pas créer un climat anxiogène et susciter au bout d'un moment des témoignages contre-productifs. » L'idée étant que, plus l'alerte est utilisée, plus elle se banalise et moins elle est efficace.
La preuve, depuis sa mise en place en 2006, Alerte-enlèvement n'a été activé que huit fois.
13 mai 2009
de l' internet ( Orange, SFR, Free, Google, Yahoo, Microsoft, Dailymotion, BlogSpirit, l 'Asic et Silicon Sentier), un partenariat pour la diffusion des alertes en cas d' enlèvement d' enfant. " Ce qui nous réunit aujourd' hui,
c' est l' idée d' étendre l' alerte enlèvement dont nous avons fait maintenant
l' expérience à neuf reprises en France " , a déclaré Mme Guedj lors
d' une conférence de presse en présence de ses partenaires. "L' idée, c' est de développer une application Web à partir du fil RSS qui a été mis en place par le ministère de la Justice il y a environ un mois afin de diffuser des bannières, des vidéos, des bandeaux, il va y avoir aussi des messages SMS". Le dispositif serait complètement opérationnel le ler juin.
Les membres du collectif, qui couvrent selon elle 90% des internautes en France, soit quelque 15 millions de personnes, ont ensuite signé une "charte@lerteenlèvement" en cinq points par laquelle ils s' engagent notamment à respecter les conditions de diffusion fixées par le ministère de la Justice. La coordination avec le ministère s' inscrira "dans le cadre de la signature d'une convention ou en tout cas dans un partenariat technique qui est programmé", a indiqué Mme Guedj, présidente de la fondation Casques rouges.
"Il a souligné qu'il y avait des "précautions juridiques à vérifier" , rappelant qu'une alerte enlèvement ne relève "pas de la simple communication mais constitue un acte d' enquête piloté par le procureur de la République qui doit conserver à tout moment la maîtrise de la diffusion du message avec la capacité de l' interrombre dans l' intérêt de l' enfant dont la vie est en jeu".
13 mai 2009
Nicole Guedj, ex-secrétaire d'Etat aux droits des victimes, a lancé hier avec les acteurs majeurs du Net un partenariat pour la diffusion des alertes en cas d'enlèvement d'enfant. "Ce qui nous réunit, c'est l'idée d'étendre l'alerte enlèvement dont nous avons fait l'expérience à neuf reprises en France", a déclaré Madame Guedj en préambule en présence de représentants de France Télécom Orange, SFR, Free, Google, Yahoo, Microsoft, Dailymotion, Blog Spirit, l'ASIC (Association des servives internet communautaires) et Silicon Sentier.
Même des SMS
"Il s'agit, après la SNCF et la RATP, d'étendre la diffusion du message alerte enlèvement aux ports et aéroports ainsi qu'aux médias sur l'Internet, aux opérateurs de téléphonie mobile, aux chaînes de la TNT". "Lidée, c'est de développer une application Web à partir du fil RSS qui a été mis en place par le ministère de la Justice il y a un mois afin de diffuser des bannières, des vidéos, des bandeaux, il va y avoir aussi des messages SMS". Tout sera opérationnel le 1er juin.
Les membres du collectif, qui couvrent près de 90 pour cent des internautes en France, soit 15 millions de personnes, ont ensuite signé une "charte alerte enlèvement" en cinq points par laquelle ils s'engagent notamment à respecter les conditions de diffusion fixées par le ministère. Bien sûr, il y aura des précautions juridiques à vérifier, puisqu'une alerte enlèvement ne relève "pas de la simple communication mais constitue un acte d'enquête piloté par le procureur de la République qui doit conserver à tout moment la maîtrise de la diffusion du message avec la capacité de l'interrompre dans l'intérêt de l'enfant dont la vie est en jeu".
Le but, a rappelé Nicole Guedj, est que l'effet soit dissuasif ou que le ravisseur se dise : "Jai toute la France à mes trousses".
12 mai 2009
13 mai 2009
13 mai 2009
Orange, Free, SFR, ou encore Google sont prêts à relayer les messages déjà diffusés par les médias audiovisuels.
"Parce que les trois premières heures qui suivent l'enlèvement d'un enfant sont décisives", Nicole Guedj a annoncé hier l'extension du plan alerte enlèvement sur Internet. Trois ans après avoir inauguré en France cette procédure exceptionnelle, l'ancienne secrétaire d'Etat aux Droits des victimes, aujourd'hui présidente de la Fondation Casques rouges, vient de convaincre dix acteurs d'Internet de s'engager à relayer le signalement de l'enfant disparu.
Objectif : "toucher un public encore plus large, en un temps record".
Décidé par le ministère de la Justice, l'appel à témoins est actuellement diffusé penfant trois heures à la télévision, sur les radios, sur les panneaux routiers et autoroutiers, mais aussi dans les gares et les stations de métros parisiennes. Demain, il sera également repris sur les pages d'accueil d'Orange, de Free et de SFR ou encore sur le moteur de recherche Google et sur Dailymotion. Des SMS pourront être en outre envoyés à certains abonnés.
En tout, 15 millions d'internautes sont susceptible d'être avertis. "Il s'agit d'une population jeune et très impliquée, qui fera circuler l'information autour d'elle", observe Olivier Marcheteau, le directeur général de Microsoft France, assurant toucher 10 millions de personnes par jour. Les pics d'audience sur Internet sont enregistrés le matin, à l'heure du déjeuner et le soir.
Depuis 2006, le plan alerte enlèvement a été déclenchée à huit reprises par la Chancellerie, après une recommandation du procureur de la République. "Il a permis de sauver neuf enfants", rappelle Nicole Guedj, qui a importé cette procédure imaginée au Canada et aux Etats-Unis. Le but est de recueillir tout élément d'information susceptible de favoriser la libération rapide de l'enfant.
Solennel, l'appel à témoins fournit la description de l'enfant enlevé, sa photo, la date et le lieu du rapt, ainsi que des informations sur le suspect. Un numéro de téléphone vert permet d'alerter immédiatment la police ou la gendarmerie.
Alors que l'extension du plan sur Internet va immanquablement entraîner une recrudescence d'appels et de mails, les enquêteurs se disent prêts à les absorber. "Notre plate-forme centralisée à Nanterre peut recevoir 20 appels en simultanés, avec 20 lignes en attente, ce qui n'est encore jamais arrivé, précisé Frédéric Malon, le responsable de l'Office central pour la répression des violences aux personnes. Cela suppose un important travail de tri et de vérifications".
Des contraintes juridiques
Dans le cas du petit Enis, enlevé et séquestré à Roubaix par un pédophile récidiviste en août 2007, 600 appels et 20 mails avaient été reçus par les policiers. Une trentaine d'entre eux avaient entraîné des investigations et quatre seulement se sont révélés déterminants. "Même dans le cas très médiatisé du bébé enlevé à Orthez, en décembre dernier, nous n'avons jamais été pris en défaut", complète, pour la Gendarmerie, le général David Galtier.
Favorable à l'extension du plan aux nouveaux médias, la Chancellerie pointe de son côté certaines contraintes juridiques et techniques. "La diffusion du message et son arrêt doivent être parfaitement maîtrisés", prévient ainsi son porte-parole, Guillaume Didier, qui met notamment en garde contre la propagation de fausses nouvelles sur Internet.
Selon la charte signée hier, "toute photographie ou vidéo de l'enfant" devra être supprimée après la fin de la diffusion du message. Les dix opérateurs Internet s'engagent en outre à respecter le graphisme défini par le ministère de la Justice, à relayer massivement l'alerte pendant trois heures, puis à prolonger le signalement pendant vingt et une heures. La diffusion devra ensuite être interrompue "dès la découverte de l'enfant ou dans les vingt quatre heures suivant le déclenchement du plan".
Si le ministère donne son feu vert, le dispositif sera opérationnel dès le 1er juin.
13 mai 2009
Dix acteurs majeurs du Web se sont engagés hier à étendre l’alerte enlèvement sur internet. Réunis en collectif, ces fournisseurs d’accès, portails ou associations couvrant près de 90 % des internautes ont signé une «charte @lerte enlèvement » par laquelle ils s’engagent à respecter les conditions de diffusion fixées par le ministère de la Justice.
Le dispositif, qui devrait être opérationnel au 1er juin, doit permettre, en cas d’enlèvement d’enfant, «de diffuser des bannières, des vidéos, des bandeaux», explique Nicole Guedj, ex-secrétaire d’Etat aux Droits des victimes, à l’origine du collectif.
Le ministère de la Justice juge l’initiative «excellente», même s’il demeure des «précautions juridiques à vérifier ». Le procureur de la République doit pouvoir «conserver à tout moment la maîtrise de la diffusion du message (…) dans l’intérêt de l’enfant dont la vie est en jeu», rappelle le porte-parole de Rachida Dati.
12 mai 2009
12 mai 2009
INTERVIEW - En mettant à contribution les acteurs majeurs du web, comme Google, Yahoo ou Orange, l'ex-secrétaire d'Etat aux droits des victimes Nicole Guedj espère que 90% des internautes seront au courant de l'enlèvement d'un enfant.
Lefigaro.fr - Vous proposez de diffuser sur Internet les «alertes enlèvements». Comment cela va-t-il se concrétiser ?
Nicole Guedj - L'idée est de mettre à disposition des sites Internet partenaires des bandeaux, des bannières ou encore des vidéos fournis par le ministère de l'Intérieur, en donnant le signalement de l'enfant, des informations sur le ravisseur… Tout ce qui se trouve déjà dans les alertes classiques diffusées par les chaînes de télévision. Pour le moment, le partenariat que j'ai organisé et qui sera opérationnel début juin rassemble dix acteurs du web : Google, Yahoo, Microsoft, Orange, SFR, Free, Dailymotion, Blog Spirit, l'Association des services internet communautaires et Silicon Sentier. On touche ainsi 90% des internautes. Et puis les opérateurs de téléphonie pourront également proposer à leurs clients de recevoir l'alerte par SMS sur leur mobile.
Pourquoi avoir décidé de relayer ces alertes enlèvement sur Internet ?
La raison est simple : il s'agit de donner plus de chances à l'enfant d'être retrouvé, et d'accentuer l'effet dissuasif de l'alerte enlèvement. Désormais, un ravisseur devra se dire : ‘J'ai la France à mes trousses'. L'idée m'est venue lors du dernier enlèvement, celui de la petite Elise. J'ai créé un groupe sur le site Facebook pour alerter les internautes, et j'ai remarqué que tous ont joué le jeu, en relayant massivement le signalement d'Elise. Alors ce que j'ai fait est simple : j'ai pris mon téléphone, j'ai appelé les principaux acteurs du web, et je leur ai proposé de coordonner des actions que certains menaient déjà de façon isolée.
Envisagez-vous d'étendre ce dispositif à d'autres sites ?
Il n'y a évidemment aucune exclusivité. Ce partenariat s'est noué rapidement et je n'ai pas eu le temps d'appeler tout le monde. Mais évidemment, j'invite tous les sites qui, comme les portails d'information en ligne par exemple, touchent nombre d'internautes, à se joindre à nous afin de diffuser les visuels, en plus des articles. Encore une fois, plus largement l'alerte sera diffusée, plus l'enfant aura de chances d'être retrouvé !
12 mai 2009
Le dispositif mis en place pour retrouver des enfants disparus va trouver son prolongement sur le Web…
Quatre ans après la mise en place de l’alerte enlèvement, le dispositif arrive sur Internet. Incapables de s’entendre jusqu’ici, notamment pour des raisons juridiques, les acteurs du Web se sont réunis autour de la Fondation Casques Rouges, créée par l’ancienne secrétaire d’Etat aux droits des victimes Nicole Guedj, pour créer une e-@lerte enlèvement.
Des bannières seront ainsi diffusées sur les sites français les plus populaires, qui feront aussi une place de choix pour l’alerte. Youtube et Dailymotion placeront le spot vidéo sur leur page d’accueil, MSN enverra l’alerte aux personnes s’étant inscrites auparavant via Messenger, et Orange via SMS pour les abonnés à Orange Actu, par exemple.
La charte pour la mise en place de l’alerte enlèvement sur Internet a été signée Orange, Free, SFR, Google, Yahoo, Microsoft, Dailymotion, Blogspirit, l’ASIC et Silicon Sentier.
"90% des internautes" ciblés
Quid du gouvernement ?
12 mai 2009
Les géants de l'Internet ont répondu à l'appel de Nicole Guedj pour diffuser massivement l'alerte enlèvement sur la Toile.
La cause est noble, la photo de famille est grandiose. Nicole Guedj, présidente de la fondation Casques rouges et ancienne secrétaire d'État aux droits des victimes, a réuni ce mardi 12 mai les directeurs généraux et représentants des principaux acteurs du Web français.
Aux côtés des fournisseurs d'accès à Internet Orange, SFR et Free, les géants Google, Yahoo, Microsoft et DailyMotion ont signé une charte qui marque leur engagement à relayer massivement l'alerte enlèvement pendant les trois premières heures et la prolonger si besoin. Ce dispositif permet de faire de la prévention pour rechercher un enfant disparu et son ravisseur. D'après la présidente de la fondation, ce système est aussi opérationnel que dissuasif. D'un point de vue technique, c'est un système de flux RSS géré par la chancellerie qui servira à alimenter les différents médias. L'engagement des acteurs du Web devrait permettre de toucher directement 14 millions d'internautes français dans les trois premières heures de la diffusion du message, soit 90 % des internautes.
L'ancienne secrétaire d'État a souligné que "cette image de la planète Web unie est inédite". En effet... La participation simultanée des dirigeants d'Illiad et d'Orange peut sembler cocasse, dans la mesure où les deux sociétés ont choisi la voie judiciaire pour régler leur contentieux et faire cesser les accusations mutuelles et incessantes . Le dispositif sera opérationnel à partir du 1er juin.
Cette initiative ne vient cependant pas combler un vide absolu, la plupart des sites communautaires ou d'actualité relayaient déjà l'information mais de manière moins organisée.
12 mai 2009
Nicole Guedj, ex-secrétaire d'Etat aux droits des victimes, a lancé mardi à Paris avec dix acteurs de l'internet un partenariat pour la diffusion des alertes en cas d'enlèvement d'enfant.
"Ce qui nous réunit aujourd'hui, c'est l'idée d'étendre l'alerte enlèvement dont nous avons fait maintenant l'expérience à neuf reprises en France", a déclaré Mme Guedj lors d'une conférence de presse en présence de représentants de France Télécom Orange, SFR, Free, Google, Yahoo, Microsoft, Dailymotion, Blog Spirit, l'Asic (Association des services internet communautaires) et Silicon Sentier.
"L'idée, c'est de développer une application Web à partir du fil RSS qui a été mis en place par le ministère de la Justice il y a environ un mois afin de diffuser des bannières, des vidéos, des bandeaux, il va y avoir aussi des messages SMS", a-t-elle ajouté, précisant que le dispositif serait complètement opérationnel "le 1er juin"
Les membres du collectif, qui couvrent selon elle 90 % des internautes en France, soit quelque 15 millions de personnes, ont ensuite signé une "charte @lerte enlèvement" en cinq points par laquelle ils s'engagent notamment à respecter les conditions de diffusion fixées par le ministère de la Justice.
La coordination avec le ministère s'inscrira "dans le cadre de la signature d'une convention ou en tout cas dans un partenariat technique qui est programmé", a indiqué Mme Guedj, présidente de la fondation Casques rouges.
"La suggestion de Mme Guedj est excellente, nous allons lui accorder toute l'attention qu'elle mérite et d'ailleurs nous y travaillons déjà en interministériel avec le ministère de l'Intérieur", a déclaré Guillaume Didier, porte-parole du ministère de la Justice, interrogé par l'AFP.
"Il s'agit, après la SNCF et la RATP, d'étendre la diffusion du message alerte enlèvement aux ports et aéroports ainsi qu'aux médias sur internet, aux opérateurs de téléphonie mobile, aux chaînes de la TNT", a-t-il expliqué.
Il a souligné qu'il y avait des "précautions juridiques à vérifier", rappelant qu'une alerte enlèvement ne relève "pas de la simple communication mais constitue un acte d'enquête piloté par le procureur de la République qui doit conserver à tout moment la maîtrise de la diffusion du message avec la capacité de l'interrombre dans l'intérêt de l'enfant dont la vie est en jeu".
06 avril 2009
27 mars 2009
Nicole Guedj, ex-secrétaire d’Etat française aux droits des victimes, est partisane d'un système élargi à l'Europe car "il est aisé pour un malfaiteur de passer les frontières".
«En 2004, secrétaire d’Etat aux droits des victimes, j’ai été confrontée à l’enlèvement du petit Jonathan, retrouvé mort quelques jours après sa disparition. J’avais assuré à ses parents que tout
serait mis en œuvre pour le retrouver», explique Nicole Guedj.
L’ancienne représentante du gouvernement français s’est donc tournée vers la méthode en place aux Etats-Unis et au Canada, Amber alert. Mais la partie n’était pas gagnée d’avance. Les experts commis
à la transposition du système en France étaient réfractaires. Pourtant depuis son lancement Alerte enlèvement a enregistré un taux de réussite absolu.
La Suisse pourrait être européenne
Mais, Nicole Guedj est aujourd’hui partisane d’un dispositif élargi à l’Union européenne. «Car il est en effet aisé pour un agresseur de passer les frontières. D’où la nécessité de mettre en place
une coopération transfrontalière pour que l’alerte se déclenche dans plusieurs pays», insiste-t-elle.
Elle a d’ailleurs déjà obtenu , il y a deux ans, un accord de principe du Commissaire européen Franco Frattini.
A cet égard, la Suisse pourrait entrer dans ce processus via Schengen, au même titre qu’elle est liée à Interpol.
<< Nouvelle zone de texte >>
25 mars 2009
25 mars 2009
Après la Chambre des cantons, c’est la Conférence latine des chefs des départements de justice et police qui donne un coup d’accélérateur au projet. Eveline Widmer-Schlumpf a salué la
décision.
Après la Chambre des cantons, c’est au tour de la Conférence latine des chefs des départements de justice et police (CLDJP) de donner un coup d’accélérateur au projet. La CLDJP a fait savoir mardi
qu’elle voulait que la Confédération prenne des mesures pour mettre rapidement en place un système d’alerte enlèvement. La Conférence nationale des directeurs cantonaux de justice et police (CCDJP)
va-t-elle suivre sa petite sœur? Réponse le 2 avril.
La nouvelle a évidemment de quoi réjouir Didier Burkhalter (PLR/NE). Le sénateur a bataillé ferme au parlement pour que la Suisse adopte un système équivalent à l’alerte enlèvement version française.
Après la réponse «décevante» du Conseil fédéral à son interpellation, il a rapidement déposé une motion, qui demande l’adoption d’un système d’ici à la fin de l’année. C’est cette motion que le
Conseil des Etats a acceptée, par 38 voix contre une, quelques jours après le meurtre de la jeune Lucie.
«Cette décision politique était très importante. Les cantons latins viennent maintenant consolider l’édifice. Je pense que la CCDJP ira dans le même sens la semaine prochaine. Les médias alémaniques
s’intéressent en tout cas toujours plus au sujet», commente-t-il. Didier Burkhalter confie par ailleurs avoir reçu lundi un appel téléphonique de Nicole Guedj, ancienne secrétaire d’Etat française
aux droits des victimes, qui est à l’origine de l’alerte enlèvement en France. «Elle m’a proposé son aide pour la mise en place du projet en Suisse. Elle aussi avait rencontré des problèmes en France
avant de pouvoir imposer le système.»
Autre réaction, celle d’Eveline Widmer-Schlumpf en marge d’une conférence à Genève. «Je suis ravie de constater que les cantons veulent confier la conduite du projet à la Confédération», a fait
savoir la ministre de Justice et police devant un parterre de médias étrangers. Une réaction qui diffère de son attitude au parlement. La ministre se retranchait jusqu’à maintenant derrière le
fédéralisme et le fait que la poursuite pénale incombait aux cantons en cas d’enlèvements pour justifier que Berne ne donne pas d’impulsion au projet. Commentaire de Didier Burkhalter: «Eveline
Widmer-Schlumpf était restée dans les starting-blocks juridiques. Maintenant que les cantons disent eux-mêmes que le fédéralisme ne doit pas constituer un obstacle, elle commence à se libérer de la
colle qu’elle avait sous les chaussures…»
Eveline Widmer-Schlumpf veut toutefois aller plus loin que ce que fait la France. Etendre le système aux adultes et ne pas se cantonner aux «kidnappings avérés». Didier Burkhalter n’est pas de cet
avis. «Le temps presse. Commençons déjà par nous doter d’une alerte enlèvement comme en France, qui fonctionne très bien. Après, on verra.»
13 mars 2009
Après la période de voeux et de grand froid, les sans-abri sombrent habituellement dans l’oubli. Mais ils sont aujourd’hui près de 100000 dans la rue et plus de 360 y sont morts en 2008. Nous
avons l’espoir qu’en 2009 les vagues d’attention survivront à celles du froid: les SDF sont aujourd’hui suffisamment nombreux pour susciter et maintenir une mobilisation des responsables politiques
et de l’opinion. Une politique publique globale doit être mise en place pour lutter contre cette forme indigne d’exclusion.
Martelons-le encore, les solutions d’urgence ou de fortune, telles une ration calorique ou la mise à disposition d’un lit, ne suffisent pas à répondre aux besoins de ceux de nos concitoyens, sans
abri, sans travail, souvent sans papiers et quelquefois sans famille, dont les droits premiers comme ceux à la dignité et au respect sont menacés. Bien sûr, nous dit-on, certains ont choisi de vivre
dans la rue. C’est faux, mais le romantisme peut plaire...
Dans la rue, on croise des migrants en quête d’une meilleure situation, des femmes seules qui sombrent dans l’alcoolisme et la prostitution, des travailleurs dont le budget reste insuffisant pour
prétendre à un logement décent, mais aussi de plus en plus de jeunes adolescents en perte de repères... Cette population marginalisée est très disparate et il est fondamental d’opérer une distinction
entre la grande exclusion et la précarité. Si les deux sont inadmissibles, elles ne relèvent pas du même diagnostic et n’appellent pas les mêmes réponses. La grande exclusion est un syndrome médico
psycho social qui ressemble à ce qui est décrit en psychiatrie comme l’état dans lequel se retrouvent les victimes après un attentat. C’est une rencontre avec des psychismes: la personnalité est
tétanisée, l’espace, le temps, le corps, les autres, tout cela disparaît dans un non-lieu, un non-moment. Le morcellement se fait dans les corps mais aussi dans l’esprit qui se réfugie souvent dans
un passé fantasmatique. Une nostalgie malsaine se confronte à un présent de souffrance. L’esprit ne parvient plus à se projeter dans l’avenir. C’est un état de mélancolie sociale.
Dès lors, la mission consiste essentiellement à aider les personnes à tenter de rassembler les morceaux de leur vie, qu’ils soient d’ordre administratif, médical ou psychiatrique. Il est vrai qu’il
est nécessaire d’organiser la réponse à l’urgence par des places d’hébergement d’urgence, la stabilisation par des logements-relais, la réinsertion par des résidences... Des expériences intéressantes
se mettent en place et les pouvoirs publics ont réalisé d’incontestables progrès. Mais, hélas, l’exclusion résiste.
Si l’on pouvait rassembler l’ensemble des offres de prestations existantes en un guichet unique d’accueil et d’information, ce serait une avancée considérable. Le diagnostic se ferait en amont puis
serait suivi d’une réorientation concrète, adaptée aux besoins de chaque individu.
Pour atteindre l’objectif de la réinsertion durable, il faut être autonome et avoir le choix de sa vie, ce qui n’est pas envisageable lorsque l’on est dans la galère de la survie. En outre, les
difficultés administratives auxquelles doivent se confronter une population qui n’est justement plus en mesure de le faire résultent d’un système et d’institutions complètement disparates. Ce que
nous proposons, c’est une “porte d’entrée” que chacun pourra ouvrir. C’est davantage d’organisation, une meilleure coordination et un véritable partage d’informations entre l’ensemble des acteurs du
secteur. Ce n’est ni la création d’une énième strate bureaucratique, ni une façon, bien au contraire, de déposséder les associations de leur noble mission de secours et encore moins un moyen de
ficher les marginaux.
Ce que nous préconisons, c’est la mise en place d’antennes locales pour offrir aux sans domicile fixe un suivi social et sanitaire ainsi qu’un soutien psychologique et éventuellement psychiatrique.
C’est de leur prodiguer des conseils en matière d’orientation et de formation. C’est de leur garantir un accès à leurs droits en matière d’identité, de prestations sociales (revenu minimum
d’insertion, allocations familiales, retraites...) et désormais de droit au logement opposable. C’est de leur permettre de respirer et d’espérer.
Ce qui est en cause et qui a été débattu récemment à Paris à l’occasion d’“états généraux des SDF” à Sciences-Po, c’est la proposition de Nicole Guedj de créer une Agence nationale des Français de la
rue.
La forme reste à préciser, le nom pourra changer, mais une vraie convergence de vues conduit à soutenir une telle solution qui, est-il besoin de le rappeler, veillera à servir tous les sans-abri sur
le sol français, sans aucune discrimination. Lorsqu’en son temps, le nombre des sans-emploi a dépassé le seuil des 100000 personnes, on a créé l’Agence nationale pour l’emploi. Pourquoi aujourd’hui
les 100000 sans-abri ne bénéficieraient-ils pas d’une Agence nationale des Français de la rue?
Mais rappelons aussi que si la question des sans domicile fixe se pose de façon critique dans notre pays, ce n’est pas un “mal” français. Il faut penser cette question à l’échelle communautaire et
créer une Agence européenne des sans-abri pour faire émerger une réflexion commune, échanger les bonnes pratiques et développer des politiques de coopération entre les pays membres.
Au-delà de nos frontières, la fin de l’année 2008 a été marquée par d’indécents scandales bancaires et financiers nécessitant de lourdes opérations de sauvetage. En 2009, il n’y a plus aucune excuse
à ne pas porter secours aux sans-abri, tombés dans la rue au péril de leur vie.
27 janvier 2009
26 janvier 2009
10 juin 2008
23 mai 2008
Le blocage des autorités birmanes est peut être l’épilogue d’une crise qui a posé le problème grave d’un pays sinistré qui refuse l’aide internationale. Aucun pays, aucune organisation internationale n’a pu imposer son aide jusqu’à maintenant. La voie diplomatique a donc prévalu. Face à cette situation, des professionnels de l’urgence imaginent d’autres situations.
21 mai 2008
21 avril 2008
Au moment où Michel Fourniret et sa complice Monique Olivier affrontent la justice devant la Cour d’Assises des Ardennes, mes pensées douloureuses vont aux familles des sept jeunes filles assassinées. Elles pourront peut être aussi entendre cette tribune en forme de message de soutien.
J’ai côtoyé l’horreur indicible en ce jour de juillet 2004 lorsque, dans mes nouvelles fonctions de Secrétaire d’Etat aux droits des victimes, j’ai accompagné la mère d’Elisabeth Brichet, 12 ans, dont les restes venaient d’être exhumés derrière une dépendance du château du Sautou dans les Ardennes, l’ancienne propriété du couple Fourniret.
Nous nous sommes approchées, seules, jusqu’à la bâche qui recouvrait l’excavation de la découverte macabre. La mère, Marie-Noëlle Bouzet avançait avec peine, écrasée par le poids de cette longue incertitude, cette attente émaillée de fol espoir, depuis la disparition de l’adolescente, en cette journée du 20 décembre 1989, près de Namur en Belgique.
J’ai pris la mesure de cette interminable torture, me demandant si la découverte des restes du petit corps serait une forme d’étrange soulagement, et le début d’un processus de deuil. Mais je sais aussi, par mon expérience d’avocat, que les familles des victimes sont tendues vers un impératif, celui que soit retrouvé le coupable, afin qu’il rende compte devant la Justice, si tant est qu’il coopère pour livrer la vérité.
Dans le parc, la tension était à la limite du supportable, qui ne pouvait être libérée que par le « Cri » long et bestial du désespoir. Marie-Noëlle Bouzet, qui avait imaginé le pire durant ces années et qui venait d’y être confrontée, a gardé toute sa dignité de femme, alors que passaient devant mes yeux des images atroces de vêtements déchirés, d’un corps disloqué comme une poupée de son, de plaintes et de sang. Je ne saurai jamais ce que vécut cette mère, mais l’étendue de mon propre désarroi m’en donnait une faible mesure. Lorsqu’elle se retourna, après quelques instants de recueillement qui me parurent une éternité, nos regards se croisèrent, et je ressentis l’irrésistible besoin de la toucher, comme pour lui dire qu’au-delà de cet enfer, elle faisait toujours partie de la communauté des humains. D’instinct j’entourais ses épaules de mes bras, et je sentis une brève pression de ses mains. Les gardiens de la propriété, têtes baissées, lui remirent une petite boite contenant un peu de cette terre maudite. Mais je savais qu’aucun geste de compassion ne pourra briser cette solitude absolue d’une mère. Il y a, au fond des yeux de Mme Bouzet, un regard accusateur, comme si nous portions tous une part de la responsabilité de ce drame.
C’est du reste ce que Marie-Noëlle Bouzet a dit ces derniers jours, devant la Cour d’Assises, lorsqu’elle s’en est pris à la Justice, exprimant le souhait que cette affaire puisse servir à « améliorer le système bien peu approprié à traiter ces gens là… ». Sa réaction a d’autant plus de poids que l’on su, par la suite, que sa fille avait été la quatrième victime, et qu’il y en eu trois autres après. Elle lançait, devant le président de la Cour : « Il y a de l’émotion dans le prétoire, et après ? Il y a bien d’autres Fourniret. Les enfants sont leur trésor de guerre, ils font des émules en prison, ils se nourrissent de leurs meurtres et de viols ». Au-delà de son propre chagrin, Mme Bouzet avait été, en octobre 1996, l’une des organisatrices de la Marche blanche en mémoire des enfants disparus, qui avait rassemblé plus de 300 000 manifestants à Bruxelles, après les crimes du pédophile belge Marc Dutrou. Pour cela aussi, je veux lui rendre hommage.
En ce jour de juillet 2004, dans ce parc du château de Sautou, j’ai partagé avec Marie-Noëlle Bouzet une révolte profonde contre ces prédateurs d’enfants, un impérieux besoin d’agir et une rage de vaincre.
J’ai alors décidé de transposer en France et en Europe le dispositif « AMBER ALERT », pour rechercher les enfants disparus, crée aux Etats-Unis en 1996 et au Québec en 2003. Je me suis rendue au Canada. J’y ai retrouvé Mme Bouzet.
Cette fois, c’était elle qui était à mes côtés, pour m’aider dans cette démarche.
C’est ainsi que j’ai initié le plan « ALERTE-ENLEVEMENT », en France. Les premières heures suivant la disparition sont décisives. Utilisé cinq fois, il a permis de sauver la vie de quatre enfants.
Cette procédure a incontestablement fait ses preuves et son extension à l’Europe est nécessaire. Il y a quelques mois, j’ai obtenu un accord de principe sur ce point, du commissaire européen, Franco Frattini.
Il est urgent d’aller plus vite et plus loin.
Cette rencontre avec Marie-Noëlle Bouzet, devant la fosse vide de sa fille Elisabeth Brichet n’a jamais quitté ma mémoire. Secrétaire d’Etat et ancien d’avocat, je fus un témoin pas comme les autres, en devoir d’agir. Cette rencontre, et bien d’autres, furent en fait mon douloureux aiguillon pour instaurer dans notre pays une politique publique globale en faveur des victimes.
Aujourd’hui, par ces lignes, je veux une fois encore, accompagner cette mère, pour l’encourager à revivre.
20 janvier 2008
Cette femme-là est souvent présentée comme une femme politique.
C'est vrai ! Mais c'est surtout ce qui l'a rendue visible depuis les années 2000.
En 2000, Nicole Guedj a 45 ans et déjà une longue carrière de combattante, contre les discriminations et pour l’action humanitaire, quand elle croise la route de Jacques Chirac. Le président français fera d’elle - en 2004 - sa secrétaire d’Etat aux Droits des victimes.
Aujourd’hui, à 52 ans, la Constantinoise brûle toute son énergie dans la création de "casque rouges", les frères humanitaires des "casques bleus". L’ONU en a accepté le principe, prête donc à mettre en mettre en place une force capable de réagir à l’urence de crises humanitaires ou de catastrophes naturelles. Reste à la rendre concrète. Active. En attendant, la conseillère régionale d’Île-de-France veille à fréquenter les enceintes politiques parce qu’elle sait qu’on ne réussit rien seul.
Batailler. Nicole Guedj n’en aura jamais terminé : batailles humanistes ou hmanitaires. Batailles au sein d’institutions juives aussi. Cette ancienne avocate qui n’aura finalement jamais cessé de plaider, pense même remettre tôt ou tard sa robe noire !
3 décembre 2007
7 décembre 2007
25 novembre 2007
La semaine de la Solidarité internationale s'achève aujourd'hui. Une semaine destinée à faire prendre conscience a public de l'enjeu de cette solidarité pour l'ensemble de la planète. A cette occasion, nous vous faisons découvrir ce nouvel outil expérimenté à l'Est du Tchad par le Haut Commissariat aux Réfugiés. Une sorte de « kit humanitaire » de télécommunications par satellites.
22 novembre 2007
17 novembre 2007
La Fondation Casques rouges, imaginée par Nicole Guedj, livre aujourd'hui son premier conteneur Emergesat, un bijou technologique pour sauver des vies. Entretien avec l'ex-secrétaire d'Etat aux
droits des victimes.
Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, avec qui nous menons cette expérimentation, a jugé utile d’utiliser Emergesat à la frontière tchadosoudanaise, pour appuyer son personnel
dans la gestion des réfugiés en provenance du Darfour. J’ai donc signé avec Antonio Guterres, responsable du UNHCR, une convention de partenariat à Genève, en juillet dernier, bien antérieurement à
l’opération de L’Arche de Zoé. Je ne peux pas me prononcer sur les responsabilités des uns et des autres dans cette affaire, mais il ne faut justement pas qu’elle gâche la force et l’ampleur de
l’engagement humanitaire qui trouve ses fondements dans des valeurs intangibles et universelles comme le sont les droits de l’homme. Il faut rappeler que l’action humanitaire est avant tout une œuvre
d’assistance à personne en danger. C’est la prévention et l’allègement de la souffrance des victimes qui est en jeu, et ces victimes sont au cœur de mes préoccupations.
Août 2007
« Priez pour moi », c’est ce que me demandait Aaron Jean-Marie Lustiger, quelques semaines avant sa mort, alors que, sur son lit de douleur dans un établissement de soins palliatifs, je lui exprimais par téléphone mon amitié, mon admiration mon affection et mon affliction.
Le 5 août, à l’annonce de sa disparition, je pris la résolution d’exaucer à nouveau sa supplique en célébrant, du fond du cœur, son « Drache du mois ». Ce que je fais par ces lignes.
J’y suis d’autant plus fondée que j’appris que, par volonté testamentaire le « Kaddish » et le Psaume 112 furent récités en hébreu, le jour de ses obsèques, devant le catafalque sur lequel était déposée une poignée de terre d’Israël. Faits exceptionnels et probablement uniques dans l’histoire passée et à venir des relations judéo-chrétiennes, ce fut sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris.
C’est pour évoquer sa mémoire que je me réfère à la prière de « Izkor », en insistant tout particulièrement sur la strophe : « Le souvenir est chose généreuse. Il nous fait nous détacher de nos préoccupations personnelles, il nous emporte par-delà les griefs, les impatiences et les étroitesses, et nous fait entrer dans la dignité de l’esprit ».
J’ai croisé le chemin du Cardinal Lustiger à maintes reprises, au cours des dernières années, tissant entre nous des liens privilégiés.
Je me souviens (Izkor) avoir été à ses côtes, en janvier 2005, lors des cérémonies du 60 ème. anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz, en Pologne où naquirent ses parents, et où sa mère fut déportée et mourut en 1943, après avoir été internée à Drancy. Moments de recueillement silencieux d’une telle intensité dans ses yeux, sur son visage, sur ses épaules qu’elle est indicible, comme l’est la Shoah. Dans l’avion de retour vers Paris, j’eue le privilège d’un long monologue – une sorte de confession spontanée- au cours duquel il invoqua avec une émotion retenue le souvenir de sa mère, ses origines juives , et son parcours d’homme . J’étais bouleversée par cette destinée d’exception, unique dans l’histoire judéo-chrétienne.
Je me souviens (Izkor) de sa détermination à promouvoir de nouvelles relations judéo-chrétiennes, de même que le dialogue entre les religions monothéistes. Après la profanation d’un cimetière juif en Alsace, il accepta de participer à une cérémonie aux côtes du Grand rabbin de France et du Recteur de la Mosquée de Paris. Il partageait ma conviction que, s’il existe des relations solides entre responsables communautaires institutionnels, il est désormais impératif d’y associer nos concitoyens, y compris depuis le plus jeune âge. C’est de là que je pris l’initiative d’une exposition artistique à la Mosquée de Paris, consacrée aux signes religieux de trois grandes religions.
Je me souviens (Izkor) de son engagement en faveur des Droits de l’homme et de l’action humanitaire. Je le rencontrais régulièrement aux assemblées plénières de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), dont il était un membre très actif depuis de nombreuses années, et jusqu’aux derniers jours. Il y trouvait naturellement sa place lorsqu’il m’expliquait, de sa voix altérée par la maladie, mais portant au plus profond, que les valeurs des Droits de l’homme de 1789 et de 1948 étaient parfaitement compatibles avec celles des Evangiles et de l’Ancien Testament. Quelques mois avant son hospitalisation il accepta avec enthousiasme de parrainer la Fondation humanitaire « Casques Rouges » que je créais.
Les souvenirs nombreux et émus m’assaillent. Je me souviens de cette sentence du Izkor :« La vraie mort, c’est l’oubli ».