Soutien au peuple iranien

23 juin 2009

Dimanche 21 juin dernier, je n’aurai pas voulu manquer ce rassemblement (même, et hélas très dispersé) organisé au soutien du peuple iranien, devant l’ambassade d’Iran, place d’Iena.

 

Nous n’avions, avec les Iraniens présents, Marek Haler, Corinne Lepage, Jack Lang et moi, qu’un seul mot : SOLIDARITE.

 

J’ai voulu en effet manifester mon indignation face à un pouvoir autoritaire, opprimant une fois de plus un grand peuple, qui ne parvient décidément pas à vivre en démocratie et dans le respect des droits de l’homme. Ce qui se passe dans les rues de Téhéran n’est pas uniquement un problème iranien. C’est aussi le problème du peuple français et de l’ensemble de la communauté internationale, autant sur le plan du respect des droits humains que sur celui des risques pour la stabilité politique de cette région du monde.

 

Je salue entre autres l’initiative de la radio Kol Israel, écoutée par six millions d’Iraniens, et qui donne à de nombreux opposants a liberté de s’exprimer sur ses ondes.

Pour Moshen Makhmalbaf, l'Iran est passé à "100 % de dictature" depuis l'élection

22 juin 2009

n "porte-parole". C'est ainsi que se définit le réalisateur iranien Moshen Makhmalbaf, en France depuis plusieurs semaines et présent lors du rassemblement organisé à Paris "en solidarité avec le peuple iranien", dimanche 21 juin. A l'appel notamment de SOS Racisme, plusieurs centaines de personnes, ainsi que des personnalités politiques comme Jack Lang (PS), Corinne Lepage (MoDem) et Nicole Guedj (UMP), se sont réunies aux abords de l'ambassade d'Iran.

 

Pour M. Makhmalbaf, ce genre de manifestations de soutien est très important : "Il y a toujours eu beaucoup de différences entre les Iraniens vivant à l'étranger. Mais cette fois, ils disent tous la même chose : "Où est mon vote ?" Ils sont comme des ambassadeurs du peuple iranien. Et ils demandent aux gouvernements étrangers de ne pas reconnaître les résultats proclamés en faveur de Mahmoud Ahmadinejad", déclare-t-il au Monde.

Racontant la soirée de l'élection présidentielle du 12 juin, les mesures prises contre les partisans de Mir Hossein Moussavi et les arrestations d'opposants, le cinéaste parle d'un "coup d'Etat" : "Le soir des élections, M. Moussavi m'a appelé et m'a demandé de dénoncer ce coup d'Etat. Tous les moyens de communications étaient passés sous le contrôle du pouvoir par les forces de sécurité : médias, SMS et téléphones mobiles... Le lendemain, la télévision annonçait la victoire de (Mahmoud) Ahmadinejad et que, si plus de quatre personnes se réunissaient, elles risquaient d'être arrêtées." "Avant, on avait 80 % de dictature et 20 % de démocratie en Iran. Après les élections du 12 juin, on a 100 % de dictature", ajoute-t-il.

Selon M. Makhmalbaf, signataire avec 800 artistes d'un appel à voter pour M. Moussavi, ce dernier est le seul pouvant faire consensus. "C'est la personne autour de laquelle le peuple et le régime peuvent trouver un compromis, dit-il. Il est devenu plus démocrate qu'auparavant. Il croit que le changement peut venir pacifiquement."

 

MOBILISATION CROISSANTE

La violence de la répression n'arrivera pas, selon M. Makhmalbaf, à contenir la protestation iranienne. "C'est le mouvement d'un peuple qui n'a pas d'autre choix. Ils demandent la tenue de nouvelles élections sous le contrôle de l'ONU. C'est la première fois que des millions de personnes descendent dans la rue malgré les interdictions. Ils n'ont peur de rien. (...) Après chaque mort de manifestants, il y a plus de monde et ils sont plus déterminés, affirme-t-il. Ali Khamenei (le guide suprême de la Révolution) a perdu son autorité. Avant, les gens criaient "A bas Ahmadinejad." Maintenant, ils crient aussi "A bas Khamenei". La même chose s'est passée pour le Chah. Trois mois après, son régime s'effondrait."

 

Abel Mestre

Iran : plusieurs centaines de manifestants à Paris

21 juin 2009

Entre 500 et 1500 personnes ont manifesté ce dimanche après-midi à Paris en «en solidarité avec le peuple iranien» pour protester contre le résultat de l'élection présidentielle en Iran.

Plusieurs manifestants avaient revêtu des vêtements verts, la couleur de Mir Hossein Moussavi, principal opposant au président Mahmoud Ahmadinejad, lors de ce rassemblement organisé près de l'ambassade d'Iran par SOS-Racisme avec le soutien de militants iraniens, de syndicats étudiants (UNEF, UEJF notamment), d'associations et d'élus de gauche et du MoDem.

«Censure, sabotage: sortons l'Iran de sa cage», «L'Iran aux Iraniens, pas au régime assassin», «Les droits de l'homme en Iran: bafoués, bafoués», ont notamment scandé les manifestants, en brandissant des banderoles et des photos des mouvements de contestation en Iran.

Le président de SOS-Racisme, Dominique Sopo, a appelé le gouvernement français à «faire preuve de davantage de fermeté» face à «un régime assis sur du sang» et s'est prononcé pour de nouvelles élections en Iran.

Des personnalités politiques se sont également jointes à cette mobilisation, parmi lesquelles Jack Lang (PS), la députée européenne Corinne Lepage (MoDem, Cap 21) et l'ancienne secrétaire d'Etat (UMP) Nicole Guedj, ainsi que l'écrivain Marek Halter.

Rama Yade : ne pas faire de l'action humanitaire comme "un cavalier blanc"

18 juin 2009

PARIS (AFP) — Rama Yade, secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, a souligné mercredi à Paris, lors d'une table ronde à l'UMP sur les ONG françaises, qu'"il ne faut pas faire de l'action humanitaire comme un cavalier blanc" et que "le moteur profond, c'est d'être sollicité".
Mme Yade a relevé que les ONG sont de plus en plus "mises en cause", parfois "prises en otages" dans les conflits. Notamment à cause du scandale de l'Arche de Zoé au Tchad en décembre dernier, il s'est produit une "identification" très dommageable pour les ONG françaises qui ont à juste titre "bonne réputation". Il arrive même en Afrique qu'elles soient "mises en cause dans leur totalité", a-t-elle remarqué.

"Il ne faut pas faire de l'action humanitaire comme un cavalier blanc. Le moteur profond, c'est d'être sollicité", a-t-elle dit, critiquant "le mélange des genres" et le désir "d'être au service de soi-même". "On n'envoie pas son grenier en disant que les pauvres du Sud en voudront. De même (les populations du Sud) ont droit à de bons médicaments, pas périmés", a-t-elle insisté.

Mme Yade a aussi fait une "distinction" très importante entre les actions de deux types d'ONG: celles des droits de l'homme qui ont la charge d'"alerter sur les atteintes" à ceux-ci, et les ONG humanitaires qui aident sur le terrain les populations et qui ne doivent "pas faire de politique, quelque soit le régime en place".

Lorsque le président soudanais Omar el-Béchir a fait objet d'un mandat d'arrêt international par la Cour pénale internationale (CPI), "les ONG humanitaires ont tout de suite dit qu'elles n'étaient pas là pour émettre des jugements politiques, qu'elles n'avaient pas pas vocation à être mêlées à une situation judiciaire", a-t-elle rappelé.

Nicole Guedj, présidente de la "Fondation Casques rouges" qui vise à créer une "force humanitaire internationale de réaction rapide" très professionnelle placée sous l'égide de l'Onu, a souhaité la relance de ce projet par le président Nicolas Sarkozy.

Cette fondation a mis à disposition des ONG sur le terrain un "conteneur de communication par satellite, Emergesat, qui permette aux ONG de communiquer entre elles, a-t-elle expliqué. Un autre de ses projets est un "gilet de géolocalisation des acteurs humanitaires". Mme Guedj a dénoncé une "déperdition incroyable des moyens" actuellement.

Plusieurs intervenants ont souhaité que les fondations soient davantage développées et financées en France.

Axel Poniatowski, secrétaire général adjoint de l'UMP et président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, qui animait le débat, a suggéré en guise de conclusion "un statut unifié" de fonctionnement des ONG, peut-être au niveau européen, alors que des experts déploraient l'ignorance mutuelle et la dispersion des initiatives des ONG françaises.

Nomination au Conseil d'Administration de l'OFPRA

16 juin 2009

J'ai l'honneur de vous annoncer ma nomination au Conseil d'Administration de l'Office Français pour la Protection des Réfugiés et Apatrides.

L'OFPRA est un établissement public, chargé de l'application des textes français et des conventions européennes et internationales relatifs à la reconnaissance de la qualité de réfugié, d'apatride et à l'admission à la protection subsidiaire.

 

Plus d'informations : www.ofpra.gouv.fr

Le Parlement des enfants s'engage en faveur des SDF

15 juin 2009

Le 15ème Parlement des enfants s’est réuni samedi 13 juin 2009 à l’Assemblée nationale. A l’issue de cette session parlementaire quelque peu inédite, trois propositions de lois ont été votées par ces 600 députés en herbe. L’une d’entre elles concerne plus particulièrement la réinsertion des personnes sans-abri et consiste en "l'installation de casiers à code dans les centres d'hébergement et de réinsertion sociale pour permettre aux SDF d'y déposer leurs objets personnels. Ainsi ils pourront chercher un travail et un logement l'esprit tranquille".

Je me félicite de cette proposition engagée, soumise par les élèves de CM2 de l'école élémentaire de Folelli en Corse, qui renvoie précisément à l’un des volets de mon projet de création d’une Agence Nationale des Français de la Rue, destinée à repenser le système existant et à coordonner l’ensemble des ressources dont nous disposons pour accompagner les SDF, en vue d’une réinsertion véritable et durable.

En outre, nous préconisons non seulement l’installation de casiers dans l’ensemble des structures sociales mais également de boites aux lettres pour permettre aux plus démunis d’avoir accès à leurs droits en matière d’identité, de prestations sociales…

Si traditionnellement la fin du dégel est synonyme d’oubli pour les sans-abri, le Parlement des enfants a rappelé, s’il le fallait, l’impérieuse nécessité d’une politique publique consacrée aux SDF tout au long de l’année.

Plus d’informations : www.agencenationaledesfrancaisdelarue.fr

Prix de l’Excellence de la Recherche Scientifique France Israël 2009 « L’énergie renouvelable »

10 juin 2009

La Fondation France Israël a souhaité decerner le Prix de l'Excellence et de la Recherche Scientifique 2009 au Dr Michael Bendikov de l'Institut Weizmann pour son concept de nouvelles piles organiques solaires ainsi qu'au Professeur Yves Delannoy de l'INP Grenoble qui a présenté un projet de purification de silicium pour la conversion photovoltaïque de l’énergie solaire en électricité.

 

J'aurai l'honneur de décerner ce prix à nos deux lauréats,  le 11 juin 2009, à l'Ecole Normale Supérieure, en présence de :

  • Madame Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement Supérieur  et de la Recherche,
  • S.E Daniel Shek, Ambassadeur d’Israël en France,
  • Madame Edith Cresson, Ancien Premier Ministre, Présidente de la commission scientifique de la Fondation,
  • Professeur Claude Cohen Tannoudji, Prix Nobel de Physique 1997, Président d’honneur de la cérémonie.

 

Plus d'informations : www.fondation-france-israel.org

 

La vidéo de la conférence de presse de lancement de l'e-@lerte enlèvement

09 juin 2009

YouTube-Video

Election à la présidence de la Fondation France Israël

2 juin 2009

J'ai le plaisir de vous annoncer que le Conseil d’Administration de la Fondation France Israël m’a fait l’honneur de me porter à sa présidence.

 

J'ai pleinement conscience des devoirs que cette charge m'impose et j'aurai à coeur de poursuivre mon engagement en faveur du renforcement des liens qui unissent les sociétés française et israélienne dont le désir de coopération s’affichent dans tous les domaines.

 

L’action de la Fondation France Israël s’inscrit pleinement dans cet élan retrouvé entre les deux peuples. Son objectif est de concevoir de nouveaux partenariats entre jeunes chercheurs, jeunes artistes, talentueux entrepreneurs, professeurs, responsables d’associations locales et nationales.... en mobilisant les énergies et les ressources de part et d’autres, en fédérant les acteurs et en impulsant une dynamique de projets communs. C’est un engagement de tous les instants et de tous les partenaires des sociétés civiles française et israélienne.

 

C’est une ambition vaste portée par la Fondation.


Si cette espérance vous anime, je vous invite à nous rejoindre.

Le purificateur d'eau saumâtre à distillation solaire remporte la première édition du Challenge Humanitech

28 mai 2009

Organisé par la Fondation Casques Rouges, sous le haut patronage de Madame Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le Challenge Humanitech a proposé aux étudiants des universités et des grandes écoles françaises de développer des outils technologiques innovants permettant de faciliter l’action humanitaire.

 

Au total, près de 120 étudiants, venant des quatre coins de la France, ont participé à cette manifestation qui s’est déroulée à la Cantine.

De nombreux professionnels ont accepté de faire parti de notre jury, présidé par Nicole Guedj, parmi lesquels : Yannick d’Escatha, Président du Centre National d’Etudes Spatiales, Yves le Mouël, Directeur Général de la Fédération Française des Télécom, Pierre Aliphat, Délégué Général de la Conférence des Grandes Ecoles, Gilles Pennequin, Responsable Développement durable de la Mission Union pour la Méditerranée, Julien Roitman, Président de l'Association des Supélec, Vice-Président Fondateur de France Compétitivité, Stephane Distinguin, Président de Silicon Sentier, Philippe Boissat, Président de 3i3s, Johanna Naon, Directrice Générale de Campus Mag, Cedric Errero, Directeur La Green Team, Pierre Camy, Fondation Casques Rouges.

 

Les candidats ont tous soutenus leur projet avec énergie, ferveur et détermination. Valérie a d’ailleurs déclaré : « Je veux aujourd’hui vous encourager solennellement à poursuivre votre travail. Cette journée ne marque en rien la fin de votre engagement mais bien le début d’une nouvelle aventure. Tous vos projets en valent la peine ».

 

Si tous les membres du jury ont souligné la qualité, la perspicacité et l’efficience des projets qui leur ont été présentés, ils ont tout de même eu la lourde tache de nommer le lauréat.

 

Pour la première édition du Challenge Humanitech, les jurés ont choisi de plébisciter le purificateur d’eau saumâtre à distillation solaire défendu par l’équipe de l’IUT Grenoble. Ce projet a pour but de favoriser l’accès à l’eau potable dans les pays en voie de développement. Gilles Pennequin (Responsable Développement durable de la Mission Union pour la Méditerranée), a tenu a souligné l’intérêt de ce projet en déclarant : « ce projet répond à une réelle demande à court terme ».

 

Deux autres projets particulièrement innovants ont retenu l’attention du jury : Humanidrone et Génération Humanitaire. Les étudiants de ces deux groupes seront accompagnés par la Fondation Casques Rouges dans le développement de leur concept.

 

Les vainqueurs, au-delà d’avoir eu l’opportunité de présenter leur projet devant la ministre de la Recherche et de l’Enseignement supérieure, ont reçu un chèque de 5 000€ et pourront bénéficier d’un stand au prochain Forum Mondial de l’Action Humanitaire International, qui se déroulera à Paris du 12 au 15 septembre. En outre un reportage dédié à leur projet sera diffusé dans les salles UGC et sur France Télévision.

 

Nicole Guedj s’est félicitée de la réussite de cet événement et a d’ores et déjà annoncé que le Challenge Humanitech sera réitéré l’année prochaine avec toujours plus d’étudiants et de projets innovants au service de l’action humanitaire.

Mediapart : pour la création d'une Agence Nationale des Français de la Rue

15 mai 2009

Pour Nicole Guedj, qui fut secrétaire d'Etat aux droits des victimes dans le gouvernement Raffarin, il est nécessaire de créer une structure nationale pour favoriser la réinsertion des sans-abri.
 

Après la période de grand froid, les sans-abri sombrent habituellement dans l'oubli. Mais ils sont aujourd'hui suffisamment nombreux pour susciter et maintenir une mobilisation des responsables politiques et de l'opinion.

Parce que les solutions d'urgence ou de fortune, telles une ration calorique ou la mise à disposition d'un lit, ne suffisent pas à répondre aux besoins de ceux de nos concitoyens dont les droits premiers comme ceux à la dignité et au respect sont menacés, je plaide, depuis 2003, pour la mise en place d'une politique publique globale et pérenne en faveur des SDF.

On ne peut bien sûr que se féliciter de la création du SAMU social, de la mise en place de nouveaux centres d'hébergement, du vote de la loi sur le droit au logement opposable, de la nomination d'un Haut Commissaire aux Solidarités actives pour la pauvreté... La voie est tracée mais l'exclusion résiste.

Ce qu'il manque et ce que je préconise, c'est davantage d'organisation, de coordination et de partage d'informations, pour guider ces accidentés de la vie tout au long d'un parcours de réinsertion.

Même s'ils demeurent insuffisants, nous disposons des moyens humains et matériels pour leur venir en aide. Il s'agit désormais de les mutualiser et d'optimiser leur efficacité.

Pour atteindre cet objectif, je propose la création d'une Agence Nationale des Français de la Rue qui servira les personnes sans-abri, sans travail, souvent sans papier et quelque fois sans famille.

Véritable porte d'entrée, cette agence assurerait aux sans-abri un accès, en tous lieux, à leurs droits d'identité et de prestations sociales (RMI, allocations familiales, droit au logement opposable etc.). Elle pourrait également organiser, dans la durée, leur suivi sanitaire, leur soutien psychologique et psychiatrique ainsi que les traitements de désintoxication indispensables pour certains d'entre eux. Elle pourrait enfin permettre l'exercice de leur droit à la formation et à l'insertion. Surtout lorsque l'on sait qu'un SDF sur quatre a moins de 25 ans. Parmi eux, il y a aussi des femmes et des enfants qui doivent naturellement bénéficier de leurs droits parentaux et éducatifs, des personnes âgées en situation de percevoir une retraite, des adolescents en obligation de scolarité ou encore des travailleurs pauvres, qui aspirent uniquement à un logement décent.

En outre, la question des SDF n'étant pas un « mal français », je suggère la création d'une Agence Européenne des Sans-Abri qui permettrait de faire émerger une réflexion commune, d'échanger les bonnes pratiques et de mettre en place des politiques de coopération entre les pays membres.

Il est évident que ce projet ne pourra aboutir qu'en impliquant largement les associations et les acteurs sociaux, auxquelles j'ai souhaité donner la parole à l'occasion d'Etats Généraux des S.D.F, qui se sont déroulés en janvier dernier, à Sciences Po. Et tous ont approuvé l'idée d'une réorganisation du système comme celle d'une meilleure utilisation des ressources. La forme reste à préciser, le nom pourra changer mais une vraie convergence de vue conduit à soutenir une telle solution.

Dans le prolongement de ces Etats Généraux, les Enfants du Canal et le Collectif des Morts de la Rue se sont rapprochés et m'ont invitée à visiter le centre d'hébergement de l'avenue de l' Observatoire. Je tiens à saluer leur remarquable travail. Ils seront informés et associés des prochaines étapes de développement de l'Agence Nationale des Français de la Rue.

Plus d'informations : www.agencenationaledesfrancaisdelarue.com

Nicole Guedj, invitée du Buzz Media Orange-Le Figaro

14 mai 2009

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La parole au Collectif e-@lerte enlèvement

12 mai 2009

« Grâce à la mise en place de l’e-@lerte enlèvement et l’implication généreuse de nos partenaires, nous pourrons diffuser en instantané, à plus de 15 millions d’Internautes, le signalement d’un enfant disparu et mettre ainsi toutes les chances de son côté. Je suis particulièrement fière et heureuse d’avoir réuni les plus grands acteurs du Web, autour de cette initiative citoyenne et inédite et j’invite l’ensemble de la communauté numérique à nous rejoindre, dans un seul but : sauver des vies».

Nicole GUEDJ, ancien ministre, Président de la Fondation Casques Rouges

« Nous sommes heureux de prendre part à cette nouvelle avancée du plan alerte enlèvement et de contribuer ainsi à son extension au web et au mobile. En tant qu’opérateur global de télécommunications, cet engagement relève non seulement de notre métier, mais aussi et avant tout de notre responsabilité d’entreprise. Nous espérons ainsi toucher une population encore plus nombreuse en cas d’alerte, et multiplier encore les chances de succès de ce dispositif, qui a déjà prouvé son efficacité. Orange relayera également les alertes sur la TV d’Orange notamment au travers des chaînes et services de contenus que nous éditons ».

Didier LOMBARD, Président Directeur Général de France Télécom Orange

« Free est heureux de participer au dispositif e-@lerte enlèvement et de contribuer à en améliorer encore l'efficacité ».

Maxime LOMBARDINI, Directeur Général de Free

« SFR est heureuse de s’associer au dispositif d’alerte enlèvement. Mettre les nouvelles technologies au service de la société s’inscrit pleinement dans les valeurs et les responsabilités de SFR. Avec son nouveau périmètre d’opérateur global, mobile, fixe, Internet et TV, SFR sert aujourd’hui un Français sur deux. Il nous est donc paru conforme à notre engagement citoyen de permettre un relai rapide des alertes enlèvements sur les différentes homepages du site sfr.fr destinées aux clients mobiles et ADSL, afin de donner encore plus de poids et de réactivité au dispositif existant ».

Richard LALANDE, Directeur Général adjoint de SFR

« Nous sommes heureux de pouvoir mettre nos outils au service du dispositif Alerte Enlèvement. Internet favorise naturellement l’échange d’informations et le développement de comportements solidaires. A nous de rendre cet échange le plus fluide et le plus efficace possible ».

Mats CARDUNER, Directeur Europe du Sud de Google

« Internet est aujourd’hui devenu incontournable pour communiquer, se divertir et s’informer. Sa réactivité et sa puissance en font un media de choix pour diffuser rapidement au plus grand nombre les informations qui permettront de maximiser les chances de retrouver un enfant enlevé. En France comme dans de nombreux autres pays, Yahoo! a déjà relayé sur ces pages les alertes lors d’enlèvements. Nous sommes fiers aujourd’hui de signer cette charte aux côtés d’autres acteurs d’Internet et de confirmer ainsi notre engagement à servir de telles causes ».

Brigitte CANTALOUBE, Directrice Générale de Yahoo! France

« Lorsqu’une vie est en jeu, c’est la rapidité de l’information qui prime. Avec une audience active de plus de 25 millions d’utilisateurs uniques sur Windows Live Messenger et MSN réunis, nous sommes en mesure d’établir un contact immédiat avec le public et de compléter de manière efficace le dispositif actuel. Présente à la fois sur notre média social MSN et sur notre messagerie instantanée Windows Live Messenger, l’alerte e-enlèvement bénéficie donc d’un potentiel de mobilisation démultiplié ».

Olivier MARCHETEAU, Directeur Général Grand Public et Internet de Microsoft France

«Nous sommes très heureux d'associer Dailymotion à cette initiative. Les sites de partage de vidéos sont aujourd'hui un vecteur essentiel d'information, en touchant plusieurs centaines de milliers de français chaque jour, nous contribuerons à élargir de façon importante la portée du dispositif alerte-enlèvement ».

Martin ROGARD, Directeur de Dailymotion France

« Nous tenons à mobiliser Hautetfort sur cette initiative d’alerte e-enlèvement. Ses 50 000 blogs actifs sont autant de cibles et de relais pour une diffusion immédiate et auprès du plus grand nombre. Internet permet, par nature, cette diffusion rapide ; les blogueurs Hautetfort, dont un grand nombre ont une audience significative, seront les relais précieux d’une mobilisation qui doit aujourd’hui passer par tous les médias ».

Philippe PINAULT, Président de BlogSpirit

« Nous nous félicitons de ce partenariat entre des acteurs de l’internet notamment communautaires et une association qui a démontré son dynamisme et sa pugnacité. Compte tenu de l’engouement des Français pour les sites communautaires, il était indispensable d’associer l’industrie de l’Internet au dispositif d’alerteenlèvement et après de nombreuses tentatives, il est rassurant que cela ait pu être

mis en place ».

Guiseppe de MARTINO, Directeur juridique et réglementaire Monde de Dailymotion et Président de l'ASIC (Association des Services Internet Communautaires)

« Le web est aujourd'hui un canal d'information essentiel et de nouveaux services comme Twitter ont sauvé des vies dans des cas de catastrophe naturelle. Au Silicon Sentier, en tant qu'association fédérant des start-up, des PME et plus généralement des acteurs des nouvelles technologies, nous souhaitons montrer que des acteurs innovants et émergents peuvent contribuer à des actions aussi utiles, nécessaires que l'alerte enlèvement. C'est donc doublement jouer notre rôle et tenir notre rang : en tant que nouveaux médias mais aussi en tant qu'acteurs engagés de notre société ».

Stéphane DISTINGUIN, Président de Silicon Sentier

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L'Alerte Enlèvement arrive sur Internet !

12 mai 2009

 

 

 

 

Nicole Guedj, ancien ministre, Président de la Fondation Casques Rouges, réunit les principaux acteurs du Web pour étendre le dispositif Alerte Enlèvement au média Internet.

 

En 2004, après l’enlèvement d’un enfant, Nicole Guedj, Secrétaire d’Etat aux droits des victimes, décide de transposer le dispositif américain, Amber Alert, en France. Depuis sa mise en place, en 2006, le modèle français de l’Alerte Enlèvement a été déclenché à huit reprises et a déjà permis de sauver neuf enfants.

 

Parce que les trois premières heures qui suivent l’enlèvement d’un enfant sont décisives, Nicole Guedj propose la création de l’ « e-@lertenlevement » sur Internet. « Depuis sa mise en place, l’efficacité de l’Alerte Enlèvement est incontestable. Je souhaite désormais aller plus loin en étendant l’utilisation de cet outil à la sphère Internet et mettre ainsi toutes les chances du côté des victimes » déclare Nicole Guedj.

 

Orange, Free, SFR, Google, Yahoo!, Microsoft, Dailymotion, blogSpirit, l’ASIC (Association des Services Internet Communautaires) et Silicon Sentier ont répondu favorablement à cet appel et accepté de s’associer, au sein du Collectif e-@lertenlevement, pour relayer systématiquement le signelement de l’enfant disparu.

Grâce à la mise en ligne de bannières, bandeaux ou autres vidéos, sur les sites Internet et les portails Web et Wap de chacun des partenaires, l’e-@lertenlevement pourra avertir, en instantané, plus de 15 millions d’Internautes.

 

Selon Nicole Guedj : « Je suis particulièrement fière et heureuse d’avoir réuni les plus grands acteurs du Web autour de cette initiative citoyenne et inédite et j’invite l’ensemble de la communauté numérique à nous rejoindre, dans un seul but : sauver des vies ».

 

Pour plus d'informations : www.e-alertenlevement.fr

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Télécharger le dossier de presse e-@lerte enlèvement
Dossier de presse e-@lerte enlèvement.pd[...]
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Pour une "justice de la première heure"

22 avril 2009

De longue date très soucieux du droit des victimes, le Président de la République réclame pour elles, un avocat dans l'heure qui suit l'agression.

 

Il ne s'agit pas bien entendu d'opposer les délinquants et les victimes, les droits des uns et ceux des autres mais bien au contraire, dans un souci de justice et d'équité de garantir à tous une défense de la première heure.

 

Longtemps avocat, tout autant des délinquants que de leurs victimes, j'ai pu mesurer leur impérieux besoin d'être accompagnés et pris en charge sur le plan juridique.

 

La proposition de Nicolas Sarkozy s'inscrit dans la démarche que nous avons défendue au Secrétariat d'Etat aux droits des victimes que j'ai eu l'honneur d'animer.

 

C'est donc avec conviction et détermination que je soutiens le projet du Président, un encouragement véritable en faveur des victimes.

Challenge Humanitech : 20 équipes inscrites, 120 candidats... Résultats le 28 mai 2009 !

07 avril 2009

Les inscriptions au Challenge Humanitech sont closes !

 

Plus de 120 étudiants se sont inscrits et les écoles suivantes seront représentées dans la cadre de ce premier concours étudiant de l'invention humanitaire :

 

o    Ecole Nationale Supérieure d'Ingénieurs de Brest
o    Institut Supérieur d'Electronique et de Numérique de Toulon
o    European Business School de Paris
o    Sciences Po Paris
o    Telecom Sud Paris
o    Ecole Centrale Paris
o    Ecole Nationale de l'Aviation Civile
o    Ecole des Mines d'Albi Carmaux
o    Ecole des Mines Nancy
o    Ecole Supérieure d’Electronique, d’Informatique et d’Automatique d'Annecy
o    Ecole Centrale Lille
o    Ecole Nationale Supérieure de Mécanique et des Microtechniques de Besançon
o    Ecole Nationale Supérieur de Bourges
o    Université Paris Dauphine
o    Ecole Nationale Supérieure de Création Industrielle
o    Ecole Polytechnique Universitaire de Tours
o    Conservatoire National des Arts et Métiers
o    Institut Supérieur de l'Aéronautique et de l'Espace
o    Institut Universitaire de Formation des Maitres
o    Institut de Statistiques de l'Université de Paris
o    Institut Universitaire de Grenoble
o    Ecole Nationale Supérieur de Géologie
o    Faculté de médecine de Strasbourg
o    Institut National des Sciences Appliquées de Strasbourg
o    Université Paris V Descartes

 

Les candidats se retrouveront le 24 avril prochain, à la Cantine, pour un "Working Day", à l'occasion duquel ils pourront bénéficier des conseils de professionnels de l'innovation et de l'action humanitaire.

 

Résultat du Challenge Humanitech le 28 mai 2009...

 

A suivre.

4 questions à Nicole Guedj sur le Challenge Humanitech

Mars 2009

Campus Mag_Challenge Humanitech_3 avril [...]
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Halte aux préjugés ! Par Fadela Amara et Nicole Guedj

Mars 2009

Les préjugés semblent être la chose que les humains ont le plus de facilité à partager. En se penchant sur les conflits qui ensanglantent notre planète et les tensions sociales qui traversent notre pays, le constat est saisissant. Au-delà de la complexité des analyses d’experts, il faut bien se rendre à l’évidence : le fond du problème est bien la persistance des préjugés, qui sont sans doute le poison qui menace le plus l’équilibre social et les fondements de notre République. Les préjugés enfantent discriminations et racisme et nuisent au vivre-ensemble. C’est en cela que la lutte contre les préjugés est une priorité et un devoir qui s’impose à tous.

 

Les préjugés dans notre société, sont comme un virus endormi dans le corps humain. Au moindre signe de faiblesse, ils sont réactivés. Aujourd’hui, la crise économique et la recrudescence des conflits au Proche-Orient réveillent des stéréotypes que l’on croyait pourtant dépassés ou anachroniques.

 

C’est grotesque, mais il en est encore qui pensent que le juif est cupide et agent d’un vaste complot international, que l’arabe est sanguinaire et fanatique, ou encore que l’auvergnat est radin et le gitan voleur de poules ! C’est insupportable, mais à l’heure du tout scientifique, il en est encore qui ont la paresse intellectuelle et la mauvaise foi de prendre pour dû une opinion de deuxième main, fondée sur des arguments faux et irrationnels.

 

Solidement ancrés dans les consciences collectives, les préjugés sont tenaces. Ils provoquent des mécanismes d’exclusion ou de rejet à tous les niveaux. Si l’on n’enraye pas cette spirale, ils peuvent engendrer le pire: l’exploitation, l’esclavage, la ségrégation et le génocide. Et même si les idéologies racistes ne se dévoilent pas partout au grand jour, la force du préjugé a rendu le racisme quasiment banal.

 

Alors, oui, les préjugés sont ridicules, mais pire ils sont surtout dangereux ! C’est pour cela qu’il relève de notre responsabilité collective de les désintégrer, même si, comme le disait Einstein, «Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé» ! C’est pour cette raison que la lutte contre les préjugés et le racisme est une priorité et une condition essentielle au projet républicain.

 

Ce projet républicain, c’est lui qui nous anime et qui scelle notre engagement commun, au-delà de notre amitié et de nos racines communes laissées en Algérie, moi, Nicole Guedj, née à Constantine, et moi, Fadela Amara, née à Clermont Ferrand, nous citoyennes françaises. C’est pour donner vie au vivre ensemble, que nous avons voulu mobiliser l’ensemble du gouvernement à travers notre action ministérielle, moi Nicole Guedj en participant à la création du comité interministériel de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, moi Fadela Amara, en mobilisant tous les acteurs en faveurs des quartiers de la politique de la ville. C’est pour faire vivre les valeurs universelles que nous avons marché ensemble pour Ni Putes, Ni Soumises en 2003.

 

C’est également l’engagement qui a rythmé les Assises nationales de la lutte contre les préjugés qui se tiendront le 15 mars, nées de la volonté d’associations, telles que l’Union des Etudiants Juifs de France, SOS Racisme et les signataires du manifeste des 15, de protéger à tout prix le vivre ensemble en France pendant le conflit de Gaza. Au-delà des discours moralisateurs et incantatoires contre le racisme et les discriminations qui ont souvent montré leur inefficacité, voire leur contre-productivité, la vraie question que nous devons nous poser aujourd’hui est comment agir pour renforcer le projet républicain et faire vivre pleinement les valeurs universelles qui le fondent ?

 

Car lutter contre les préjugés équivaut à réaffirmer le principe d’égalité entre les hommes, car lutter contre les discriminations qui en découlent équivaut à exercer notre devoir de fraternité. 

 

Nous devons être conscients que ces valeurs universelles, la liberté, l’égalité et la fraternité qui ornent les frontons de nos institutions, rayonnent par delà les frontières, comme la fierté de la France. La force du modèle français républicain c’est de répondre au défi de la diversité et de l’altérité, en refusant les élans communautaristes qui ne peuvent aboutir qu’à renforcer les préjugés et les tensions. C’est la force de ne pas céder aux tentations du relativisme culturel, qui sous des airs de fausse générosité sur le droit à la différence, peuvent mener à la différence des droits.

 

Nos expériences de terrain, en tant que ministres, élues locales, militantes associatives, nous ont montré qu’il était intolérable de justifier certaines pratiques archaïques qui bafouent les droits humains les plus fondamentaux, notamment les droits des femmes, au nom du respect de la tradition de l’autre.

 

La lutte contre les préjugés ne signifie donc pas que nous ne devons avoir d’avis sur rien et tout accepter. La lutte contre les préjugés, c’est agir pour vivre ensemble sur la base des valeurs universelles que nous avons tous en commun, à commencer par l’égale dignité de chacun. C’est travailler à la construction d’une République métissée qui fasse vivre pleinement les valeurs d’égalité, de laïcité et de justice sociale.

 

C’est la lutte contre les inégalités sociales et territoriales, qui sont l’objectif de la Dynamique Espoir Banlieues, c’est la lutte contre toutes formes de discriminations, pour que tous les Français, quels que soit leur origine et le lieu où ils vivent, puissent accéder à l’excellence et à l’ascenseur social républicain. Oui, les quartiers populaires sont aussi le vivier des compétences et des élites de demain ! Ils serviront même de modèle à l’ensemble de la société car ils sont le lieu où s’invente mieux que partout ailleurs le vivre-ensemble.

 

C’est seulement en nous engageant tous ensemble, chacun dans notre réalité quotidienne que nous pourrons changer les mentalités, en agissant pour le projet républicain à l’école, avec les associations, dans le monde de l’entreprise, dans les institutions, en politique, mais aussi au quotidien dans notre famille et sur notre lieu de travail.

 

La société française est prête pour ce changement en profondeur. Jamais les conditions n’ont été réunies comme aujourd’hui pour promouvoir la diversité sociale et le métissage à toutes les échelles de la société, pour rompre avec la fatalité de la méfiance et des préjugés qui conduisent le monde à se déchirer. L’écrivain Chamfort a dit «Quiconque détruit un préjugé est un bienfaiteur du genre humain». Apportons chacun notre pierre à l’édifice pour faire vivre ce rêve d’humanité et de justice sociale que nous portons tous en nous.

 

Alerte enlèvement : "Pour un dispositif européen"

27 mars 2009

Nicole Guedj, ex-secrétaire d’Etat française aux droits des victimes, est partisane d'un système élargi à l'Europe car "il est aisé pour un malfaiteur de passer les frontières". 

 

«En 2004, secrétaire d’Etat aux droits des victimes, j’ai été confrontée à l’enlèvement du petit Jonathan, retrouvé mort quelques jours après sa disparition. J’avais assuré à ses parents que tout serait mis en œuvre pour le retrouver», explique Nicole Guedj.
 
L’ancienne représentante du gouvernement français s’est donc tournée vers la méthode en place aux Etats-Unis et au Canada, Amber alert. Mais la partie n’était pas gagnée d’avance. Les experts commis à la transposition du système en France étaient réfractaires. Pourtant depuis son lancement Alerte enlèvement a enregistré un taux de réussite absolu.
 
La Suisse pourrait être européenne
Mais, Nicole Guedj est aujourd’hui partisane d’un dispositif élargi à l’Union européenne. «Car il est en effet aisé pour un agresseur de passer les frontières. D’où la nécessité de mettre en place une coopération transfrontalière pour que l’alerte se déclenche dans plusieurs pays», insiste-t-elle.
 
Elle a d’ailleurs déjà obtenu , il y a deux ans, un accord de principe du Commissaire européen Franco Frattini.
 
A cet égard, la Suisse pourrait entrer dans ce processus via Schengen, au même titre qu’elle est liée à Interpol.

J'ai du me battre pour imposer l'alerte enlèvement en France

26 mars 2009

Nicole Guedj, ancienne ministre française et initiatrice de l’Alerte Enlèvement, demande une extension du dispositif à l’Europe et la conclusion d’accords de coopérations transfrontalières.

En 2004, un petit garçon a été enlevé dans l’ouest de la France. Il s’appelle Jonathan. J’étais nommée secrétaire d’Etat aux droits des victimes depuis à peine dix jours. Ses parents me pressent de venir sur le lieu de sa disparition pour m’assurer que tout est réellement mis en œuvre pour le retrouver. Sur place, je confirme, sans hésitation, la mobilisation des services de police et de gendarmerie. Un mois plus tard, le corps de l’enfant est retrouvé dans le périmètre même où se sont déroulées les recherches. Je suis alors forcée de constater que les moyens déployés n’ont pas suffi, que nos méthodes ont failli.

 

J’éprouve alors le sentiment confus de porter la responsabilité d’agir. Je me rends au Canada où je découvre «Amber Alert», un dispositif permettant d’informer rapidement, car chaque minute compte, et massivement, l’ensemble de la population de la disparition d’un mineur. Cette méthode a été initiée, aux Etats-Unis, en 1996. Elle a déjà permis de retrouver 443 enfants.

 

Je décide alors de travailler à la transposition du procédé en France et me heurte, contre toute attente, à beaucoup de scepticisme, de frilosité et d’irresponsabilité. Le groupe d’experts réuni à ma demande me remet même un rapport négatif… Il m’aura fallu passer outre et combattre, sans relâche, l’avis de technocrates réfractaires à toutes démarches innovantes et faire face à de nombreuses contraintes administratives, pour concevoir le modèle français de l’«Alerte Enlèvement», qui ne sera d’ailleurs officiellement mis en place qu’en février 2006…

 

Dans l’Hexagone, la décision de déclencher l’alerte appartient au procureur de la République. Dès lors, chaînes de télévision, stations de radio, agences de presse, panneaux d’information sur les autoroutes, dans les gares et les stations de métro… diffusent trois heures durant le signalement de la victime, afin d’inciter la communauté nationale à prendre part aux recherches.

 

Depuis sa mise en place, l’«Alerte Enlèvement» a été déclenchée sept fois et a permis de sauver la vie d’Emeline, Melissa, Christophe, Lucie, Bilel, Alexandre, Enis, Kinsley et Diango, en moins de vingt-quatre heures.

 

Le huitième déclenchement n’a pas encore, à ce jour, permis de retrouver la petite Elise, enlevée le 20 mars, vers midi, à Arles. Il en est pour s’interroger sur le bien-fondé du déclenchement de la procédure. Faut-il rappeler que face à ce type d’affaire, il ne s’agit pas d’appliquer une science exacte mais d’agir en conscience et de déterminer si les faits de l’espèce répondent strictement aux critères requis: la victime doit être mineure; il doit s’agir d’un enlèvement avéré, et non d’une simple disparition, même inquiétante; le procureur de la République doit être en possession d’éléments d’informations dont la diffusion peut permettre de localiser l’enfant ou le suspect; la vie ou l’intégrité physique de la victime doit être en danger. En l’occurrence, les violences commises sur son père pouvaient légitimement laisser penser qu’Elise, âgée de 3 ans et demi, était sérieusement menacée. De plus, la description physique de ses ravisseurs et le numéro de la plaque d’immatriculation de la voiture utilisée ont naturellement incité le procureur de Tarascon à déclencher l’alerte.

 

Aujourd’hui, on n’a toujours pas retrouvé Elise et sans que des preuves formelles ne soient apportées, on suspecte un enlèvement de l’enfant, par sa mère, hors de nos frontières.

 

Il convient donc de rappeler que l’enlèvement familial n’a pas été exclu dans la conception du dispositif car on ne peut affirmer qu’il ne soit jamais sujet à danger pour l’enfant. Mais cette affaire nous renvoie surtout à l’impérieuse nécessité d’étendre l’«Alerte Enlèvement» à l’échelle de l’Europe et de conclure des accords de coopérations transfrontalières pour optimiser les recherches.

 

Le 4 mars dernier, Lucie, jeune Fribourgeoise de 17 ans, a été enlevée puis assassinée par un meurtrier connu des forces de police. Tout comme pour la petite Elise, nous ne pouvons pas assurer que le déclenchement du plan «Alerte Enlèvement» aurait permis de la sauver. Pourtant, nous devons toujours mettre toutes les chances du côté des victimes et dans certains cas bien définis, faire appel à la population pour participer aux recherches. C’est ce qui est revendiqué par la famille de Lucie et les milliers d’anonymes qui se sont mobilisés ces derniers temps en faveur de l’installation du dispositif en Suisse.

 

A leurs côtés, je viens ici témoigner de mon expérience et leur apporter mon soutien. L’«Alerte Enlèvement» n’est rien d’autre qu’une démarche collective et citoyenne, nous appelant à être tous en alerte et à rester vigilants pour contribuer à sauver des vies.

Le combat pour l'alerte enlèvement

26 mars 2009

Le Temps  a ouvert ses colonnes à Nicole Guedj, ex-Secrétaire d'Etat aux droits des victimes qui a travaillé à la transposition en France d'un procédé alerte enlèvement en vigueur au Canada. La ministre s'est heurtée à beaucoup de scepticisme. Il aura fallu, écrit Nicole Guedj, passer outre et combattre sans relâche l'avis de technocrates réfractaires à toutes démarches innovantes et faire face à de nombreuses contraintes administrative pour concevoir le modèle français de cette alerte enlèvement, qui a été mise en place officiellement en 2006. L'ancienne Secrétaire d'Etat, qui tient à témoigner et à apporter son soutien à la famille de Lucie, conclut que "l'alerte enlèvement" est une démarche collective et citoyenne qui nous appelle à rester vigilants pour contribuer à sauver des vies.

Comment améliorer encore le dispositif Alerte Enlèvement ?

25 mars 2009

Téléchargez la question du jour du journal la Croix sur l'Alerte Enlèvement
À l’initiative du dispositif « Alerte Enlèvement », instauré en France en 2006 et récemment déclenché pour tenter de retrouver Élise, 3 ans et demi, Nicole Guedj en dresse le bilan et propo
La Croix_Question du jour alerte enlèvem[...]
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Coup d'accélérateur pour l'alerte enlèvement

25 mars 2009

 

Après la Chambre des cantons, c’est la Conférence latine des chefs des départements de justice et police qui donne un coup d’accélérateur au projet. Eveline Widmer-Schlumpf a salué la décision.

Après la Chambre des cantons, c’est au tour de la Conférence latine des chefs des départements de justice et police (CLDJP) de donner un coup d’accélérateur au projet. La CLDJP a fait savoir mardi qu’elle voulait que la Confédération prenne des mesures pour mettre rapidement en place un système d’alerte enlèvement. La Conférence nationale des directeurs cantonaux de justice et police (CCDJP) va-t-elle suivre sa petite sœur? Réponse le 2 avril.


La nouvelle a évidemment de quoi réjouir Didier Burkhalter (PLR/NE). Le sénateur a bataillé ferme au parlement pour que la Suisse adopte un système équivalent à l’alerte enlèvement version française. Après la réponse «décevante» du Conseil fédéral à son interpellation, il a rapidement déposé une motion, qui demande l’adoption d’un système d’ici à la fin de l’année. C’est cette motion que le Conseil des Etats a acceptée, par 38 voix contre une, quelques jours après le meurtre de la jeune Lucie.


«Cette décision politique était très importante. Les cantons latins viennent maintenant consolider l’édifice. Je pense que la CCDJP ira dans le même sens la semaine prochaine. Les médias alémaniques s’intéressent en tout cas toujours plus au sujet», commente-t-il. Didier Burkhalter confie par ailleurs avoir reçu lundi un appel téléphonique de Nicole Guedj, ancienne secrétaire d’Etat française aux droits des victimes, qui est à l’origine de l’alerte enlèvement en France. «Elle m’a proposé son aide pour la mise en place du projet en Suisse. Elle aussi avait rencontré des problèmes en France avant de pouvoir imposer le système.»


Autre réaction, celle d’Eveline Widmer-Schlumpf en marge d’une conférence à Genève. «Je suis ravie de constater que les cantons veulent confier la conduite du projet à la Confédération», a fait savoir la ministre de Justice et police devant un parterre de médias étrangers. Une réaction qui diffère de son attitude au parlement. La ministre se retranchait jusqu’à maintenant derrière le fédéralisme et le fait que la poursuite pénale incombait aux cantons en cas d’enlèvements pour justifier que Berne ne donne pas d’impulsion au projet. Commentaire de Didier Burkhalter: «Eveline Widmer-Schlumpf était restée dans les starting-blocks juridiques. Maintenant que les cantons disent eux-mêmes que le fédéralisme ne doit pas constituer un obstacle, elle commence à se libérer de la colle qu’elle avait sous les chaussures…»


Eveline Widmer-Schlumpf veut toutefois aller plus loin que ce que fait la France. Etendre le système aux adultes et ne pas se cantonner aux «kidnappings avérés». Didier Burkhalter n’est pas de cet avis. «Le temps presse. Commençons déjà par nous doter d’une alerte enlèvement comme en France, qui fonctionne très bien. Après, on verra.»

3 questions à Nicole Guedj sur le plan Alerte Enlèvement

25 mars 2009

 

Nicole Guedj, ancien Secrétaire d’Etat aux droits des victimes, et Conseiller d’arrondissement du XVIIIe, a initié en 2004, la mise en place de l’Alerte Enlèvement en France. Elle revient ici sur les démarches entreprises pour convaincre de la nécessité d’un tel procédé et plaide en faveur de son élargissement à l’échelle européenne.

 

Pourriez-vous revenir sur la mise en place du plan l’Alerte Enlèvement en France ?

Nicole Guedj. « En 2004, secrétaire d’Etat aux droits des victimes, j’ai été confrontée à l’enlèvement du petit Jonathan, retrouvé mort quelques jours après sa disparition. Alors que j’avais assuré à ses parents que tout était mis en œuvre pour le retrouver, j’ai du constater que les moyens déployés n’avaient pas suffit, que nos méthodes avaient failli. Me renseignant sur les pratiques nord-américaines, j’ai découvert « Amber Alert », utilisée depuis 1996 aux Etats-Unis et 2003 au Canada. J’ai travaillé à la transposition du système en France, et je me suis heurtée, contre toute attente, à beaucoup de scepticisme et de frilosité. Le groupe d’experts réuni à ma demande m’a même remis un rapport négatif… Je suis passée outre et j’ai eu à cœur de concevoir le modèle français de l’"Alerte Enlèvement", qui ne sera d’ailleurs officiellement mis en place qu’en février 2006 ».

Que pensez-vous du déclenchement du plan Alerte Enlèvement dans le cadre de l’affaire d’Elise ?

NG. « Depuis sa mise en place, l’Alerte Enlèvement a été déclenché à sept reprises et a fonctionné, avec succès, dans 100% des cas. Ca ne veut pas dire que la méthode est sans risque. Ce n’est pas une science exacte. Néanmoins, à l’aune de trois ans d’expérience, on voit qu’elle offre plus de chances que de risques aux enfants enlevés. Quant aux critiques sur le déclenchement de l’alerte pour Elise, j’estime qu’elles ne sont pas fondées. Ne serait-ce que parce que les violences commises sur son père pouvaient légitimement laisser penser que sa vie était sérieusement menacée ».

Quid de l’élargissement du dispositif à l’échelle européenne ?


NG. « C’est un combat qui, comme à Rachida Dati, me tient particulièrement à cœur. Il y a deux ans, j’avais obtenu un accord de principe du commissaire européen, Franco Frattini. La volonté politique existe et l’opinion publique y est favorable. Il faut poursuivre ce chantier qui permettra, sans aucun doute, d’optimiser les recherches en mettant en réseau les systèmes des 27 pays membres.

En outre, j’ai manifesté mon soutien à nos voisins helvétiques qui travaillent actuellement à l’instauration de l’Alerte Enlèvement dans leur pays ».

 

www.groupe-ump.paris.fr

Indemnisation des victimes des essais nucléaires

24 mars 2009

Je salue le projet de loi d’Hervé Morin destiné à indemniser les victimes militaires, civiles ainsi que les populations locales exposées aux radiations nucléaires entre 1960 et 1996 dans le Sahara algérien et en Polynésie.


Cette initiative s’inscrit dans la droite ligne de la politique publique proactive menée en faveur des victimes. C’est précisément pour ancrer cette démarche politique qu’avait été créé, en 2004, un Secrétariat d’Etat aux droits des victimes que j’ai eu l’honneur de conduire. J’ai notamment obtenu de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, un accord de défiscalisation des indemnités versées aux victimes de l’amiante.


Je souhaite bien entendu que cette mesure s’applique à toutes les indemnités du même type et notamment à celles annoncées par le projet de loi du ministre de la Défense.

Alerte enlèvement pour retrouver une fillette enlevée à Arles

20 mars 2009

AP | 20.03.2009 | 14:58

Une fillette de trois ans et demi a été enlevée vendredi vers midi en Arles (Bouches-du-Rhône) par deux hommes et une femme qui ont agressé le père avec qui elle se promenait, a-t-on appris auprès du ministère de la Justice qui a diffusé une "alerte enlèvement".

On précisait que les ravisseurs avaient pris la fuite à bord d'une Renault Modus immatriculée 399 ABD 76 qui est de couleur beige ou marron.

La petite fille, qui s'appelle Elise, mesure 97 cm. De corpulence normale, elle a des cheveux châtain clair mi-longs et des yeux marrons. Lors de l'enlèvement, elle portait un pantalon de toile noire, des chaussures montantes, un gilet de laine gris et noir et une parka à capuche.

Le ministère précise que si des témoins localisent l'enfant ou les suspects, il leur est demandé de ne pas intervenir eux-même mais d'appeler la police au 0805-200-200. AP

 

 

 

Ayant initié l'Alerte Enlèvement dans notre pays, en 2004, j'ai particulièrement à coeur de relayer le message.

 

La vie d'un enfant est en jeu.

 

C'est dans une démarche collective et citoyenne qu'il nous appartient d'être tous en alerte et de rester vigilants pour contribuer aux opérations de recherche.

 

Prenons garde à la fin de la trêve hivernale

13 mars 2009

Kidnapping de cinq humanitaires de MSF Belgique

12 mars 2009

Cinq acteurs humanitaires de Médecins Sans Frontière Belgique ont été kidnappés à Saraf Umra, à 200 kilomètres d’El Facher, la capitale du Darfour-Nord.

Un Français se trouve parmi les otages.

Cet enlèvement rappelle les risques permanents qu’encourent les humanitaires internationaux sur certaines zones de conflits et notamment sur le continent africain où les conditions de sécurité restent extrêmement difficiles.

Pour tenter d’améliorer cette situation, la Fondation Casques Rouges travaille actuellement à la création d’un  gilet de sauvetage permettant de communiquer, en permanence, avec les acteurs de terrain et de les géolocaliser grâce aux outils satellites.

En attendant, restons mobilisés pour que les otages enlevés mercredi soir au Darfour retrouvent très vite leur liberté.

C’est soutenir l’action humanitaire que de défendre et protéger ceux qui la font vivre…

L'Affaire Florence Cassez

9 mars 2009

Dîner du CRIF

6 mars 2009

Le traditionnel dîner du CRIF a accueilli, le 2 mars dernier, plusieurs centaines de convives, au premier rang desquels, le Président de la République, le Premier ministre et une majorité des membres du gouvernement.

 

Je me suis tout autant félicitée de l'excellent discours de Richard Prasquier, Président du CRIF, que de la remarquable intervention de François Fillon.

 

Ce dernier a su trouver les mots pour dire l'attachement de la France aux valeurs du judaïsme et sa volonté de combattre, sans aucune concession, toutes les formes de racisme et d'antisémitisme. Le premier ministre a, en outre, rappelé les propos qu'avait tenu à la même place, le Président de la République l'an dernier, au sujet de la Conférence de Durban II, sur le racisme, qui doit se tenir à Genève à la fin du mois d'avril prochain. La France aura une attitude intransigeante pouvant aller jusqu'à se retirer de la conférence si Israël devait être "stigmatisé".

 

Pour sa part, le Président du CRIF n'a pas hésité à condamner avec fermeté, la recrudescence des actes antisémites mais il a montré également la capacité des institutions juives de France de se préoccuper de toutes les victimes, dont les droits fondamentaux sont bafoués à travers le monde. Il a montré que le combat pour le défense des droits de l'homme doit être la priorité de l'ensemble de la communauté nationale.

 

 

Solidarité avec les Antilles

5 mars 2009

La sortie de crise en Guadeloupe constitue un véritable soulagement qui ne tient pas uniquement à la prise en compte des revendications matérielles de nos concitoyens ultramarins mais également à une manifestation d’attention, de soutien et de respect de la part des représentants politiques et de l'opinion.


C’est avec impatience que nous attendons dans les prochains jours le règlement du conflit en Martinique.

Mandat d'arrêt de la Cour Pénale Internationale contre Omar-El-Béchir

4 mars 2009

Je salue de la décision de la Cour Pénale Internationale, qui a émis un mandat d’arrêt contre le Président soudanais, Omar-el-Béchir, pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide.


Au début du conflit, nous n’étions que très peu nombreux à manifester pour dénoncer la situation au Darfour. Depuis, les associations et les responsables politiques du monde entier ont pris conscience de l’impérieuse nécessité de se mobiliser pour que cessent les massacres commis sur la population darfouri et je m’en félicite. Lors de la campagne présidentielle de 2007, le Président Sarkozy s’était ainsi engagé à faire de ce dossier une de ses priorités et m’avais notamment demandé de signer, en son nom, l’Appel du Collectif Urgence Darfour. Quelques mois plus tard, j’ai conduit une mission humanitaire dans les camps de réfugiés d’Abéché, à l’Est du Tchad, pour établir un état des lieux avec les ONG et les agences onusiennes intervenant dans la cette région.

Newsletter Mars 2009

3 mars 2009

Pour une meilleure reconnaissance des droits des homosexuels

3 mars 2009

Je me félicité du projet de loi porté par Nadine Morano, Secrétaire d’Etat à la Famille, visant à reconnaître légalement le beau-parent dans le cadre des familles recomposées. Cette proposition va dans le bon sens et constitue notamment un pas de plus pour la défense des droits des personnes homosexuelles. Actuellement, des dizaines de milliers de foyers sont concernés par l’homoparentalité (40 000 selon l’INED contre 200 000 pour les associations) sans pour autant pouvoir prétendre à un quelconque statut.


Le débat est lancé.

Retrouvez les États Généraux des S.D.F sur LCP mardi 24 février à 8h30

23 février 2009

Chers amis,

 

Je vous invite à visionner le programme consacré par la Chaîne Parlementaire aux Etats Généraux des S.D.F que j'ai organisé à Sciences Po le 26 février dernier.

 

Diffusions :

  • Sur la TNT mardi 24 février à 8h30
  • Sur l'ADSL vendredi 27 février à 14h30

 

Plus d'informations : www.lcpan.fr

 

Les Actes des Etats Généraux des S.D.F

10 février 2009

Depuis 2003, je plaide pour la création d’une Agence Nationale des Français de la Rue destinée à mutualiser et coordonner l’ensemble des services disponibles et à informer les personnes sans-abri de leur existence.
 
Le 26 janvier 2009, j'ai souhaité organiser des Etats Généraux des S.D.F à Sciences Po, pour faire entrer le débat autour de la lutte contre l’exclusion au cœur de la cité.

Plus de 450 personnes ont répondu à cet appel et c’est devant un public de parlementaires, de responsables associatifs, de travailleurs sociaux, d’étudiants, de lycéens, mais aussi de plusieurs SDF ayant souhaité témoigner de leur expérience, que je suis revenue sur les grandes lignes de son projet.

Aux côtés de Xavier Emmanuelli, Président fondateur du SAMU social, Alain Régnier, Préfet délégué général pour la coordination de l’hébergement et de l’accès au logement des personnes sans-abri ou mal logées, Marc-René Bayle, Directeur des transports et de la protection du public à la Préfecture de police de Paris, Paul Bouchet, ancien Président d’ATD Quart Monde, Patrick Henry, chargé de mission pour la lutte contre l’exclusion à la RATP, Patrick Doutreligne, Délégué général de la Fondation Abbé Pierre, Anne Joubert, ancienne SDF et auteur de l’ouvrage « De la zone à l’ENA », j'ai notamment insisté sur l’impérieuse nécessité de proposer enfin aux personnes sans-abri un véritable accompagnement sur le plan sanitaire et social mais aussi psychologique et psychiatrique, en vue d’une réinsertion durable et viable.

Les spécialistes de la lutte contre l’exclusion ont convergé vers l’idée d’une meilleure coordination des moyens et d’un renforcement des échanges d’informations entre les différents acteurs du secteur pour faciliter les démarches des SDF, mieux répondre à leurs besoins et améliorer leur orientation.   

Enfin, j'ai souhaité rappeler que la question des sans-abri n’était pas un « mal » français mais qu’elle concernait bien l’ensemble de nos voisins européens. C’est pourquoi, j'ai suggéré la création d’une Agence européenne des sans-abri pour faire émerger une réflexion commune, échanger les bonnes pratiques et développer des politiques de coopération entre les différents pays membres de l’Union Européenne.

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Participez au Challenge Humanitech

09 février 2009

La Fondation Casques Rouges, que j'ai l'honneur de présider, organise le premier concours étudiant de l'invention humanitaire.
 
Placé sous le haut patronage du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le « Challenge Humanitech » invite les étudiants des universités et des grandes écoles françaises à conceptualiser un outil technologique innovant, permettant de faciliter l’action humanitaire et de renforcer les capacités d’intervention des ONG sur le terrain.
 
Les étudiants désirant participer à cet événement doivent se constituer en équipe de 4 à 6 personnes et candidater, avant le 27 mars 2009, dans l'une des catégories suivantes :

  • Télécommunications & Réseaux
  • Développement durable ; Multimédia
  • Transport & Habitat
  • Agroalimentaire & Santé

 
Chaque équipe sera parrainée par un entrepreneur du secteur qui accompagnera les étudiants dans leur reflexion lors de deux demi-journées de travail.
 
La présentation des dossiers aura lieu le 28 mai 2009, de 14h à 18h, à La Cantine (Espace Silicon Sentier - Paris).
 
Plus d'informations : www.challenge-humanitech.com

Parrainage du Gala de l'association Mazone

05 février 2009

J'ai été particulièrement honorée de parrainer le Gala de l'association Mazone, qui s'est tenu le 4 février 2009, à Créteil.

 

Fondée en 2000 par Eric Bendriem, MAZONE s'attache  à récuperer la nourriture non-utilisée par les traiteurs lors de grandes réceptions et redistribue ce surplus aux familles les plus démunies.

 

Grâce au travail quotidien de ses nombreux bénévoles, auxquels je souhaiterais rendre hommage, Mazone parvient à nourrir chaque jour plus de 1 500 personnes.

 

Je vous invite à visiter le site Internet de Mazone à l'adresse suivante : www.mazone.org

 

 

 



Un guichet unique pour aider et accompagner les SDF. Groupe UMP au Conseil de Paris.

27 janvier 2009

Ancienne Secrétaire d’Etat aux Droits des victimes, Nicole Guedj était à Science po le 26 janvier 2009 pour les Etats Généraux des SDF dont elle est l’instigatrice. A cette occasion, elle a notamment plaidé pour la création d’une Agence nationale des Français de la rue et proposé la mise en place d’une politique européenne commune en faveur des personnes sans-abri. Elle revient sur cette initiative.

 

  • Conseiller d’arrondissement du XVIIIe et Conseiller régional, vous êtes à l’origine de ces Etats généraux des SDF. Comment vous est venue cette initiative ?

Nicole Guedj. « Après avoir largement mobilisé les internautes et sensibilisé le monde politique autour de ma proposition de création d’une Agence nationale des Français de la rue, j’ai souhaité faire entrer le débat au cœur de la Cité, en réunissant le temps d’un événement, de grands spécialistes de la lutte contre l’exclusion : Xavier Emmanuelli, Président fondateur du SAMU social, Michel Gaudin, Préfet de police de Paris et Président du Conseil d’Administration du CASH de Nanterre, Alain Régnier, Préfet délégué général pour la coordination de l’hébergement et de l’accès au logement des personnes sans-abri ou mal logées, Paul Bouchet, ancien Président d’ATD Quart Monde, Patrick Henry, chargé de mission pour la lutte contre l’exclusion à la RATP, Patrick Doutreligne, Délégué général de la Fondation Abbé Pierre, Anne Joubert, ancienne SDF et auteur de l’ouvrage De la zone à l’ENA mais aussi des étudiants, des lycéens, des travailleurs sociaux, des parlementaires comme Etienne Pinte qui a rédigé un rapport sur la problématique du logement…

Des personnes sans-abri nous ont également fait part de leur expérience et ont participé aux échanges. Cette question nous concerne tous et je crois qu’il est temps d’unir nos efforts pour mettre en place des solutions concrètes et pérennes en faveur de cette population marginalisée. Et l’engouement suscité par ces Etats Généraux, qui ont rassemblé plus de 450 personnes, me laisse penser que nous sommes prêts et déterminés à agir.

Lorsqu’en son temps, le nombre des sans-emploi a dépassé le seuil des 100 000 personnes, on a crée l’Agence nationale pour l’emploi. Pourquoi aujourd’hui les 100 000 sans-abri ne bénéficieraient pas également d’une Agence nationale ? »

 

  • Vous êtes partisane de la création d’une agence nationale des Français de la rue. Comment fonctionnerait-elle et quelles seraient ses missions principales ?

Nicole Guedj. « La question des SDF nécessite la mise en place d’une politique publique globale. C’est pourquoi, l’Agence nationale que j’appelle de mes vœux depuis 2003, serait essentiellement destinée à mutualiser et coordonner l’ensemble des services dont nous disposons et à informer les usagers de leur existence.

Le travail fourni actuellement est remarquable mais il s’agit désormais de créer des ponts entre les différents acteurs de ce secteur pour fournir aux SDF un accompagnement sur le plan sanitaire et social mais aussi psychologique et psychiatrique, faciliter leurs démarches, mieux répondre à leurs besoins, améliorer leur orientation, etc. en vue d’une réinsertion véritable et durable.

En outre, par l’intermédiaire d’antennes locales réparties dans les grands centres d’hébergement et les principales structures sociales, l’Agence nationale assurerait aux personnes sans-abri l’accès à leurs droits en matière d’identité, de prestations sociales (RMI, allocations familiales, etc.) et désormais de droit au logement opposable. Elle aurait également vocation à orienter scolairement et professionnellement les sans-abri. Surtout lorsque l’on sait qu’un SDF sur quatre a moins de 25 ans. Enfin, elle aurait un rôle préventif, particulièrement décisif, pour éviter que des personnes au bord de l’exclusion ne "tombent" dans la rue ».

 

  • Que répondez-vous aux critiques sur votre projet, et notamment celles d’Olga Trostiansky, Adjointe au maire de Paris chargée de la Solidarité, de la Famille et de la Lutte contre l’exclusion ?

Nicole Guedj. « Ce projet a recueilli de très nombreux soutiens aussi bien de la part du grand public que des représentants politiques, tous partis confondus. Il emporte l’adhésion au-delà de tous les clivages. Il s’agit d’un projet fédérateur, mobilisateur et extrêmement porteur auquel de nombreuses voix semblent vouloir s’associer.

Madame Trostiansky pose la question de l’appellation et de la forme de cette proposition. Je n’ambitionne pas de créer une énième structure bureaucratique mais de repenser et réorganiser le système existant. Ma démarche est pragmatique : on n’invente rien mais on optimise par la mutualisation et la coordination.

Concernant la terminologie, il est vrai que j’ai fait cette proposition en 2003, à une époque où les tensions étaient beaucoup moins exacerbées. Et bien entendu, lorsque l’on connait mon engagement sans faille en faveur de la diversité, de la lutte contre les discriminations ou encore pour le dialogue interreligieux et culturel, il est difficile de me reprocher de vouloir "ajouter de la discrimination à l’exclusion".

Au contraire, cette Agence, je l’ai pensée pour tous, tous les sans-abri, sans travail, souvent sans papier et quelque fois sans famille, dont les droits premiers comme ceux à la dignité et au respect sont menacés (tribune parue dans Le Figaro le 7 mars 2003). L’exclusion n’a pas de frontière.

Dès lors, je ne vois là qu’un procès d’intention et ce sujet ne mérite pas de polémique. Par ailleurs, je préconise la création d’une Agence européenne des sans-abri. La question des SDF ne concerne certainement pas que la France mais la majorité de nos voisins européens. Je suis convaincue qu’il pourrait être très utile de faire émerger une réflexion commune, d’échanger les bonnes pratiques et de développer des politiques de coopération à cette échelle. Quand on se sent mal quelque part, on imagine qu’on vivra mieux ailleurs. L’expérience montre que ce n’est pas toujours le cas. En définissant une ligne directrice commune à l’ensemble des pays membres de l’Union européenne, on doit pouvoir prévenir certaines situations indignes ».


Plus d'informations : www.agencenationaledesfrancaisdelarue.com

Les Etats Généraux des SDF à Sciences Po

19 janvier 2009

Je vous invite à participer aux Etats Généraux des SDF que j'organise en partenariat avec Radio France, Direct Matin et La Chaîne Parlementaire, le lundi 26 janvier 2009, de 17h à 19h30 à Sciences Po (Amphithéâtre Jacques Chapsal), en présence de :

- Michel Gaudin, Préfet de police de Paris, Président du Conseil d'Administration du CASH de Nanterre
- Xavier Emmanuelli, ancien ministre, Président fondateur du Samu social
- Alain Régnier, Préfet délégué général pour la coordination de l'hébergement et de l'accès au logement des personnes sans abri ou mal logées
- Patrick Doutreligne, Délégué général de la Fondation Abbé Pierre
- Patrick Henry, chargé de mission pour la lutte contre l’exclusion à la RATP
- Paul Bouchet, ancien Président d’ATD Quart Monde
- Anne Joubert, auteur de l’ouvrage « De la zone à l’ENA »

 

Ouverture par Richard Descoings, Directeur de Sciences Po
Modérateur : Serge Moati


A l'occasion de ces Etats Généraux des S.D.F, j'ai souhaité réunir les plus grands experts français de l'exclusion pour établir un état des lieux de la situation actuelle des dizaines de milliers de personnes sans-abri et s'interroger sur les conditions d'une mise en place d'une Agence Nationale des Français de la Rue, comme je le préconise depuis 2003.

 

Je vous attends nombreux.

Plus d'informations : www.agencenationaledesfrancaisdelarue.com

Développement de nouveaux produits alimentaires d'urgence

10 janvier 2009

En situation de catastrophe, la nutrition des populations sinistrées constitue un enjeu majeur. Dans l'urgence, le terrain étant dévasté, il est impossible d'acheminer des stocks importants de nourriture et de boissons. Il est donc impératif pour les équipes de secours de disposer de produits érgonomiques permettant de couvrir les besoins alimentaires immédiats des victimes.

 

Pour répondre à cette problématique, j'ai constitué, dans le cadre de la Fondation Casques Rouges, un groupe de travail placé sous le haut patronage du Professeur François Gros, Secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences et composé de nutritionnistes, ingénieurs agro-alimentaires, médecins ou para-médicaux ainsi que de juristes spécialisés en droit international pour réaliser d'une part, un état des lieux de l’offre existante (industriels alimentaires, FAO, OMS, armées, etc…) et définir d'autre part, un cahier des charges portant notamment sur les nutriments, vitamines et minéraux que ce produit devra intégrer.

Une fois développé, ce produit alimentaire sera proposé aux ONG et aux autorités locales des pays exposés aux crises humanitaires d’ampleur, pour tenter de palier les manques nutritionnels des populations victimes, qu’il s’agisse d’enfants ou d’adultes.

Lancement de la Guedj TV

02 janvier 2009

J’ai toujours souhaité utiliser les nouvelles technologies au service des victimes. Lorsque j’étais Secrétaire d’Etat aux droits des victimes, j’ai instauré, en France, l’Alerte Enlèvement pour rechercher les enfants disparus, le numéro de téléphone nationale unique, 08VICTIMES, pour informer de leurs droits tous les accidentés de la vie et le premier logiciel de contrôle parental sur Internet, LOGPROTECT.

 

Désormais, je m’attache à promouvoir l’ensemble de mes actions sur Internet. Il s’agit d’un support participatif et dynamique qui permet d’impliquer une cible large dans mes projets de solidarité. C’est un lieu d’échanges et de débats qui facilite la sensibilisation du plus grand nombre et notamment d’un public jeune, particulièrement réceptif.

 

Après avoir créé mon blog personnel et développé mon réseau sur Facebook, j'ai souhaité mettre en ligne ma Web TV pour permettre aux Internautes de suivre mon actualité en images et d'avoir ainsi un aperçu concret des causes que je défens au quotidien.

 

Consultez la Guedj TV

4 ans après le Tsunami, le combat pour les Casques Rouges continue

26 décembre 2008

Le 31 décembre 2004, le Président de la République proposait, au nom de la France, à Kofi Annan, ancien Secrétaire Général de l'ONU, de créer une "force internationale humanitaire de réaction rapide", pour organiser l'action de toutes les équipes de secours intervenant sur un site de catastrophe majeure. 

 

Lors du Tsunami, alors Secrétaire d'Etat aux droits des victimes, j'étais en charge de la gestion des victimes françaises de l'ouragan qui a ravagé l'Asie du Sud-Est . A cette occasion, j'ai pu constater que le sauvetage des victimes pêchait, faute de préparation et de coordination.

 

Depuis, je reste mobilisée en faveur de la mise en place de "Casques Rouges", véritables frères humanitaires des "Casques bleus", pour optimiser l'intervention des secours, dès l'avenement d'une catastrophe naturelle, industrielle, épidémiologique ou environnementale.

Alerte enlèvement : une nouvelle vie sauvée

10 décembre 2008

Cette fois, l’Alerte Enlèvement a permis, en moins de 24 heures, de retrouver un bébé de deux jours.


Je me réjouis qu’à nouveau, le dispositif d’alerte dont j’ai initié la mise en place en France, ait montré toute sa pertinence et son efficacité.

Médias et opinion ont collaboré dans une démarche citoyenne. Preuve que dans notre pays, la protection des enfants est l’affaire de tous.

J’étais, en 2004, Secrétaire d’Etat au droit des victimes lorsqu’un petit Jonathan était enlevé et retrouvé mort plus d’un mois après sa disparition. J’ai alors ressenti l’impérieuse nécessité de tout mettre en œuvre pour, qu’en France, on puisse traquer tous ceux qui s’en prennent à la vie d’un enfant.

 

M’inspirant d’«Amber Alert», procédure utilisée aux Etats-Unis et au Canada, j’ai sollicité les médias français, convaincue de l’utilité des moyens de communication pour faire face, dans l’urgence, à ces terribles drames.

Une Agence nationale des Français de la Rue ? Par Nicole Guedj

4 décembre 2008

Nous ne sommes que le 4 décembre et déjà sept personnes sans-abri ont succombé, probablement au froid. Ni l’opinion, ni la classe politique, ne s’attendaient à devoir faire ce constat aussi rapidement. Et pourtant, chaque année, on ne dénombre pas moins de 250 morts parmi cette population marginalisée.

Comme toujours, le déclenchement de l’alarme médiatique entraine la plus vive émotion et l’on s’affaire à trouver des solutions de fortune pour passer l’hiver.

Au delà de la création des centres d’hébergement, du dévouement des travailleurs sociaux, du vote de nouvelles lois, ce ne sera qu’une politique publique d’aide et d’accompagnement qui répondra véritablement aux besoins spécifiques des « gens de la rue ». Et ces besoins ne se limitent pas à une ration calorique ou à un logement.  

A l’heure de la célébration du soixantième anniversaire de la Déclaration Universelle des droits de l’homme, ne serait-ce pas le minimum que de garantir le respect des droits fondamentaux de l’ensemble de nos concitoyens, sans distinction… de logis. Qu’ils soient sans abri, sans travail, souvent sans papier et quelques fois sans famille, les SDF ont droit à la dignité, au respect et à la sécurité.

Dépasser l’urgence de l’instant pour rechercher des solutions adaptées à cette forme indigne d’exclusion est l’objectif que nous devons impérativement atteindre.

Les sans-emploi bénéficient de l’ANPE. Pourquoi les sans-abri n’auraient-ils pas une Agence Nationale des Français de la Rue ? N’en doutons pas, c’est l’érosion des droits qui emprisonne beaucoup d’entre eux dans la rue. Il est vain et illusoire de croire que l’on réglera le problème uniquement en les abritant, quelques nuits d’hiver, dans un gymnase.

L’Agence Nationale des Français de la Rue aurait, en tout premier lieu, un rôle de recensement et d’identification de cette population hétérogène que les estimations, sans doute sous-évaluées, chiffrent à près de 100 000 personnes, sans qu’une exacte distinction soit faite aujourd’hui entre les sans-abri et les mal logés ... N’est-ce pas à ce seuil du nombre de sans-emploi que fut, en son temps, créée l’ANPE ?

Cette proposition n’est pas un moyen de se retrancher derrière une énième solution bureaucratique mais elle traduit plutôt une volonté de repenser et d’optimiser l’utilisation des ressources de structures sociales existantes.

Cette Agence fonctionnerait comme un guichet unique regroupant l’ensemble des services destinés à répondre aux besoins sanitaires et sociaux de ces accidentés de la vie.

Elle assurerait que les sans-abri aient accès, en tous lieux,  à leurs droits d’identité et de prestations sociales (RMI, allocations familiales, droit au logement opposable etc.). Cette agence pourrait également organiser, dans la durée, leur suivi sanitaire, leur soutien psychologique et psychiatrique ainsi que les traitements de désintoxication indispensables pour certains d’entre eux. Elle pourrait enfin permettre l’exercice de leur droit à la formation et à l’insertion. Surtout lorsque l’on sait qu’un SDF sur quatre a moins de 25 ans. Parmi eux, il y a aussi des femmes et des enfants qui doivent naturellement bénéficier de leurs droits parentaux et éducatifs, des personnes âgées en situation de percevoir une retraite, des adolescents en obligation de scolarité ou encore des travailleurs pauvres, qui aspirent uniquement à un logement décent.

A l’instar du droit des victimes dont on a fini, dans notre pays, par reconnaître la légitimité, il est aujourd’hui urgent de consolider les droits de toute une population fragilisée à l’extrême, en mal de considération et de reconnaissance sociales.

Que l’émotion d’aujourd’hui, proportionnelle à la chute des températures, ne fasse pas naître qu’un stérile sentiment de culpabilité générale. Qu’elle préfigure la mise en place d’une solution pérenne au pays des droits de l’homme.

Il y a deux jours, Martin Hirsch a proposé de réfléchir à dix orientations pour réduire le nombre des sans-abri et de « repenser leur prise en charge dans le cadre d’un véritable service public ». La création d’une « Agence Nationale des Français de la Rue », pour laquelle je plaide depuis 2003, me semble pouvoir répondre à la question du Haut Commissaire aux Solidarités actives pour la pauvreté.

Pour la création d'une "Agence nationale des Français de la rue"

28 novembre 2008

Depuis 2003, je plaide en faveur de la création d’une « Agence nationale des Français de la rue », pour assurer la prise en charge publique et globale des dizaines de milliers de sans-abri, dont la mort de quatre d’entre eux cette semaine, émeut l’opinion et la classe politique.

 

 

Selon le Ministère du logement, la France compte aujourd’hui 100 000 sans-abri, pour 99 600 places d’hébergement. A Paris, ils ne sont pas moins de 12 000 à vivre dans la rue, pour 13 000 couchages disponibles. Et trois nouveaux centres d’accueil ouvriront leurs portes d’ici fin 2008. Pourtant, chaque année, on dénombre plus de 250 morts parmi cette population marginalisée. Au delà des multiples centres d’hébergement, du dévouement des travailleurs sociaux, du vote de nouvelles lois comme celle du Droit au Logement Opposable, c’est une politique publique globale qui répondra précisément aux attentes spécifiques des « gens de la rue », veillant à garantir ainsi leurs droits fondamentaux. Et ce ne sera qu’au prix d’un accompagnement personnalisé que les pouvoirs publics assumeront leur responsabilité à l’égard des sans-abri.

 

Pour faire face à l’urgence de la situation, je préconise la création d’un guichet unique, qui regrouperait l’ensemble des services destinés à répondre aux besoins sanitaires et sociaux de ces accidentés de la vie, tout au long de leur parcours de réinsertion. L’ « Agence nationale des Français de la rue » permettrait d’assurer, aux sans-abri, l’accès à leurs droits d’identité et de prestations sociales, un soutien psychologique et psychiatrique adapté à leurs problématiques ainsi qu’une orientation scolaire et professionnelle, pour favoriser leur réintégration.

 

 Les sans-emploi bénéficient de l’ANPE. Pourquoi les sans-abri n’auraient-ils pas une Agence nationale des Français de la rue ? N’en doutons pas, c’est l’érosion des droits qui emprisonne beaucoup d’entre eux dans la rue. Il est vain et illusoire de croire que l’on réglera le problème, uniquement, en les abritant quelques nuits d’hiver dans un gymnase.

 

 

La réforme des Institutions : la seconde victoire du Président Nicolas Sarkozy

22 juillet 2008

La Réforme des Institutions a été ratifiée par le Parlement réuni en Congrès, à Versailles, lundi 21 juillet 2008.

 

Cette victoire, au delà d'être bien entendu celle de notre Président de la République, c'est avant tout celle des Français, qui ont gagné en droits et en droit d'agir.

 

Car désormais, les citoyens auront le pouvoir de saisir le Conseil Constitutionnel lorsqu'ils jugeront qu'une loi ne sera pas conforme aux libertés fondamentales inscrites dans la Constitution. Ils pouront également faire appel au Conseil Supérieur de la Magistrature pour toutes questions disciplinaires. Et enfin, et je m'en réjouis particulièrement, nous allons assister à la naissance du Défenseur des droits des citoyens qui aura pour mission de garantir le respect des libertés individuelles.

 

Les Français ne s'y sont pas trompés en approuvant à plus de 90% cette réforme promise par Nicolas Sarkozy lors de sa campagne présidentielle.

18-20h : 2 heures d'Actu sur Europe 1.
Invités : Jean-Louis Bourlanges, Frédéric Lefebvre, Henri Weber, Olivier Duhamel, Nicole Guedj et Marie-Georges Buffet.
Europe 1_21 juillet 08_Réforme des Insti[...]
Fichier Audio MP3 [31.5 MB]

Les Casques Rouges de la Méditerranée

Dans le cadre du projet d’Union pour la Méditerranée en matière de protection civile, la Fondation Casques Rouges que j'ai l'honneur de présider propose la création de Casques Rouges de la Méditerranée dédiés à la gestion des catastrophes majeures.

 

La région méditerranéenne est régulièrement frappée par des incendies, tempêtes, inondations ou encore tremblements de terre. Dépourvus de moyens logistiques et humains suffisants, les pays du pourtour méditerranéen ne sont pas en mesure de faire face aux conséquences engendrées par ces catastrophes et sont contraints d’attendre l’arrivée de secours lointains, pour procéder à un sauvetage efficace des victimes.

Il est impératif d’accorder une attention particulière à la gestion des catastrophes, en mettant en place une stratégie globale de protection de la zone méditerranéenne, prenant en compte à la fois la dimension « protection du territoire » et l’aspect « secours et assistance aux victimes ».  

               

Ma fondation qui plaide à une autre échelle, pour la création de Casques Rouges, frères humanitaires des Casques Bleus, placés sous l’égide de l’ONU et destinés à coordonner l’action des équipes de secours projetées sur un site de crise, propose d’utiliser le bassin méditerranéen comme premier théâtre d’expérimentation du projet onusien. Ainsi, les Casques Rouges de la Méditerranée deviendraient l’organe référent en matière de protection civile et d’assistance aux personnes sinistrées, en assurant notamment la mutualisation des ressources humaines et logistiques de chaque Etat membre et la coordination de leurs interventions dès les premières heures de la catastrophe.

 

L’Union pour la Méditerranée est une vision du Président de la République, une initiative de paix qui doit désormais trouver sa concrétisation dans la réalisation de projets de coopération favorisant la solidarité entre l’ensemble des pays de la région euro-méditerranéenne.

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2 Commentaires

  • #1

    BENJELLOUN IMANE (samedi, 15 novembre 2008 11:19)

    TOUTES MES FELICITATIONS POUR CE QUE VOUS FAITES POUR L'HUMANITE. TOUS MES VOEUX DE COURAGE ET DE PROSPERITE.

    IMANE BENJELLOUN

  • #2

    Azzeddine Ben Lahcen (mercredi, 19 novembre 2008 18:14)

    Maitre,
    Je désire vous confier mon dossier afin de faire valoir mes droits pour retrouver ma citoyenneté ou si vous etes dans l'impossibilité de prendre mon dossier en charge je souhaiterez que vous m'indiquiez le nom et l'adresse d'un avocat spécialiste en la matière.
    Par avance je vous remercie et vous souhaite de la réussite dans vos fonctions.

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J'appelle Ingrid Betancourt à se mobiliser pour tous les otages du monde.

3 juillet 2008

C'est avec une immense joie que j'ai accueilli la libération d’Ingrid Betancourt, rendue possible par la résistance sans faille du Président Alvaro Uribe aux pressions des FARC et par le combat du Président Nicolas Sarkozy en faveur de tous les otages du monde.

 

 

Depuis 2002, je suis mobilisée aux côtés de la famille d’Ingrid Betancourt et des différents comités de soutien, pour convaincre les responsables politiques français et colombiens de négocier la libération de l’otage franco-colombienne.

 

 

En 2006, alors Secrétaire nationale UMP aux droits de l’homme et à l’action humanitaire, j'ai rencontré le Président Uribe, lui réaffirmant ainsi le soutien de la France dans la lutte menée par la Colombie contre le terrorisme et les narcotrafiquants.

Je me suis toujours opposée à ce que l’on fasse du combat pour Ingrid Betancourt, un combat contre Alvaro Uribe. Le président colombien n’avait pas le choix. Il ne pouvait accepter la démilitarisation exigée par les FARC sans exposer son pays et l’ensemble des colombiens à des dangers majeurs.

 

 

Pendant la campagne présidentielle, j'ai eu à cœur de sensibiliser Nicolas Sarkozy à la nécessité d’impliquer la France dans la défense des droits de l’homme et notamment dans le combat pour la libération des infirmières bulgares et de la sénatrice colombienne. Engagement que le Président de la République a pris dès le soir de son élection. 

Le combat continue. J’attends qu’Ingrid Betancourt devienne le chef de file mondial de tous ceux qui sont engagés dans la libération des otages, à commencer par ceux rester dans la jungle colombienne et celle du soldat franco-israélien Gilad Shalit, détenu depuis 2006 par le Hamas.

 

Je me rendrai ce soir à 17h, Place de l'Hôtel de Ville pour fêter la libération d'Ingrid Betancourt.

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