9 mai 2012
Découvrez le feuilleton réalisé par France Télévision sur le voyage de petits-enfants de Justes parmi les Nations, organisé par la Fondation France Israël, pour Yom Hashoah.
Les cinq épisodes de cette série inédite ont été diffusés quotidiennement, du 30 avril au 4 mai, les cinq dernières minutes du Journal Télévisé de 13 heures.
9 mai 2012
On a fermé la porte à midi, comme si nous partions déjeuner
J’avais 6 ans à l’époque. C’était le départ de mon pays natal et de ma ville Constantine. Nous sommes partis en mai 1962, très tardivement, à une période où la présence des Français devenait très
périlleuse. Mon père avait voulu rester le plus longtemps possible pour garantir le départ d’une jeune fille de notre entourage qui était « incapable », dans le sens juridique du terme, et que
son tuteur avait abandonné. Il a pris le risque d’attendre de pouvoir régulariser sa situation et la rapatrier avec nous. Mes parents n’ont prévenu personne de notre départ, ont fermé la maison à
midi, comme si nous partions déjeuner, pour en réalité, avec ma petite sœur et moi, quitter le pays pour toujours…
C’était un déchirement. Mes parents étaient commerçants. Ils avaient en Algérie une vie agréable, ensoleillée, dans un pays qu’ils n’avaient jamais imaginé quitter. « Ils ont tout laissé », comme
on dit, pour prendre le bateau vers Marseille. Je me souviens d’une traversée très nauséeuse… Moi, du haut de mes 6 ans, j’ai vécu ce départ comme une perte de mes jouets et de mes amis,
peut-être, mais aussi et surtout comme une incroyable aventure. Les images qui m’en restent sont plus épiques que tragiques.
Je suis retournée dans mon pays natal une fois, en 2006, à l’invitation du président Abdelaziz Bouteflika, et à la demande du président de la République Jacques Chirac. Ce dernier m’avait chargée
de contribuer à la préparation d’un traité d’amitié entre la France et l’Algérie, qui n’a d’ailleurs jamais été signé. Lorsque je suis arrivée à Alger, le président Bouteflika m’a également
offert la possibilité de me rendre à Constantine. J’ai décliné cette invitation, souhaitant faire ce pèlerinage avec mes parents. De fait, ni mes parents ni moi ne sommes encore retournés à
Constantine, mais je ne désespère pas de le faire un jour !
En attendant, à chaque nouvel an, je partage en famille et avec quelques amis les dattes que le président Bouteflika me fait livrer, avec quelques bouteilles de vin d’Algérie et la fameuse «
cuvée du Président ».
J’ai gardé une affection pour mon pays natal. J’ai en France beaucoup d’amis algériens. Je rencontre régulièrement l’ambassadeur d’Algérie en France, avec lequel je partage des moments
d’amitié.
Nous formons, avec tous les natifs de Constantine, une grande famille avec laquelle je me sens très liée.
Lorsque j’ai été nommée ministre en 2004, c’est d’Algérie que j’ai reçu de très nombreuses manifestations de sympathie et d’encouragement, plus précisément de la part de Constantinois que je ne
connaissais pas. Ils m’ont dit leur fierté qu’une Constantinoise accède à de telles responsabilités : devenir ministre d’un gouvernement français !
Ce sont des messages que je n’oublierai jamais, qui m’ont d’autant plus touchée qu’une guerre nous avait séparés.
4 mai 2012
En 1995, à son entrée à l'Elysée, le président Jacques Chirac prononçait le discours historique du Vel d'Hiv dans lequel il reconnaissait le rôle de l'Etat français dans la déportation et
l'extermination des juifs de France. "Il est, dans la vie d'une nation, des moments qui blessent la mémoire, et l'idée que l'on se fait de son pays", affirmait-il avant d'appeler l'ensemble de
nos concitoyens à ne jamais oublier.
A l'issue de son second mandat, la culpabilité laissant place à la fierté, le président mit cette fois en lumière l'histoire des Justes parmi les Nations en les faisant entrer au Panthéon. Il ne
s'agissait pas de nier le douloureux passé de la France de la collaboration mais bien de rendre hommage à celles et ceux qui, dans notre pays, se sont opposés à la barbarie nazie au péril de leur
vie. "Il y a les ténèbres. Mais il y a aussi la lumière. [...] Des milliers de Françaises et de Français, qui sans s'interroger, font le choix du bien. Quel courage, quelle grandeur d'âme il leur
a fallu!"
Ils furent des milliers, citadins et paysans, ouvriers, religieuses, fonctionnaires, commerçants... à ne faire aucun compromis dès lors qu'une vie humaine, serait-elle celle d'un juif, était mise
en danger.
Ces 3478 Justes parmi les Nations, à ce jour reconnus et distingués par Yad Vashem, incarnent les valeurs de la France des Lumières, de celle des droits de l'Homme. Ces forts de l'ombre, ces
valeureux de l'ordinaire, ont désobéi avec héroïsme, ravivé les couleurs de la République. Souvenons-nous que trois quarts des uifs de France ont échappé aux rafles, aux arrestations, à Gurs ou à
Auschwitz..
Ainsi, parce qu'ils aimaient trop la liberté, Jeanne et Roger Voinot refusaient qu'elle soit ravie à Rachel Kokotech, 11 ans. Sans autres questions ou états d'âmes, ce couple de boulangers
installé dans un petit village de l'Yonne, la recueillirent et l'éduquèrent durant trois ans comme leur propre fille.
Parce que pour lui, toutes les vies se valaient, Camille Mathieu, gendarme en poste au camp de Drancy, sauva deux familles, les aidant à s'échapper et les hébergeant chez sa mère à Lignières
(Cher). En 1943, Camille Mathieu sera révoqué pour avoir fait transiter des lettres aux internés.
Parce que même si elles ne priaient pas le même Dieu que les enfants de la colonie d'Izieu, les sœurs de la Maison d'Annernasse (Haute-Savoie) firent preuve de charité et de fraternité, en
protégeant 40 petites filles juives que Renée Pallares, scout de France, avait conduite jusqu'à elles.
C'est l'histoire de cette France là qu'il nous faut transmettre en exemple aux plus jeunes. Celle des Thomas qui ont fait libérer les Rosenthal, des Gazel qui ont abrité les Herszaft, des Hebras
qui ont caché les Blum dans leur cave, des Pavot qui ont procuré des faux papiers aux Boros...
Ce sont ces destins entremêlés qui ont participé de notre identité française faite de nuances et de diversité. Nous nous interrogeons aujourd'hui sur l'ADN de notre Nation mais les Justes avaient
déjà répondu en prouvant que les différences pouvaient s'estomper pour laisser triompher l'humanité.
A la veille du 70ème anniversaire de la Rafle du Vel d'Hiv, au lendemain de la journée de commémoration de la Shoah, la flamme de cette France des Justes est toujours vivace. Elle témoigne de
l'héritage de ces héros dont la mémoire s'élève comme un rempart face à de nouvelles atteintes à la dignité.
Retrouvez les histoires de famille des petits-enfants de Justes parmi les Nations qui ont participé au voyage de la Fondation France Israël en cliquant ici.
2 mai 2012
Pour la troisième année consécutive, NRJ a soutenu le Challenge Humanitech.
2 mai 2012
21 avril 2012
Retrouvez l'article, publié dans Ouest France, sur l'histoire de la famille de Lucie Dersoir, arrière petite fille de Justes parmi les Nations, qui a participé au voyage de la Fondation France Israël pour Yom Hashoah en cliquant ici.
20 avril 2012
Ils sont vingt jeunes Français, partis sur les traces de l’Histoire. A l’initiative de la fondation France-Israël, vingt petits-enfants et arrière-petits- enfants de Justes, ces hommes et
femmes qui ont aidé les juifs à échapper à la barbarie nazie durant la Seconde Guerre mondiale, achèveront dimanche leur premier voyage en Israël.
Agés de 20 à 30 ans, ils ont notamment assisté aux cérémonies de commémoration de la Shoah. «Ces jeunes gens ont pu découvrir le nom de leurs grands-parents sur le mur de Yad Vashem (le mémorial
de la Shoah, ndlr), explique Nicole Guedj, présidente de la Fondation. Et ils ont rencontré des rescapés, dont certains ont été sauvés par leurs grands-parents». Sur près de 76 000 personnes de
confession juive déportées de France, seules 2 500 ont survécu.
«Un geste héroïque»
Ce séjour et les rencontres qu’ils y ont faites ont conforté les participants dans leur conviction au sujet de l’importance de garder intacte la mémoire de leurs ancêtres. Et l’exemple qu’ils ont
donné. «Ce voyage [est] un vrai cadeau, une réelle chance pour moi, a ainsi expliqué Amélie au site Mémoires de Justes. Mais aussi un devoir : devoir envers mes arrière-grands-parents, pour
continuer à honorer leur acte de bravoure. Et devoir de mémoire, pour que l’on n’oublie jamais ce qui s’est passé et que l’on continue toujours à résister contre l’injustice».
Alors que la France s’apprête à commémorer, le 15 mai prochain, le 70e anniversaire de la rafle du Vel d’Hiv, le rôle des Justes durant ces heures sombres apporte un contrepoint nécessaire, comme
l’explique Nicole Guedj. «Il est important de faire valoir que si la France et ses autorités ont porté une responsabilité dans la collaboration avec le régime nazi, une partie des Français s’est
levée contre la barbarie», estime-t-elle.
Ces milliers de personnes qui ont aidé des juifs, malgré les risques qu’ils encouraient, démontrent également qu’il était possible d’agir. En 2007, le président Jacques Chirac avait ainsi salué
leur courage et leur importance dans l’Histoire en leur accordant une place au Panthéon. Un geste que salue Nicole Guedj : «Les Justes de France ont élevé les valeurs de la République».
18 avril 2012
TEMOIGNAGE - Des petits-enfants de Justes parmi les Nations se rendent cette semaine en Israël pour honorer la mémoire de leurs grands-parents, qui, au péril de leur vie, ont sauvé celles de Juifs en danger. L'une de ces descendantes parle de sa grand-mère Renée Pallarès.
Ils ont entre 20 et 30 ans et vont rendre hommage à la mémoire de leurs aïeuls qui, au péril de leur vie, ont sauvé celles de Juifs en danger pendant la Seconde Guerre Mondiale. Cette semaine,
sous l'égide de la Fondation France Israël, des descendants de Justes parmi les Nations se rendent en Israël.
Ces héritiers d'une histoire à "part", de cette France qui s'est élevée contre la barbarie nazie vont découvrir le nom de leurs grands-parents sur le Mur des Justes parmi les Nations, rencontrer
des rescapés de la Shoah et surtout garder cette "mémoire en tête". "On est sur un travail de mémoire mais aussi et surtout de transmission", insiste Nicole Guedj, présidente de la Fondation
France Israël. Cette jeunesse issue de tous les milieux a conscience qu'elle a ce devoir de partager ce dont elle a hérité avec les jeunes de leur génération. C'est très fort de sens et c'est
faire acte de prévention pour l'avenir !"."Faire perdurer cette mémoire", voilà pourquoi Mathilde Touchard, 27 ans, a décidé de faire partie de ce voyage. Elle évoque sa grand-mère, Renée
Pallarès-Pariselle.
"Ma grand-mère Renée nous a toujours parlé de ce qui s'était passé pendant la guerre. Elle vit alors à Montpellier avec sa mère Marie-Antoinette, sa sœur Paulette et son petit-frère Guy. En 1942,
mon arrière-grand-mère décide de venir en aide aux familles juives persécutées. Avec ses filles, elles apportent des colis de ravitaillement à celles internées dans des camps mais aussi à celles
se cachant dans les greniers notamment. Cette année-là, ma famille recueille une petite-fille juive de 2 ans : Diane Popowski. Elle y restera jusqu'en 1949. Aujourd'hui, Diane est mariée et vit
au Canada.
"Ni haine, ni rancœur"
Mon aïeule nous a toujours parlé de ce qu'elle avait fait avec sa mère et sa sœur comme d'"une évidence" "C'était ce qu'il fallait faire", répétait-elle. Ma grand-mère a toujours été très
pudique, très discrète. Elle n'aurait jamais parlé d'elle comme d'une héroïne ! Un jour, elle s'est portée volontaire pour convoyer une quarantaine d'adolescentes juives âgées de 14-15 ans de
Montpellier jusqu'à Annemasse. Ce jour-là, ma grand-mère qui avait 18 ans, a mis son uniforme de scout, comme s'il s'agissait d'un camp d'été. Les Allemands patrouillaient alors partout dans les
trains et les gares. Le train avant le sien avait été contrôlé, celui d'après aussi. Elle n'a réalisé que bien plus tard le risque énorme qu'elle avait pris. Elle a accompagné ces jeunes filles
jusque dans une maison tenue par des religieuses d'où elles ont pu fuir vers la Suisse. En 1943, Renée, Paulette et Guy passent l'été à la colonie d'Izieu avec la petite Diane. Elles y viennent
comme monitrices et participent activement à la bonne marche de la colonie. Quelques mois après, le 6 avril 1944, la Gestapo de Lyon, sur ordre de Klaus Barbie, arrête les 44 enfants juifs qui se
trouvent alors dans la maison. 42 d'entre eux seront gazés à Auschwitz-Birkenau.
Dans les paroles de ma grand-mère, je n'ai jamais entendu ni haine, ni rancœur. Elle était profondément humaniste. Après la guerre, elle a continué à œuvrer pour les autres, dans des associations
notamment pour l'alphabétisation, pour l'intégration. C'était tellement important pour elle, elle était tellement impliquée ! A la mort de ma grand-mère, je n'ai pas voulu perdre toute cette
mémoire, je veux la faire perdurer !"
18 avril 2012
Visionnez le reportage réalisé par La Chaine du Coeur, partenaire du Challenge Humanitech 2012, à l'occasion de la grande finale du 13 avril dernier.
12 avril 2012
Du 17 au 22 avril 2012, à l’occasion des cérémonies de commémoration de la Shoah, la Fondation France Israël conduira en partenariat avec le Comité français pour Yad Vashem, la Fondation pour la
Mémoire de la Shoah et la SNCF, une délégation de petits-enfants de Justes parmi les Nations français en Israël.
Alors que la France s’apprête à commémorer le 70ème anniversaire de la rafle du Vel d’Hiv, la Fondation France Israël permettra à des descendants de Justes parmi les Nations, âgés de 18 à 30 ans,
de rendre hommage à la mémoire de leurs grands parents qui, au péril de leur vie, ont celles de Juifs en danger.
L’histoire des Justes parmi les Nations, ces hommes et ces femmes d’exception qui ont sauvé des Juifs pendant la Seconde Guerre Mondiale, est emprunte de courage, de dévouement et d’humilité.
Aujourd’hui, nous voulons célébrer l’histoire de cette France qui s’est élevée contre la barbarie nazie et la transmettre en exemple aux nouvelles générations françaises et israéliennes.
Parmi les petits-enfants de Justes parmi les Nations qui participeront à ce voyage inédit figurent des descendants de policiers et de gendarmes qui ont sauvé des Juifs durant la Rafle du Vel
d’Hiv. Andy Roux, arrière petit-fils d’Eugénie et Albert Roux, Justes parmi les Nations du Chambon-sur-Lignon, village distingué dans son entier par l’Etat d’Israël, appartiendra également à la
délégation. A noter également, la présence de Léa Cazenave, arrière petite-fille de Marie et Jean Cazenave qui ont caché le père du bébé éprouvette René Frydman et sa famille durant la
guerre.
Durant quatre jours, ces héritiers d’une histoire « à part », en passe de devenir des « Ambassadeurs de la mémoire » se rendront à Yad Vashem, découvriront le nom de leurs
grands-parents sur le Mur des Justes parmi les Nations, rencontreront des rescapés de la Shoah dont certains protégés par les familles des membres de la délégation de la Fondation France Israël.
Plusieurs rencontres avec des Israéliens (écoliers, kibboutznikim, soldats de Tsahal, entrepreneurs…) seront également initiées pour pérenniser les liens indéfectibles qui unissent l’histoire des
Justes parmi les Nations à celle de l’Etat d’Israël.
Amélie Lafon, arrière petite-fille de Léonie et Gabriel Magimel, Justes parmi les Nations, explique pourquoi elle a accepté de prendre part au voyage de la Fondation France
Israël : « L’histoire de mes arrière-grands-parents, cachant un Juif dans leur ferme, est une histoire que j’ai toujours entendue dans ma famille mais toujours racontée
comme quelque chose de normal. J’ai grandi dans un village marqué à jamais par cette période tragique de l’histoire J’ai grandi avec ce devoir de mémoire. Mais à la question « qu’aurais-je fait à
leur place ? », j’ai toujours été incapable de répondre honnêtement. Je peux en revanche expliquer pourquoi je veux participer au voyage. Pour rendre hommage et parce que c’est un honneur et
une fierté pour moi de représenter toute ma famille. L’histoire de mes arrière-grands-parents et celle des Sin Blima qu’ils ont cachés est avant tout une histoire de famille. L’histoire d’une
grande famille qu’il nous faut continuer d’écrire jour après jour. »
Plus d’informations : www.memoiresdejustes.fr
10 avril 2012
Marek Halter a su écrire ce que j'aurais voulu exprimer. Merci à lui.
10 avril 2012
17 équipes d’étudiants participeront à la finale du Challenge Humanitech, concours étudiant de l'invention humanitaire organisé anuellement par la Fondation Casques Rouges, qui se
déroulera vendredi 13 avril à la Cantine (Paris, 2ème). Grâce au soutien d'Orange, sponsor de l'opération, les lauréats recevront un Prix de 5 000 € destiné à l'expérimentation de leur
projet.
Les projets proposés par les candidats de cette quatrième édition sont aussi diversifiés que les causes pour lesquelles ils souhaitent s’engager : alimentation, santé, logement, accès aux
télécommunications, hygiène, financement d’actions locales, accès à l’eau potable etc. Je me réjouis que les jeunes se soient une nouvelle fois creusé la tête pour conceptualiser des solutions
novatrices et adaptées aux enjeux de l’action humanitaire.
Des étudiants des grandes écoles et universités de Belgique, du Cameroun, du Canada, du Togo mais aussi des quatre coins de la France ont souhaité tenter leur chance en soumettant leur innovation
solidaire au jury du Challenge Humanitech. Ils sont ingénieurs, graphistes, architectes, managers, designers et se sont constitués en équipes pluridisciplinaires de 5 personnes. Depuis leur
sélection en février dernier, les 17 équipes sont coachées par des professionnels qui partagent leurs expériences et compétences avec ces jeunes futurs entrepreneurs sociaux.
Qui remportera la finale ?
Candidats, parrains et jurés se retrouveront le 13 avril pour la finale qui s’articulera autour de deux temps forts :
Quel projet se distinguera ? « Humanitarian Data Base », base de données de produits et solutions destinés aux actions humanitaires, porté par les étudiants de l’ENSCI et du CNAM
? « Freedon », label pour applications mobiles permettant de financer des associations, imaginé par des jeunes de l’Ecole Française d'Electronique et d'Informatique (EFREI) ? « La Maison à Vent
», tente thermique où un système de circulation de l'eau dans les parois permet d'adapter la température intérieure en fonction des besoin, conçu des étudiants de l’EAMAU Lomé (Togo) ?
Plus d’informations : www.challenge-humanitech.com
21 mars 2012
En tant que Présidente de la Fondation France Israël, j'ai tenu à assister aux côtés de notre Ministre des Affaires étrangères et européennes, aux funérailles des victimes âgées de 3, 7, 8 et 30
ans, pour témoigner du soutien de l’ensemble de la population française à leurs familles meurtries.
Ce moment de douleur restera gravé dans ma mémoire et, s’il en était besoin, me renforce dans mon militantisme en faveur de la défense des droits de l’homme et de l’amitié entre les
peuples. Une façon de rendre hommage à ces jeunes et à leurs familles, victimes d’un terrorisme aveugle, qui les a fauchés au seul motif de leur confession religieuse.
Comme Alain Juppé l’a déclaré devant les dépouilles des franco-israéliens Jonathan, Gabriel et Arye Sandler ainsi que de Myriam Monsonego, au cimetière de Givat Shaul : « Ils vont être
inhumés en Israël mais en France, on ne les oubliera jamais. C’est le sang de nos deux pays qui a coulé. »
Face à cette effroyable tragédie, je salue la solidarité et la dignité dont toute la communauté nationale française a fait preuve à l’égard des victimes des attentats de Toulouse et de Montauban.
J’ai naturellement une pensée très émue pour les familles des militaires qui ont également péri sous les balles du terroriste meurtrier.
La Fondation France Israël souhaite, en outre, féliciter les forces de police qui ont mis fin au climat de terreur qui a envahi notre pays. Nous devons désormais rester soudés pour combattre
d’une seule voix le terrorisme, seul ennemi qui menace la sécurité du monde entier.
19 mars 2012
Je suis indignée et outrée par la fusillade qui a frappé ce matin une école juive de Toulouse.
Cet assassinat ne concerne pas que la communauté juive, toute la communauté nationale est bouleversée et est à vos côtés.» Ces mots, prononcés par Nicolas Sarkozy résonnent avec une tonalité
particulière maintenant que cette tragique affaire semble être liée avec celle de Montauban où nos soldats ne sont pas morts sur le front mais bel et bien dans la rue, assassinés.
Ne cédons pas à la panique, mais défendons avec fermeté les valeurs de notre République, une et indivisible qui doit garantir à tous ses citoyens sans distinction de race, de religion ou de
croyance, la sécurité et la liberté de culte.
Pour les victimes de Toulouse comme pour celles de Montauban, c’est la Nation toute entière qui se mobilise aujourd’hui en solidarité avec les familles dans le deuil qu’elles entament.
Souhaitons que les forces de police puissent très vite retrouver le coupable de ces crimes odieux et que notre Justice lui applique une peine exemplaire.
14 mars 2012
14 mars 2012
Vendredi 9 et samedi 10 mars se tenait au Cinéma Nouveau Latina (Paris, 4e) Humani'BOOK, le Salon du livre humanitaire, organisé par la Fondation Casques Rouges et le Club des droits de l'homme que je préside. Retour sur cet événement solidaire et littéraire.
La troisième édition d'Humani'BOOK était marquée par trois temps forts : au-delà des séances de dédicaces, des ateliers pour lycéens ainsi qu’un afterwork sur le thème de la captivité des acteurs humanitaires étaient au programme. Cette année, la manifestation était réalisée en partenariat avec la dixième édition du Festival International du Film des Droits de l'Homme (FIFDH).
Le vendredi matin : ateliers pédagogiques
Plusieurs classes de lycéens s’étaient données rendez-vous au Cinéma Nouveau Latina pour visionner "Du sang dans nos portables", documentaire du réalisateur danois Frank Piasecki Poulsen, mettant en lumière la sanglante connexion entre les matières premières présentes dans nos téléphones et les tensions politiques et sociales du Nord-Kivu, en République Démocratique du Congo. Une fois la projection terminée, les jeunes ont approfondi leurs impressions et réflexions avec Mona Levinson-Levavasseur et Jessica Reus-Nliba, toutes deux auteurs invitées aux séances de dédicaces du Salon Humani'BOOK.
Le vendredi soir : Afterwork organisé sur le thème des otages dans le monde de l'humanitaire
A mes côtés, ce sont Isabelle Lambret, ex-otage en Somalie, Pierre Salignon, Directeur Général de Médecins du Monde, Patrick Verbruggen, Cofondateur et codirecteur de Triangle Génération Humanitaire, ONG qui a dû faire face à nombres d'enlèvements ces dernières années en Somalie et au Yémen, et Cyril Cosar, qui a été psychologue à Action Contre la Faim pendant près de six ans qui ont accepté de répondre à la question suivante : "La captivité : la rançon de l'engagement humanitaire?". Face à un public d'initiés, membres d'ONG ou étudiants se destinant à une carrière humanitaire, ces échanges de qualité ont abordé nombre de questions clés telles que la perception des acteurs humanitaires par les populations locales, leur rôle vis-à-vis de l'armée, la médiatisation des cas de rapt et leurs incidences… Le débat s’est achevée par une séance de questions – réponses avec les 150 participants présents dans la salle.
Le samedi après-midi, séances de dédicaces
Trente deux auteurs, écrivant sur l'action humanitaire, les droits de l'homme ou encore l'aide au développement, étaient invités aux deux séances de dédicaces d’Humani’BOOK. Pour tous, cet après-midi aura été chargé en rencontres de qualité. La Fondation Krousar Thmey était dignement représentée avec l'ouvrage de son fondateur Benoit Duchateau-Arminjon, Un humanitaire au Cambodge (2011) ; Roberto Garcia Saez a fait connaître à un public nombreux son premier volume ONU soit qui mal y pense (Editions Les Etoiles, 2011) ; Simone Fluhr, a prése,té son livre Mon pays n'est pas sûr, recueil de témoignages de demandeurs d'asile, issus du film en compétition au FIFDH Les éclaireurs, etc.
La Fondation Casques Rouges tient à remercier vivement tous ceux qui se sont mobilisés pour faire de cet événement une réussite : nos bénévoles, les équipes du Nouveau Latina et du Festival International du Film des Droits de l'Homme, les Librairies Fontaine, les médias solidaires La Chaine du Cœur, Grotius.fr et Là-bas mais aussi l'ensemble des auteurs et intervenants qui ont participé à ce rendez-vous solidaire incontournable.
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13 mars 2012
8 mars 2012
Vendredi 9 et samedi 10 mars 2012, la Fondation Casques Rouges et le Club des droits de l'homme organisent la troisième édition d’Humani’BOOK, au Cinéma Nouveau Latina (20 rue du temple - 75004
Paris).
Une semaine avant l’ouverture du traditionnel « Salon du livre de Paris », la Fondation Casques Rouges souhaite mettre à l’honneur la communauté littéraire humanitaire. Avec Humani’BOOK, les 2
000 visiteurs attendus auront l’opportunité exceptionnelle d’échanger avec des auteurs engagés. Militants, grands témoins, acteurs de terrain ou encore intellectuels seront au rendez-vous de la
troisième édition d’Humani’BOOK.
Trop souvent relégués dans l’ombre des manifestations et salons, nous voulons inscrire les penseurs du monde humanitaire de demain au cœur de l’actualité culturelle.
Au programme :
• Vendredi 9 mars de 19h-22h : After Work humanitaire « La captivité : la rançon de l’engagement humanitaire ? ». En Irak, au Darfour, en Colombie mais aussi en
Afghanistan ou au Pakistan, tout comme les journalistes et même désormais de simples touristes, les acteurs humanitaires sont devenus les cibles de preneurs d’otages toujours plus déterminés.
Face à cette alarmante situation, quelle doit être la réponse des autorités ? Faut-il mobiliser massivement l'opinion publique ? Devons-nous négocier avec les ravisseurs ? Faut-il renoncer à
pénétrer certains territoires ? Est-il possible d’anticiper les risques ? Nicole GUEDJ, ancien Secrétaire d’Etat aux droits des victimes et Président de la Fondation Casques Rouges, Isabelle
LAMBRET, retenue en otage en Somalie durant 9 mois en 2009 alors qu’elle menait un programme humanitaire, Patrick VERBRUGGEN, Directeur Général de l'ONG Triangle Génération Humanitaire dont 3
employés ont été enlevés au Yémen en 2011 et Pierre SALIGNON, Directeur général à l'action humanitaire de Médecins du Monde, répondront à ces questions. Philomé ROBERT, journaliste haïtien à
France 24, modérera les échanges.
• Samedi 10 mars de 15h-19h : 30 auteurs partageront leurs expériences et dédicaceront leurs ouvrages. Catherine WIHTOL DE WENDEN, Professeur à Sciences Po
Paris, auteur de La question migratoire au XXIème siècle (Presses de Sciences Po, 2011) ; Christian TROUBE, ancien rédacteur en chef de La Vie, ancien Vice-Président d’Action Contre la Faim
et auteur de L’humanitaire, un business comme les autres ? (Larousse, 2009) ; Pierre MICHELETTI, ancien président de Médecins du Monde - France, auteur de L’Afghanistan, Gagner les coeurs et
les esprits (PUG-RFI, 2011) ; Roberto GARCIA SAEZ, ancien coordinateur du Fonds mondial de lutte contre le Sida et auteur de ONU soit qui mal y pense (Les Etoiles, 2012) ; … seront
au rendez-vous.
Pour cette nouvelle édition, Humani’BOOK s’associe au Festival International du Film des Droits de l’Homme qui fête, cette année, ses 10 ans. Du 6 au 13 mars, cette manifestation sera l’occasion
de rencontres et de débats entre réalisateurs, monde associatif et grand public autour de projections de films documentaires de l’année écoulée.
Entrée libre et gratuite.
8 mars 2012
7 mars 2012
5 mars 2012
1er mars 2012
26 février 2012
17 février 2012
Du 20 au 23 février prochain, quelques jours avant l’ouverture du Salon de l’Agriculture de Paris, la Fondation France Israël conduira une délégation de vingt responsables agricoles de premier plan en Israël.
Après avoir accompagné des petits-enfants de Justes parmi les Nations à Yad Vashem et le TOP11 des bloggeurs high tech dans la Silicon Wadi, la Fondation France Israël veut faire découvrir aux leaders du secteur primaire français, les spécificités du modèle agricole israélien.
Qui aurait pu croire il y a 70 ans que des tomates pousseraient un jour dans le désert du Néguev! Et pourtant, en quelques dizaines d’années, les
Israéliens ont su s’imposer comme des acteurs incontournables du paysage agricole mondial. Pour favoriser le développement des relations agricoles franco-israéliennes, la Fondation France Israël
s’est engagée dans l’organisation du voyage « Graine de business…durable », destiné à faciliter les rencontres et les échanges entre les agriculteurs des deux pays.
Les dirigeants de la FNSEA, de l’APCA, de COOP de France, de SOFIPROTEOL, d’INVIVO, d’UNIGRAINS… mais aussi des élus, des chercheurs et des investisseurs ont accepté de participer, ensemble, à cette expérience inédite. Les principaux corps de métiers ainsi que les plus grandes régions agricoles seront représentés dans le cadre de ce voyage qui a été conçu à travers un parcours thématique, allant des producteurs aux distributeurs, en passant par les innovateurs. Précisons que si chacun des membres de la délégation a exprimé un très vif intérêt pour l’agriculture israélienne, quasiment aucun d’entre eux ne s’est encore rendu en Israël.
Les temps forts :
En route vers une terre promise et durable !
9 février 2012
Après avoir été accueillis au Quai d’Orsay par Alain Juppé, Ministre des Affaires étrangères et européennes, les « Amis de la Fondation France Israël » ont été reçus au Ministère de la
Recherche et de l’Enseignement supérieur pour un petit-déjeuner placé sous le thème de « France-Israël : quelles sont vos relations…scientifiques ? ». Autour de Laurent
Wauquiez, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et Dan Shechtman, Prix Nobel de Chimie israélien 2011, ce sont plus de 60 chercheurs et professeurs de premier plan, parmi
lesquels le Prix Nobel Claude Cohen-Tannoudji, qui se sont interrogées sur la coopération scientifique franco-israélienne.
Mieux se comprendre pour mieux innover
Pour ce second rendez-vous, la Fondation France Israël a tenu à poursuivre l’une de ses missions principales, en organisant une rencontre vouée à renforcer encore davantage les liens existants
entre les scientifiques français et israéliens. C’est ainsi qu’en ouverture de la manifestation, j'ai rappelé combien la Fondation avait toujours eu à cœur d’honorer l’excellence partagée par les
Français et les Israéliens dans le domaine de l’innovation.
Chaque année, un Prix scientifique est notamment décerné à des chercheurs. En juin dernier, la Fondation a également fait découvrir la Silicon Wadi au TOP 11 des bloggeurs high tech français. Fin
février, ce sont vingt leaders agricoles provenant de toutes les régions de France qui auront l’opportunité de mieux appréhender les spécificités du modèle agricole israélien. Toutes ces actions
visent d’une part à montrer un autre visage d’Israël aux Français et d’autre part à initier de nouvelles collaborations entre les acteurs des deux pays.
« Israël est au premier rang mondial pour le nombre de chercheurs par habitant.»
« Vous êtes ici chez vous » a déclaré Laurent Wauquiez, en préambule de son discours, avant de se prononcer lui aussi sur l’impérieuse nécessité de développer les échanges
académiques entre la France et Israël. Convaincu de l’efficacité du système de recherche israélien, le Ministre a même indiqué que la communauté scientifique française devrait s’en inspirer.
« Sa marque de fabrique, c’est sa capacité à valoriser concrètement son extraordinaire culture scientifique et sa recherche d’excellence ». Depuis l’élection du Président
Nicolas Sarkozy, en 2007, c’est dans ce sens que le gouvernement a œuvré en instaurant notamment l’autonomie des universités. En outre, par l’établissement de partenariats publics-privés,
le transfert de brevets vers le secteur privé, la multiplication de projets collaboratifs de R&D, la France veut elle aussi améliorer son avantage compétitif et accélérer sa force
d’innovation.
« La coopération scientifique et technologique entre nos deux pays est profonde et ancienne »
Rappelant que la France était le 4ème partenaire scientifique d’Israël, le Ministre de la Recherche français a fait part de ses ambitions pour consolider cette relation privilégiée. A l’occasion
d’une réunion avec le Ministre de la Science et de la Technologie de l’Etat d’Israël, Daniel Hershkowitz, prévue le 21 mars prochain, Laurent Wauquiez insistera sur l’intérêt du développement de
la coopération bilatérale dans les domaines des nanotechnologies et des biotechnologies.
Pour conclure son propos, Laurent Wauquiez a tenu à saluer le travail de mémoire entrepris par la Fondation France Israël et plus précisément le voyage de petits-enfants de Justes parmi les
Nations, organisé annuellement en Israël. Le Ministre a indiqué que ce projet avait « une résonance très personnelle » pour lui, précisant que sa mère avait le privilège
d’occuper les responsabilités de Maire du Chambon-sur-Lignon, village distingué dans son entier pour s’être élevé contre la barbarie nazie.
La culture entrepreneuriale israélienne
Dan Shechtman, Professeur au Technion, récemment élu Prix Nobel de Chimie était le témoin israélien de ce rendez-vous inédit. L’intégralité de son intervention a été consacrée à l’esprit
entrepreneurial israélien qui, selon lui, demeure le principal moteur de l’innovation du pays. Les Israéliens n’ont pas peur de prendre des risques. Ils ne craignent pas non plus d’échouer.
L’important en Israël est bien d’essayer, de tenter une nouvelle entreprise, que ce soit à des fins économiques ou scientifiques. Tout au long de sa carrière de Professeur, c’est ce message que
Dan Shechtman a voulu transmettre à ses étudiants. Et c’est bien, selon lui, cette culture qui doit se propager dans le milieu de la recherche française. Celui qui a été très honoré d’accéder au
rang de Prix Nobel fin 2011 a enfin indiqué qu’il avait toujours encouragé ses étudiants à suivre des formations à l’étranger et notamment dans les universités françaises, reconnues pour leur
excellence.
C’est d’ailleurs également en faveur d’un renforcement des échanges universitaires entre les étudiants des deux pays que Laurent Wauquiez a plaidé, à l’issue de la rencontre, lorsque je lui a
demandé de formuler un vœu pour le développement des relations franco-israéliennes.
2 février 2012
Jeudi 2 février 2012, à l’occasion du premier petit-déjeuner de l’Association des Amis de la Fondation France Israël, Alain Juppé, Ministre d’Etat, Ministre des Affaires étrangères et
européennes, a répondu à la question suivante « France-Israël : quelles sont vos relations…diplomatiques ? », devant un public d’une centaine de personnes réunies dans les Salons
du Quai d’Orsay.
Un hommage appuyé à l’action de la Fondation France Israël
En préambule, le Ministre d’Etat a rappelé combien la France comptait sur la Fondation France Israël pour dynamiser les relations entre les deux pays notamment dans les domaines d’excellence que
les peuples français et israélien ont en partage. « La Fondation France-Israël est à mes yeux un atout exceptionnel pour faire connaître Israël et la richesse de la société israélienne à
l’opinion française comme pour faire vivre en Israël la relation entre nos peuples. C’est également une plateforme efficace pour jeter des ponts entre toutes les composantes de nos sociétés,
au-delà des liens communautaires qui peuvent déjà exister. »
« La France est et sera toujours l’amie d’Israël »
Lors de son discours d’ouverture, le chef de la diplomatie française a également assuré les invités de la détermination de la France à s’engager aux côtés d’Israël. Passant en revue les
différents sujets d’actualité qui agitent la politique israélienne, Alain Juppé a déclaré que « la France est et sera toujours l’amie d’Israël ». Le Ministre des Affaires
étrangères et européennes s’est ainsi montré intransigeant face à la menace nucléaire iranienne : « Nous continuerons à renforcer la pression sur Téhéran tant qu’il refusera le
dialogue et poursuivra ses provocations ».
« La France doit accompagner le processus de paix au Proche-Orient »
Sur le conflit israélo-palestinien, Alain Juppé a été fidèle à la position communément empruntée par la France et a plaidé en faveur d’une reprise des négociations, dans laquelle l’Europe et les
pays arabes devront nécessairement occuper une place d’accompagnateur et de facilitateur. Le Ministre d’Etat n’a pas hésité, une nouvelle fois, à « condamner l’accélération récente de la
colonisation, qui menace plus que jamais la solution des deux Etats. »
Faisons confiance aux nouvelles démocraties du monde arabe
Interrogé par Danna Harman, correspondante du quotidien israélien Haaretz en Europe, sur les conséquences du Printemps arabe pour Israël, Alain Juppé s’est voulu rassurant et confiant. Il a
indiqué qu’il fallait laisser du temps aux peuples de ces pays nouvellement libres pour installer un régime démocratique. De retour du Sommet onusien sur la Syrie, le Ministre d’Etat a également
été amené à prendre la parole sur l’aggravation de la situation dans ce pays et l’oppression, chaque jour plus violente, des révolutionnaires. Le rédacteur en chef de L’express.fr, Eric Mettout,
a notamment demandé au Ministre s’il ne craignait pas que sa politique diplomatique offensive sur ce dossier ne compromette les relations de la France avec les pays émergents comme la Russie et
la Chine. Tout comme pour l’Iran, la réponse d’Alain Juppé a été claire et sans appel. La France veut soutenir le plan proposé par la Ligue arabe pour en finir avec les massacres perpétués par le
régime de Bachar El-Assad. « Il ne s’agit pas de créer des antagonismes avec la Russie mais ça ne veut pas dire que nous ne pouvons pas avoir de divergences avec ce pays. En
l’occurrence, pour diverses raisons, nous ne partageons pas la même opinion sur l’attitude à adopter face à la Syrie ».
« La Fondation France Israël s’était imposé comme un élément essentiel de nos relations »
Après avoir répondu à une dizaine de questions de journalistes, Internautes et participants dans la salle, Alain Juppé a vivement félicité et remercié la Fondation France Israël d’avoir pris
l’initiative d’organiser ce petit déjeuner et a déclaré que « la Fondation France Israël s’était imposé comme un élément essentiel de nos relations [franco-israéliennes]. »
En guise de conclusion de cet événement, j'ai proposé à Alain Juppé de former un vœu en faveur du renforcement des liens entre la France et Israël. Spontanément, le Ministre d’Etat a
répondu : « Que nous nous donnions le plus souvent possible des preuves d’amour ! »
2 janvier 2012