Des Casques Rouges à l'ONU
La tribune de Nicole Guedj, ancienne ministre et présidente de la Fondation Casques Rouges.
La terre a tremblé en Haïti. Port-au-Prince m’est apparu comme un champ de ruines. Dans une odeur de mort, j’ai croisé des rescapés hagards qui erraient dans les décombres. Partout surgissent des
camps de fortune qui s’imposeront durablement dans ce paysage dévasté. Il n’a pas fallu beaucoup de temps pour comprendre que nous n’avons pas tiré les leçons du tsunami. Haïti a été le théâtre
de la plus grande désorganisation de l’action humanitaire. Et pourtant, la mobilisation internationale n’a pas failli. C’est l’absence d’un “chef d’orchestre” qui a conduit à refouler des ONG, à
empêcher l’atterrissage d’avions remplis de secours et valu un procès d’intention aux Américains. C’est le manque d’organisation et de coordination dans l’urgence qui a entraîné la perte de
beaucoup de temps et donc de vies par milliers.
Depuis 1997, je plaide pour la création d’une force internationale humanitaire de réaction rapide placée sous l’égide de l’ONU. Ce sont les Casques rouges. Ces frères humanitaires des Casques
bleus qui ont manqué à l’appel et qu’aujourd’hui l’opinion appelle de ses vœux. Selon un sondage réalisé auprès de mille Français, 87 % pensent que l’aide apportée aux Haïtiens aurait été plus
efficace si nous avions pu compter sur eux. D’habitude, on m’écoute le temps d’un tsunami. Puis la pression médiatique retombée, qui se souvient encore de cette nécessité ? Mais cette fois-ci,
j’ai l’espoir que l’on retienne les leçons d’Haïti et que l’on entende l’appel du président haïtien, René Préval, qui le 22 janvier, déclarait : “C’est en amont que l’aide doit être organisée et
j’appuie fermement la proposition de créer, à l’instar des Casques bleus de l’ONU qui font des interventions de maintien de la paix, une unité internationale sous l’égide de l’ONU, les Casques
rouges pour que l’aide arrive avec efficacité le jour 1 et pas plus tard.” Certains, bien inspirés, ont la bonne idée de préconiser la création d’une force humanitaire européenne pour donner
davantage de “visibilité” aux actions entreprises par les pays membres. Ai-je besoin de rappeler que l’action humanitaire ne se pense qu’en termes d’efficacité et de légitimité ? Seuls des
Casques rouges de l’ONU, 100 % humanitaires, pourront coordonner l’action de toutes les forces en présence… qu’elles soient européennes ou américaines.
Se souvenir pour construire
Le 27 janvier 1945, les soldats de l’Armée Rouge pénétraient dans le camp d’Auschwitz. L’Histoire nous apprendra peu après qu’un million de Juifs y furent exterminés, victimes de l’horreur
nazi. 65 ans après, c’est avec émotion et gravité que je repense aux millions de déportés et à leurs familles. Tous auront tutoyé l’inhumanité.
Face à cette page sombre de l’Histoire, j’ai toujours jugé fondamental d’exercer un strict devoir de mémoire. Ainsi, il y a cinq ans, j’étais à Auschwitz, aux côtés du président de la République,
pour célébrer le 60ème anniversaire de la libération du camp. J’ai également été chargé de représenter la France lors des commémorations de la libération du camp de Mauthausen.
Parce que je pense que notre futur ne saurait être radieux si nous ne savons pas retenir les leçons du passé, je me suis donc attachée à ne jamais oublier les cicatrices de la Shoah. J’en ai tiré
la conviction que l’avenir ne pourrait s’envisager autrement qu’en consolidant les liens entre les hommes, entre les Nations, entre les cultures. Aujourd’hui, cette même conviction anime mon
engagement à la tête de la Fondation France-Israël, tout comme elle a animé l’ensemble de mon parcours associatif.
Le Président Préval lance un "Appel international" pour la création de Casques Rouges de l'ONU
René Préval : « Nous remercions l’ensemble de la communauté internationale qui s’est mobilisée pour apporter de l’aide à Haïti. Mais il y a
un problème de coordination de l’aide. C’est en amont que l’aide doit être organisée et j’appuie fermement la proposition de l’ancienne ministre française, Madame Nicole Guedj, qui est avec nous
aujourd’hui, de créer, à l’instar des Casques Bleus de l’ONU, qui font des interventions de maintien de la paix, une unité internationale sous l’égide de l’ONU, les Casques Rouges, qui
regrouperaient la somme des pays qui le voudraient bien pour qu’en amont cette aide soit coordonnée et qu’elle arrive avec efficacité le jour 1 et pas plus tard. Parce qu’il y a beaucoup de vies
à sauver. L’exemple d’Haïti a montré qu’on perd beaucoup de temps dans une coordination sur place. Je passe la parole à Mme Guedj. »
Nicole Guedj : « Juste pour vous dire, Messieurs, combien il est important aujourd’hui que le président Préval, sur cette terre qui a été
martyrisée, lance cet appel international de création d’une force de Casques Rouges 100% humanitaire, une force de coordination de tous les secours qui arrivent de toute la planète. Il est
important de coordonner. Nous avons assez de moyens pour sauver des vies. Nous aurions pu sauver en Haïti bien plus de vies grâce à de la coordination. Ce qui est en jeu, c’est la vie des hommes
et des femmes après les catastrophes. C’est à l’ONU et à cette échelle qu’il faut coordonner l’action. Merci, Monsieur le Président Préval, d’avoir lancé cet appel de votre pays »
L'"Appel de Port-au-Prince" a été prononcé par le Président Préval le samedi 23 janvier 2010.
Ecoutez l'Appel du Président haïtien René Préval
Preval appelle à la création de Casques
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Haïti : les Français pointent les défaillances de l'aide
Ils sont 94 % à prôner la création d'une force internationale humanitaire d'urgence.
HUMANITAIRE Une grande majorité des Français (91 %) se sent concernée par la catastrophe qui s'est abattue sur Haïti , même s'ils sont peu nombreux, selon le sondage OpinionWay
réalisé les 20 et 21 janvier, à avoir fait un don (18 %) ou à avoir acheté des produits au bénéfice des victimes (4 %). Face à un tel drame, ils sont 87 % à estimer que l'aide internationale
apportée aux victimes est « utile », 74 % à la juger « rapide » et 58 % à la qualifier d'« efficace ».
Les jugements sont plus sévères quand il s'agit de qualifier l'organisation et la coordination de cette aide internationale. Seuls 40 % des personnes interrogées estiment qu'elle a été « bien
organisée », et 37 % qu'elle a été« bien coordonnée ». Pour ces raisons, la création dans le cadre de l'ONU d'une force internationale humanitaire d'urgence recueille 94 % d'avis favorables. Si
une telle force avait été envoyée en Haïti, l'aide humanitaire aurait été« plus efficace », de l'avis de 89 % des sondés.
Casques rouges
Un tel sondage vient en appui de la démarche entreprise par l'ancienne secrétaire d'État française aux Droits des victimes, Nicole Guedj, qui en 2006 a créé la Fondation Casques rouges. Parrainée
par Abdou Diouf, ancien président du Sénégal, Elie Wiesel, Prix Nobel de la paix, et le professeur François Gros, cette fondation veut obtenir la création d'une « force internationale humanitaire
de réaction rapide », les Casques rouges, placés sous l'égide de l'ONU, et dont la vocation serait « d'organiser et de coordonner l'action des équipes de secours intervenant, dans l'urgence, sur
des théâtres de catastrophes naturelles ».
La Fondation, qui souhaite que des outils technologiques innovants viennent renforcer les capacités d'intervention des acteurs humanitaires, a développé un « conteneur de télécommunications
satellitaires » pour permettre le rétablissement d'un réseau de communication dans l'urgence. Elle travaille aussi à la mise en ligne d'un moteur de recherche humanitaire mondial des
disparus.
À Port-au-Prince, où elle s'est rendue après le séisme, Nicole Guedj a reçu le soutien appuyé du président haïtien René Préval et plaidé à nouveau pour que soit donnée l'impulsion politique qui
permettra la création de ces« Casques rouges, frères humanitaires des Casques bleus ».
Sondage Casques Rouges/Opinion Way : 94% des Français sont favorables à la création de Casques Rouges à l'ONU
La catastrophe naturelle qui a frappé en plein cœur Haïti et sa population a fait plus de 100 000 morts et touché profondément la sensibilité des Français. 91% d’entre eux se déclarent concernés
par la situation et s’intéressent à l’aide apportée aux populations en grande souffrance.
Le bilan humain terrible associé à l’extrême pauvreté du pays ont justifié pour la majorité des Français (87%) l’utilité de l’envoi d’une aide d’urgence. Ces derniers ont également apprécié la
rapidité des secours et la mise à disposition de moyens importants (74%).
Cependant, les problèmes d’organisation et de coordination qui ont considérablement ralenti les secours dans les premières heures cruciales de la catastrophe, sont parfaitement perçus par une
opinion publique toujours plus informée. 63% des Français estiment que l’aide internationale apportée est mal coordonnée et 60% mal organisée.
Relayées par les médias, les rivalités entre les différentes forces en présence et la course au leadership pour la reconstruction donnent à une grande majorité de Français (80%) l’image d’une
coopération difficile entre l’ensemble des acteurs déployés.
Or, sans organisation et coordination, les efforts consentis par les organisations gouvernementales et non-gouvernementales, perdent considérablement en efficacité. Et les Français en sont
aujourd’hui, à la lumière de la situation en Haïti, pleinement conscients. C’est pourquoi ils plébiscitent (94%) la création d’une force internationale humanitaire de réaction rapide, placée sous
l’égide de l’ONU, pour coordonner l’action des équipes de secours intervenant sur des théâtres de catastrophes majeures.
Résultats de l'enquête Casques Rouges/OpinionWay sur la gestion de la catastrophe en Haïti et la création des Casques Rouges à
Détails résultats sondage FCR-Opinion Wa
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Retenons la leçon d'Haïti
Le séisme qui a ravagé Haïti est l’une des catastrophes majeures de ces dernières décennies. Trois millions de personnes sont directement touchées et les villes sont autant de spectacles de
désolation. En faisant à ce jour plus de 200 000 victimes, ce tremblement de terre est comparable à la violence du Tsunami en 2004. Exception faite qu’Haïti doit faire avec des problèmes
préalables de famine et d’insécurité chronique. La priorité de l’action humanitaire dans les jours et les semaines à venir sera d’endiguer l’urgence sanitaire et alimentaire qui menace la vie de
centaines de milliers de personnes.
La Fondation Casques Rouges est elle aussi complètement mobilisée pour optimiser les capacités d’intervention des acteurs humanitaires. Depuis vendredi, deux conteneurs humanitaires EMERGESAT
sont déployés à Port-au-Prince afin d’apporter un soutien logistique à l’ensemble des équipes de secours. Dans les prochaines heures, je me rendrai d’ailleurs sur les lieux de la
catastrophe afin de rejoindre nos équipes en place.
Vous le savez, j’essaye de vous livrer sur ce blog mon analyse de l’actualité en toute franchise. Aussi je pense qu’une semaine après, il est temps de tirer un premier bilan de l’intervention
humanitaire en Haïti. Et force est de constater que la communauté internationale a échoué face à l'ampleur de la crise. Pourtant, ce ne sont pas les moyens qui ont manqué. Seulement quelques
heures après le tremblement de terre, les équipes de secours sont arrivées par centaines, des tonnes de matériel ont été acheminées et des centaines de millions de dons ont été récoltés. La
preuve est faite, c’est à nouveau la désorganisation des secours et l’absence totale de coordination entre les différents acteurs, toutefois volontaires, qui ont rendu la situation locale encore
plus chaotique. Comme c’était déjà le cas pendant le Tsunami en 2004, en Haïti, il a manqué un « chef d’orchestre » capable de préparer et de réguler l’action humanitaire dans les 72 premières
heures de la crise. Et ce sont les Haïtiens qui, encore une fois, en ont payé le plus lourd tribut.
Aujourd’hui, des voix s’élèvent pour proposer « la création d’une force humanitaire européenne » à l’instar d’Arno Klarsfeld et Hermann Van Rompuy. Je pense pour ma part que seules les
Nations-Unies ont la capacité et la légitimité de féderer les parties prenantes autour d’une nouvelle gouvernance humanitaire. C’est la raison pour laquelle je plaide pour la création d’une force
internationale humanitaire de réaction rapide, les « Casques Rouges », placée sous l’égide de l’ONU. Vous le savez bien, c’est un combat à la fois passionnant et complexe que je porte depuis
longtemps, y compris lorsque les feux de l’actualité ne sont pas projetés sur une catastrophe humanitaire. Ces « Casques Rouges », cette nouvelle « intelligence humanitaire » doivent pourtant
voir le jour maintenant. La vie de centaines de milliers de personnes en dépend.
Le Bloc-Note de Bernard-Henry Levy : SOS Darfour !

Réunion, à Paris, autour d'Urgence Darfour, du noyau des militants qui tentent, depuis des années, d'alerter l'opinion sur l'horreur des massacres perpétrés par le régime islamiste de
Khartoum.
L'atmosphère n'est pas à la joie. Elle est même assez franchement désespérée.
Car qu'avons-nous fait de ces années ? Et depuis, en particulier, ce grand meeting que nous avions - les mêmes, au fond - organisé à la Mutualité au début de la campagne présidentielle de 2007,
depuis cette manifestation monstre qui devait être, il y a presque trois ans, le moyen de pression décisif obligeant les principaux candidats à prendre position, qu'avons-nous obtenu de concret
?
Bernard Kouchner était des nôtres, ce soir-là ; il avait prononcé l'un de ces discours vibrants, passionnés et, surtout, concrets dont il avait, en ce temps-là, le secret ; promu chef de la
diplomatie française, qu'a-t-il fait de son secret ? où est passée sa belle et saine colère ?
Nicolas Sarkozy n'était pas là mais il avait envoyé Nicole Guedj signer, en son nom, en grande pompe, une « charte » invitant le futur président de la République, quel qu'il soit, à prendre,
contre les assassins, les mesures de rétorsion diplomatiques, politiques, financières, appropriées ; devenu ce président, qu'a-t-il fait de sa promesse ? qu'est-il advenu de sa résolution d'être,
au Darfour, le premier président de la République à faire des droits de l'homme (sic) une donnée à part entière de la politique internationale de la France ? se souvient-il même du texte qu'il a,
par procuration, paraphé ?
J'avais moi-même, à la tribune, avant de témoigner de ce que j'avais vu dans le cadre du reportage qui venait de nous conduire, avec le photographe Alexis Duclos, jusque dans la région de
Beirmezza et de Djebel Marra, lu une lettre que m'avait adressée Jacques Chirac, président en exercice, où il engageait la France à agir pour que la justice internationale se saisisse du cas
Al-Bachir et le traite avec la rigueur qui convenait ; or, là, pour le coup, c'est chose faite ; Al-Bachir a été inculpé de crimes de guerre et de crime contre l'humanité par la Cour pénale
internationale ; mais qui, dix mois après, s'en soucie ? qui songe à en prendre acte ? où sont les « mesures d'accompagnement » qui permettraient de faire que cette inculpation ne reste pas
lettre morte ?
Alors, aujourd'hui, lendemain de cette réunion qui nous a laissés, tous, un vilain goût d'amertume et de chagrin, deux possibilités.
Ou bien chacun se ressaisit. Bernard Kouchner se souvient qu'il est Bernard Kouchner. Nicolas Sarkozy honore sa signature. Nous-mêmes, intellectuels et militants, reprenons du service pour, avec
nos amis américains, inviter la communauté internationale à faire en sorte que la décision du TPI prenne effet ; qu'Al-Bachir, s'il n'est pas arrêté, soit au moins entravé dans ses déplacements ;
que ses avoirs financiers soient, sinon saisis, du moins gelés ; bref, que la parole des Etats et de la justice dont ils doivent être les garants retrouve un minimum de crédit. Et peut-être
auronsnous une petite, toute petite, chance de sauver ce qui peut encore l'être du peuple darfouri.
Ou bien nous ne faisons rien. Nous nous lavons les mains des centaines de milliers de morts sans nom, sans visage, sans tombes ni vrai nombre, qu'ont déjà massacrés les Janjawid et leur politique
de la terre brûlée. Mieux : nous condamnons à la mort lente les derniers survivants qui ont pu se regrouper dans les zones que contrôlent les combattants d'Abdul Wahid al-Nour et de son Mouvement
de libération du Soudan. Et il vaut mieux, dans ce cas, que les choses soient clairement dites. 1. Nous aurons laissé aller à son terme le premier massacre de masse, peut-être le premier
génocide, du XXIe siècle : plus jamais ça, vraiment ? quelle dérision ! 2. Nous aurons, à la veille des élections générales prévues, en avril, dans l'ensemble du Soudan et à la veille, surtout,
du référendum d'autodétermination prévu, début 2011, dans les provinces du Sud animiste et chrétien, adressé à Al-Bachir le plus terrible des signaux, pour ne pas dire des encouragements - et
j'en prends, alors, le pari : l'autre guerre, celle du Nord contre le Sud, cette guerre que je connais un peu pour l'avoir, elle aussi, couverte il y a neuf ans, du temps de John Garang, cette
guerre encore plus atroce puisqu'elle avait fait, en 2005, au moment des accords de Nairobi, plus d'un million et demi de morts, reprendra presque inévitablement. 3. Il ne faudra plus, enfin, que
l'on vienne nous parler de guerre au fanatisme, de loi contre les burqas ou de défense de l'islam modéré : car nous avions une incarnation, là, de cet islam modéré ; nous avions l'exemple d'un
islam sans burqas, sans charia, où les garçons et les filles fréquentaient - j'en témoigne - les mêmes écoles des mêmes villages ; et ce miracle que nous prétendons appeler de nos voeux, cette
preuve vivante qu'une société musulmane non fondamentaliste est évidemment possible et qu'un parti comme celui d'Al-Nour peut y conjuguer, sans difficulté, islam et citoyenneté, nous les avions,
donc, sous la main et nous les aurons laissés mourir.
Nous sommes en 2010. Et je m'aperçois que je parle du Darfour comme je parlais, il y a quinze ans, de la Bosnie martyre. Eh oui. Mêmes causes, mêmes effets. Et le même désastre qui se prolonge.
Sauf si... J'y reviendrai.
La Fondation Casques Rouges se mobilise pour rétablir les télécommunications en Haïti
Un tremblement de terre de magnitude 7 a ravagé cette nuit Haïti et sa capitale Port-au-Prince. J’ai en premier lieu une pensée émue et recueillie pour les nombreuses victimes de cette
catastrophe.
Subissant régulièrement les effets du dérèglement climatique, l’île doit affronter aujourd’hui une catastrophe naturelle de très grande ampleur. Avec trois millions de personnes situées dans la
zone sinistrée, nous pouvons craindre un nombre élevé de morts et de blessés. Et l’effondrement de la majorité des infrastructures ne fait qu’empirer la situation.
Face à ce défi humanitaire, nous devons au plus vite mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour assister les équipes de secours locales qui ne peuvent seules faire face à l’ampleur du
désastre. Totalement mobilisée pour offrir aux organisations gouvernementales et non gouvernementales des solutions d’urgence humanitaire, la Fondation Casques Rouges a d’ores et déjà déployé
deux conteneurs EMERGESAT en Haïti pour leur permettre de communiquer entre elles, d'échanger leurs données et d'organiser les secours.
Quid de l'enjeu humanitaire à Copenhague ?
Après dix jours d’intenses négociations entre les 192 délégations, le sommet de Copenhague entre maintenant dans sa phase finale avec l’arrivée des différents Chefs d’Etat.
Véritable feuilleton où chaque journée et chaque nuit passée apporte son lot de rebondissements, il n’est pas toujours aisé de comprendre ce qui se joue dans l’antre du Bella Center. Alors que
les 48 heures qui viennent s’annoncent des plus intenses, les positions et les rôles de chacun semblent toutefois se préciser. Barack Obama souffle le chaud et le froid, entre un volontarisme sur
la question de la réduction des gaz à effets de serre et une attitude de fermeté vis-à-vis de la Chine, laquelle le lui rend bien. Alors que les deux grandes puissances se regardent en chien de
faïence, l’Union Européenne, sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy, joue les go-between notamment avec les pays africains.
Au final, si un consensus semble en bonne voie pour lutter contre la déforestation et assurer d’ici 2020 une aide de 100 milliards de dollars par an pour les pays en voie de développement, la
confusion demeure totale quant aux résolutions prises sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
A l’heure où je vous écris ces lignes, personne ne peut prédire les contours de l’accord qui sera signé dans la nuit du 17 au 18 décembre. D’ici là, les heureuses surprises auront le temps de
succéder aux plus cruelles désillusions et vice versa. Mais si Copenhague restera quoiqu’il en soit une grande date dans l’histoire de la diplomatie climatique, ce sommet s’avère dérisoire pour
l’action humanitaire.
A trop regarder l’horizon, nous avons oublié que le changement climatique produit d’ores et déjà des effets dramatiques sur des pans entiers de la population mondiale. Chaque année, 250 millions
de personnes sont affectées par un tremblement de terre, un cyclone ou un raz-de-marée qui sont autant de conséquences directes du dérèglement climatique. Alors que nous n’en finissons plus
d’évaluer notre empreinte environnementale, comment interpréter le fait qu’il n’existe aucune régulation ni gestion des « ressources humanitaires », des moyens matériels comme des moyens humains
?
Cinq après le Tsunami, il est devenu urgent d’inventer un humanitaire efficace et durable. Cinq ans après la proposition du Président de la République de créer une force internationale
humanitaire de réaction rapide, je forme le voeu que les Casques Rouges soient portés haut et fort dans l'enceinte de Copenhague.
Qui pense aux millions de victimes du changement climatique à Copenhague ?
Alors que le Sommet de Copenhague vient d’ouvrir ses portes, Nicole Guedj, ancien ministre et Président de la Fondation Casques Rouges, lance l’alerte et en appelle à la « responsabilité de
protéger » de la communauté internationale.
Au-delà de la question de l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre, les Chefs d’Etats de la planète, réunis dans la capitale danoise, doivent impérativement s’interroger sur les
conséquences humaines des bouleversements environnementaux.
Chaque année, 250 millions de personnes sont victimes des catastrophes naturelles. En 2015, 375 millions d’individus seront affectés par des tempêtes, inondations ou tremblements de terre,
résultant du changement climatique…
Kofi Annan l’a annoncé : « le changement climatique est la plus grande crise humanitaire de notre temps ». Il est donc urgent de penser un nouveau mode de gouvernance humanitaire pour garantir le
droit au secours à toutes les populations du monde.
Présente sur le plateau de techtoc.tv pour s’adresser aux professionnels de l’écosystème 2.0 qui pour beaucoup souhaitent relayer son message, l’ancienne Secrétaire d’Etat aux droits des
victimes s’adresse à l’ONU et plaide pour la création de Casques Rouges, frères humanitaires des Casques bleus, pour aider les ONG à remplir leur mission de sauvetage.
Plus d’informations : www.casques-rouges.org
"Pour des Casques Rouges à l’ONU". Ed. Cherche-midi. 2009.
Journée du handicap : pour une société juste et humaine
Alors que se tenait hier la journée internationale des personnes handicapées, je souhaitais partager avec vous quelques réflexions sur cette problématique et les combats qui s’y rattachent.
Parce qu’elle agit comme le révélateur de notre attitude face aux discriminations et aux inégalités entre les individus, la question du handicap occupe une place centrale dans notre société.
C’est un combat majeur, formidablement porté au quotidien par le tissu associatif mais aussi les structures départementales dédiées. A contrario, les sommets de l’Etat ont semblé pendant
longtemps ne pas prendre la mesure de ce véritable défi républicain. L’action du président Jacques Chirac en la matière reste particulièrement exemplaire puisqu’il a su remettre cette thématique
aux premiers rangs des priorités nationales.
Toutefois, être porteur d’un handicap suppose encore aujourd’hui composer avec de trop nombreuses barrières. J’accueille donc très favorablement les nouvelles mesures annoncées par Nadine Morano
portant notamment sur la création d’un observatoire de l’accessibilité. En effet, circuler, accéder à un bâtiment, exercer une profession, partir en vacances sont encore loin d’être des
réalités effectives pour des milliers de citoyens. C’est la raison pour laquelle j’avais d’ailleurs rédigé le guide "Ressources & Handicap" en 2006 afin d’informer de leurs droits toutes les
personnes handicapées.
La route est encore longue pour faire évoluer significativement la vie des personnes handicapées et celle de leurs familles. Ne doutons pas qu’un jour, nous saurons atteindre l’objectif fixé en
2003 par Jacques Chirac, à savoir « rendre notre société juste et humaine, non pas plus juste et plus humaine, mais tout simplement juste et humaine ».
Donnons-nous les moyens d'une France solidaire
Etant à la tête de plusieurs structures associatives, les appels aux dons s’imposent comme un levier décisif pour monter très concrètement des projets. Les propos tenus ce week-end par Pierre
Bergé concernant les dons versés au Téléthon m’ont donc bien évidemment interpellés.
L’ampleur de la polémique et l’émoi qu’elle suscite dans le secteur associatif et dans le landernau politique ne doit cependant pas occulter les questions de fond qu’a soulevé le président de
Sidaction.
Disons-le franchement, Pierre Bergé fait de la "provoqu'" lorsqu’il compare le Téléthon à une « exhibition populiste et indécente » mais
au moins il se fait entendre. Bien entendu, l’AFM doit veiller à ne pas verser dans une mise en scène excessif de la maladie. Mais n’oublions pas que le Téléthon parvient d'abord à mobiliser la
France entière chaque année.
En revanche, il pose précisément le débat lorsqu’il souligne l’inexistence d’une échelle du malheur dans la lutte contre les maladies. J'ajouterai simplement qu'il nous faut également lutter pour
les droits des victimes. Car il n’y a pas de différence dans la lutte contre la myopathie, contre le SIDA, pour l’optimisation des secours aux victimes des catastrophes humanitaires ou pour la
réinsertion des sans-abris. Au contraire, toutes les associations partagent un dénominateur commun : l’urgence. L’urgence à trouver des solutions, à mobiliser les pouvoirs publics et la société
civile.
Dans mon parcours politique et associatif, j’essaie au quotidien et dans chacun de mes projets de plaider pour le "bon sens". Aujourd’hui, j’encourage naturellement un système tendant à
mutualiser et à coordonner les dons. Les Français sont généreux, exploitons dès lors les recettes issues des appels aux dons de manière réaliste, en prenant en compte les besoins de chaque
association et en leur donnant de facto les moyens de poursuivre leur combat. C’est à cette condition que notre société pourra encourager les élans de solidarité envers.
Journée internationale contre les violences faites aux femmes
Comme vous le savez, je souhaite très régulièrement accorder sur mon blog une place prépondérante aux victimes et à leurs droits.
Il était donc impératif que je me manifeste à l'occasion de la journée internationale contre les violences faites aux femmes. Difficilement identifiable et donc quantifiable, c’est une
problématique majeure pour l’équilibre de notre société. En France, 10% des femmes se déclarent victimes de violences conjugales. 156 femmes sont décédées en 2008 des suites des coups de leurs
conjoints soit un décés tous les deux jours et demi. On recense 675 000 femmes victimes de violences ces deux dernières années, sans compter la violence psychologique. Quels seraient ces chiffre
si toutes les victimes parlaient ?
La violence commise à l'encontre des femmes touche le cœur des cellules familiales et est indifférente aux tranches d’âges ou aux classes sociales. Elle outrepasse les systèmes de prévention et
survit bien trop facilement aux sanctions.
Face à ce constat, le gouvernement passe à la vitesse supérieure et s’inspire de notre voisin espagnol qui s'attaque farouchement à cette question depuis 2004. Notre arsenal juridique sera
prochainement modernisé et les expérimentations multipliées (téléphones portables d’urgences, bracelets électroniques pour les conjoints violents). Cette thématique sera en outre grande cause
nationale pour l’année 2010 et devrait considérablement aider les nombreuses associations qui se battent tous les jours sur le terrain.
Mais il ne faudrait pas résumer les violences faites aux femmes uniquement aux agressions conjugales. La violence au travail, par exemple, est une réalité de plus en plus prégnante. N’oublions
pas également que les victimes des réseaux de prostitution relèvent elles aussi de la violence faite aux femmes. Enfin, il me semble évident d’attirer votre attention sur le sort des femmes
sexuellement mutilés : en 2004, 10 000 d’entre elles ont été excisées en France.
Pour de plus amples informations sur le sujet, je vous invite à consulter les travaux de la
récente mission d’évaluation de la politique de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes.
Assises Franciliennes de la Coopération décentralisée et de la Solidarité
J'animerai cet après-midi l'atelier sur « les collectivités territoriales et l’humanitaire. Urgence, Reconstruction : Quelle aide privilégier ? » organisé par le Conseil Régional
d'Île-de-France dans le cadre des Assises Francilienne de la Coopération et de la Solidarité Internationale.
Collectivités territoriales, associations, Ministères des Affaires étrangères et européennes, opérateurs de l’État des régions Île-de-France et Kayes (Mali) se réunissent toute la journée pour
réflechir à l'intérêt de la mise en place de coopérations.
Pour ma part, en tant que Conseiller régional d'Île-de-France, membre de la Commission Affaires Internationales mais aussi Président de la Fondation Casques Rouges, j’interrogerai les
collectivités territoriales sur leurs capacités à intervenir dans le domaine de l’action humanitaire d’urgence alors qu’elles se restreignent essentiellement aujourd’hui à mener des opérations de
développement et de réhabilitation.
Pour en débattre :
- Caroline GRANDJEAN, Directrice-adjointe du Centre de Crise du Ministère des Affaires étrangères et européennes.
« Quelle approche de l’État quant au rôle à jouer par les collectivités territoriales en matière d’aide humanitaire d’urgence et de reconstruction ? »
- Jean-Yves TROY, Directeur des opérations de Première Urgence, ancien Chargé de programmes Asie Proche Orient à la Croix Rouge Française, ancien Responsable des partenariats
institutionnels à Action Contre la Faim
« Les relations collectivités territoriales/ONG doivent-elles être limitées à la relations bailleurs de fonds/opérateurs ? »
- Anne HERY, Secrétaire générale de Coordination sud et Porte-parole de Handicap International
« Les attentes des ONG en matière d’humanitaire vis-à-vis des collectivités territoriales. »
- Joseph TRÉHEL, Conseiller régional d’Île-de-France, Membre de la Commission des actions internationales et des affaires européennes, Adjoint au Maire des Mureaux
(Yvelines)
« L’aide à la reconstruction, chaînon manquant entre l’humanitaire et la coopération décentralisée : l’exemple de l’action régionale à Gonaïves en Haïti. »
Signature d'une convention de partenariat avec la Casa de Sefarad
A l'occasion de mon déplacement en Espagne, j'ai signé une convention de partenariat entre la Fondation France Israël et la Casa Sefarad. Comme vous le savez, je crois sincèrement en la nécessité
de mutualiser les forces et les compétences des différents acteurs pour agir efficacement.
De la même façon que je préconise l'association des ressources humaines et matérielles des ONG pour constituer des Casques Rouges à l'ONU, je suis convaincue de l'intérêt de développer des
projets en coopération avec la Casa de Sefarad en Espagne pour favoriser le rapprochement des sociétés française, espagnole et israélienne. C'est désormais chose faite puisque nos deux
organisations ont affirmé leur volonté de travailler ensemble pour construire des projets au coeur de la cité.
Prochainement, j'irai à la rencontre de mes homologues allemands et anglais pour tenter d'insulfer une nouvelle dynamique aux relations israélo-européennes.
La convention internationale des droits de l'enfant a 20 ans !
Nous célébrons aujourd'hui le 20ème anniversaire de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. Rappelons d'abord que
ce texte a été adopté le 20 novembre 1989 par 160 pays membres de l'ONU et qu'il a été ratifié par la France en 1990. Rappelons aussi qu'il a largement ouvert la voie aux combats pour le droit à
la vie, à l'éducation, à la santé ou encore à la sécurité des plus jeunes.
Je sais naturellement que nous n'avons pas encore atteint les objectifs que nous nous sommes fixés en matière de protection de l'enfance, que des milliers d'enfants vivent toujours dans des
conditions inacceptables mais nos efforts ne sont pas vains et l'engagement de chacun contribue, peu à peu, à faire triompher le droit au respect et à la dignité.
Prenons l'exemple de l'Alerte Enlèvement que j'ai souhaité transposer en France après la mort d'un jeune garçon. Depuis sa
création, ce dispositif a permis de sauver la vie de 9 enfants en danger. Grâce aux nouvelles extensions Web et mobiles, davantage de
chances seront encore mises du côté des mineurs et les ravisseurs devraient être dissuadés de "passer à l'acte". Car aujourd'hui dans notre pays, lorsqu'un enfant est enlevé, ce sont tous les
Français qui peuvent se mobiliser pour le retrouver.
Gageons que ces nouvelles avancées permettent un jour de garantir le droit à la vie à tous les enfants du monde.
La Casa de Sefarad emmènage au Palais de Canete à Madrid
Ce matin, j'ai eu la joie d'assister à la remise du Palacio del Marques de Canete par le Maire de Madrid, Alberto Ruiz-Gallardon, à la Casa
de Sefarad.
C'est le Président de cette institution, Miguel Moratinos, par ailleurs Ministre des Affaires Etrangères espagnol, qui a inauguré la nouvelle "maison" de la Casa de Sefarad offerte par la
municipalité de Madrid. Cette opération démontre à nouveau l'engagement de l'Espagne aux côtés de l'Etat d'Israël.
Tout comme la Fondation France Israël que j'ai l'honneur de présider, la Casa de Sefarad oeuvre sans relâche pour créer des
ponts entre les sociétés espagnoles et israéliennes au travers de projets culturels, éducatifs, économiques...
Nous aurons largement l'occasion de reparler de cette institution sur ce blog puisque j'ambitionne de développer de nombreuses coopérations avec nos homologues espagnols.
A suivre donc.
Pour une République irréprochable... jusque dans ses prisons
J’ai porté une très grande attention à l’arrêt rendu par la cour administrative d’appel de Douai (Nord) qui a condamné la semaine dernière l’Etat pour les conditions de détention "n'assurant pas
le respect de la dignité inhérente à la personne humaine". Cette décision de justice remet une fois de plus au centre du débat public la question très sensible des conditions de vie des détenus
en prison.
En condamnant l’Etat à indemniser trois détenus qui se partageaient entre autres une cellule de 9m², la cour d’appel a fait écho aux préconisations de la Cour Européenne des Droits de l’Homme,
qui a fixé à 7m² le seuil minimal occupé par un détenu.
Ne nous voilons pas la face, la France ne s’est pas encore doté, pour l’instant, des équipements immobiliers adéquats pour parvenir à cet objectif. Ce dernier est pourtant fondamental. Pourquoi ?
Parce qu’il est la condition sine qua none pour que la justice rendue dans notre pays soit juste tout au long du processus judiciaire, c'est-à-dire à la fois dans le jugement délivré et
l’application de la peine. Comme le rappelait le Président de la République en 2007, la prison doit cesser d’être « une zone d’ombre de la République ».
Si l’Etat vient donc d’être rappeler à l’ordre, la politique gouvernementale initiée en la matière suit le bon chemin. Je pense tout particulièrement à l’augmentation de la construction des
établissements pénitentiaires qui pourra permettre, je l’espère, d’amener l’humanité jusque dans nos prisons.
Déjà en 2004, alors Secrétaire d’Etat aux Programmes immobiliers de la Justice, je plaidais sans relâche pour une humanisation des prisons. En 2009, il est désormais urgent de relever ce défi.
Rencontre avec l'UMP Facs à l'Assemblée Nationale
J’ai toujours pensé que mon combat à la tête de la Fondation Casques Rouges devait prendre en compte la mobilisation et la sensibilisation des jeunes générations aux enjeux de solidarité
internationale. C’est donc avec plaisir que je me suis rendu hier à l’Assemblée Nationale pour répondre à l’invitation de l'UMP
Facs.
Au-delà de la présentation de la Fondation Casques Rouges et de mon manifeste, j’ai été ravie de la qualité des échanges que nous avons pu avoir tous ensemble autour des nouveaux modes de
gouvernance humanitaire.
C’était pour moi l’occasion de constate, comme lors du Challenge Humanitech, que les jeunes se sentent de plus en plus concernés
par l'action humanitaire et les conséquences du changement climatique.
Merci à l'UMP Facs de m’avoir démontré que nous pouvions avoir confiance en l’avenir.
Mon interview pour ReadWriteWeb
Longtemps avocate spécialisée dans la défense des droits de l’homme, Nicole Guedj s’est engagée dans la politique au milieu des années 90 au niveau local puis sur le plan national en 2004, quand elle a intégré
le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin.
Par la suite, elle fut chargée d’une mission par le Président Jacques Chirac afin de poursuivre des initiatives destinées à créer des outils technologiques innovants permettant d’assurer
la coordination des secours lors des grandes catastrophes. Dans le cadre de cette mission, elle a lancé la « Fondation Casques Rouges pour l’action humanitaire d’urgence et de
développement ».
Nicole Guedj est également conseiller d’Etat depuis 2006 et membre du conseil d’administration de l’OFPRA depuis fin mai 2009.
Accompagnée de Sarah Aizenman, qui gère la communication de sa fondation « Casques Rouges », elle nous a reçu afin d’évoquer avec ReadWriteWeb les usages des NTIC dans le
secteur de l’humanitaire.
RWW : Comment en êtes-vous venue à utiliser les technologies et internet ?
Nicole Guedj : Cela fait 30 ans que je défends un certain nombre de causes et cela avance . Les technologies m’aident à faire plus vite, a être plus efficace et je ne peux que
m’en réjouir.
Je vois dans internet la possibilité de mieux servir un certain nombre de victimes et c’est ce que je m’efforce de faire dans le cadre de ma fondation casques rouges en
développant notamment des outils technologiques pour faciliter l’action humanitaire.
RWW : Quel regard portez-vous sur ce qu’il se passe sur internet en ce moment ?
Nicole Guedj : Je ne suis pas née avec internet mais j’aime tout ce qui s’y passe. On est projeté dans un autre monde qu’effectivement on ne contrôle pas. Je veux faire en
sorte que cela serve à ceux que j’ai envie de défendre et aux causes qui sont les miennes.
RWW : Quels type de technologies imaginez-vous au sein de « casques rouges » et à quelles types d’urgences les destinez-vous ?
Nicole Guedj : « Casques Rouges » n’est pas qu’une réponse technologique, c’est d’abord une nouvelle proposition de gouvernance de l’action humanitaire : nous avons énormément
de moyens humains et matériels partout sur la planète mais ces moyens ne sont pas optimisés. On peut, sur des lieux de catastrophe, constater un certain gaspillage et le
résultat n’est pas digne des efforts que l’on consent humainement et matériellement. Les acteurs humanitaires sont des gens extrêmement sincères, très volontaires et très
déterminés mais quand leurs actions ne sont pas coordonnées, quand ils n’ont pas les moyens d’arriver sur place suffisamment vite, ils interviennent davantage pour compter les
victimes que pour sauver des vies.
C’est pourquoi, je plaide pour la création d’une force internationale humanitaire de réaction rapide, placée sous l’égide de l’ONU, pour améliorer l’organisation des secours.
Nous avons des Casques bleus pour les conflits armés, je préconise la création de Casques Rouges pour les crises humanitaires. Après le tsunami, j’ai convaincu le Président
Chirac de transmettre cette proposition à Kofi Annan qui l’a accepté. Mais la machine onusienne est très lourde et les choses ne vont pas toujours aussi vite qu’on le
souhaite. Aujourd’hui, je le répète, il y a urgence à agir pour faire face aux conséquences du changement climatique qui entraîne, chaque année, de nombreuses catastrophes
naturelles.
RWW : Comment imaginez-vous mieux utiliser les moyens déployés de façon un peu anarchique sur les lieux d’une catastrophe ?
Nicole Guedj : Par la création d’un état major renforcé à l’échelle de l’ONU qui aura pour mission de recenser toutes les ressources disponibles, d’imaginer des schémas
directeurs d’intervention et d’anticiper les crises.
Trop souvent, nous voyons des équipes qui se ruent sur place et se retrouvent en concurrence dans la mesure où elles font double voir triple emploi. Personne n’est inutile, le
tout c’est de savoir comment utiliser les moyens dont nous disposons.
RWW : tout cela à l’ONU ?
Nicole Guedj : La coordination se fera à l’échelle de l’ONU, seul organe légitime pour coordonner le monde humanitaire. Souvenez-nous du cyclone Nargis qui a dévasté la
Birmanie. Le chef de la junte militaire n’a accepté de parler qu’avec un unique interlocuteur et c’était Ban Ki Moon, le Secrétaire Général des Nations Unies. En revanche, je
conçois l’organisation opérationnelle des Casques Rouges par continent grâce à la création d’antennes régionales qui auront une parfaite connaissance du terrain.
RWW : Et les technologies dans tout cela ?
Nicole Guedj : Le manque de coordination, sur un site de catastrophe, est souvent lié à un manque de communication.
Par définition, après une catastrophe, il n’y a plus de moyens de communication sur une zone sinistrée et il n’est pas étonnant que les équipes ne puissent pas échanger et
partager des informations.
Cela m’a donné l’idée, de créer un container satellitaire, Emergesat, destiné à rétablir rapidement un réseau de communication sur les lieux d’une catastrophe. Après tout, on
utilise le satellite à des fins personnelles mais pas encore à des fins humanitaires.
J’ai donc imaginé ce container satellitaire et après le tsunami, dont j’ai confié la réalisation au CNES et à Thalès Alenia Space.
En résumé, c’est un kit humanitaire que l’on peut transporter dans la soute d’un avion commercial, par hélicoptère ou par bateau. Il contient une antenne satellite destinée à
rétablir un réseau de communication IP, VHF et GSM sur une zone sinistrée, des logiciels permettant d’utiliser des technologies d’observation de la terre, des outils de
télémédecine et d’analyse de l’eau, un système de visioconférence, etc.

RWW : Concrètement, comment cela s’utilise-t-il sur le terrain ?
Nicole Guedj : J’ai suggéré de prépositionner ces containers à proximité de zones à risque, de façon à ce que les agences onusiennes et les ONG puissent en disposer dans les
meilleurs délais.
Le premier prototype [ndlr : version alpha] a été présenté au sommet de l’information de Tunis, c’était une version que je qualifierais aujourd’hui de préhistorique, refroidie
avec un climatiseur récupéré chez ma grand mère ! Ce prototype a beaucoup évolué et a donné lieu à une première version opérationnelle.
Cette première version [ndlr : version beta], on l’a testé il y a deux ans avec le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés, à l’est du Tchad, dans le camp de
réfugiés du Darfour de Gaga. C’était une magnifique expérience et un test grandeur nature très efficace du dispositif.
Après l’expérience dans le camp de Gaga, nous avons fait évoluer le dispositif notamment pour augmenter sa résistance à la chaleur et on a amélioré une multitude de choses.
Aujourd’hui, l’un de ces containers satellitaires est à la disposition du quai d’Orsay et nous en avons un autre que nous voudrions faire circuler sur des zones de
catastrophe. Il est en ce moment utilisé par le SAMU de Guyane et il circule dans les Antilles.
RWW : C’est un projet particulièrement complexe, tant au niveau matériel que logiciel, cela a été difficile à mettre en œuvre ?
Nicole Guedj : j’avoue que j’ai eu beaucoup de chance de trouver le présidentn du CNES, Yannick d’Escatha, qui a été formidable. Il s’est dit qu’au delà du spatial, il était
aussi très utile de penser à l’humanitaire et de lier les deux. Il m’a beaucoup aidé et on a commencé à travailler avec Thalès.
RWW : Le CNES et THALES ont offert leur moyens ?
Nicole Guedj : Oui, j’ai apporté le concept et eux leurs ingénieurs et leur savoir faire. Ils y ont passé beaucoup de temps et de moyens. De mon coté, j’ai consacré deux
années de ma vie à travailler sur ce projet.
Cela a été une expérience très riche car je ne suis absolument pas scientifique et j’ai eu à partager cette aventure avec des chercheurs et des ingénieurs, dont j’ai parfois
dû freiner l’enthousiasme, car leur vocation est de faire aller la technologie le plus loin possible, là où je voulais la ramener à des concepts suffisamment simples pour
pouvoir être utilisés in situ.
Au final, nous avons procédé par assemblage en gardant en tête l’idée de simplicité pour ceux qui utiliseraient le dispositif sur le terrain.
Je fonctionne toujours comme cela : quand j’étais au gouvernement, j’ai mis en place le 0.8.V.I.C.T.I.M.E.S, téléphone nationale unique d’aide aux victimest. Sur ne net,
j’avais fait la promotion du premier logiciel de contrôle parental, LogProtect.
RWW : C’est vous qui avez lancé le premier logiciel de contrôle parental en France ?
Nicole Guedj : En fait, j’ai découvert qu’un adjudant de gendarmerie travaillait sur un projet, LogProtect (http://www.logprotect.fr/). Je suis allé le voir, j’ai essayé de
comprendre ce qu’il faisait et cela allait dans le sens de ce que je préconise : ne surtout pas se priver d’internet mais en contrôler l’usage au bénéfice des enfants tout en
les accompagnant.
Logprotect filtre non seulement les contenus problématiques mais empêche les enfants de divulguer sur internet des informations personnelles en les interceptant. Il est par
ailleurs très simple d’utilisation.

RWW : Là vous êtes dans l’un des enjeux majeurs de la civilisation numérique que nous somme en train d’aborder : certes, il faut avoir des outils de contrôle et de filtrage,
mais il existe deux façons de les mettre en place, chez ce que l’on appelle le « client », en informatique, c’est à dire chez vous, à la maison, sur votre
ordinateur, et sous votre contrôle, ou au contraire à un niveau central, administratif, étatique, où c’est un Etat qui va décider, pour vous, et sans la moindre transparence.
Aujourd’hui, en France, on est en train de se diriger vers la seconde solution.
Nicole Guedj : Moi, je reviens à ma solution : protéger les enfants à l’aide d’un filtre parental installé sur les machines qu’ils utilisent et leur donner pleinement l’usage
de l’internet.
Il faut exploiter internet, exploiter c’est un mot horrible, mais dans ce sens là, je trouve que ça le fait bien, que c’est juste : exploiter les technologies et les mettre au
service des hommes.
RWW : Et comment percevez vous cette volonté de faire l’inverse, c’est à dire de mettre en place un système centralisé qui va décider de ce que vous pouvez ou ne pouvez pas
voir ?
Nicole Guedj : J’ai été avocat spécialisée dans la défense des droits de l’homme et de la liberté d’expression durant 25 ans. Ma cause, elle est entendue, c’est celle là.
A tous les siècles, il y a eu inter pénétration entre la politique, comme forme de pensée, et les outils de la politique. Il peut y avoir un gap, une marge, et il faut être
très attaché à ses valeurs, très attaché aux règles de la démocratie et la défendre à tout prix.
RWW : C’est une note d’espoir que vous nous livrez, car c’est mal parti
Nicole Guedj : je ne sais pas si c’est mal parti. Je pense que chaque période a connu des difficultés, rien ne se fait jamais sans heurts. Le tout c’est de rester attachée à
des valeurs comme la démocratie et la liberté d’expression.
RWW : Parmi vos projets, vous avez cet équipement mobile pour humanitaire sur le terrain.
Nicole Guedj : Nous voudrions développer un gilet de geolocalisation pour les acteurs de l’humanitaire. Un GPS à l’intérieur d’un gilet de sauvetage, avec différentes sources
d’alimentation en énergie, comme un panneau solaire, une prise d’allume cigare, une manivelle dynamo. Cet équipement permettrait aux humanitaires sur le terrain d’être en
communication permanente avec leurs bases arrières.

RWW : A coté de cela, vous proposez les logiciels qui vont permettre, très concrètement, d’organiser une action sur le terrain.
Sarah Aizenman : Emergesat, notre container satellitaire centralise tout dans une base de données, les humanitaires qui évoluent sur une même zone peuvent ainsi partager leurs
informations pour éviter de faire mille fois le même relevé. C’’est une banque de donnée qu’ils alimentent tous ensemble.
Ils disposent d’applications de travail collaboratif destinées à faciliter le travail entre les personnes qui interviennent sur les lieux d’une catastrophe. On a essayé de
réunir toutes les technologies qui permettaient de favoriser cette coordination.
Nicole Guedj : Le challenge a été d’arriver à packager le tout, parce que ce qu’il faut bien réaliser à quel point débarquer sur les lieux d’une catastrophe est compliqué.
Chacun arrive avec sa valise, ses équipements, son matériel, ses installations… du coup, ils arrivent souvent trop tard.
Si l’on arrive a généraliser l’usage des containers satellitaires comme celui-ci, en les prépositionnant sur des zones à risque afin que l’on puisse les déposer d’un coup
d’hélicoptère, les humanitaires pourront quasiment arriver les mains dans les poches, très rapidement, et ça change tout car c’est dans les toutes premières heures que se joue
la survie.
Sarah Aizenman: la grande majorité des ONG font très bien le job de la réhabilitation, de la reconstruction et du développement mais dans l’urgence, cela pêche donc il faut
penser un backoffice, parce que c’est cela finalement les « casques rouges », c’est un « backoffice ».
Un backoffice avec plein d’outils destinés à faciliter l’action humanitaire en situation d’urgence. Une situation aujourd’hui très mal gérée et ce n’est pas qu’une question
d’argent.
On l’a vu avec le tsunami : on avait beau avoir des millions d’euros, il n’y avait pas de stratégie organisée et cela n’a pas été très efficace.
RWW : On sort du domaine des technologies, pour parler un instant d’un autre projet de Casques Rouges : des produits alimentaires destinés aux populations isolées par une
catastrophe naturelle.
Nicole Guedj : Encore aujourd’hui, il y a des lieux que l’on atteint que très difficilement après une catastrophe et il faut parfois attendre longtemps avant de pouvoir les
approvisionner.
Il existe un produit d’alimentation d’urgence pour les enfants (Plumpynut) mais c’est en réalité un produit pour les enfants malnutris que l’on utilise à défaut d’autre chose.
J’ai donc créé un petit groupe de travail avec des étudiants pour imaginer la fabrication d’un produit alimentaire que l’on pourrait utiliser pendant une semaine à dix jours
afin d’alimenter enfants et adultes. Un produit qui répondrait à des contraintes de stockage, de transport et de conservation et bien sûr de coûts.
On peut en déposer des stock par hélicoptère afin d’être certain que les populations ne meurent pas de faim avant l’arrivée des secours. Là encore, on prépositionne des stocks
à proximité de zones à risques.
RWW : Vous avez par ailleurs un projet qui a remporté l’appel à projet de NKM sur le web 2.0, « Missing ».
Nicole Guedj : C’est une longue histoire qui a commencé bien avant l’appel à projet de Nathalie [NKM], alors que j’étais au gouvernement durant le tsunami, en charge
d’accompagner les familles de rescapés et les familles de victimes.
J’ai vu des choses sordides se dérouler sous mes yeux notamment des gens qui recherchaient désespérément des proches disparus, qui envoyaient des mails un peu partout ou qui
essayaient de passer sur toutes les télévisions pour tenter de retrouver l’un des leurs, persuadés qu’ils n’avaient pas pu disparaitre dans la vague.
Je me suis dit qu’il fallait essayer de rendre plus efficace, moins artisanal, et plus universel la recherche des disparus après une catastrophe.
Il y a un an et demi, j’ai envoyé un mail au VP Communication de Google via Facebook et il nous a immédiatement mis en relation avec Google Europe.
Je leur ai expliqué l’idée, ils ont trouvé cela vraiment bien. Ils nous ont apporté l’aide de leurs techniciens puis Nathalie [NKM] a lancé cet appel à projet. Nous y avons
concouru avec Bearstech et on a fait parti des projets retenus.
Avec Nathalie [NKM], on est vraiment sur la même longueur d’onde.
Sarah Aizenman : Nous avons conceptualisé le projet : au lieu de laisser les internautes à la recherche d’un disparu créer des blogs ou des sites dans tous les sens, on a
pensé à une plateforme centralisée qui récencera toutes les informations utiles et qui pourra être utilisée par tout le monde.
Puis on s’est demandé : qui sait faire du moteur de recherche ? Google ! On est allé les voir,et ils nous ont répondu : « Ok, génial, super projet, qu’est ce qu’on peut faire
? »
Google nous a apporté deux choses : ils mettent à notre disposition leurs briques : Google Earth, Google Maps, Google Data… comme pour tout le monde sauf qu’ils nous proposent
un accompagnement par des ingénieurs spécialisés dans chacune de ces technologies afin de bien les intégrer tant d’un point de vue technique qu’ergonomique.
Ils ont ensuite proposé à leurs ingénieurs de travailler sur le projet. Leurs ingénieurs peuvent utiliser 10% de leur temps de travail sur des projets de leur choix et cela
permettra de dégager des ressources importantes.
Mais ils nous fallait une structure plus lourde qui coordonne les ressources alors nous nous sommes dirigés vers La Cantine et Silicon Sentier avec qui on travaille souvent et
eux aussi ont répondu présents.
Le problème, à ce stade, c’est que nous n’avions pas d’argent, en tout cas pas suffisamment pour construire un système qui puisse répondre à un afflux massif d’utilisateurs :
imaginez le nombre de connexions sur un tel service durant une catastrophe comme le tsunami. C’est à ce moment que l’on a appris l’appel à projet de NKM.
Je me suis rendue à La Cantine et j’y ai rencontré Louis Montagne, qui a par ailleurs participait à notre Challenge Humanitech en parrainant des étudiants qui avaient concouru
à notre concours de l’invention humanitaire. Je lui ai fait part de notre projet en lui demandant qui pourrait nous aider pour répondre à nos cotés à l’appel à projets. Et il
a tout naturellement proposé son aide. Ce type de projet correspond parfaitement à l’état d’esprit de Bearstech.
On a rempli le dossier d’appel à candidature en 15 jours, avec deux crises de nerfs, et avec eux on a pensé le projet en y intégrant une multitude de technologies web :
Flickr, Skype, Twitter, Google Earth, Google Map… L’idée étant de fournir un point d’entrée pour chacun.
RWW : Concrètement, dans une situation d’urgence, a quel besoin répond Missing ?
Nicole Guedj : Missing sert à diffuser des informations susceptibles d’aider à la recherche d’une personne disparue lors d’une catastrophe naturelle.
Sarah Aizenman: l’un des aspect du partenariat avec Google est d’activer le service sur la page d’accueil de Google en cas d’urgence, service qui sera la plupart du temps en
sommeil et qui ne sera déclenché qu’en cas d’urgence.
Le service diffusera également, via les commissariats, les hôpitaux, etc, des fiches signalétiques centralisées, distribuées partout.
RWW : Dans un cas, malheureusement classique, de déplacement massif de population, comme on l’a vu récemment au Darfour, l’outil serait parfait pour répondre au drames des
familles séparées.
Nicole Guedj : mais on ne l’utilisera qu’en cas de catastrophe naturelle, cela fait parti de l’accord avec nos partenaires.
J’ai été avocate spécialisée dans la défense des droits de l’homme, j’ai été missionnée en Amérique du Sud pour retrouver des otages retenus par la junte. Je comprends
parfaitement ce type de besoins mais il faut y aller progressivement si l’on veut avancer.
Si je veux me donner des chances de faire aboutir les projets sur lesquels je travaille, il faut avancer pas à pas, donc on commence comme cela, tout en sachant que les
catastrophes naturelles, avec le réchauffement climatique, vont prendre une tournure incroyable avec notamment le problème des réfugiés climatiques.
RWW : Vous organisez également chaque année un Challenge de l’invention humanitaire.
Nicole Guedj : je me suis dit
que les jeunes étudiants ingénieurs devaient avoir des idées à la pelle et que l’on pourrait essayer de les accompagner dans cette logique d’utilisation des technologies à des
fins humanitaires.
L’année dernière, La Cantine nous a accueilli à cette occasion et l’équipe qui a gagné proposait d’utiliser des panneaux solaires pour purifier l’eau saumâtre.
L’année prochaine, nous allons essayer d’ouvrir le concours à l’Europe.
On a trouvé dans le milieu des nouvelles technologies des gens très dynamiques, très volontaires, prêts à nous aider.
RWW : Ce qui n’est pas si surprenant, les gens que vous avez croisé à la Cantine, chez Bearstech ou ailleurs, portent des valeurs qui sont proche des vôtres, et que l’on
retrouve dans l’open source, par exemple. Collaboration, partage, relation de l’homme et de la technologie, la synergie est assez évidente.
Nicole Guedj : j’aime l’idée de nous appuyer sur les technologies pour agir, mais ce n’est pas facile à vendre, car vous ne faites pas pleurer dans les chaumière avec un
container satellite.
RWW : A défaut de faire pleurer, j’imagine qu’un tel projet a du exciter les developpeurs que vous avez trouvé chez Bearstech, et je comprend parfaitement qu’ils aient répondu
positivement à votre appel.
Nicole Guedj : oui, mais c’est un petit monde…
RWW : Pas tant que cela…
Nicole Guedj : c’est un monde qui grandi mais comparé au champ sur lequel intervient l’humanitaire, c’est encore petit. On n’est pas dans le compassionnel, on est dans
l’efficacité, et pour cela, les technologies, on ne fait pas mieux.
RWW : Cela marche pour les entreprises, il n’y a pas de raison que cela ne marche pas pour l’humanitaire.
Nicole Guedj : C’est exactement ce que nous nous sommes dit.
RWW : Et myhumanitary ?
Sarah Aizenman : c’est un de nos autres projets qui, je pense, va permettre de mettre en valeur l’action humanitaire : nous allons mettre en ligne d’ici mi décembre le premier
média social humanitaire.
L’idée est de permettre aux bloggeurs, aux étudiants, à tous ceux qui sont liés de près ou de loin à ces enjeux, de réagir aux enjeux de l’humanitaire et d’offrir une vitrine
de promotion à l’action humanitaire.
Nous aurons un JT hebdomadaire, nous allons également agréger des flux RSS avec des articles provenant des plus grands quotidiens du monde entier, y ajouter des articles
écrits en propre, à travers des partenariats avec des écoles de journalisme, proposer un espace communautaire, myworld, une messagerie pour pouvoir collaborer…
L’idée est la suivante : la première étape, en tant que visiteur, c’est d’apprendre et de s’informer, la deuxième étape, quand on a envie d’aller plus loin, c’est de
collaborer et d’écrire, et la troisième étape, quand on a envie de s’engager sur le terrain, c’est de communiquer avec les associations membres de Myhumanitary pour voir
comment on peut mettre ses compétences à disposition.
Nous souhaitons proposer un véritable un parcours du militant humanitaire.
RWW : Vous avez développé cela comment ?
Sarah Aizenman : nous avons fait cela avec l’agence Leitmotiv, l’agence qui gère jeanmarcmorandini.com, lesindiscrets.com, scooppeople.fr, des sites qui ont un trafic énorme.
Ils nous ont proposé de développer cela gratuitement et de mettre le site en avant sur leurs autres sites.
RWW : Et votre actualité du moment, l’alerte enlèvement sur iPhone ?
Nicole Guedj : Tout a commencé, lors de mon arrivée au gouvernement, par une histoire sordide d’enlèvement d’enfant. Je me suis dit qu’il fallait que je trouve une solution,
et cette solution, c’est un garçon qui s’appelle Pierre Bellanger qui m’a aidé à la trouver.
RWW : Pierre Bellanger, décidément, le monde est petit.
Nicole Guedj : Pierre Bellanger m’avait entendu parler du problème des enlèvements d’enfants et m’a parlé de la méthode américaine Amber Alert.
Je suis allé voir sur place comment cela se passait et j’ai créé un groupe de travail, mais on m’a mis beaucoup de bâtons dans les roues, au point que le dispositif est sorti
après mon départ du gouvernement.
Mais on a tout de même réussi à le faire, avec les télés, les radios, et les panneaux autoroutiers.
En mai dernier, j’ai mis autour d’une table des acteurs tels que Google et Orange pour transposer l’alerte enlèvement à internet : tout le monde ne regardant pas la télé, il
fallait trouver un moyen de contacter ceux qui étaient sur internet au moment d’un enlèvement.
Mais il en reste encore qui ne sont ni devant un écran, ni à coté d’une radio, ni devant leur télé.
L’application iPhone élargit les moyens de transmission de l’alerte et cela devient encore plus dissuasif pour les ravisseurs. Elle sera disponible sur le portail Proxima
Mobile prochainement.
RWW : En quoi consiste le dispositif sur Yahoo, Google, Microsoft et co. ?
Sarah Aizenman : C’est un widget qui contient toutes les informations ainsi qu’un numéro de téléphone et un email permettant aux internautes d’alerter les autorités s’ils ont
des informations sur un enlèvement.
Au delà de ce dispositif, nous sommes également présents sur les portail WAP d’Orange et de SFR, nous avons a également des banners à notre disposition présentes un peu
partout ainsi que des vidéos sur Dailymotion et Youtube.
Nicole Guedj : Tout le monde a joué le jeu. Sans peine, sans difficulté : le premier que j’ai convaincu a été Didier Lombard, il m’a immédiatement répondu oui quand je lui ai
téléphoné, Mats Carduner de Google a également été extraordinaire, c’est un garçon fantastique. Je n’ai eu aucun effort à faire, aucun.
RWW : Dernière question, que peuvent faire les internautes pour vous aider dans votre démarche ?
Manifester leur soutien à nos actions en adhérant en ligne, proposer leurs services pour nous accompagner dans la réalisation de nos projets, relayer le message des
Casques Rouges sur le Web pour
réussir à fédérer une communauté d’Internautes engagés et solidaires.
La vidéo des Entretiens des Casques Rouges à Sciences Po
Le Concert de Radu MIHAILEANU
"Le concert" de Radu MIHAILEANU est un très beau film qui m'a fait vivre de fortes émotions. Je vous conseille vivement ce bon rendez-vous du cinéma. Les amateurs d'humour slave, de violon
et de Tchaikovsky apprécieront...
A l'époque de Brejnev, Andrei Filipov était le plus grand chef d’orchestre d'Union soviétique et dirigeait le célèbre Orchestre du Bolchoï. Mais après avoir refusé
de se séparer de ses musiciens juifs, dont son meilleur ami Sacha, il a été licencié en pleine gloire. Trente ans plus tard, il travaille toujours au Bolchoï mais… comme homme de ménage. Un soir,
alors qu'Andrei est resté très tard pour astiquer le bureau du maître des lieux, il tombe sur un fax adressé au directeur : il s'agit d'une invitation du Théâtre du Châtelet conviant l'orchestre
du Bolchoï à venir jouer à Paris… Soudain, Andrei a une idée de folie : pourquoi ne pas réunir ses anciens copains musiciens, qui vivent aujourd'hui de petits boulots, et les emmener à Paris, en
les faisant passer pour le Bolchoï ? L'occasion tant attendue de prendre enfin leur revanche…
Remise du prix de la Fondation Chirac pour la prévention des conflits
Ce matin, Jacques Chirac a remis le Prix de sa Fondation pour la prévention des conflits.Trois hommes d'exception ont été mis à
l'honneur par notre ancien Président de la République, toujours très investi en faveur de la paix et du dialogue entre les peuples.
Ce premier Prix a été attribué à l'Imam Muhammad Ashafa et le Pasteur James Wuye. D'abord chefs de milices religieuses qui s'affrontaient au Nigeria, ils sont ensuite devenus des militants de
l'amitié entre les chrétiens et les musulmans de leur pays. Ensemble, ils ont créé, en 1995, le Centre de Médiation Interreligieuse (IMC) dans l'Etat de Kaduna, au nord du Nigéria. Ils
travaillent désormais à la pacification de leur pays et s'efforcent de diffuser leur méthode de dialogue à l'étranger.
Par ailleurs, un prix spécial du jury a été remis au Docteur Park Jae-Kyu, Président de l'Université Kyungnam et ancien ministre de l'Unification de la République de Corée, qui a oeuvré toute sa
vie en faveur du rapprochement des "deux Corées".
Le jury était composé de :
- Boutros Boutros-Gali, ancien Secrétaire Général de l'ONU,
- Michel Camdessus, Président de la Société de Financement de l'Economie Française, ancien Directeur Général du FMI,
- Joaquim Alberto Chissanon, ancien Président de la République du Mozambique,
- Federico Mayor, ancien Directeur de l'UNESCO,
- Andrea Riccardi, Fondateur de la communauté de Sant'Egidio, Université de Rome III,
- Jorge Sampaio, Haut représentant du Secrétaire Général de l'ONU pour l'Alliance des Civilisations, ancien Président du Portugal,
- Ismaïl Serageldin, Directeur de la Bibliothèque d'Alexandrie,
- Simone Veil, ancien ministre, membre de l'Académie Française.
A l'issue de la cérémonie, le Président Nicolas Sarkozy a tenu à saluer le travail de la Fondation Chirac et la mobilisation sans
faille de Jacques Chirac pour la solidarité et l'humanité : "le dialogue et la paix sont, depuis l'origine, l'élément central de votre vision du monde"
L'Alerte Enlèvement diffusée sur les téléphones portables
D’ici à la fin de l’année, les messages Alerte Enlèvement seront reçus sur tous les téléphones portables. Une petite révolution qui permettra d’avertir en temps réel des millions d’abonnés
Bouygues, SFR et Orange. Aujourd’hui, l’alerte est déjà relayée par le biais des télévisions, des radios et des journaux.
C’est la fondation Casques rouges de l’ancienne secrétaire d’Etat aux Droits des victimes, Nicole Guedj, qui est à l’origine de la création de ce nouveau service dans le cadre de l’appel à
projets lancé par Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’Etat au Développement de l’économie numérique. « Et notre projet a été retenu, précise Nicole Guedj. Cela permettra d’avertir un maximum
de gens dès lors que l’alerte sera donnée. De plus, il y a un côté dissuasif. Avant de passer à l’acte, le ou les agresseurs vont pouvoir se dire qu’un pays entier sera à leurs trousses. »
Pour arriver à ce résultat, l’ancienne secrétaire d’Etat aux Droits des victimes n’a pas ménagé ses efforts. En 2004 déjà, après l’enlèvement d’un enfant, elle avait transposé le dispositif
américain Amber Alert en France. Dès le rapt d’un enfant, tous les médias étaient ainsi mobilisés afin de diffuser la photo de l’enfant et un numéro d’appel pour fournir des éventuelles
informations.
« C’est toute la France qui pourra se mobiliser »
Depuis 2006, le modèle français de l’Alerte Enlèvement a été déclenché à huit reprises. « Il a permis de sauver la vie de neuf enfants (NDLR : le rapt de deux enfants avait fait l’objet d’une
seule alerte). Mais il fallait encore faire plus. Faire évoluer le dispositif avec les nouvelles technologies. Si tous les Français ne sont pas devant leur poste de télévision le matin ou en
plein après-midi, ils ont toujours sur eux leur téléphone portable. Grâce à la diffusion du message d’alerte sur les portables, c’est toute la France qui pourra se mobiliser », explique
l’ancienne ministre. Deux Français sur trois pourront en effet être avertis en temps réel. Le signalement de l’enfant disparu : sa photo, ses mensurations, le lieu où il a été vu pour la dernière
fois s’afficheront sur l’écran.
Les différents opérateurs de téléphonie mobile, Bouygues, Orange et SFR, se sont réunis autour d’une table et ont décidé de participer à cette opération. D’autres opérateurs Internet se sont
associés au dispositif comme Free, Microsoft, Dailymotion, Blogspint, Silicon Sentier, Yahoo, Google, MSN et Asic (Association des services Internet communautaire).
De nouvelles mesures concrètes pour lutter contre les violences conjugales
Chaque année, 2 millions de femmes sont victimes de violences conjugales et 400 d'entre elles meurent sous les coups de leur mari.
Les pouvoirs publics ont la responsabilité de protéger ces victimes et de proposer des solutions concrètes pour leur venir en aide. Je tiens d'ailleurs à saluer ici l'action des anciens ministres
chargés des droits des femmes, Mesdames Yvette Roudy, Michèle André, Simone Veil, Anne-Marie Couderc, Geneviève Fraisse, Nicole Ameline, Catherine Vautrin, Valérie Létard, qui se sont battues
pour défendre cette noble cause.
Et pour aller plus en avant dans ce combat, c'est notre Garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie, qui a annoncé hier une série de mesures novatrices. Parmi elles figure l'expérimentation d'un
dispositif de distribution de portables d'urgence, au maniement simplifié, qui permettront aux femmes battues "d'appuyer sur un bouton pour alerter la police". J'ai naturellement accueilli cette
nouvelle avec une satisfaction particulière et j'espère que le système fera rapidement ses preuves pour être étendu sur l'ensemble du territoire français.
Je rappelle qu'un numéro de téléphone national d'aide aux victimes, qui avait été initié par le Secrétariat d'Etat que j'ai eu l'honneur d'occuper, est à la disposition de tous les accidentés de
la vie. En composant le 08VICTIMES sur votre téléphone, vous aurez ainsi accès à une information personnalisée sept jours sur sept.
Gageons que ces avancées successives permettent un jour de garantir le droit au secours à toutes les victimes de violences conjugales.
Facing tomorrow par Shimon Peres
J'ai eu l'honneur de participer, ces derniers jours, à la conférence "Facing tomorrow" organisée par le Président de l'Etat d'Israël.
Des thèmes de réflexion aussi diversifiés que ceux de la crise économique, du changement climatique, de la nouvelle société médiatique ou encore de la rénovation du système éducatif ont été
abordés par les plus grands spécialistes du monde entier.
C'est avec admiration et émotion que nous avons écouté le discours d'ouverture de Shimon Peres, pionner de l'Etat d'Israël et toujours aussi mobilisé pour relever les défis politiques mais aussi
scientifiques et technologiques de demain.
Pour ma part et en tant que président de la Fondation France Israël, j'aurai à coeur de relever le défi de la coopération
entre les sociétés françaises et israéliennes notamment par la mise en place de projets ambitieux et novateurs dont nous aurons l'occasion de reparler prochainement sur ce blog.
Une nouvelle étape pour le dispositif Alerte Enlèvement : l'application mobile bientôt disponible
La Fondation Casques Rouges a remporté aujourd’hui l’appel à projets Proxima
Mobile lancé par Nathalie Kosciusko-Morizet. L’application mobile de l’Alerte Enlèvement sera donc disponible dès la fin de l’année 2009 sur I-phone, Androïd, Blackberry, Windows Mobile et
l'ensemble des Smartphones.
Trois ans après sa création et quelques mois seulement après la mise en place de l’e-@lerte enlèvement sur le Web, l'application
mobile permettra d'avertir instantanément 2 Français sur 3.
Dès lors que l'alerte sera déclenchée, les utilisateurs recevront sur leur mobile le signalement de l’enfant disparu et pourront participer aux recherches en témoignant par téléphone, SMS ou
e-mail.
J’accueille cette nouvelle avec une immense joie et une profonde satisfaction. Si l’efficacité de ce plan d’urgence a largement fait ses preuves, il était plus que nécessaire de prendre en compte
les nouveaux usages de télécommunications pour mobiliser davantage de personnes.
C’est aujourd’hui chose faite et j’ai naturellement hâte que cette mise en œuvre soit effective pour maximiser l’aide aux victimes et mettre une fois de plus toutes les chances de leurs côtés.
Salon du livre de la WIZO
J'ai eu plaisir à participer à la 56ème fête du livre de la WIZO aux côtés de mes amis Simone Veil, Marek Halter, Claude Lanzmann, Fréderic Encel, Patrick Poivre d'Arvor... Quelle joie de faire
découvrir aux membres de la WIZO, avec lesquels j'ai mené de nombreux combats, celui qui m'anime aujourd'hui : la création de Casques Rouges à l'ONU.
L'action humanitaire à l'affiche de Sciences Po
La Fondation Casques Rouges a organisé, vendredi 16 octobre, les premiers Entretiens des Casques Rouges à Sciences-Po.
A l’occasion de cet événement consacré à l’action humanitaire à l’heure du changement climatique, j’ai réuni autour de moi et devant un large public plusieurs spécialistes de la question
humanitaire. Se sont ainsi exprimés à la tribune de l’amphithéâtre Chapsal, l’ancien président de Médecins du Monde Patrick Aeberhard, les chercheurs Marc-Antoine Pérouse de Montclos et François
Gemenne, le journaliste Christian Troubé ou encore Marie-Claire Daveu, ancienne directrice de cabinet de la secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie.
Nous nous sommes tous accordés sur la nécessité d’adapter l’action humanitaire à l’augmentation chronique des catastrophes naturelles et des réfugiés climatiques et de réunir et coordonner les
forces déjà existantes pour rendre l’organisation des secours plus réactive et productive. Nous avons aussi partagé notre inquiétude quant au manque de légitimité politique du monde humanitaire.
Autant de sujets qui illustrent la nécessité absolue de créer une force internationale de réaction rapide et qui m’encouragent à persévérer dans mon combat pour la création de Casques Rouges à
l’ONU.
Le succès de cette première édition devrait très prochainement déboucher sur l’organisation de plusieurs autres Entretiens, en France mais aussi en Europe, avec le même leitmotiv : sensibiliser
l’opinion publique aux enjeux de solidarité internationale.
Message de soutien de Chantal Jouanno, Secrétaire d'Etat à l'Ecologie
« Mesdames, Messieurs, Chère Nicole,
Je regrette vivement de ne pas être avec vous. Je le regrette d’autant que le thème et les questions que vous abordez, ce soir, sont au cœur de mes préoccupations et de mon engagement.
Quels que soient les continents, l’Homme sera la première victime de la crise écologique.
D’ici 20 ans, des populations entières aux Maldives, en Papouasie-Nouvelle Guinée, ou encore dans les îles Marshall et Kiribati, verront leur pays disparaître par la montée des eaux.
Le Bengladesh, la Chine, L’inde ne connaitront pas un meilleur sort. D’après un rapport des Nations unies sur les désastres naturels, le risque mortel imputable aux inondations a augmenté de 13%
entre 1990 et 2007.
Les sécheresses seront, quant à elles, plus nombreuses et intenses. La répartition de la ressource en eau sera progressivement plus injuste. Peu de continents de l’Hémisphère Sud y
échapperont –et plus encore l’Afrique déjà meurtrie par la famine et les conflits locaux. Le changement climatique augmentera également la fréquence et la virulence des catastrophes naturelles.
L’humanité connaitra bientôt des typhons, des crues, des tempêtes plus meurtrières que jamais, plus souvent que jamais.
Enfin, certains conflits récents au Darfour ou en République Démocratique du Congo ont montré que la pression environnementale et la compétition pour l’accès aux ressources ont amplifié les
tensions armées.
Comme les pays du Sud, les Nations du Nord n’échapperont aux conséquences des dérèglements de la Nature. Mais certainement à la différence des premières, elles auront les moyens de mobiliser
toute leur puissance technologique et financière pour y faire face.
Les populations d’Afrique ou des bidonvilles d’Amérique latine, quant-à-elles, resteront impuissantes face au déchaînement des éléments. Leur droit premier de vivre sera bafoué par le péril
climatique si nous n‘anticipons pas.
En d’autres termes, il faut agir maintenant.
Si des politiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre sont indispensables pour éviter à l’humanité tout entière d’atteindre le point de non retour, des politiques d’adaptation sont
tout aussi cruciales…. mais néanmoins insuffisantes.
Nul barrage ne saurait tenir durablement contre le Pacifique. Le risque « zéro » n’existe pas.
Il nous faut aussi secourir. La communauté internationale en a pris conscience. Quand une catastrophe humanitaire survient, une réaction rapide des secours, une coordination efficace des moyens
logistiques et humains peuvent sauver des milliers de vies.
C’est pourquoi je salue l’initiative de Nicole GUEDJ, Présidente de la Fondation Casques Rouges. Je félicite le combat qu’elle mène, avec passion et générosité, depuis plus de dix ans, pour la
création de ces véritables « pompiers du monde ». Cette force internationale humanitaire de réaction rapide, sous l’égide de l’ONU, permettrait, incontestablement, d’identifier et de coordonner
l’action des équipes de secours, de mobiliser des moyens logistiques importants, dans un délai très court.
Il y a dix ans, il était déjà indispensable de mettre en place ces casques rouges. Aujourd’hui, c’est désormais urgent. N’attendons pas que la catastrophe soit à nos portes pour nous
préparer à ses conséquences. Le temps est venu de donner à l’Assemblée des Nations Unies les moyens de nos ambitions. Je suis convaincue que les Casques Rouges doivent faire partie de notre
action. Ne nous laissons pas l’opportunité d’avoir à regretter notre passivité et nos renoncements.»
Chantal Jouanno
Secrétaire d'Etat à l"Ecologie
Diner Chambre & Sénat autour des Casques Rouges
Jeudi 15 octobre, j’ai eu le privilège d’être l’invitée d’honneur du dîner-débat organisé par Chambre et Sénat, l’association nationale des collaborateurs de ministres et de parlementaires
présidée par Monsieur Philippe HERZOG.
Lors de cette soirée, j’ai pu présenter le projet de la Fondation Casques Rouges et répondre aux nombreuses questions qui m’ont été posé par une audience que j’ai sentie très attentive aux
questions de solidarité internationale.
Les nombreux encouragements qui m’ont été adressés par les membres de l’ANCMP sont une preuve supplémentaire que les nouvelles problématiques humanitaires sont un véritable sujet d’actualité.
Mais ces marques de soutien ne sont pas une fin en soi, elles doivent au contraire représenter une raison supplémentaire de poursuivre et d’amplifier mon combat pour aboutir à la création de
Casques Rouges à l’ONU.
Les Entretiens des Casques Rouges à Sciences Po
Samoa et Sumatra dans la tournante climatique
Cette semaine, la Terre a tremblé deux fois en Indonésie. Ce sont les îles de Samoa et de Sumatra qui ont été frappées par un tsunami puis un tremblement de terre.Selon les experts, ces
catastrophes à répétition seraient la conséquence du changement climatique.
Selon des bilans encore provisoires, on compterait plus de 1 000 morts. Impossible à ce jour de chiffrer le nombre de victimes prisonnières des décombres. Barack Obama a voulu une réponse «rapide et
agressive», l’Union Européenne a débloqué une première aide d’urgence de 150 000 euro, les équipes de secours ont défilé par dizaines sur les Îles du Pacifique. Mais les communications rompues,
l’absence d’outils logistiques, le manque de moyens de transports, de médicaments… font encore et toujours défaut au sauvetage des victimes.
Il est urgent d’entrer dans une nouvelle ère : celle de l’anticipation et de l’optimisation des ressources. Plus que jamais, les Casques Rouges serait la solution « rapide et agressive » préconisée
par le Président américain.
Les Casques Rouges sur Radio Shalom
Radio Shalom_Casques Rouges_23 septembre
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Les Casques rouges, c'est quoi ?
Par Nathalie Kantt, publié le 23/09/2009 13:00
On connaît les Casques bleus, la force de maintien de la paix de l'ONU. Les Casques rouges seraient leurs "frères humanitaires"... Explications de Nicole Guedj, ancienne secrétaire d'Etat aux
droits des victimes, à l'origine de ce projet.
En quoi consiste le projet des Casques rouges à l'ONU?
Il s'agit aujourd'hui plus que jamais de faire face aux catastrophes naturelles. Nous disposons de nombreux moyens, matériels et humanitaires, mais nous avons du mal à coordonner les actions
entreprises. Les Casques rouges pourraient assurer une meilleure coordination des organismes humanitaires qui existent déjà, optimiser et mutualiser tous les moyens dont on dispose.
Ils seraient les frères humanitaires des Casques bleus. Les Casques bleus sont des forces de maintien de la paix. Les rouges seraient 100% humanitaires.
Il ne s'agit cependant pas de lever une "armée" mais de constituer un état major renforcé à l'ONU et des centres basés dans les continents.
REUTERS/Beawiharta
Une femme rassemble ses vêtements après un tremblement de terre dans un village près de la capitale de l'Indonésie.
Comment est née l'idée?
J'ai exercé comme avocate spécialisée dans les droits de l'homme pendant très longtemps. En tant que spectatrice, j'ai vu des pays ravagés, des victimes, et des équipes qui manquaient de coordination. Le droit du secours
doit s'incrire dans les droits de l'homme. Il y faut penser avant, et non après les catastrophes, pour sauver des vies.
Où en est le projet?
Il reste en phase de réflexion [au lendemain du tsunami en Asie du Sud-est, fin 2004, le président Chirac a proposé ce projet, au nom de la France, à Kofi Annan qui en a accepté le principe,
NDLR]. Aujourd'hui, je travaille avec les équipes de Nicolas Sarkozy de façon très étroite, il est très au courant du projet.
C'est le bon moment d'en parler parce que nous réfléchissons à une réforme de l'ONU et nous nous interrogeons sur les conséquences du changement climatique: penser aux façons de réagir aux
catastrophes naturelles, c'est penser aux crises humanitaires qui viennent avec. Nous devons passer à la vitesse supérieure. Ce qui est en cause se sont des vies qu'il fait sauver.
Pour des Casques rouges à l'ONU, par Nicole Guedj. Le Cherche Midi, 132 p., 10€.
Election de Madame Irina Bokova à la Présidence de l'UNESCO
Le lendemain d'une bataille électorale, on se réveille soit avec la gueule de bois soit avec un espoir euphorique. Pour ma part, c'est ce second sentiment qui m'envahit aujourd'hui.
La victoire d'Irina Bokova à la Présidence de l'UNESCO, c'est tout simplement la victoire de la démocratie.
Je connais l'engagement de l'ambassadeur bulgare en faveur de la défense des droits des peuples. Et pour cause, c'est ensemble que nous nous sommes battues pour libérer les infirmières bulgares et
le médecin palestinien injustement retenus en Libye. A cette occasion, j'ai eu la chance de rencontrer une femme de coeur, déterminée à porter les valeurs humanistes et sociales qui me sont si
chères.
Je tiens également à rendre hommage à Bernard-Henri Levy, Simone Veil, Claude Lanzman, Elie Wiesel et les autres. Tous ceux qui ont su "organiser la résistance" et qui ont, comme toujours,
largement contribué à faire triompher les droits de l'homme.
Bonne chance à Irina Bokova !
Casques Rouges et Casques Bleus
Le manifeste humanitaire de Nicole Guedj
Ouverture de la 64ème Assemblée Générale des Nations Unies
Alors que la cérémonie d'ouverture de la 64ème Assemblée Générale des Nations Unies s'ouvre aujourd'hui à New York, j'en appelle à la responsabilité de la communauté internationale pour que l'on
garantisse enfin le droit au secours à toutes les populations du monde.
Si un nouveau mode de gouvernance économique est nécessaire pour réguler et moraliser la finance mondiale, un nouveau mode de gouvernance humanitaire est vital pour optimiser l’utilisation des
fonds alloués et sauver le plus grand nombre de victimes.
Anticiper la crise, identifier les besoins, mutualiser les moyens, évaluer la situation et coordonner les interventions sont autant de missions que les Casques Rouges, que j'appelle de mes voeux,
seront amenés à remplir en cas de catastrophe majeure.
J'ai l'espoir, qu'en 2009, ce projet soit gravé dans le marbre de la Charte des Nations Unies.
Parution de mon manifeste "Pour des Casques Rouges à l'ONU"
J'ai le plaisir de vous informer de la parution de mon manifeste "Pour des Casques Rouges à l'ONU" aux Editions du Cherche-Midi.
Comme vous le savez, je me bats depuis de nombreuses années, pour la création de Casques Rouges à l'ONU, frères humanitaires des Casques Bleus, destinés à coordonner l'action des équipes de
secours intervenant sur un théâtre de catastrophe naturelle.
A la veille de la 64ème Assemblée Générale des Nations Unies, qui s'ouvrira mardi à New York, je veux alerter et mobiliser. Je veux que ce manifeste marque une étape. Je veux démontrer par
l’exemple ce que pourra apporter cette organisation dans le perfectionnement des secours d’urgence, leur liaison et leur force de frappe sur des sites de crise. Enfin, je veux donner foi à ce projet
qui ne pourra voir le jour que par une large et forte mobilisation.
J'ai besoin de votre soutien.
Rejoignez-moi dans ce combat !
Vous pouvez dès à présent commander le manifeste"Pour des Casques Rouges à
l'ONU" à l'adresse suivante www.casques-rouges.org
Mon portrait de femme engagée réalisé par Yamina Benguigui pour Terrafemina.com
Mon interview dans Femme Actuelle
Interview vérité
Soutien au peuple iranien
Dimanche 21 juin dernier, je n’aurai pas voulu manquer ce rassemblement (même, et hélas très dispersé) organisé au soutien du peuple iranien, devant l’ambassade d’Iran, place d’Iena.
Nous n’avions, avec les Iraniens présents, Marek Haler, Corinne Lepage, Jack Lang et moi, qu’un seul mot : SOLIDARITE.
J’ai voulu en effet manifester mon indignation face à un pouvoir autoritaire, opprimant une fois de plus un grand peuple, qui ne parvient décidément pas à vivre en démocratie et dans le respect
des droits de l’homme. Ce qui se passe dans les rues de Téhéran n’est pas uniquement un problème iranien. C’est aussi le problème du peuple français et de l’ensemble de la communauté internationale,
autant sur le plan du respect des droits humains que sur celui des risques pour la stabilité politique de cette région du monde.
Je salue entre autres l’initiative de la radio Kol Israel, écoutée par six millions d’Iraniens, et qui donne à de nombreux opposants a liberté de s’exprimer sur ses ondes.
Pour Moshen Makhmalbaf, l'Iran est passé à "100 % de dictature" depuis l'élection

n "porte-parole". C'est ainsi que se définit le réalisateur iranien Moshen Makhmalbaf, en France depuis plusieurs semaines et présent lors du rassemblement organisé à
Paris "en solidarité avec le peuple iranien", dimanche 21 juin. A l'appel notamment de SOS Racisme, plusieurs centaines de personnes, ainsi que des personnalités politiques comme Jack Lang (PS),
Corinne Lepage (MoDem) et Nicole Guedj (UMP), se sont réunies aux abords de l'ambassade d'Iran.
Pour M. Makhmalbaf, ce genre de manifestations de soutien est très important : "Il y a toujours eu beaucoup de différences entre les Iraniens vivant à l'étranger. Mais cette fois, ils disent
tous la même chose : "Où est mon vote ?" Ils sont comme des ambassadeurs du peuple iranien. Et ils demandent aux gouvernements étrangers de ne pas reconnaître les résultats proclamés en faveur de
Mahmoud Ahmadinejad", déclare-t-il au Monde.
Racontant la soirée de l'élection présidentielle du 12 juin, les mesures prises contre les partisans de Mir Hossein Moussavi et les arrestations d'opposants, le cinéaste parle d'un "coup
d'Etat" : "Le soir des élections, M. Moussavi m'a appelé et m'a demandé de dénoncer ce coup d'Etat. Tous les moyens de communications étaient passés sous le contrôle du pouvoir par les
forces de sécurité : médias, SMS et téléphones mobiles... Le lendemain, la télévision annonçait la victoire de (Mahmoud) Ahmadinejad et que, si plus de quatre personnes se réunissaient,
elles risquaient d'être arrêtées." "Avant, on avait 80 % de dictature et 20 % de démocratie en Iran. Après les élections du 12 juin, on a 100 % de dictature", ajoute-t-il.
Selon M. Makhmalbaf, signataire avec 800 artistes d'un appel à voter pour M. Moussavi, ce dernier est le seul pouvant faire consensus. "C'est la personne autour de laquelle le peuple et le
régime peuvent trouver un compromis, dit-il. Il est devenu plus démocrate qu'auparavant. Il croit que le changement peut venir pacifiquement."
MOBILISATION CROISSANTE
La violence de la répression n'arrivera pas, selon M. Makhmalbaf, à contenir la protestation iranienne. "C'est le mouvement d'un peuple qui n'a pas d'autre choix. Ils demandent la tenue de
nouvelles élections sous le contrôle de l'ONU. C'est la première fois que des millions de personnes descendent dans la rue malgré les interdictions. Ils n'ont peur de rien. (...) Après
chaque mort de manifestants, il y a plus de monde et ils sont plus déterminés, affirme-t-il. Ali Khamenei (le guide suprême de la Révolution) a perdu son autorité. Avant, les gens criaient "A bas
Ahmadinejad." Maintenant, ils crient aussi "A bas Khamenei". La même chose s'est passée pour le Chah. Trois mois après, son régime s'effondrait."
Iran : plusieurs centaines de manifestants à Paris
Entre 500 et 1500 personnes ont manifesté ce dimanche après-midi à Paris en «en solidarité avec le peuple iranien» pour protester contre le résultat de l'élection présidentielle en Iran.
Plusieurs manifestants avaient revêtu des vêtements verts, la couleur de Mir Hossein Moussavi, principal opposant au président Mahmoud Ahmadinejad, lors de ce rassemblement organisé près de
l'ambassade d'Iran par SOS-Racisme avec le soutien de militants iraniens, de syndicats étudiants (UNEF, UEJF notamment), d'associations et d'élus de gauche et du MoDem.
«Censure, sabotage: sortons l'Iran de sa cage», «L'Iran aux Iraniens, pas au régime assassin», «Les droits de l'homme en Iran: bafoués, bafoués», ont notamment scandé les manifestants, en brandissant
des banderoles et des photos des mouvements de contestation en Iran.
Le président de SOS-Racisme, Dominique Sopo, a appelé le gouvernement français à «faire preuve de davantage de fermeté» face à «un régime assis sur du sang» et s'est prononcé pour de nouvelles
élections en Iran.
Des personnalités politiques se sont également jointes à cette mobilisation, parmi lesquelles Jack Lang (PS), la députée européenne Corinne Lepage (MoDem, Cap 21) et l'ancienne secrétaire d'Etat
(UMP) Nicole Guedj, ainsi que l'écrivain Marek Halter.
Rama Yade : ne pas faire de l'action humanitaire comme "un cavalier blanc"
PARIS (AFP) — Rama Yade, secrétaire d'Etat aux droits de l'homme, a souligné mercredi à Paris, lors d'une table ronde à l'UMP sur les ONG françaises, qu'"il ne faut pas faire de l'action
humanitaire comme un cavalier blanc" et que "le moteur profond, c'est d'être sollicité".
Mme Yade a relevé que les ONG sont de plus en plus "mises en cause", parfois "prises en otages" dans les conflits. Notamment à cause du scandale de l'Arche de Zoé au Tchad en décembre dernier, il
s'est produit une "identification" très dommageable pour les ONG françaises qui ont à juste titre "bonne réputation". Il arrive même en Afrique qu'elles soient "mises en cause dans leur totalité",
a-t-elle remarqué.
"Il ne faut pas faire de l'action humanitaire comme un cavalier blanc. Le moteur profond, c'est d'être sollicité", a-t-elle dit, critiquant "le mélange des genres" et le désir "d'être au service de
soi-même". "On n'envoie pas son grenier en disant que les pauvres du Sud en voudront. De même (les populations du Sud) ont droit à de bons médicaments, pas périmés", a-t-elle insisté.
Mme Yade a aussi fait une "distinction" très importante entre les actions de deux types d'ONG: celles des droits de l'homme qui ont la charge d'"alerter sur les atteintes" à ceux-ci, et les ONG
humanitaires qui aident sur le terrain les populations et qui ne doivent "pas faire de politique, quelque soit le régime en place".
Lorsque le président soudanais Omar el-Béchir a fait objet d'un mandat d'arrêt international par la Cour pénale internationale (CPI), "les ONG humanitaires ont tout de suite dit qu'elles n'étaient
pas là pour émettre des jugements politiques, qu'elles n'avaient pas pas vocation à être mêlées à une situation judiciaire", a-t-elle rappelé.
Nicole Guedj, présidente de la "Fondation Casques rouges" qui vise à créer une "force humanitaire internationale de réaction rapide" très professionnelle placée sous l'égide de l'Onu, a souhaité la
relance de ce projet par le président Nicolas Sarkozy.
Cette fondation a mis à disposition des ONG sur le terrain un "conteneur de communication par satellite, Emergesat, qui permette aux ONG de communiquer entre elles, a-t-elle expliqué. Un autre de ses
projets est un "gilet de géolocalisation des acteurs humanitaires". Mme Guedj a dénoncé une "déperdition incroyable des moyens" actuellement.
Plusieurs intervenants ont souhaité que les fondations soient davantage développées et financées en France.
Axel Poniatowski, secrétaire général adjoint de l'UMP et président de la Commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, qui animait le débat, a suggéré en guise de conclusion "un statut
unifié" de fonctionnement des ONG, peut-être au niveau européen, alors que des experts déploraient l'ignorance mutuelle et la dispersion des initiatives des ONG françaises.
Nomination au Conseil d'Administration de l'OFPRA
J'ai l'honneur de vous annoncer ma nomination au Conseil d'Administration de l'Office Français pour la Protection des Réfugiés et Apatrides.
L'OFPRA est un établissement public, chargé de l'application des textes français et des conventions européennes et internationales relatifs à la reconnaissance de la qualité de réfugié, d'apatride et
à l'admission à la protection subsidiaire.
Plus d'informations : www.ofpra.gouv.fr
Le Parlement des enfants s'engage en faveur des SDF

Le 15ème Parlement des enfants s’est réuni samedi 13 juin 2009 à l’Assemblée nationale. A l’issue de cette session parlementaire quelque peu inédite, trois propositions de lois ont été votées par
ces 600 députés en herbe. L’une d’entre elles concerne plus particulièrement la réinsertion des personnes sans-abri et consiste en "l'installation de casiers à code dans les centres d'hébergement et
de réinsertion sociale pour permettre aux SDF d'y déposer leurs objets personnels. Ainsi ils pourront chercher un travail et un logement l'esprit tranquille".
Je me félicite de cette proposition engagée, soumise par les élèves de CM2 de l'école élémentaire de Folelli en Corse, qui renvoie précisément à l’un des volets de mon projet de création d’une Agence
Nationale des Français de la Rue, destinée à repenser le système existant et à coordonner l’ensemble des ressources dont nous disposons pour accompagner les SDF, en vue d’une réinsertion véritable et
durable.
En outre, nous préconisons non seulement l’installation de casiers dans l’ensemble des structures sociales mais également de boites aux lettres pour permettre aux plus démunis d’avoir accès à leurs
droits en matière d’identité, de prestations sociales…
Si traditionnellement la fin du dégel est synonyme d’oubli pour les sans-abri, le Parlement des enfants a rappelé, s’il le fallait, l’impérieuse nécessité d’une politique publique consacrée aux SDF
tout au long de l’année.
Plus d’informations : www.agencenationaledesfrancaisdelarue.fr
Prix de l’Excellence de la Recherche Scientifique France Israël 2009 « L’énergie renouvelable »
La Fondation France Israël a souhaité decerner le Prix de l'Excellence et de la Recherche Scientifique 2009 au Dr Michael Bendikov de l'Institut Weizmann pour son concept de nouvelles piles
organiques solaires ainsi qu'au Professeur Yves Delannoy de l'INP Grenoble qui a présenté un projet de purification de silicium pour la conversion photovoltaïque de l’énergie solaire en
électricité.
J'aurai l'honneur de décerner ce prix à nos deux lauréats, le 11 juin 2009, à l'Ecole Normale Supérieure, en présence de :
- Madame Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche,
- S.E Daniel Shek, Ambassadeur d’Israël en France,
- Madame Edith Cresson, Ancien Premier Ministre, Présidente de la commission scientifique de la Fondation,
- Professeur Claude Cohen Tannoudji, Prix Nobel de Physique 1997, Président d’honneur de la cérémonie.
Plus d'informations : www.fondation-france-israel.org
La vidéo de la conférence de presse de lancement de l'e-@lerte enlèvement
Election à la présidence de la Fondation France Israël
J'ai le plaisir de vous annoncer que le Conseil d’Administration de la Fondation France Israël m’a fait l’honneur de me porter à sa présidence.
J'ai pleinement conscience des devoirs que cette charge m'impose et j'aurai à coeur de poursuivre mon engagement en faveur du renforcement des liens qui unissent les sociétés française et
israélienne dont le désir de coopération s’affichent dans tous les domaines.
L’action de la Fondation France Israël s’inscrit pleinement dans cet élan retrouvé entre les deux peuples. Son objectif est de concevoir de nouveaux partenariats entre jeunes chercheurs, jeunes
artistes, talentueux entrepreneurs, professeurs, responsables d’associations locales et nationales.... en mobilisant les énergies et les ressources de part et d’autres, en fédérant les acteurs et en
impulsant une dynamique de projets communs. C’est un engagement de tous les instants et de tous les partenaires des sociétés civiles française et israélienne.
C’est une ambition vaste portée par la Fondation.
Si cette espérance vous anime, je vous invite à nous rejoindre.
Le purificateur d'eau saumâtre à distillation solaire remporte la première édition du Challenge Humanitech
Organisé par la Fondation Casques Rouges, sous le haut patronage de Madame Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le Challenge Humanitech a proposé aux
étudiants des universités et des grandes écoles françaises de développer des outils technologiques innovants permettant de faciliter l’action humanitaire.
Au total, près de 120 étudiants, venant des quatre coins de la France, ont participé à cette manifestation qui s’est déroulée à la Cantine.
De nombreux professionnels ont accepté de faire parti de notre jury, présidé par Nicole Guedj, parmi lesquels : Yannick d’Escatha, Président du Centre National d’Etudes Spatiales, Yves le Mouël,
Directeur Général de la Fédération Française des Télécom, Pierre Aliphat, Délégué Général de la Conférence des Grandes Ecoles, Gilles Pennequin, Responsable Développement durable de la Mission Union
pour la Méditerranée, Julien Roitman, Président de l'Association des Supélec, Vice-Président Fondateur de France Compétitivité, Stephane Distinguin, Président de Silicon Sentier, Philippe Boissat,
Président de 3i3s, Johanna Naon, Directrice Générale de Campus Mag, Cedric Errero, Directeur La Green Team, Pierre Camy, Fondation Casques Rouges.
Les candidats ont tous soutenus leur projet avec énergie, ferveur et détermination. Valérie a d’ailleurs déclaré : « Je veux aujourd’hui vous encourager solennellement à poursuivre votre travail.
Cette journée ne marque en rien la fin de votre engagement mais bien le début d’une nouvelle aventure. Tous vos projets en valent la peine ».
Si tous les membres du jury ont souligné la qualité, la perspicacité et l’efficience des projets qui leur ont été présentés, ils ont tout de même eu la lourde tache de nommer le lauréat.
Pour la première édition du Challenge Humanitech, les jurés ont choisi de plébisciter le purificateur d’eau saumâtre à distillation solaire défendu par l’équipe de l’IUT Grenoble. Ce projet a pour
but de favoriser l’accès à l’eau potable dans les pays en voie de développement. Gilles Pennequin (Responsable Développement durable de la Mission Union pour la Méditerranée), a tenu a souligné
l’intérêt de ce projet en déclarant : « ce projet répond à une réelle demande à court terme ».
Deux autres projets particulièrement innovants ont retenu l’attention du jury : Humanidrone et Génération Humanitaire. Les étudiants de ces deux groupes seront accompagnés par la Fondation Casques
Rouges dans le développement de leur concept.
Les vainqueurs, au-delà d’avoir eu l’opportunité de présenter leur projet devant la ministre de la Recherche et de l’Enseignement supérieure, ont reçu un chèque de 5 000€ et pourront bénéficier
d’un stand au prochain Forum Mondial de l’Action Humanitaire International, qui se déroulera à Paris du 12 au 15 septembre. En outre un reportage dédié à leur projet sera diffusé dans les salles UGC
et sur France Télévision.
Nicole Guedj s’est félicitée de la réussite de cet événement et a d’ores et déjà annoncé que le Challenge Humanitech sera réitéré l’année prochaine avec toujours plus d’étudiants et de projets
innovants au service de l’action humanitaire.
Mediapart : pour la création d'une Agence Nationale des Français de la Rue
Pour Nicole Guedj, qui fut secrétaire d'Etat aux droits des victimes dans le gouvernement Raffarin, il est nécessaire de créer une structure nationale pour favoriser la réinsertion des
sans-abri.
Après la période de grand froid, les sans-abri sombrent habituellement dans l'oubli. Mais ils sont aujourd'hui suffisamment nombreux pour susciter et maintenir une mobilisation des responsables
politiques et de l'opinion.
Parce que les solutions d'urgence ou de fortune, telles une ration calorique ou la mise à disposition d'un lit, ne suffisent pas à répondre aux besoins de ceux de nos concitoyens dont les droits
premiers comme ceux à la dignité et au respect sont menacés, je plaide, depuis 2003, pour la mise en place d'une politique publique globale et pérenne en faveur des SDF.
On ne peut bien sûr que se féliciter de la création du SAMU social, de la mise en place de nouveaux centres d'hébergement, du vote de la loi sur le droit au logement opposable, de la nomination d'un
Haut Commissaire aux Solidarités actives pour la pauvreté... La voie est tracée mais l'exclusion résiste.
Ce qu'il manque et ce que je préconise, c'est davantage d'organisation, de coordination et de partage d'informations, pour guider ces accidentés de la vie tout au long d'un parcours de
réinsertion.
Même s'ils demeurent insuffisants, nous disposons des moyens humains et matériels pour leur venir en aide. Il s'agit désormais de les mutualiser et d'optimiser leur efficacité.
Pour atteindre cet objectif, je propose la création d'une Agence Nationale des Français de la Rue qui servira les personnes sans-abri, sans travail, souvent sans papier et quelque fois sans
famille.
Véritable porte d'entrée, cette agence assurerait aux sans-abri un accès, en tous lieux, à leurs droits d'identité et de prestations sociales (RMI, allocations familiales, droit au logement opposable
etc.). Elle pourrait également organiser, dans la durée, leur suivi sanitaire, leur soutien psychologique et psychiatrique ainsi que les traitements de désintoxication indispensables pour certains
d'entre eux. Elle pourrait enfin permettre l'exercice de leur droit à la formation et à l'insertion. Surtout lorsque l'on sait qu'un SDF sur quatre a moins de 25 ans. Parmi eux, il y a aussi des
femmes et des enfants qui doivent naturellement bénéficier de leurs droits parentaux et éducatifs, des personnes âgées en situation de percevoir une retraite, des adolescents en obligation de
scolarité ou encore des travailleurs pauvres, qui aspirent uniquement à un logement décent.
En outre, la question des SDF n'étant pas un « mal français », je suggère la création d'une Agence Européenne des Sans-Abri qui permettrait de faire émerger une réflexion commune, d'échanger les
bonnes pratiques et de mettre en place des politiques de coopération entre les pays membres.
Il est évident que ce projet ne pourra aboutir qu'en impliquant largement les associations et les acteurs sociaux, auxquelles j'ai souhaité donner la parole à l'occasion d'Etats Généraux des S.D.F,
qui se sont déroulés en janvier dernier, à Sciences Po. Et tous ont approuvé l'idée d'une réorganisation du système comme celle d'une meilleure utilisation des ressources. La forme reste à préciser,
le nom pourra changer mais une vraie convergence de vue conduit à soutenir une telle solution.
Dans le prolongement de ces Etats Généraux, les Enfants du Canal et le Collectif des Morts de la Rue se sont rapprochés et m'ont invitée à visiter le centre d'hébergement de l'avenue de l'
Observatoire. Je tiens à saluer leur remarquable travail. Ils seront informés et associés des prochaines étapes de développement de l'Agence Nationale des Français de la Rue.
Plus d'informations : www.agencenationaledesfrancaisdelarue.com
Nicole Guedj, invitée du Buzz Media Orange-Le Figaro
La parole au Collectif e-@lerte enlèvement
« Grâce à la mise en place de l’e-@lerte enlèvement et l’implication généreuse de nos partenaires, nous pourrons diffuser en instantané, à plus de 15 millions d’Internautes, le signalement d’un
enfant disparu et mettre ainsi toutes les chances de son côté. Je suis particulièrement fière et heureuse d’avoir réuni les plus grands acteurs du Web, autour de cette initiative citoyenne et inédite
et j’invite l’ensemble de la communauté numérique à nous rejoindre, dans un seul but : sauver des vies».
Nicole GUEDJ, ancien ministre, Président de la Fondation Casques Rouges
« Nous sommes heureux de prendre part à cette nouvelle avancée du plan alerte enlèvement et de contribuer ainsi à son extension au web et au mobile. En tant qu’opérateur global de
télécommunications, cet engagement relève non seulement de notre métier, mais aussi et avant tout de notre responsabilité d’entreprise. Nous espérons ainsi toucher une population encore plus
nombreuse en cas d’alerte, et multiplier encore les chances de succès de ce dispositif, qui a déjà prouvé son efficacité. Orange relayera également les alertes sur la TV d’Orange notamment au travers
des chaînes et services de contenus que nous éditons ».
Didier LOMBARD, Président Directeur Général de France Télécom Orange
« Free est heureux de participer au dispositif e-@lerte enlèvement et de contribuer à en améliorer encore l'efficacité ».
Maxime LOMBARDINI, Directeur Général de Free
« SFR est heureuse de s’associer au dispositif d’alerte enlèvement. Mettre les nouvelles technologies au service de la société s’inscrit pleinement dans les valeurs et les responsabilités de SFR.
Avec son nouveau périmètre d’opérateur global, mobile, fixe, Internet et TV, SFR sert aujourd’hui un Français sur deux. Il nous est donc paru conforme à notre engagement citoyen de permettre un relai
rapide des alertes enlèvements sur les différentes homepages du site sfr.fr destinées aux clients mobiles et ADSL, afin de donner encore plus de poids et de réactivité au dispositif existant ».
Richard LALANDE, Directeur Général adjoint de SFR
« Nous sommes heureux de pouvoir mettre nos outils au service du dispositif Alerte Enlèvement. Internet favorise naturellement l’échange d’informations et le développement de comportements
solidaires. A nous de rendre cet échange le plus fluide et le plus efficace possible ».
Mats CARDUNER, Directeur Europe du Sud de Google
« Internet est aujourd’hui devenu incontournable pour communiquer, se divertir et s’informer. Sa réactivité et sa puissance en font un media de choix pour diffuser rapidement au plus grand nombre
les informations qui permettront de maximiser les chances de retrouver un enfant enlevé. En France comme dans de nombreux autres pays, Yahoo! a déjà relayé sur ces pages les alertes lors
d’enlèvements. Nous sommes fiers aujourd’hui de signer cette charte aux côtés d’autres acteurs d’Internet et de confirmer ainsi notre engagement à servir de telles causes ».
Brigitte CANTALOUBE, Directrice Générale de Yahoo! France
« Lorsqu’une vie est en jeu, c’est la rapidité de l’information qui prime. Avec une audience active de plus de 25 millions d’utilisateurs uniques sur Windows Live Messenger et MSN réunis, nous
sommes en mesure d’établir un contact immédiat avec le public et de compléter de manière efficace le dispositif actuel. Présente à la fois sur notre média social MSN et sur notre messagerie
instantanée Windows Live Messenger, l’alerte e-enlèvement bénéficie donc d’un potentiel de mobilisation démultiplié ».
Olivier MARCHETEAU, Directeur Général Grand Public et Internet de Microsoft France
«Nous sommes très heureux d'associer Dailymotion à cette initiative. Les sites de partage de vidéos sont aujourd'hui un vecteur essentiel d'information, en touchant plusieurs centaines de milliers
de français chaque jour, nous contribuerons à élargir de façon importante la portée du dispositif alerte-enlèvement ».
Martin ROGARD, Directeur de Dailymotion France
« Nous tenons à mobiliser Hautetfort sur cette initiative d’alerte e-enlèvement. Ses 50 000 blogs actifs sont autant de cibles et de relais pour une diffusion immédiate et auprès du plus grand
nombre. Internet permet, par nature, cette diffusion rapide ; les blogueurs Hautetfort, dont un grand nombre ont une audience significative, seront les relais précieux d’une mobilisation qui doit
aujourd’hui passer par tous les médias ».
Philippe PINAULT, Président de BlogSpirit
« Nous nous félicitons de ce partenariat entre des acteurs de l’internet notamment communautaires et une association qui a démontré son dynamisme et sa pugnacité. Compte tenu de l’engouement des
Français pour les sites communautaires, il était indispensable d’associer l’industrie de l’Internet au dispositif d’alerteenlèvement et après de nombreuses tentatives, il est rassurant que cela ait
pu être
mis en place ».
Guiseppe de MARTINO, Directeur juridique et réglementaire Monde de Dailymotion et Président de l'ASIC (Association des Services Internet Communautaires)
« Le web est aujourd'hui un canal d'information essentiel et de nouveaux services comme Twitter ont sauvé des vies dans des cas de catastrophe naturelle. Au Silicon Sentier, en tant qu'association
fédérant des start-up, des PME et plus généralement des acteurs des nouvelles technologies, nous souhaitons montrer que des acteurs innovants et émergents peuvent contribuer à des actions aussi
utiles, nécessaires que l'alerte enlèvement. C'est donc doublement jouer notre rôle et tenir notre rang : en tant que nouveaux médias mais aussi en tant qu'acteurs engagés de notre société ».
Stéphane DISTINGUIN, Président de Silicon Sentier
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L'Alerte Enlèvement arrive sur Internet !
Nicole Guedj, ancien ministre, Président de la Fondation Casques Rouges, réunit les principaux acteurs du Web pour étendre le dispositif Alerte Enlèvement au
média Internet.
En 2004, après l’enlèvement d’un enfant, Nicole Guedj, Secrétaire d’Etat aux droits des victimes, décide de transposer le dispositif américain, Amber Alert, en France. Depuis sa mise en place, en
2006, le modèle français de l’Alerte Enlèvement a été déclenché à huit reprises et a déjà permis de sauver neuf enfants.
Parce que les trois premières heures qui suivent l’enlèvement d’un enfant sont décisives, Nicole Guedj propose la création de l’ « e-@lertenlevement » sur Internet. « Depuis sa mise en place,
l’efficacité de l’Alerte Enlèvement est incontestable. Je souhaite désormais aller plus loin en étendant l’utilisation de cet outil à la sphère Internet et mettre ainsi toutes les chances du côté des
victimes » déclare Nicole Guedj.
Orange, Free, SFR, Google, Yahoo!, Microsoft, Dailymotion, blogSpirit, l’ASIC (Association des Services Internet Communautaires) et Silicon Sentier ont répondu favorablement à cet appel et accepté
de s’associer, au sein du Collectif e-@lertenlevement, pour relayer systématiquement le signelement de l’enfant disparu.
Grâce à la mise en ligne de bannières, bandeaux ou autres vidéos, sur les sites Internet et les portails Web et Wap de chacun des partenaires, l’e-@lertenlevement pourra avertir, en instantané,
plus de 15 millions d’Internautes.
Selon Nicole Guedj : « Je suis particulièrement fière et heureuse d’avoir réuni les plus grands acteurs du Web autour de cette initiative citoyenne et inédite et j’invite l’ensemble de la
communauté numérique à nous rejoindre, dans un seul but : sauver des vies ».
Pour plus d'informations : www.e-alertenlevement.fr
Télécharger le dossier de presse e-@lerte enlèvement
Dossier de presse e-@lerte enlèvement.pd
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Pour une "justice de la première heure"
De longue date très soucieux du droit des victimes, le Président de la République réclame pour elles, un avocat dans l'heure qui suit l'agression.
Il ne s'agit pas bien entendu d'opposer les délinquants et les victimes, les droits des uns et ceux des autres mais bien au contraire, dans un souci de justice et d'équité de garantir à tous une
défense de la première heure.
Longtemps avocat, tout autant des délinquants que de leurs victimes, j'ai pu mesurer leur impérieux besoin d'être accompagnés et pris en charge sur le plan juridique.
La proposition de Nicolas Sarkozy s'inscrit dans la démarche que nous avons défendue au Secrétariat d'Etat aux droits des victimes que j'ai eu l'honneur d'animer.
C'est donc avec conviction et détermination que je soutiens le projet du Président, un encouragement véritable en faveur des victimes.
Challenge Humanitech : 20 équipes inscrites, 120 candidats... Résultats le 28 mai 2009 !
Les inscriptions au Challenge Humanitech sont closes !
Plus de 120 étudiants se sont inscrits et les écoles suivantes seront représentées dans la cadre de ce premier concours étudiant de l'invention humanitaire :
o Ecole Nationale Supérieure d'Ingénieurs de Brest
o Institut Supérieur d'Electronique et de Numérique de Toulon
o European Business School de Paris
o Sciences Po Paris
o Telecom Sud Paris
o Ecole Centrale Paris
o Ecole Nationale de l'Aviation Civile
o Ecole des Mines d'Albi Carmaux
o Ecole des Mines Nancy
o Ecole Supérieure d’Electronique, d’Informatique et d’Automatique d'Annecy
o Ecole Centrale Lille
o Ecole Nationale Supérieure de Mécanique et des Microtechniques de Besançon
o Ecole Nationale Supérieur de Bourges
o Université Paris Dauphine
o Ecole Nationale Supérieure de Création Industrielle
o Ecole Polytechnique Universitaire de Tours
o Conservatoire National des Arts et Métiers
o Institut Supérieur de l'Aéronautique et de l'Espace
o Institut Universitaire de Formation des Maitres
o Institut de Statistiques de l'Université de Paris
o Institut Universitaire de Grenoble
o Ecole Nationale Supérieur de Géologie
o Faculté de médecine de Strasbourg
o Institut National des Sciences Appliquées de Strasbourg
o Université Paris V Descartes
Les candidats se retrouveront le 24 avril prochain, à la Cantine, pour un "Working Day", à l'occasion duquel ils pourront bénéficier des conseils de professionnels de l'innovation et de l'action
humanitaire.
Résultat du Challenge Humanitech le 28 mai 2009...
A suivre.
4 questions à Nicole Guedj sur le Challenge Humanitech
Halte aux préjugés ! Par Fadela Amara et Nicole Guedj
Les préjugés semblent être la chose que les humains ont le plus de facilité à partager. En se penchant sur les conflits qui ensanglantent notre planète et les tensions sociales
qui traversent notre pays, le constat est saisissant. Au-delà de la complexité des analyses d’experts, il faut bien se rendre à l’évidence : le fond du problème est bien la persistance des préjugés,
qui sont sans doute le poison qui menace le plus l’équilibre social et les fondements de notre République. Les préjugés enfantent discriminations et racisme et nuisent au vivre-ensemble. C’est en
cela que la lutte contre les préjugés est une priorité et un devoir qui s’impose à tous.
Les préjugés dans notre société, sont comme un virus endormi dans le corps humain. Au moindre signe de faiblesse, ils sont réactivés.
Aujourd’hui, la crise économique et la recrudescence des conflits au Proche-Orient réveillent des stéréotypes que l’on croyait pourtant dépassés ou anachroniques.
C’est grotesque, mais il en est encore qui pensent que le juif est cupide et agent d’un vaste complot international, que l’arabe est sanguinaire et fanatique, ou encore que
l’auvergnat est radin et le gitan voleur de poules ! C’est insupportable, mais à l’heure du tout scientifique, il en est encore qui ont la paresse intellectuelle et la mauvaise foi de prendre
pour dû une opinion de deuxième main, fondée sur des arguments faux et irrationnels.
Solidement ancrés dans les consciences collectives, les préjugés sont tenaces. Ils provoquent des mécanismes
d’exclusion ou de rejet à tous les niveaux. Si l’on n’enraye pas cette spirale, ils peuvent engendrer le pire: l’exploitation, l’esclavage, la ségrégation et le génocide. Et même si les idéologies
racistes ne se dévoilent pas partout au grand jour, la force du préjugé a rendu le racisme quasiment banal.
Alors, oui, les préjugés sont ridicules, mais pire ils sont surtout dangereux ! C’est pour cela qu’il relève de notre responsabilité
collective de les désintégrer, même si, comme le disait Einstein, «Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé» ! C’est pour cette raison que la lutte
contre les préjugés et le racisme est une priorité et une condition essentielle au projet républicain.
Ce projet républicain, c’est lui qui nous anime et qui scelle notre engagement commun, au-delà de notre amitié et de nos racines communes
laissées en Algérie, moi, Nicole Guedj, née à Constantine, et moi, Fadela Amara, née à Clermont Ferrand, nous citoyennes françaises. C’est pour donner vie au vivre ensemble, que nous avons voulu
mobiliser l’ensemble du gouvernement à travers notre action ministérielle, moi Nicole Guedj en participant à la création du comité interministériel de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, moi
Fadela Amara, en mobilisant tous les acteurs en faveurs des quartiers de la politique de la ville. C’est pour faire vivre les valeurs universelles que nous avons marché ensemble pour Ni Putes, Ni
Soumises en 2003.
C’est également l’engagement qui a rythmé les Assises nationales de la lutte contre les préjugés qui se tiendront le 15 mars, nées de la
volonté d’associations, telles que l’Union des Etudiants Juifs de France, SOS Racisme et les signataires du manifeste des 15, de protéger à tout prix le vivre ensemble en France pendant le conflit de
Gaza. Au-delà des discours moralisateurs et incantatoires contre le racisme et les discriminations qui ont souvent montré leur inefficacité, voire leur contre-productivité, la vraie
question que nous devons nous poser aujourd’hui est comment agir pour renforcer le projet républicain et faire vivre pleinement les valeurs universelles qui le fondent ?
Car lutter contre les préjugés équivaut à réaffirmer le principe d’égalité entre les hommes, car lutter contre les discriminations qui en
découlent équivaut à exercer notre devoir de fraternité.
Nous devons être conscients que ces valeurs universelles, la liberté, l’égalité et la fraternité qui ornent les frontons de nos
institutions, rayonnent par delà les frontières, comme la fierté de la France. La force du modèle français républicain c’est de répondre au défi de la diversité et de l’altérité, en
refusant les élans communautaristes qui ne peuvent aboutir qu’à renforcer les préjugés et les tensions. C’est la force de ne pas céder aux tentations du relativisme culturel, qui sous des airs de
fausse générosité sur le droit à la différence, peuvent mener à la différence des droits.
Nos expériences de terrain, en tant que ministres, élues locales, militantes associatives, nous ont montré qu’il était intolérable de justifier
certaines pratiques archaïques qui bafouent les droits humains les plus fondamentaux, notamment les droits des femmes, au nom du respect de la tradition de l’autre.
La lutte contre les préjugés ne signifie donc pas que nous ne devons avoir d’avis sur rien et tout accepter. La lutte contre les préjugés,
c’est agir pour vivre ensemble sur la base des valeurs universelles que nous avons tous en commun, à commencer par l’égale dignité de chacun. C’est travailler à la construction d’une
République métissée qui fasse vivre pleinement les valeurs d’égalité, de laïcité et de justice sociale.
C’est la lutte contre les inégalités sociales et territoriales, qui sont l’objectif de la Dynamique Espoir Banlieues, c’est la lutte contre
toutes formes de discriminations, pour que tous les Français, quels que soit leur origine et le lieu où ils vivent, puissent accéder à l’excellence et à l’ascenseur social républicain. Oui, les quartiers populaires sont aussi le vivier des compétences et des élites
de demain ! Ils serviront même de modèle à l’ensemble de la société car ils sont le lieu où s’invente mieux que partout ailleurs le vivre-ensemble.
C’est seulement en nous engageant tous ensemble, chacun dans notre réalité quotidienne que nous pourrons changer les mentalités, en agissant
pour le projet républicain à l’école, avec les associations, dans le monde de l’entreprise, dans les institutions, en politique, mais aussi au quotidien dans notre famille et sur notre lieu de
travail.
La société française est prête pour ce changement en profondeur. Jamais les conditions n’ont été réunies comme aujourd’hui pour promouvoir la
diversité sociale et le métissage à toutes les échelles de la société, pour rompre avec la fatalité de la méfiance et des préjugés qui conduisent le monde à se déchirer. L’écrivain Chamfort a dit
«Quiconque détruit un préjugé est un bienfaiteur du genre humain». Apportons chacun notre pierre à l’édifice pour faire vivre ce rêve d’humanité et de justice sociale que nous portons tous
en nous.
Alerte enlèvement : "Pour un dispositif européen"
Nicole Guedj, ex-secrétaire d’Etat française aux droits des victimes, est partisane d'un système élargi à l'Europe car "il est aisé pour un malfaiteur de passer les
frontières".
«En 2004, secrétaire d’Etat aux droits des victimes, j’ai été confrontée à l’enlèvement du petit Jonathan, retrouvé mort quelques jours après sa disparition. J’avais assuré à ses parents que tout
serait mis en œuvre pour le retrouver», explique Nicole Guedj.
L’ancienne représentante du gouvernement français s’est donc tournée vers la méthode en place aux Etats-Unis et au Canada, Amber alert. Mais la partie n’était pas gagnée d’avance. Les experts commis
à la transposition du système en France étaient réfractaires. Pourtant depuis son lancement Alerte enlèvement a enregistré un taux de réussite absolu.
La Suisse pourrait être européenne
Mais, Nicole Guedj est aujourd’hui partisane d’un dispositif élargi à l’Union européenne. «Car il est en effet aisé pour un agresseur de passer les frontières. D’où la nécessité de mettre en place
une coopération transfrontalière pour que l’alerte se déclenche dans plusieurs pays», insiste-t-elle.
Elle a d’ailleurs déjà obtenu , il y a deux ans, un accord de principe du Commissaire européen Franco Frattini.
A cet égard, la Suisse pourrait entrer dans ce processus via Schengen, au même titre qu’elle est liée à Interpol.
J'ai du me battre pour imposer l'alerte enlèvement en France
Nicole Guedj, ancienne ministre française et initiatrice de l’Alerte Enlèvement, demande une extension du dispositif à l’Europe et la conclusion d’accords de
coopérations transfrontalières.
En 2004, un petit garçon a été enlevé dans l’ouest de la France. Il s’appelle Jonathan. J’étais nommée secrétaire d’Etat aux droits des victimes depuis à peine dix jours. Ses parents me pressent
de venir sur le lieu de sa disparition pour m’assurer que tout est réellement mis en œuvre pour le retrouver. Sur place, je confirme, sans hésitation, la mobilisation des services de police et de
gendarmerie. Un mois plus tard, le corps de l’enfant est retrouvé dans le périmètre même où se sont déroulées les recherches. Je suis alors forcée de constater que les moyens déployés n’ont pas
suffi, que nos méthodes ont failli.
J’éprouve alors le sentiment confus de porter la responsabilité d’agir. Je me rends au Canada où je découvre «Amber Alert», un dispositif permettant d’informer rapidement, car chaque minute
compte, et massivement, l’ensemble de la population de la disparition d’un mineur. Cette méthode a été initiée, aux Etats-Unis, en 1996. Elle a déjà permis de retrouver 443 enfants.
Je décide alors de travailler à la transposition du procédé en France et me heurte, contre toute attente, à beaucoup de scepticisme, de frilosité et d’irresponsabilité. Le groupe d’experts réuni à
ma demande me remet même un rapport négatif… Il m’aura fallu passer outre et combattre, sans relâche, l’avis de technocrates réfractaires à toutes démarches innovantes et faire face à de nombreuses
contraintes administratives, pour concevoir le modèle français de l’«Alerte Enlèvement», qui ne sera d’ailleurs officiellement mis en place qu’en février 2006…
Dans l’Hexagone, la décision de déclencher l’alerte appartient au procureur de la République. Dès lors, chaînes de télévision, stations de radio, agences de presse, panneaux d’information sur les
autoroutes, dans les gares et les stations de métro… diffusent trois heures durant le signalement de la victime, afin d’inciter la communauté nationale à prendre part aux recherches.
Depuis sa mise en place, l’«Alerte Enlèvement» a été déclenchée sept fois et a permis de sauver la vie d’Emeline, Melissa, Christophe, Lucie, Bilel, Alexandre, Enis, Kinsley et Diango, en moins de
vingt-quatre heures.
Le huitième déclenchement n’a pas encore, à ce jour, permis de retrouver la petite Elise, enlevée le 20 mars, vers midi, à Arles. Il en est pour s’interroger sur le bien-fondé du déclenchement de
la procédure. Faut-il rappeler que face à ce type d’affaire, il ne s’agit pas d’appliquer une science exacte mais d’agir en conscience et de déterminer si les faits de l’espèce répondent strictement
aux critères requis: la victime doit être mineure; il doit s’agir d’un enlèvement avéré, et non d’une simple disparition, même inquiétante; le procureur de la République doit être en possession
d’éléments d’informations dont la diffusion peut permettre de localiser l’enfant ou le suspect; la vie ou l’intégrité physique de la victime doit être en danger. En l’occurrence, les violences
commises sur son père pouvaient légitimement laisser penser qu’Elise, âgée de 3 ans et demi, était sérieusement menacée. De plus, la description physique de ses ravisseurs et le numéro de la plaque
d’immatriculation de la voiture utilisée ont naturellement incité le procureur de Tarascon à déclencher l’alerte.
Aujourd’hui, on n’a toujours pas retrouvé Elise et sans que des preuves formelles ne soient apportées, on suspecte un enlèvement de l’enfant, par sa mère, hors de nos frontières.
Il convient donc de rappeler que l’enlèvement familial n’a pas été exclu dans la conception du dispositif car on ne peut affirmer qu’il ne soit jamais sujet à danger pour l’enfant. Mais cette
affaire nous renvoie surtout à l’impérieuse nécessité d’étendre l’«Alerte Enlèvement» à l’échelle de l’Europe et de conclure des accords de coopérations transfrontalières pour optimiser les
recherches.
Le 4 mars dernier, Lucie, jeune Fribourgeoise de 17 ans, a été enlevée puis assassinée par un meurtrier connu des forces de police. Tout comme pour la petite Elise, nous ne pouvons pas assurer que
le déclenchement du plan «Alerte Enlèvement» aurait permis de la sauver. Pourtant, nous devons toujours mettre toutes les chances du côté des victimes et dans certains cas bien définis, faire appel à
la population pour participer aux recherches. C’est ce qui est revendiqué par la famille de Lucie et les milliers d’anonymes qui se sont mobilisés ces derniers temps en faveur de l’installation du
dispositif en Suisse.
A leurs côtés, je viens ici témoigner de mon expérience et leur apporter mon soutien. L’«Alerte Enlèvement» n’est rien d’autre qu’une démarche collective et citoyenne, nous appelant à être
tous en alerte et à rester vigilants pour contribuer à sauver des vies.
Le combat pour l'alerte enlèvement
Le Temps a ouvert ses colonnes à Nicole Guedj, ex-Secrétaire d'Etat aux droits des victimes qui a travaillé à la transposition en France d'un procédé alerte enlèvement en vigueur au Canada.
La ministre s'est heurtée à beaucoup de scepticisme. Il aura fallu, écrit Nicole Guedj, passer outre et combattre sans relâche l'avis de technocrates réfractaires à toutes démarches innovantes et
faire face à de nombreuses contraintes administrative pour concevoir le modèle français de cette alerte enlèvement, qui a été mise en place officiellement en 2006. L'ancienne Secrétaire d'Etat, qui
tient à témoigner et à apporter son soutien à la famille de Lucie, conclut que "l'alerte enlèvement" est une démarche collective et citoyenne qui nous appelle à rester vigilants pour contribuer à
sauver des vies.
Comment améliorer encore le dispositif Alerte Enlèvement ?
Téléchargez la question du jour du journal la Croix sur l'Alerte Enlèvement
À l’initiative du dispositif « Alerte Enlèvement », instauré en France en 2006 et récemment déclenché pour tenter de retrouver Élise, 3 ans et demi, Nicole Guedj en dresse le bilan et propo
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Coup d'accélérateur pour l'alerte enlèvement
Après la Chambre des cantons, c’est la Conférence latine des chefs des départements de justice et police qui donne un coup d’accélérateur au projet. Eveline Widmer-Schlumpf a salué la
décision.
Après la Chambre des cantons, c’est au tour de la Conférence latine des chefs des départements de justice et police (CLDJP) de donner un coup d’accélérateur au projet. La CLDJP a fait savoir mardi
qu’elle voulait que la Confédération prenne des mesures pour mettre rapidement en place un système d’alerte enlèvement. La Conférence nationale des directeurs cantonaux de justice et police (CCDJP)
va-t-elle suivre sa petite sœur? Réponse le 2 avril.
La nouvelle a évidemment de quoi réjouir Didier Burkhalter (PLR/NE). Le sénateur a bataillé ferme au parlement pour que la Suisse adopte un système équivalent à l’alerte enlèvement version française.
Après la réponse «décevante» du Conseil fédéral à son interpellation, il a rapidement déposé une motion, qui demande l’adoption d’un système d’ici à la fin de l’année. C’est cette motion que le
Conseil des Etats a acceptée, par 38 voix contre une, quelques jours après le meurtre de la jeune Lucie.
«Cette décision politique était très importante. Les cantons latins viennent maintenant consolider l’édifice. Je pense que la CCDJP ira dans le même sens la semaine prochaine. Les médias alémaniques
s’intéressent en tout cas toujours plus au sujet», commente-t-il. Didier Burkhalter confie par ailleurs avoir reçu lundi un appel téléphonique de Nicole Guedj, ancienne secrétaire d’Etat française
aux droits des victimes, qui est à l’origine de l’alerte enlèvement en France. «Elle m’a proposé son aide pour la mise en place du projet en Suisse. Elle aussi avait rencontré des problèmes en France
avant de pouvoir imposer le système.»
Autre réaction, celle d’Eveline Widmer-Schlumpf en marge d’une conférence à Genève. «Je suis ravie de constater que les cantons veulent confier la conduite du projet à la Confédération», a fait
savoir la ministre de Justice et police devant un parterre de médias étrangers. Une réaction qui diffère de son attitude au parlement. La ministre se retranchait jusqu’à maintenant derrière le
fédéralisme et le fait que la poursuite pénale incombait aux cantons en cas d’enlèvements pour justifier que Berne ne donne pas d’impulsion au projet. Commentaire de Didier Burkhalter: «Eveline
Widmer-Schlumpf était restée dans les starting-blocks juridiques. Maintenant que les cantons disent eux-mêmes que le fédéralisme ne doit pas constituer un obstacle, elle commence à se libérer de la
colle qu’elle avait sous les chaussures…»
Eveline Widmer-Schlumpf veut toutefois aller plus loin que ce que fait la France. Etendre le système aux adultes et ne pas se cantonner aux «kidnappings avérés». Didier Burkhalter n’est pas de cet
avis. «Le temps presse. Commençons déjà par nous doter d’une alerte enlèvement comme en France, qui fonctionne très bien. Après, on verra.»
3 questions à Nicole Guedj sur le plan Alerte Enlèvement
Nicole Guedj, ancien Secrétaire d’Etat aux droits des victimes, et Conseiller d’arrondissement du XVIIIe, a initié en 2004, la mise en place de l’Alerte Enlèvement en France. Elle
revient ici sur les démarches entreprises pour convaincre de la nécessité d’un tel procédé et plaide en faveur de son élargissement à l’échelle européenne.
Pourriez-vous revenir sur la mise en place du plan l’Alerte Enlèvement en France ?
Nicole Guedj. « En 2004, secrétaire d’Etat aux droits des victimes, j’ai été confrontée à l’enlèvement du petit Jonathan, retrouvé mort quelques jours après sa disparition. Alors que j’avais assuré à
ses parents que tout était mis en œuvre pour le retrouver, j’ai du constater que les moyens déployés n’avaient pas suffit, que nos méthodes avaient failli. Me renseignant sur les pratiques
nord-américaines, j’ai découvert « Amber Alert », utilisée depuis 1996 aux Etats-Unis et 2003 au Canada. J’ai travaillé à la transposition du système en France, et je me suis heurtée, contre toute
attente, à beaucoup de scepticisme et de frilosité. Le groupe d’experts réuni à ma demande m’a même remis un rapport négatif… Je suis passée outre et j’ai eu à cœur de concevoir le modèle français de
l’"Alerte Enlèvement", qui ne sera d’ailleurs officiellement mis en place qu’en février 2006 ».
Que pensez-vous du déclenchement du plan Alerte Enlèvement dans le cadre de l’affaire d’Elise ?
NG. « Depuis sa mise en place, l’Alerte Enlèvement a été déclenché à sept reprises et a fonctionné, avec succès, dans 100% des cas. Ca ne veut pas dire que la méthode est sans risque. Ce n’est pas
une science exacte. Néanmoins, à l’aune de trois ans d’expérience, on voit qu’elle offre plus de chances que de risques aux enfants enlevés. Quant aux critiques sur le déclenchement de l’alerte pour
Elise, j’estime qu’elles ne sont pas fondées. Ne serait-ce que parce que les violences commises sur son père pouvaient légitimement laisser penser que sa vie était sérieusement menacée ».
Quid de l’élargissement du dispositif à l’échelle européenne ?
NG. « C’est un combat qui, comme à Rachida Dati, me tient particulièrement à cœur. Il y a deux ans, j’avais obtenu un accord de principe du commissaire européen, Franco Frattini. La volonté politique
existe et l’opinion publique y est favorable. Il faut poursuivre ce chantier qui permettra, sans aucun doute, d’optimiser les recherches en mettant en réseau les systèmes des 27 pays membres.
En outre, j’ai manifesté mon soutien à nos voisins helvétiques qui travaillent actuellement à l’instauration de l’Alerte Enlèvement dans leur pays ».
www.groupe-ump.paris.fr
Indemnisation des victimes des essais nucléaires
Je salue le projet de loi d’Hervé Morin destiné à indemniser les victimes militaires, civiles ainsi que les populations locales exposées aux radiations nucléaires entre 1960 et 1996 dans le Sahara
algérien et en Polynésie.
Cette initiative s’inscrit dans la droite ligne de la politique publique proactive menée en faveur des victimes. C’est précisément pour ancrer cette démarche politique qu’avait été créé, en 2004, un
Secrétariat d’Etat aux droits des victimes que j’ai eu l’honneur de conduire. J’ai notamment obtenu de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, un accord de
défiscalisation des indemnités versées aux victimes de l’amiante.
Je souhaite bien entendu que cette mesure s’applique à toutes les indemnités du même type et notamment à celles annoncées par le projet de loi du ministre de la Défense.
Alerte enlèvement pour retrouver une fillette enlevée à Arles
AP | 20.03.2009 | 14:58
Une fillette de trois ans et demi a été enlevée vendredi vers midi en Arles (Bouches-du-Rhône) par deux hommes et une femme qui ont agressé le père avec qui elle se promenait, a-t-on appris auprès du
ministère de la Justice qui a diffusé une "alerte enlèvement".
On précisait que les ravisseurs avaient pris la fuite à bord d'une Renault Modus immatriculée 399 ABD 76 qui est de couleur beige ou marron.
La petite fille, qui s'appelle Elise, mesure 97 cm. De corpulence normale, elle a des cheveux châtain clair mi-longs et des yeux marrons. Lors de l'enlèvement, elle portait un pantalon de toile
noire, des chaussures montantes, un gilet de laine gris et noir et une parka à capuche.
Le ministère précise que si des témoins localisent l'enfant ou les suspects, il leur est demandé de ne pas intervenir eux-même mais d'appeler la police au 0805-200-200. AP
Ayant initié l'Alerte Enlèvement dans notre pays, en 2004, j'ai particulièrement à coeur de relayer le message.
La vie d'un enfant est en jeu.
C'est dans une démarche collective et citoyenne qu'il nous appartient d'être tous en alerte et de rester vigilants pour contribuer aux opérations de recherche.
Prenons garde à la fin de la trêve hivernale
Kidnapping de cinq humanitaires de MSF Belgique
Cinq acteurs humanitaires de Médecins Sans Frontière Belgique ont été kidnappés à Saraf Umra, à 200 kilomètres d’El Facher, la capitale du Darfour-Nord.
Un Français se trouve parmi les otages.
Cet enlèvement rappelle les risques permanents qu’encourent les humanitaires internationaux sur certaines zones de conflits et notamment sur le continent africain où les conditions de sécurité
restent extrêmement difficiles.
Pour tenter d’améliorer cette situation, la Fondation Casques Rouges travaille actuellement à la création d’un gilet de sauvetage permettant de communiquer, en permanence, avec les acteurs de
terrain et de les géolocaliser grâce aux outils satellites.
En attendant, restons mobilisés pour que les otages enlevés mercredi soir au Darfour retrouvent très vite leur liberté.
C’est soutenir l’action humanitaire que de défendre et protéger ceux qui la font vivre…
L'Affaire Florence Cassez
Dîner du CRIF
Le traditionnel dîner du CRIF a accueilli, le 2 mars dernier, plusieurs centaines de convives, au premier rang desquels, le Président de la
République, le Premier ministre et une majorité des membres du gouvernement.
Je me suis tout autant félicitée de l'excellent discours de Richard Prasquier, Président du CRIF, que de la remarquable intervention de François Fillon.
Ce dernier a su trouver les mots pour dire l'attachement de la France aux valeurs du judaïsme et sa volonté de combattre, sans aucune concession, toutes les formes de racisme et d'antisémitisme.
Le premier ministre a, en outre, rappelé les propos qu'avait tenu à la même place, le Président de la République l'an dernier, au sujet de la Conférence de Durban II, sur le racisme, qui doit se
tenir à Genève à la fin du mois d'avril prochain. La France aura une attitude intransigeante pouvant aller jusqu'à se retirer de la conférence si Israël devait être "stigmatisé".
Pour sa part, le Président du CRIF n'a pas hésité à condamner avec fermeté, la recrudescence des actes antisémites mais il a montré également la capacité des institutions juives de France de se
préoccuper de toutes les victimes, dont les droits fondamentaux sont bafoués à travers le monde. Il a montré que le combat pour le défense des droits de l'homme doit être la priorité de l'ensemble de
la communauté nationale.
Solidarité avec les Antilles
La sortie de crise en Guadeloupe constitue un véritable soulagement qui ne tient pas uniquement à la prise en compte des revendications matérielles de nos concitoyens ultramarins mais également à
une manifestation d’attention, de soutien et de respect de la part des représentants politiques et de l'opinion.
C’est avec impatience que nous attendons dans les prochains jours le règlement du conflit en Martinique.
Mandat d'arrêt de la Cour Pénale Internationale contre Omar-El-Béchir
Je salue de la décision de la Cour Pénale Internationale, qui a émis un mandat d’arrêt contre le Président soudanais, Omar-el-Béchir, pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et
génocide.
Au début du conflit, nous n’étions que très peu nombreux à manifester pour dénoncer la situation au Darfour. Depuis, les associations et les responsables politiques du monde entier ont pris
conscience de l’impérieuse nécessité de se mobiliser pour que cessent les massacres commis sur la population darfouri et je m’en félicite. Lors de la campagne présidentielle de 2007, le Président
Sarkozy s’était ainsi engagé à faire de ce dossier une de ses priorités et m’avais notamment demandé de signer, en son nom, l’Appel du Collectif Urgence Darfour. Quelques mois plus tard, j’ai conduit
une mission humanitaire dans les camps de réfugiés d’Abéché, à l’Est du Tchad, pour établir un état des lieux avec les ONG et les agences onusiennes intervenant dans la cette région.
Newsletter Mars 2009
Pour une meilleure reconnaissance des droits des homosexuels
Je me félicité du projet de loi porté par Nadine Morano, Secrétaire d’Etat à la Famille, visant à reconnaître légalement le beau-parent dans le cadre des familles recomposées. Cette proposition va
dans le bon sens et constitue notamment un pas de plus pour la défense des droits des personnes homosexuelles. Actuellement, des dizaines de milliers de foyers sont concernés par l’homoparentalité
(40 000 selon l’INED contre 200 000 pour les associations) sans pour autant pouvoir prétendre à un quelconque statut.
Le débat est lancé.
Retrouvez les États Généraux des S.D.F sur LCP mardi 24 février à 8h30
Chers amis,
Je vous invite à visionner le programme consacré par la Chaîne Parlementaire aux Etats Généraux des S.D.F que j'ai organisé à Sciences Po le 26 février dernier.
Diffusions :
- Sur la TNT mardi 24 février à 8h30
- Sur l'ADSL vendredi 27 février à 14h30
Plus d'informations : www.lcpan.fr
Les Actes des Etats Généraux des S.D.F
Depuis 2003, je plaide pour la création d’une Agence Nationale des Français de la Rue destinée à mutualiser et coordonner l’ensemble des services disponibles et à informer les personnes sans-abri
de leur existence.
Le 26 janvier 2009, j'ai souhaité organiser des Etats Généraux des S.D.F à Sciences Po, pour faire entrer le débat autour de la lutte contre l’exclusion au cœur de la cité.
Plus de 450 personnes ont répondu à cet appel et c’est devant un public de parlementaires, de responsables associatifs, de travailleurs sociaux, d’étudiants, de lycéens, mais aussi de plusieurs SDF
ayant souhaité témoigner de leur expérience, que je suis revenue sur les grandes lignes de son projet.
Aux côtés de Xavier Emmanuelli, Président fondateur du SAMU social, Alain Régnier, Préfet délégué général pour la coordination de l’hébergement et de l’accès au logement des personnes sans-abri ou
mal logées, Marc-René Bayle, Directeur des transports et de la protection du public à la Préfecture de police de Paris, Paul Bouchet, ancien Président d’ATD Quart Monde, Patrick Henry, chargé de
mission pour la lutte contre l’exclusion à la RATP, Patrick Doutreligne, Délégué général de la Fondation Abbé Pierre, Anne Joubert, ancienne SDF et auteur de l’ouvrage « De la zone à l’ENA », j'ai
notamment insisté sur l’impérieuse nécessité de proposer enfin aux personnes sans-abri un véritable accompagnement sur le plan sanitaire et social mais aussi psychologique et psychiatrique, en vue
d’une réinsertion durable et viable.
Les spécialistes de la lutte contre l’exclusion ont convergé vers l’idée d’une meilleure coordination des moyens et d’un renforcement des échanges d’informations entre les différents acteurs du
secteur pour faciliter les démarches des SDF, mieux répondre à leurs besoins et améliorer leur orientation.
Enfin, j'ai souhaité rappeler que la question des sans-abri n’était pas un « mal » français mais qu’elle concernait bien l’ensemble de nos voisins européens. C’est pourquoi, j'ai suggéré la
création d’une Agence européenne des sans-abri pour faire émerger une réflexion commune, échanger les bonnes pratiques et développer des politiques de coopération entre les différents pays membres de
l’Union Européenne.
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Participez au Challenge Humanitech
La Fondation Casques Rouges, que j'ai l'honneur de présider, organise le premier concours étudiant de l'invention humanitaire.
Placé sous le haut patronage du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, le « Challenge Humanitech » invite les étudiants des universités et des grandes écoles françaises à
conceptualiser un outil technologique innovant, permettant de faciliter l’action humanitaire et de renforcer les capacités d’intervention des ONG sur le terrain.
Les étudiants désirant participer à cet événement doivent se constituer en équipe de 4 à 6 personnes et candidater, avant le 27 mars 2009, dans l'une des catégories suivantes :
- Télécommunications & Réseaux
- Développement durable ; Multimédia
- Transport & Habitat
- Agroalimentaire & Santé
Chaque équipe sera parrainée par un entrepreneur du secteur qui accompagnera les étudiants dans leur reflexion lors de deux demi-journées de travail.
La présentation des dossiers aura lieu le 28 mai 2009, de 14h à 18h, à La Cantine (Espace Silicon Sentier - Paris).
Plus d'informations : www.challenge-humanitech.com
Parrainage du Gala de l'association Mazone
J'ai été particulièrement honorée de parrainer le Gala de l'association Mazone, qui s'est tenu le 4 février 2009, à Créteil.
Fondée en 2000 par Eric Bendriem, MAZONE s'attache à récuperer la nourriture non-utilisée par les traiteurs lors de grandes réceptions et redistribue ce surplus aux familles les plus
démunies.
Grâce au travail quotidien de ses nombreux bénévoles, auxquels je souhaiterais rendre hommage, Mazone parvient à nourrir chaque jour plus de 1 500 personnes.
Je vous invite à visiter le site Internet de Mazone à l'adresse suivante : www.mazone.org
Un guichet unique pour aider et accompagner les SDF. Groupe UMP au Conseil de Paris.
Ancienne Secrétaire d’Etat aux Droits des victimes, Nicole Guedj était à Science po le 26 janvier 2009 pour les Etats Généraux des SDF dont elle est l’instigatrice. A cette occasion, elle
a notamment plaidé pour la création d’une Agence nationale des Français de la rue et proposé la mise en place d’une politique européenne commune en faveur des personnes sans-abri. Elle revient sur
cette initiative.
- Conseiller d’arrondissement du XVIIIe et Conseiller régional, vous êtes à l’origine de ces Etats généraux des SDF. Comment vous est venue
cette initiative ?
Nicole Guedj. « Après avoir largement mobilisé les internautes et sensibilisé le monde politique autour de ma proposition de
création d’une Agence nationale des Français de la rue, j’ai souhaité faire entrer le débat au cœur de la Cité, en réunissant le temps d’un événement, de grands spécialistes de la lutte contre
l’exclusion : Xavier Emmanuelli, Président fondateur du SAMU social, Michel Gaudin, Préfet de police de Paris et Président du Conseil d’Administration du CASH de Nanterre, Alain Régnier, Préfet
délégué général pour la coordination de l’hébergement et de l’accès au logement des personnes sans-abri ou mal logées, Paul Bouchet, ancien Président d’ATD Quart Monde, Patrick Henry, chargé de
mission pour la lutte contre l’exclusion à la RATP, Patrick Doutreligne, Délégué général de la Fondation Abbé Pierre, Anne Joubert, ancienne SDF et auteur de l’ouvrage De la zone à
l’ENA mais aussi des étudiants, des lycéens, des travailleurs sociaux, des parlementaires comme Etienne Pinte qui a rédigé un rapport sur la problématique du logement…
Des personnes sans-abri nous ont également fait part de leur expérience et ont participé aux échanges. Cette question nous concerne tous et je crois qu’il est temps
d’unir nos efforts pour mettre en place des solutions concrètes et pérennes en faveur de cette population marginalisée. Et l’engouement suscité par ces Etats Généraux, qui ont rassemblé plus de 450
personnes, me laisse penser que nous sommes prêts et déterminés à agir.
Lorsqu’en son temps, le nombre des sans-emploi a dépassé le seuil des 100 000 personnes, on a crée l’Agence nationale pour l’emploi. Pourquoi aujourd’hui les 100 000
sans-abri ne bénéficieraient pas également d’une Agence nationale ? »
- Vous êtes partisane de la création d’une agence nationale des Français de la rue. Comment fonctionnerait-elle et quelles seraient ses
missions principales ?
Nicole Guedj. « La question des SDF nécessite la mise en place d’une politique publique globale. C’est pourquoi, l’Agence nationale
que j’appelle de mes vœux depuis 2003, serait essentiellement destinée à mutualiser et coordonner l’ensemble des services dont nous disposons et à informer les usagers de leur existence.
Le travail fourni actuellement est remarquable mais il s’agit désormais de créer des ponts entre les différents acteurs de ce secteur pour fournir aux SDF un
accompagnement sur le plan sanitaire et social mais aussi psychologique et psychiatrique, faciliter leurs démarches, mieux répondre à leurs besoins, améliorer leur orientation, etc. en vue d’une
réinsertion véritable et durable.
En outre, par l’intermédiaire d’antennes locales réparties dans les grands centres d’hébergement et les principales structures sociales, l’Agence nationale assurerait
aux personnes sans-abri l’accès à leurs droits en matière d’identité, de prestations sociales (RMI, allocations familiales, etc.) et désormais de droit au logement opposable. Elle aurait également
vocation à orienter scolairement et professionnellement les sans-abri. Surtout lorsque l’on sait qu’un SDF sur quatre a moins de 25 ans. Enfin, elle aurait un rôle préventif, particulièrement
décisif, pour éviter que des personnes au bord de l’exclusion ne "tombent" dans la rue ».
- Que répondez-vous aux critiques sur votre projet, et notamment celles d’Olga Trostiansky, Adjointe au maire de Paris chargée de la
Solidarité, de la Famille et de la Lutte contre l’exclusion ?
Nicole Guedj. « Ce projet a recueilli de très nombreux soutiens aussi bien de la part du grand public que des représentants
politiques, tous partis confondus. Il emporte l’adhésion au-delà de tous les clivages. Il s’agit d’un projet fédérateur, mobilisateur et extrêmement porteur auquel de nombreuses voix semblent vouloir
s’associer.
Madame Trostiansky pose la question de l’appellation et de la forme de cette proposition. Je n’ambitionne pas de créer une énième structure bureaucratique mais de
repenser et réorganiser le système existant. Ma démarche est pragmatique : on n’invente rien mais on optimise par la mutualisation et la coordination.
Concernant la terminologie, il est vrai que j’ai fait cette proposition en 2003, à une époque où les tensions étaient beaucoup moins exacerbées. Et bien entendu,
lorsque l’on connait mon engagement sans faille en faveur de la diversité, de la lutte contre les discriminations ou encore pour le dialogue interreligieux et culturel, il est difficile de me
reprocher de vouloir "ajouter de la discrimination à l’exclusion".
Au contraire, cette Agence, je l’ai pensée pour tous, tous les sans-abri, sans travail, souvent sans papier et quelque fois sans famille, dont les droits premiers
comme ceux à la dignité et au respect sont menacés (tribune parue dans Le Figaro le 7 mars 2003). L’exclusion n’a pas de frontière.
Dès lors, je ne vois là qu’un procès d’intention et ce sujet ne mérite pas de polémique. Par ailleurs, je préconise la création d’une Agence européenne des sans-abri.
La question des SDF ne concerne certainement pas que la France mais la majorité de nos voisins européens. Je suis convaincue qu’il pourrait être très utile de faire émerger une réflexion commune,
d’échanger les bonnes pratiques et de développer des politiques de coopération à cette échelle. Quand on se sent mal quelque part, on imagine qu’on vivra mieux ailleurs. L’expérience montre que ce
n’est pas toujours le cas. En définissant une ligne directrice commune à l’ensemble des pays membres de l’Union européenne, on doit pouvoir prévenir certaines situations indignes ».
Plus d'informations : www.agencenationaledesfrancaisdelarue.com
Les Etats Généraux des SDF à Sciences Po
Je vous invite à participer aux Etats Généraux des SDF que j'organise en partenariat avec Radio France, Direct Matin et La Chaîne Parlementaire, le lundi 26 janvier 2009,
de 17h à 19h30 à Sciences Po (Amphithéâtre Jacques Chapsal), en présence de :
- Michel Gaudin, Préfet de police de Paris, Président du Conseil d'Administration du CASH de Nanterre
- Xavier Emmanuelli, ancien ministre, Président fondateur du Samu social
- Alain Régnier, Préfet délégué général pour la coordination de l'hébergement et de l'accès au logement des personnes sans abri ou mal logées
- Patrick Doutreligne, Délégué général de la Fondation Abbé Pierre
- Patrick Henry, chargé de mission pour la lutte contre l’exclusion à la RATP
- Paul Bouchet, ancien Président d’ATD Quart Monde
- Anne Joubert, auteur de l’ouvrage « De la zone à l’ENA »
Ouverture par Richard Descoings, Directeur de Sciences Po
Modérateur : Serge Moati
A l'occasion de ces Etats Généraux des S.D.F, j'ai souhaité réunir les plus grands experts français de l'exclusion pour établir un état des lieux de la situation actuelle des dizaines de milliers de
personnes sans-abri et s'interroger sur les conditions d'une mise en place d'une Agence Nationale des Français de la Rue, comme je le préconise depuis 2003.
Je vous attends nombreux.
Plus d'informations : www.agencenationaledesfrancaisdelarue.com
Développement de nouveaux produits alimentaires d'urgence
En situation de catastrophe, la nutrition des populations sinistrées constitue un enjeu majeur. Dans l'urgence, le terrain étant dévasté, il est impossible d'acheminer des stocks importants de
nourriture et de boissons. Il est donc impératif pour les équipes de secours de disposer de produits érgonomiques permettant de couvrir les besoins alimentaires immédiats des victimes.
Pour répondre à cette problématique, j'ai constitué, dans le cadre de la Fondation Casques Rouges, un groupe de travail placé sous le
haut patronage du Professeur François Gros, Secrétaire perpétuel de l'Académie des Sciences et composé de nutritionnistes, ingénieurs agro-alimentaires, médecins ou para-médicaux ainsi que de
juristes spécialisés en droit international pour réaliser d'une part, un état des lieux de l’offre existante (industriels alimentaires, FAO, OMS, armées, etc…) et définir d'autre part, un cahier des
charges portant notamment sur les nutriments, vitamines et minéraux que ce produit devra intégrer.
Une fois développé, ce produit alimentaire sera proposé aux ONG et aux autorités locales des pays exposés aux crises humanitaires d’ampleur, pour tenter de palier les manques nutritionnels des
populations victimes, qu’il s’agisse d’enfants ou d’adultes.
Lancement de la Guedj TV
J’ai toujours souhaité utiliser les nouvelles technologies au service des victimes. Lorsque j’étais Secrétaire d’Etat aux droits des victimes, j’ai instauré, en France, l’Alerte Enlèvement pour
rechercher les enfants disparus, le numéro de téléphone nationale unique, 08VICTIMES, pour informer de leurs droits tous les accidentés de la vie et le premier logiciel de contrôle parental sur
Internet, LOGPROTECT.
Désormais, je m’attache à promouvoir l’ensemble de mes actions sur Internet. Il s’agit d’un support participatif et dynamique qui permet d’impliquer une cible large dans mes projets de solidarité.
C’est un lieu d’échanges et de débats qui facilite la sensibilisation du plus grand nombre et notamment d’un public jeune, particulièrement réceptif.
Après avoir créé mon blog personnel et développé mon réseau sur Facebook, j'ai souhaité mettre en ligne ma Web TV pour permettre aux
Internautes de suivre mon actualité en images et d'avoir ainsi un aperçu concret des causes que je défens au quotidien.
Consultez la Guedj TV
4 ans après le Tsunami, le combat pour les Casques Rouges continue
Le 31 décembre 2004, le Président de la République proposait, au nom de la France, à Kofi Annan, ancien Secrétaire Général de l'ONU, de créer une "force internationale humanitaire de réaction
rapide", pour organiser l'action de toutes les équipes de secours intervenant sur un site de catastrophe majeure.
Lors du Tsunami, alors Secrétaire d'Etat aux droits des victimes, j'étais en charge de la gestion des victimes françaises de l'ouragan qui a ravagé l'Asie du Sud-Est . A cette occasion, j'ai pu
constater que le sauvetage des victimes pêchait, faute de préparation et de coordination.
Depuis, je reste mobilisée en faveur de la mise en place de "Casques Rouges", véritables frères humanitaires des "Casques bleus", pour
optimiser l'intervention des secours, dès l'avenement d'une catastrophe naturelle, industrielle, épidémiologique ou environnementale.
Alerte enlèvement : une nouvelle vie sauvée
Cette fois, l’Alerte Enlèvement a permis, en moins de 24 heures, de retrouver un bébé de deux jours.
Je me réjouis qu’à nouveau, le dispositif d’alerte dont j’ai initié la mise en place en France, ait montré toute sa pertinence et son efficacité.
Médias et opinion ont collaboré dans une démarche citoyenne. Preuve que dans notre pays, la protection des enfants est l’affaire de tous.
J’étais, en 2004, Secrétaire d’Etat au droit des victimes lorsqu’un petit Jonathan était enlevé et retrouvé mort plus d’un mois après sa disparition. J’ai alors ressenti l’impérieuse nécessité de
tout mettre en œuvre pour, qu’en France, on puisse traquer tous ceux qui s’en prennent à la vie d’un enfant.
M’inspirant d’«Amber Alert», procédure utilisée aux Etats-Unis et au Canada, j’ai sollicité les médias français, convaincue de l’utilité des moyens de communication pour faire face, dans
l’urgence, à ces terribles drames.
Une Agence nationale des Français de la Rue ? Par Nicole Guedj

Nous ne sommes que le 4 décembre et déjà sept personnes sans-abri ont succombé, probablement au froid. Ni l’opinion, ni la
classe politique, ne s’attendaient à devoir faire ce constat aussi rapidement. Et pourtant, chaque année, on ne dénombre pas moins de 250 morts parmi cette population marginalisée.
Comme toujours, le déclenchement de l’alarme médiatique entraine la plus vive émotion et l’on s’affaire à trouver des solutions de fortune pour passer l’hiver.
Au delà de la création des centres d’hébergement, du dévouement des travailleurs sociaux, du vote de nouvelles lois, ce ne sera qu’une politique publique d’aide et d’accompagnement qui répondra
véritablement aux besoins spécifiques des « gens de la rue ». Et ces besoins ne se limitent pas à une ration calorique ou à un logement.
A l’heure de la célébration du soixantième anniversaire de la Déclaration Universelle des droits de l’homme, ne serait-ce pas le minimum que de garantir le respect des droits fondamentaux de
l’ensemble de nos concitoyens, sans distinction… de logis. Qu’ils soient sans abri, sans travail, souvent sans papier et quelques fois sans famille, les SDF ont droit à la dignité, au respect et à la
sécurité.
Dépasser l’urgence de l’instant pour rechercher des solutions adaptées à cette forme indigne d’exclusion est l’objectif que nous devons impérativement atteindre.
Les sans-emploi bénéficient de l’ANPE. Pourquoi les sans-abri n’auraient-ils pas une Agence Nationale des Français de la Rue ? N’en doutons pas, c’est l’érosion des droits qui emprisonne beaucoup
d’entre eux dans la rue. Il est vain et illusoire de croire que l’on réglera le problème uniquement en les abritant, quelques nuits d’hiver, dans un gymnase.
L’Agence Nationale des Français de la Rue aurait, en tout premier lieu, un rôle de recensement et d’identification de cette population hétérogène que les estimations, sans doute sous-évaluées,
chiffrent à près de 100 000 personnes, sans qu’une exacte distinction soit faite aujourd’hui entre les sans-abri et les mal logés ... N’est-ce pas à ce seuil du nombre de sans-emploi que fut, en son
temps, créée l’ANPE ?
Cette proposition n’est pas un moyen de se retrancher derrière une énième solution bureaucratique mais elle traduit plutôt une volonté de repenser et d’optimiser l’utilisation des ressources de
structures sociales existantes.
Cette Agence fonctionnerait comme un guichet unique regroupant l’ensemble des services destinés à répondre aux besoins sanitaires et sociaux de ces accidentés de la vie.
Elle assurerait que les sans-abri aient accès, en tous lieux, à leurs droits d’identité et de prestations sociales (RMI, allocations familiales, droit au logement opposable etc.). Cette agence
pourrait également organiser, dans la durée, leur suivi sanitaire, leur soutien psychologique et psychiatrique ainsi que les traitements de désintoxication indispensables pour certains d’entre eux.
Elle pourrait enfin permettre l’exercice de leur droit à la formation et à l’insertion. Surtout lorsque l’on sait qu’un SDF sur quatre a moins de 25 ans. Parmi eux, il y a aussi des femmes et des
enfants qui doivent naturellement bénéficier de leurs droits parentaux et éducatifs, des personnes âgées en situation de percevoir une retraite, des adolescents en obligation de scolarité ou encore
des travailleurs pauvres, qui aspirent uniquement à un logement décent.
A l’instar du droit des victimes dont on a fini, dans notre pays, par reconnaître la légitimité, il est aujourd’hui urgent de consolider les droits de toute une population fragilisée à l’extrême, en
mal de considération et de reconnaissance sociales.
Que l’émotion d’aujourd’hui, proportionnelle à la chute des températures, ne fasse pas naître qu’un stérile sentiment de culpabilité générale. Qu’elle préfigure la mise en place d’une solution
pérenne au pays des droits de l’homme.
Il y a deux jours, Martin Hirsch a proposé de réfléchir à dix orientations pour réduire le nombre des sans-abri et de « repenser leur prise en charge dans le cadre d’un véritable service public ». La
création d’une « Agence Nationale des Français de la Rue », pour laquelle je plaide depuis 2003, me semble pouvoir répondre à la question du Haut Commissaire aux Solidarités actives pour la
pauvreté.
Pour la création d'une "Agence nationale des Français de la rue"
Depuis 2003, je plaide en faveur de la création d’une « Agence nationale des Français de la rue », pour assurer la prise en charge publique et
globale des dizaines de milliers de sans-abri, dont la mort de quatre d’entre eux cette semaine, émeut l’opinion et la classe politique.
Selon le Ministère du logement, la France compte aujourd’hui 100 000 sans-abri, pour 99 600 places d’hébergement. A Paris, ils ne sont pas
moins de 12 000 à vivre dans la rue, pour 13 000 couchages disponibles. Et trois nouveaux centres d’accueil ouvriront leurs portes d’ici fin 2008. Pourtant, chaque année, on dénombre plus
de 250 morts parmi cette population marginalisée. Au delà des multiples centres d’hébergement, du dévouement des travailleurs sociaux, du vote de nouvelles lois comme celle du Droit au Logement
Opposable, c’est une politique publique globale qui répondra précisément aux attentes spécifiques des « gens de la rue », veillant à garantir ainsi leurs droits fondamentaux. Et ce ne sera
qu’au prix d’un accompagnement personnalisé que les pouvoirs publics assumeront leur responsabilité à l’égard des sans-abri.
Pour faire face à l’urgence de la situation, je préconise la création d’un guichet unique, qui regrouperait l’ensemble des services destinés à répondre
aux besoins sanitaires et sociaux de ces accidentés de la vie, tout au long de leur parcours de réinsertion. L’ « Agence nationale des Français de la rue » permettrait d’assurer, aux
sans-abri, l’accès à leurs droits d’identité et de prestations sociales, un soutien psychologique et psychiatrique adapté à leurs problématiques ainsi qu’une orientation scolaire et professionnelle,
pour favoriser leur réintégration.
Les sans-emploi bénéficient de l’ANPE. Pourquoi les sans-abri n’auraient-ils pas une Agence nationale des Français de la rue ? N’en doutons
pas, c’est l’érosion des droits qui emprisonne beaucoup d’entre eux dans la rue. Il est vain et illusoire de croire que l’on réglera le problème, uniquement, en les abritant quelques nuits d’hiver
dans un gymnase.
La réforme des Institutions : la seconde victoire du Président Nicolas Sarkozy
La Réforme des Institutions a été ratifiée par le Parlement réuni en Congrès, à Versailles, lundi 21 juillet 2008.
Cette victoire, au delà d'être bien entendu celle de notre Président de la République, c'est avant tout celle des Français, qui ont gagné en droits et en droit d'agir.
Car désormais, les citoyens auront le pouvoir de saisir le Conseil Constitutionnel lorsqu'ils jugeront qu'une loi ne sera pas conforme aux libertés fondamentales inscrites dans la Constitution.
Ils pouront également faire appel au Conseil Supérieur de la Magistrature pour toutes questions disciplinaires. Et enfin, et je m'en réjouis particulièrement, nous allons assister à la naissance du
Défenseur des droits des citoyens qui aura pour mission de garantir le respect des libertés individuelles.
Les Français ne s'y sont pas trompés en approuvant à plus de 90% cette réforme promise par Nicolas Sarkozy lors de sa campagne présidentielle.
18-20h : 2 heures d'Actu sur Europe 1.
Invités : Jean-Louis Bourlanges, Frédéric Lefebvre, Henri Weber, Olivier Duhamel, Nicole Guedj et Marie-Georges Buffet.
Europe 1_21 juillet 08_Réforme des Insti
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Les Casques Rouges de la Méditerranée
Dans le cadre du projet d’Union pour la Méditerranée en matière de protection civile, la Fondation Casques Rouges que j'ai l'honneur de présider
propose la création de Casques Rouges de la Méditerranée dédiés à la gestion des catastrophes majeures.
La région méditerranéenne est régulièrement frappée par des incendies, tempêtes, inondations ou encore tremblements de terre. Dépourvus de moyens
logistiques et humains suffisants, les pays du pourtour méditerranéen ne sont pas en mesure de faire face aux conséquences engendrées par ces catastrophes et sont contraints d’attendre l’arrivée de
secours lointains, pour procéder à un sauvetage efficace des victimes.
Il est impératif d’accorder une attention particulière à la gestion des catastrophes, en mettant en place une stratégie globale de protection de
la zone méditerranéenne, prenant en compte à la fois la dimension « protection du territoire » et l’aspect « secours et assistance aux victimes ».
Ma fondation qui plaide à une autre échelle, pour la création de Casques Rouges, frères humanitaires des Casques Bleus, placés sous l’égide de
l’ONU et destinés à coordonner l’action des équipes de secours projetées sur un site de crise, propose d’utiliser le bassin méditerranéen comme premier théâtre d’expérimentation du projet onusien.
Ainsi, les Casques Rouges de la Méditerranée deviendraient l’organe référent en matière de protection civile et d’assistance aux personnes sinistrées, en assurant notamment la mutualisation des
ressources humaines et logistiques de chaque Etat membre et la coordination de leurs interventions dès les premières heures de la catastrophe.
L’Union pour la Méditerranée est une vision du Président de la République, une initiative de paix qui doit désormais trouver sa concrétisation
dans la réalisation de projets de coopération favorisant la solidarité entre l’ensemble des pays de la région euro-méditerranéenne.
J'appelle Ingrid Betancourt à se mobiliser pour tous les otages du monde.
C'est avec une immense joie que j'ai accueilli la libération d’Ingrid Betancourt, rendue possible par la résistance sans faille du Président
Alvaro Uribe aux pressions des FARC et par le combat du Président Nicolas Sarkozy en faveur de tous les otages du monde.
Depuis 2002, je suis mobilisée aux côtés de la famille d’Ingrid Betancourt et des différents comités de soutien, pour convaincre les responsables
politiques français et colombiens de négocier la libération de l’otage franco-colombienne.
En 2006, alors Secrétaire nationale UMP aux droits de l’homme et à l’action humanitaire, j'ai rencontré le Président Uribe, lui réaffirmant ainsi
le soutien de la France dans la lutte menée par la Colombie contre le terrorisme et les narcotrafiquants.
Je me suis toujours opposée à ce que l’on fasse du combat pour Ingrid Betancourt, un combat contre Alvaro Uribe. Le président colombien n’avait
pas le choix. Il ne pouvait accepter la démilitarisation exigée par les FARC sans exposer son pays et l’ensemble des colombiens à des dangers majeurs.
Pendant la campagne présidentielle, j'ai eu à cœur de sensibiliser Nicolas Sarkozy à la nécessité d’impliquer la France dans la défense des droits
de l’homme et notamment dans le combat pour la libération des infirmières bulgares et de la sénatrice colombienne. Engagement que le Président de la République a pris dès le soir de son
élection.
Le combat continue. J’attends qu’Ingrid Betancourt devienne le chef de file mondial de tous ceux qui sont engagés dans la libération des otages, à
commencer par ceux rester dans la jungle colombienne et celle du soldat franco-israélien Gilad Shalit, détenu depuis 2006 par le Hamas.
Je me rendrai ce soir à 17h, Place de l'Hôtel de Ville pour fêter la libération d'Ingrid Betancourt.